Anatomie du cauchemar

Une nouvelle session Eklabugs qui a bien failli ne jamais voir le jour et un thème prophétique pour lequel je n'ai d'ailleurs pas eu le loisir de voter puisque le soir même du lancement du sondage, je vivais mon pire cauchemar, à savoir me retrouver (heureusement temporairement) prisonnière de mon corps et à la merci des médecins. Tout cela à cause d'une stupide chute en forêt où mon pied s'étant pris dans une racine et entraînée par le poids de mon sac à dos, j'avais heurté violemment le chemin pierreux sur lequel je marchais et m'étais brisé le grand trochanter (haut de la hanche relié au col du fémur). Ouille ! Aïe ! Aïe ! En fait ça ressemblait plus au hurlement du loup garou quand je voulus me relever. N'empêche que ce soir-là, j'ai eu tout un boys band de sauveurs rien que pour moi (normal, j'ai vécu à fond ma Fièvre du samedi soir aux Urgences mais sans Travolta ni Clooney). J'ai quand même terminé avec "Sister Morphine" des Stones...

L'ironie du sort veut que j'étais, en fait, partie m'isoler et me ressourcer loin d'un entourage pesant que je suis obligée de subir, ne cessant de me répéter mentalement avec force et conviction que je voulais « me casser ». Il semblerait que l'univers m'ait prise aux maux, non pas au pied de la lettre mais au pied tout court. Sens propre certes mais sales draps — bien que ceux de l'hôpital ne le fussent pas — et surtout beaucoup de chance au final. Je réalise que cette épreuve brutale et douloureuse m'a à la fois transformée et révélée à moi-même à l'image de ce rêve étrangement prémonitoire dont je vous avais fait part, il y a pourtant fort longtemps.

J'y reviendrai sans doute en détails plus tard lorsque je serai pleinement rétablie et moins fatiguée car, pour l'heure, tout ce cocktail de produits toxiques m'a sacrément épuisée et je consacre donc l'intégralité du peu d'énergie qu'il me reste encore à les évacuer et à rééduquer ma jambe crucifiée (c'est McGyver qui m'a opérée, il m'a rafistolée avec un clou gammé gamma).

Des considérations théologiques des inquisiteurs...

Intense silence
Lorsqu'elle pénétra dans la pièce,
Ses longues robes noires
La suivant comme une traîne,
Ma soeur de lune.
Une veuve noire ferait plus de bruit qu'elle
Et les lunes noires qu'elle avait dans les yeux
Me parlèrent davantage.
Pesante persuasion
Qui donnait peine à respirer.
Sombre, du haut de l'escalier,
Elle m'appela et je la suivis.

"Sisters Of The Moon", Fleetwood Mac (1979)

Si dans de nombreuses civilisations anciennes le rêve a longtemps été considéré comme émanant du divin, le cauchemar a lui été autrefois — en particulier durant l'Inquisition — attribué à l'intervention du diable, d'un spectre malveillant ou incube (démon de sexe masculin ayant des relations sexuelles avec des femmes endormies, son équivalent féminin, plus rare, étant le succube). Smarra est le nom primitif du mauvais esprit auquel les Anciens rapportaient ce triste phénomène qui, comme nous le verrons, n'en est pas forcément un.

C'est cette notion que l'on retrouve dans l'étymologie de ce terme datant du Moyen-Âge, issu de l'ancien français cauquemare pour cauchier (presser, fouler) et mare dérivé du néerlandais désignant un « fantôme ou esprit de nuit » — une notion d'ailleurs reprise par de nombreuses langues européennes : nightmare en anglais ou nachtmahr en allemand, coșmar en roumain  — mais incubo en italien.

Les Grecs avaient un autre terme, ephialtès (se jeter sur), exprimant davantage une agression violente en lien direct avec deux Géants éponymes de leur mythologie.

... aux théories des réducteurs de tête

Et 1, 2, 3, Alice est née au pays des cauchemars,
Je voudrais juste la rassurer.
Et 1, 2, 3, Alice est tombée dans un trou noir,
Je pourrais peut-être la sauver.

