Les plus attentifs n'auront pas manqué de remarquer la disparition d'une douzaine de capsules vidéo et leurs transcriptions. Comme indiqué dans "L'appel du Réel" (épinglé sur le blog), mon parcours est fait de recentrages constants et la nouvelle purge que je viens d'opérer relève de ce besoin de réalignement.
En réalité, ces contenus (dont trois étaient programmés et n'avaient pas encore été publiés) n'ont pas été retirés parce qu'ils ne résonnaient plus en moi, mais suite à l'irruption d'exigences extérieures qui est venue créer une profonde dissonance avec ma vision de la transmission.
Il ne s'agit nullement d'un banal problème de droits d'auteur. D'ailleurs, mes sources sont toujours créditées. En outre, aucune de mes plateformes n'est monétisée et je n'ai pas non plus de bouton PayPal.
La raison est toute autre : il est question de « permissions obligatoires », de clauses de propriété intellectuelle rebaptisées en « failles occultes », et de menaces voilées de « conséquences Réelles » (sic) quant au partage non expressément autorisé de certains CONCEPTS — eux-mêmes empruntés à d'autres, soit dit en passant. Si j'insiste sur le terme de concept, c'est parce que la clause requise porte bien sur des concepts et non sur les textes eux-mêmes.
La vérité est que la Conscience ne négocie pas ses droits de diffusion. Dès lors qu'un enseignement exige une soumission éditoriale ou une validation externe, il cesse d'être une science de libération pour devenir un enclos. On ne protège pas la lumière en lui interdisant de briller en dehors de la pièce qu'on lui a assignée. Demander la permission pour être Réel, c'est déjà accepter de porter une laisse. C'est une contradiction absolue avec la notion même de souveraineté et d'autonomie vibratoire.
Par respect pour mon propre travail, pour les heures de montage et de traduction investies, mais surtout pour préserver l'intégrité vibratoire de mes espaces de diffusion, j'ai choisi de ne pas me plier à ces exigences de validation externe. J'ai donc préféré retirer l'intégralité de ces contenus.
Ce retrait n'est ni un geste d'humeur ni une perte : c'est un acte de souveraineté. L'énergie créative, les visuels et les audios développés pour ces projets restent ma propriété et seront réinvestis dans de nouvelles productions, cette fois-ci, totalement libres, autonomes et issues de mon propre canal.
Une conscience souveraine n'a pas besoin du « feu vert occulte » d'une autre conscience qui ne l'est visiblement pas.
La matrice fonctionne comme un circuit sous tension.
Deux pôles opposés créent une différence de potentiel. Une tension. On les
appelle positif et négatif… bien et mal… vérité et mensonge… lumière et ombre.
Et ce qui fait circuler l’énergie, ce ne sont pas juste des charges… ce sont
ceux qui réagissent à cette tension.
Plus on se laisse happer par les oppositions, plus on devient conducteur. Plus
on prend parti, plus on alimente le flux.
À l’inverse, quand on redevient stable, on ne bloque pas le circuit… on cesse
simplement d’en être un relais.
La matrice n’a pas besoin d’être combattue. Elle a besoin d’être
court-circuitée.
D'ordinaire, il n'est guère dans mes habitudes de gaspiller mon temps et mon
énergie à dénigrer ce que je peux, par ailleurs, me contenter d'ignorer. Mais
parfois, ce n'est pas si simple. Et quand l'attention se mue en observation
détachée (non polarisée), la critique peut alors se révéler constructive —
voire même fort instructive.
Les apparences sont trompeuses. Et parfois, elles sont mortelles.
Ainsi, intriguée par le phénomène Freida McFadden devenue, en quelques années,
l'autrice de thrillers la plus vendue au monde (la France constituant
notamment, toutes proportions gardées, l'un de ses marchés les plus
performants), je me suis penchée sur quelques-unes des œuvres de celle que
d'aucuns surnomment la Taylor Swift du monde littéraire «
où, toujours et encore, la médiocrité extrême se voit récompensée »
(sic). Il faut dire que malgré un succès commercial phénoménal et une base de
lecteurs très engagés (les McFans de la génération TikTok), Freida
McFadden est loin de faire l'unanimité et sa trajectoire rapide s’accompagne
de moult controverses.