"Alice & June", Indochine (2005)

De l'obscurantisme religieux aux sombres dédales de la psychanalyse moderne, les points communs retenus à toutes ces descriptions du cauchemar sont les notions de suffocation, d'état lourd, de poids lourd, de serrement, d'oppression ou de forte pression. Notions qui seront ensuite reprises par la médecine qui parlera alors d'asthme nocturne ou de paralysie du sommeil.

Certains comme Ambroise Paré (1553) ou Louis Dubosquet (1815) le considéraient comme le symptôme d'une sorte de maladie mélancolique ou nerveuse. Auguste Motet (1867) fit un grand pas vers la vérité en affirmant qu'il existait deux types de cauchemar : l'un en rapport avec la traduction en idées des sensations corporelles de l'organisme durant le sommeil, l'autre lié à « l'exercice de la mémoire et de l'imagination ».

Mais la psychanalyse l'en détourna à nouveau. Ernest Jones, contemporain de Freud (1898), était persuadé qu'il exprimait « un conflit psychique relatif à un désir incestueux ». Plus récemment, Michel Collée (1987) y vit plutôt quelque chose relevant d'une « souffrance innommable d'une altérité que le désir suscite, une image qui signe l'inaccessibilité de la parole à en rendre compte » et Guy Hanon, « une attaque d'angoisse massive avec vocalisation ».

Cauchemars vs mauvais rêves

Selon les « spécialistes », le cauchemar se définit comme « un rêve dont l'imagerie visuelle effrayante ou les émotions négatives sont suffisamment intenses pour provoquer le réveil du dormeur, le laissant apeuré et angoissé » contrairement au simple mauvais rêve auquel on l'assimile à tort et qui ne provoque aucun réveil de l'individu.

Dans sa classification des troubles du sommeil, le DSM-IV (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) oppose d'ailleurs le cauchemar aux terreurs nocturnes auxquelles il fut longtemps rattaché.

Terreur nocturne et paralysie du sommeil : on distingue, actuellement, deux autres types de cauchemar. Le premier est la terreur nocturne : la terreur nocturne est particulière du fait qu'elle est innommable. Le rêveur ne s'en souvient pas lors de son réveil. Elle ne semble pas s'intégrer dans une histoire et elle est plutôt faite de caractéristiques physiques telles que la transpiration, la tachycardie, difficultés à respirer, sensation de poids sur la poitrine, obnubilation, agitation, cris. Le retour à la conscience normale est plus ou moins long, et le rêveur peut se rendormir comme si de rien n'était. Le deuxième type, celui de la paralysie du sommeil, est définie comme étant un éveil (réel ou halluciné) pendant la période physiologique de paralysie du sommeil. Elle génère des symptômes d'angoisse, de peurs, du même ordre que ceux des terreurs nocturnes, mais il existe en plus des phénomènes hallucinatoires connexes non décrits dans les terreurs nocturnes (du fait de l'amnésie de ces dernières). (Source)

Ces rêves qui réveillent

Rosalind Cartwright, directrice du service des troubles du sommeil du centre médical de Chicago et auteure de Crisis Dreaming (le rêve en crise), considère avant tout le cauchemar comme un rêve dysfonctionnel. En effet, si le rêve sert à intégrer les événements et les sentiments aux souvenirs plus anciens et à dissiper les émotions négatives, le cauchemar serait la résultante d'une surcharge des circuits du cerveau par la somme ou l'intensité des émotions à traiter, tirant l'individu de son sommeil.

Les cauchemars sont un appel au secours, une recherche d’une solution permettant d’intégrer une expérience terrible dans notre existence. Les cauchemars occasionnels sont chose normale, mais pas ceux qui reviennent constamment.

Rosalind Cartwright

Pour Pierre Fluchaire, auteur de la Révolution du rêve, il serait une réaction opportune salvatrice d'importance vitale pour l'orientation de la conscience, une sonnette d'alarme psychique pour qu'il y ait introduction dans le conscient des données de l'inconscient. Le cauchemar nous oblige ainsi à prendre en compte ses contenus. Ce sont des rêves qui ne doivent pas passer inaperçus et qui donc réveillent le dormeur. Il ne faut surtout pas chercher à les oublier mais, au contraire, les noter et essayer de les comprendre car en plus de veiller à notre santé mentale, ils peuvent nous alerter sur notre santé physique avant même que des symptômes ne se manifestent.

Un processus naturel de survie

Il faut savoir que les cauchemars sont normaux chez l'enfant car ils constituent un processus naturel qui lui permet d'évacuer des émotions fortes (angoisses, conflits, tensions) et contribuent à son développement psychique. Ainsi 30% des moins de cinq ans en font contre 40% des moins de dix ans.

Par ailleurs, 85% des adultes ferait des cauchemars occasionnellement. Une étude britannique montre que leur fréquence augmenterait chez ceux qui dorment plus de 9 heures ou moins de 7 heures par nuit.  Il semblerait que plus les nuits sont longues, plus la phase de sommeil paradoxal durant laquelle survient le rêve s'allongerait et favoriserait ce type de rêve.

Hormis les conflits internes refoulés, les peurs non résolues et les stress post-traumatiques où il faut du temps au cerveau pour intégrer certaines émotions violentes, le stress, les pensées négatives durant la vie d'éveil et certains médicaments comme les hypnotiques et les bêta-bloquants seraient les principales causes répertoriées à l'origine des cauchemars.

Je suis la clef qui ouvre la serrure de ta maison
Et garde bouclées à double tour toutes tes araignées au sous-sol.
Et si dès lors tu t'aventures trop loin à l'intérieur,
Tu n'y apercevras que mon reflet.
C'est toujours mieux quand la bougie est éteinte.
Je suis le pic dans la glace,
Ne crie pas, ne donne pas l'alarme,
Tu sais bien que nous devrons faire ami-ami jusqu'à la mort
Et qu'où que tu te tournes, je serai toujours là.
Tu peux bien t'ouvrir le crâne, je serai toujours là
À te plonger dans tous tes états.

"Climbing Up The Wall", Radiohead (1997)

Alors, rassurés ? Promis, vous ne dormirez plus la lumière allumée, retenant votre soufle et n'osant pas regarder sous le lit ou derrière la porte du placard de votre chambre des fois qu'un vilain monstre s'y tapirait ? Alors c'est bon, vous pouvez allez lire (à vos risques et périls tout de même) les articles des autres participants dont vous trouverez la liste ci-dessous.

Projet EklaBugs #38

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Perséphone

Ô rage, d'en haut l'eau tonne,
Perséphone nous abandonne.
Les arbres frissonnent,
Dépouillés en tourbillons
De leur flamboyante toison
D'ors et de cuivres à foison.
Sombre présage monotone,
L'Ombre en sous-sol claironne
Le retour de sa Patronne.

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La dictature du confort

Aujourd'hui, nos vies sont ridiculement confortables et une grande part de l'économie de consommation semble avoir pour but de nous la « faciliter » encore davantage. Comme si plus l'existence devenait facile, plus il nous fallait de commodité. À l'ère de la technologie, tout est possible et si ce n'est pas dans nos moyens, il y a toujours les crédits bien pratiques pour y remédier. Il n'y aucune raison d'attendre pour quoi que ce soit.

À l'instar d'un drogué, celui qui recherche le confort de nos jours a rarement conscience des dégâts que ce besoin d'assouvir le besoin engendre.

La quête de la commodité rapporte gros et depuis ces 60-75 années, nous avons vécu un profond changement culturel vis à vis du consumérisme jetable. On nous a vendu l'idée que la vie devait être facile et que tout ce qui était terre-à-terre devait être expédié ou délégué afin de disposer de davantage de temps pour nos loisirs. Depuis maintenant plusieurs générations, notre culture a été programmée pour accorder la plus haute importance au confort et la contrepartie est que nous avons appris à détester les inconvénients à tel point que nous percevons désormais le moindre retard dans la livraison de ces commodités comme des désagréments.

Dans notre monde actuel, qui a le temps pour le moindre impondérable ?

Notre accoutumance à ce mode de vie complexe, requérant toujours plus de confort est la plus subtile et la plus addictive des dictatures de l'ère moderne.

Certes si le terme de dictature évoque plutôt des images de l'oncle Joe Staline, du président Mao et du mur de Berlin, en y regardant le comportement humain de plus près, on découvre que nos vie sont davantage régentées par nos propres habitudes et préférences que par n'importe quelle entité extérieure. Les limites que nous nous imposons et qui nous empêchent de mener nos vies de manière adéquate et en toute possession de nos moyens, tyrannisent aussi bien nos cœurs et nos esprits que n'importe quel décret dictatorial et la race humaine n'a jamais été si facile à contrôler.