Ce qu'on lui reproche ? D'une part, elle fait l'objet de nombreuses
accusations de plagiat, toutefois sans preuve formelle établie. D’autre part,
son style de par trop impersonnel et simpliste, ses livres bâclés, mal édités,
font grincer. Son rythme de publication soutenu, combiné à sa carrière
médicale (spécialisée dans les lésions cérébrales) et à sa discrétion
médiatique, alimente même des spéculations sur un possible recours à
l’intelligence artificielle dans son processus d’écriture.
Je l'aime sincèrement, de toute mon âme. Mais, je ne lui fait pas confiance.
À en croire ses détracteurs, Freida McFadden serait la reine du fast-read, «
une lecture-fringale qui se dévore comme un fast-food au premier ou au
second degré
». Malheureusement, il s'avère que ces critiques sont loin d'être infondées.
Car, voyez-vous, contrairement à beaucoup qui se forgent des opinions par
procuration, je ne valide que par l'expérience directe. En l'occurrence, j'ai
donc (et je l'avoue sans honte) englouti plusieurs de ses romans en quelques
jours.
Bien m'en a pris, je ne les ai pas lus : je les ai écoutés. Au petit
déjeuner. Et jusque tard dans la nuit. Mais à l'oral, avec de bons comédiens,
ça passe toujours mieux. Sauf qu'à la base, ce n'est pas la vocation première
de la littérature. En outre, l'écoute a tendance à court-circuiter l'analyse
critique. Le mental ne filtre pas de la même manière qu'à la lecture. C'est
une injection directe dans l'inconscient. C'est utile si l'on décode mais
dangereux quand on est en mode passif. Heureusement, je suis désormais
toujours en mode vigilance.
Recette pour un Big Mac littéraire
Alors qu'est-ce qui rend ces thrillers si addictifs ? En fait, Freida McFadden
ne raconte pas des histoires. Elle programme des boucles émotionnelles. Et si
on y est accro, ce n'est pas parce que c'est bon. C'est parce que c'est
astral.
C'est une recette matricielle industrialisée avec un rythme et une structure
identiques d'un livre à l'autre, et une base de données de personnages,
situations et tropes interchangeables. Cette formule a beau être systématique,
elle fonctionne.
Des romans choraux à deux (ou parfois trois) voix, s'articulant autour d'un
arc narratif en trois actes, avec des chapitres très courts qui se terminent
toujours par un cliffhanger (souvent putaclic) destiné à relancer l'attention
et à maintenir le lecteur sur le qui-vive — de la dopamine narrative dont
l'astral est très friand.
Un triangle de personnages génériques, creux, ultra-stéréotypés, dans une
tranche d'âge parfaitement ciblée ; des hommes trop beaux et trop parfaits,
toujours avec des femmes qui ne jouent pas dans la même catégorie (sic) ; une
narration au présent, à la première personne, qui rend l'identification facile
et immédiate.
L'Homme Mystère est sexy, c'est le moins qu'on puisse dire ! Il a une
épaisse chevelure de jais, des yeux noirs comme du charbon et un regard
d'une ardeur qui me foudroie une nouvelle fois. Sa mâchoire carrée lui donne
un air de totale maîtrise et d'absolue confiance en soi. Son visage est
d'une symétrie aussi parfaite que plaisante à regarder. Il porte un t-shirt
noir qui met en valeur sa silhouette élancée et renforce l'intensité de ses
yeux et de ses cheveux.
La naïveté grotesque des protagonistes (souvent des femmes mais pas toujours),
qui les rend complètement aveugles aux énormes signaux d'alerte, est du niveau
des pires scénarios de série B. Une technique de diversion un peu trop voyante
qui permet de justifier les invraisemblables retournements finaux que l'on ne
voit jamais venir.
Du moins tant que l'on n'a lu qu'un seul roman. Et que l'on n'est pas trop
regardant sur les indices grossièrement trompeurs, souvent gratuits et jamais
explicités. On gage sur le faible niveau d'attention du lecteur qui cherche
juste à se laisser porter sans réfléchir. Au diable les incohérences pourvu
qu'on ait l'adrénaline !
Il n'y a jamais de catharsis. Rien n'est résolu moralement. Et cela laisse une
fréquence ouverte dans le champ psychique. Le lecteur reste en suspension
émotionnelle. D'où le phénomène d'addiction. Et la majorité des gens ne s'en
rendent jamais compte.
Tous psychopathes
Usurpation d'identité et parenticide sont des thèmes récurrents chez Freida
McFadden. Mais le plus dérangeant, c'est certainement l'ambiguïté morale de
tous ses personnages qui tend à normaliser les troubles borderline et la
manipulation comme mode relationnel standard.