Ceux qui sont prêts à sacrifier leur liberté pour leur confort ne méritent ni la liberté ni la sécurité et n'en récolteront que l'inconfort.

Sigmund Fraud

C'est par les comportements routiniers que nous adoptons au quotidien, nos habitudes rigides, ces tendances qui remontent comme des bulles à la surface de nos psychés, que nous abandonnons notre liberté. C'est là où l'on profite le plus de nous et où nous sommes le plus tenus en otages. Là où notre véritable identité est détournée et où nous sommes programmés à vivre en quête d'idéaux consuméristes bidons tels que le confort.

Ne sommes nous que des robots exécutant des programmes ? De simples esclaves conditionnés pour accomplir certaines tâches en échange d'un système confortable qui nous punit ou nous récompense ?

En cette époque palpitante où nous sommes confrontés à de tels problèmes complexes et dangereux et où la majeure partie de la population semble satisfaite de vivre derrière le rideau de fer de la dissonance cognitive, il est essentiel de nous affranchir des habitudes et conventions culturelles qui nous asservissent.

La liberté d'acheter un service et de faire affaire avec quelqu'un sans avoir automatiquement à se conformer également à subir des attouchements physiques de lapart d'un tiers est un droit simple, coulant de source, que nous cédons pour le côté pratique de voyager par avion. Or tant de personnes qui consentent à se laisser tripoter et à regarder leurs enfants se faire tripoter par des étrangers en uniformes de la TSA juste pour des voyages d'agrément.

Nous voulons aussi éviter le désagrément d'être harcelés, séquestrés, détenus, interrogés, sanctionnés, arrêtés, tazés ou abattus par un gouvernement de plus en plus autoritaire. Pourtant, personne ne nous force à prendre l'avion dans de telles conditions et le fait que tant de gens se présentent sans la moindre protestation constitue une déclaration de consentement massif à subir des attouchements. Une obligation, si vous voulez.

À bien des égards, le confort s'avère un instrument bien plus pratique et insidieux que le canon d'une arme. Notre système bancaire moderne est sans doute la forme de dictature la plus ignoble et la plus subtile que l'homme connaisse tant son envergure est grande qu'il affecte pratiquement tout le monde sur cette Terre.

Même une compréhension rudimentaire de la centralisation bancaire montre comment cette dernière capitalise sur notre désir de confort afin de prendre toute la planète dans les filets de son réseau d'endettement. Ils impriment avec facilité l'argent dont le monde a besoin et nous consentons à devoir des sommes augmentant de manière exponentielle et mathématiquement impossibles à rembourser à une grande société privée pour le reste de l'éternité. C'est commode sur le moment, mais relativement onéreux sur le long terme.

Nous ne le faisons pas par crainte pour nos vies mais par désir de confort et par peur de l'inconfort. Nous avons été programmés pour négliger nos intérêts afin de ne pas être importunés par la complexité de notre existence.

Il s'avère que le problème n'est pas qu'ils nous vendent de la dictature mais que nous avons déjà accepté ce qu'ils nous ont vendu. Nous sommes désormais bien trop dépendants de cette idée de confort prometteuse pour faire marche arrière. Nous sommes esclaves de nos propres habitudes et désirs. Nous subissons la dictature du confort.

Texte original de SIGMUND FRAUD traduit de l'anglais par EY@EL
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Des scientifiques démontrent et prouvent que la télépathie par le rêve est possible entre deux individus

On parle de télépathie par le rêve lorsque deux êtres humains ont la faculté de communiquer l'un avec l'autre pendant leur sommeil. Ce concept n'a rien de novateur. Cet intérêt de la science pour la télépathie remonterait aux fondements du mouvement psychanalytique. Freud, par exemple, se pencha sur les effets que ce phénomène pouvait avoir sur la pensée psychanalytique et étudia également, à de multiples occasions, la télépathie par le rêve ou l'influence télépathique de la pensée. Carl Jung, quant à lui, croyait indubitablement en l'hypothèse de la télépathie au point d'établir un système théorique permettant d'expliquer les manifestations « paranormales » de cette nature.

Il semblerait que tous les grands penseurs encouragent l'étude des différents types de phénomènes non physiques.

Si la science d'aujourd'hui commence à s'intéresser aux phénomènes non physique, elle progressera bien plus en une seule décennie qu'au cours de tous ses siècles d'existence.

Nikola Tesla

Selon le Dr Stanley Krippner, professeur de psychologie à l'université de Saybrook en Californie :

Il existe une foule d'éléments anecdotiques et cliniques étayant la possibilité de certains effets télépathiques qui surviendraient au cours de l'activité onirique. Toutefois, une approche expérimentale en ce sens ne pouvait se faire avant de disposer pas d'une technologie de laboratoire psycho-physiologique. On a découvert que que les participants aux recherches sur le sommeil que l'on réveillait au cours des phases de mouvement oculaire rapide était souvent en mesure de se souvenir de leurs rêves. Il fut donc possible de demander à « récepteur télépathe » d'essayer de rêver d'un stimulus cible sur lequel un « émetteur télépathe » se concentrait à distance.  (source)

Expériences et résultats

Au milieu des années 60, le Dr Montague Ullman entreprit quelques expériences au Centre médical Mainmonides de Brooklyn à New York afin de tester l'hypothèse selon laquelle il était possible de conditionner des personnes à rêver d'éléments sélectionnés au hasard. En d'autres termes, ils pouvaient choisir à quoi ils voulaient rêver avant de s'endormir et cela pouvait être n'importe quoi, allant de dessins à des films, des photos ou autre. Peu après le début de ces expériences, Ullman fut rejoint par Stanley Krippner (cité plus haut), un scientifique disposant d'un curriculum impressionnant en matière de psychologie, parapsychologie et onirisme.

Leurs expérimentations s'étalèrent sur plus de dix ans et « produisirent des résultats statistiquement significatifs ».

Leur déroulement impliquait généralement un « émetteur télépathe » et un « récepteur télépathe » lui aussi. Ces derniers faisaient connaissance dans le laboratoire pendant un bref instant avant d'être placés dans des pièces totalement séparées et de s'endormir. Une enveloppe attendait l'émetteur télépathe dans sa chambre contenant une image ou un dessin. Les récepteurs étaient alors réveillés exprès peu après le début de la phase de mouvement oculaire rapide afin de permettre aux chercheurs de noter le compte rendu du rêve.

Une séance extrêmement importante

Une séance de télépathie onirique mémorable et d'une extrême importance se produisit avec la sélection d'une reproduction d'une toile du peintre Degas, "L'école de danse", sur laquelle figure un groupe de jeunes femmes dans un cours de danse. Selon Krippner, les compte-rendus oniriques des récepteurs comportaient des choses comme « je me trouvais dans une classe avec une douzaine d'autres personnes, on aurait dit une école » et  « il y avait une petite fille qui essayait de danser avec moi ». Ces résultats sont fascinants et l'idée que l'on puisse influencer les rêves d'autrui ouvrent à de nombreuses possibilités. Bien que l'on ne comprenne sans doute pas comment opère ce transfert d'information ni comment il peut se faire d'un esprit à l'autre, nous avons la preuve qu'il a bel et bien lieu. Ce qui est très courant lorsque l'on se penche sur les études scientifiques ayant évalué des phénomènes parapsychologiques — on sait ce qui se passe mais on ignore comment.

Une autre séance significative menée par Krippner et Ullman eut lieu le 15 mars 1970 au cours de laquelle on sélectionna un large groupe de personnes à concert rock des Holy Modal Rounders pour envoyer un message télépathique. L'artiste médiatique locale Jean Millay était chargée de conditionner les émetteurs télépathes en « préparation de leur objectif ». Elle fut assistée par la Lidd Light Company, le groupe responsable des éclairages du spectacle. Millay donna quelques courtes instructions verbales au public avant que l'image se mette à clignoter sur l'écran que les émetteurs télépathes regardaient. Six projecteurs de diapositives furent utilisés pour projeter une film en couleur sur les aigles et leurs habitudes de nidification ainsi que des informations concernant divers oiseaux du monde entier (dont certains, comme le phénix, relevant de la mythologie). Tout ceci en même temps que les Holy Modal Rounders jouaient leur morceau intitulé "If you want to be a bird" (si tu veux être un oiseau).

Il y eut cinq récepteurs télépathes volontaires pour l’expérience qui furent placés dans un rayon de 150 kilomètres des émetteurs télépathes. Tous savaient où se déroulait le concert et on leur demanda d'enregistrer leurs images à minuit parce que ce serait à ce moment-là qu'ils recevraient les transmissions.

Krippner rapporta :

Un des « récepteurs télépathes », Helen Andrews, eut l'impression de « quelque chose de mythologique comme un griffon ou un phénix ». Un second, un troisième puis un quatrième participant rapporta des images de « serpent », de « grappes de raisin » et d'« embryon en feu ». Le cinquième était Richie Havens, le célèbre chanteur américain qui raconta avoir fermé les yeux à minuit et visualisé « des mouettes volant au-dessus de l'eau ». Les compte-rendus de M. Havens et de Melle Andrews étaient tous deux en concordance directe avec les éléments cibles. (source)

Des résultats encore plus spectaculaires furent obtenus lorsque le groupe Grateful Dead se porta également volontaire pour participer à une session de télépathie onirique étalée sur six soirs d'affilée dont vous pourrez lire les détails (en anglais) ICI. Ces résultats ont d'ailleurs été publiés par l'Association américaine de psychologie.

Voici les instructions que recevaient généralement les sujets participants à ces expériences :

  1. Vous allez participer à une expérience de perception extrasensorielle.
  2. Dans quelques secondes, vous allez voir une image.
  3. Essayez d'utiliser vos facultés extrasensorielles pour « envoyer » cette image à un récepteur.
  4. Le récepteur va tenter de voir cette image en rêve. Essayez de la lui « envoyer ».
  5. Ensuite, les récepteurs seront informés de l'endroit où se trouvent les émetteurs.

Explications possibles ?

La physique quantique a mis en lumière la vaste inter-connectivité reliant toute chose dans l'univers. Une des explications possibles serait l'intrication quantique. Imaginez, par exemple, deux électrons produits ensemble. Si vous en envoyez un à l'autre bout de l'univers, l'autre réagira instantanément peu importe la distance qui les séparera. C'est une manière d'interpréter comment tout chose est connectée en quelque sorte. Einstein parlait d'« actions surnaturelles à distance ». Pour en voir une démonstration en images, cliquez ICI.

En vérité, nous n'avons aucun moyen d'expliquer comment cela fonctionne. Les chercheurs impliqués ne sont parvenus qu'à observer et enregistrer ce qui se passait, ce qui, une fois encore, est très courant en matière de phénomènes parapsychologiques.

En même temps, ces expériences impliquent les rêves qui constituent un état de « réalité » différent et modifié dont nous ne savons pas grand chose. Il s'agit d'un monde séparé (ou du moins que nous percevons comme tel) de celui dans lequel nous sommes « éveillés ». (Même si, bien sûr, le monde que nous percevons à l'éveil pourrait très bien n'être qu'un rêve. Mais c'est le sujet d'un autre article).

Des phénomènes parapsychologiques ont été démontrés et documentés à travers le monde entier

De nombreux scientifiques réputés du monde entier ont étudié, documenté, observé et démontré (à maintes reprises) dans leur laboratoire la réalité des phénomènes parapsychologiques. Le Ministère de la défense américaine s'est vivement intéressé à ce sujet (et l'a étudié) pendant nombre d'années, pourtant ces études scientifiques ont été cachées au public et exclues des universités et de la science officielle, ce qui est injuste et anormal. Ce n'est pas comme si nous ne pouvions avoir accès à cette information ; une partie de ces documents et publications relèvent du domaine public. Vous trouverez tous ces articles (en anglais) sur Collective Evolution.

Texte original de ARJUN WALIA traduit de l'anglais par EY@EL
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Abattu

Pourquoi faut-il que les plus belles chansons de Radiohead soient les plus déprimantes au niveau des paroles ? Dissonance cognitive ? Parce que la beauté de l'art naît de la souffrance et du mal-être ? Autant de questions auxquelles je vous laisse le soin de trouver des réponses vous-mêmes. En prime sur cette vidéo — en sus de cette merveille issue du légendaire OK Computer, l'album qui propulsa ce groupe au firmament de la gloire — "Street Spirit" qui fut le sujet d'un des tous premiers articles de la Pensine et qui m'en avait d'ailleurs inspiré le design originel. Deux morceaux intemporels d'une beauté qui transporte l'âme. À savourer sans modération.

Ey@el

Let Down

Transports, autoroutes, tramways
Qui démarrent et puis s'arrêtent,
Décollages et atterrissages,
Sentiment de vide absolu.

Gens désabusés
Qui s'accrochent à leurs bouteilles,
Et c'est tellement...
Tellement désolant d'en arriver là.

À la traîne et abattu,
Écrasé au sol comme un insecte,
À la traîne et abattu...

Carapace brisée qui laisse filer son jus,
Tressautement d'ailes et pattes arrachées,
Ne te fais pas prendre aux sentiments,
Ça finit toujours en conneries.

Un jour, je me laisserai pousser des ailes,
Réaction chimique
Hystérique et futile,
Hystérique et ...

À la traîne et abattu,
Écrasé au sol comme un insecte,
À la traîne et abattu...

Déçu encore une fois...
Déçu encore une fois...
Déçu encore une fois...

Tu sais...
Tu sais à quoi t'en tenir...
Tu sais à quoi t'en tenir...

Plancher qui s'effondre,
Surnageant et remontant la pente,

Un jour, je me laisserai pousser des ailes,
Réaction chimique
Hystérique et futile,
Hystérique et ...

À la traîne et abattu,
Écrasé au sol comme un insecte,
À la traîne et abattu...

Texte original de THOM YORKE traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Réseaux sociaux vs réalité : vivez-vous un mensonge ?

Juste après Polaroid Android, votre série de l'été qui se veut aussi un clin d'œil ironique évident à Instagram (et pas seulement aux séries télé encore plus abêtissantes qu'on vous refourgue pendant la saison estivale), cette courte vidéo sans parole exprime parfaitement le malaise et la propagation du malaise que sont les réseaux sociaux notamment ceux, comme Instagram, spécialisés dans le partage de photos et vidéos et sur lequel certains sont devenus de véritables stars de l'image sous tous les sens du terme. Non seulement on ne vous montre que ce que l'on veut en l'extrayant de son contexte comme l'illustrent ces petites scénettes, mais tout est retouché, préparé, simulé.

Il n'y a vraiment rien d'instantané dans tout cela. Sauf que conditionnement social oblige et besoin tout naturel d'être accepté font que même si personne n'est vraiment dupe, on consent tout de même à jouer le jeu et on finit par s'y faire prendre.

Un jeu insidieux extrêmement préjudiciable à votre estime de vous-mêmen creusant le fossé entre ce que vos yeux voient dans le miroir et ce que lui renvoit l'écran. Réalité physique vs réalité virtuelle. Ne voyez-vous pas quelle sera l'étape « naturelle » (c'est de l'ironie) suivante ?

D'incarnée dans la matière organique votre conscience se retrouvera piégée à jamais dans l'inorganique par le biais des micropuces et autres implants visant à faire de vous des surhommes et que pour l'instant on se contentera d'essayer de vous vendre avant de vous les imposer. Loin de moi l'envie de vous saper le moral ou de vous ficher la trouille, mais de vous montrer qu'il n'y a pas de pour et contre le transhumanisme. C'est NON !

Un choix aux conséquences irréversibles et pas juste sur la durée de votre incarnation physique car vous deviendrez immortels et vous n'aurez plus la mort comme échappatoire. Pourquoi croyez-vous que le mythe du vampire soit rendu si populaire ? C'est l'idée mais version Instagram. L'enfer présenté comme un paradis. Comme le disait Dumbledore à Lord Voldemort, « il y a des choses bien pires que la mort ». C'est donc maintenant qu'il faut vous réveiller, peu importe ce que vous avez d'urgent à faire. Il n'y a RIEN de plus urgent.

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Avis au lecteur

L'appel du Réel
Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve. Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...

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Pourquoi et comment reconnaître une signature vibratoire

Aujourd'hui, la technologie a atteint un stade si avancé qu’il est devenu très facile de tout falsifier. À tel point que même les expe...

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