J’ai beaucoup de chance. J’ai une belle maison, une carrière épanouissante
et un mari à la fois gentil, doux et incroyablement beau. Pourtant, tandis
que Nate s’engage sur la route et prend la direction du lycée, je n’ai
qu’une idée en tête : qu’un camion brûle un stop, percute la Honda et nous
tue tous les deux sur le coup.
Ses inversions de rôle désactivent la distinction claire entre prédateur et
proie. Puisque tout le monde est « un peu tordu », personne ne l'est
vraiment. Finalement, ça dilue la notion de prédation. Et banalise la
psychopathie.
«
En 1833, le Dr James Prichard formula une première version de ce que nous
appelons aujourd’hui la psychopathie, qu'il qualifia de "folie morale". Les
personnes diagnostiquées comme atteintes de folie morale étaient considérées
comme ayant de mauvais jugements moraux sans présenter le moindre trouble de
l’intelligence ou de la santé mentale. Les psychopathes, eux aussi, sont
souvent intelligents et sains d’esprit, et davantage enclins à commettre des
actes généralement considérés comme immoraux.
» (Source)
Et contrairement aux idées reçues, les psychopathes sont probablement ceux qui
ressentent le plus d'émotions (et donc une source de carburant importante pour
la matrice).
«
Ces gens ont, en général, un très haut taux de frustration, de colère
interne et un dégoût hors du commun qui les poussent à se comporter de façon
aberrante », explique Iso V. Sinclair. « Ils ressentent une certaine jouissance dans le tourment d'autrui. Un
psychopathe devient ainsi par de multiples traumas, et ses émotions sont
tellement intenses qu'il fait une dissociation et se venge. Cette réaction
est scientifiquement explicable par le manque de neurones miroirs qui, à
force d'émotions refoulées (souvent depuis l'enfance), fait naître un manque
total d'empathie. » (Source)
Ôtons nos œillères : cette simulation est un monde de psychopathes et de
prédateurs. Freida McFadden ne fait que nous le rappeler. Et paradoxalement,
les gens en redemandent parce qu'ils ne sont pas conscients de l'origine de
leurs besoins et de leurs envies qui, comme leurs pensées, viennent
d'ailleurs.
Je crois que tout être humain est capable de faire des choses terribles si
on le pousse à bout.
La fiction n'est donc pas le problème. Le problème, c'est la passivité face à
elle. Consommée en mode automatique, elle devient une drogue matricielle.
Consommée avec lucidité, elle devient un miroir des mécaniques astrales.
Notes et références
^ Clin d'œil au slogan de McDonald's
: « Venez comme vous êtes ».
Le conflit n'est jamais un accident de communication. C'est une commande
énergétique.
Dans la matrice, chaque tension, chaque éclat de voix et chaque ressentiment
est une fréquence programmée pour alimenter les plans invisibles.
Rien n'est laissé au hasard : tout est planifié, exécuté et digéré selon un
agenda qui vous échappe.
L'astral ne crée rien, il utilise vos failles. Il scanne vos mémoires
traumatiques pour injecter une pensée-amorce :
« Il ne me respecte pas. » « Elle me provoque. »
Ce n'est pas votre pensée, c'est un appât. Les Architectes du Sommeil
préparent souvent le terrain des jours à l'avance, accumulant de petites
frustrations invisibles pour saturer votre système nerveux. Le conflit final
n'est que la mise à feu d'une mèche déjà longue.
Dès que vous mordez à l'hameçon, le script s'active. Le but est la
polarisation. Que vous ayez raison ou tort n'a aucune importance pour la
Matrice, seule compte la friction.
La décharge électrique massive qui traverse votre corps de carbone lors d'une
dispute est le « loosh » : un nectar énergétique dont les prédateurs astraux
se régalent.
Un repas de famille qui finit en éclats de voix est, sur le plan vibratoire,
un banquet pour l'invisible.
Le conflit ne s'arrête pas quand les voix se taisent. C'est ici que commence
la rumination algorithmique. Votre mental rejoue la scène en boucle, inventant
des répliques, analysant les torts. Ce « replay » maintient la plaie
ouverte pour que l'énergie continue de couler, goutte à goutte, des heures
durant.
L'émotion est encodée dans vos cellules. Elle devient une balise. L'astral la
planifie pour qu'au prochain conflit, vous ne réagissiez pas seulement à
l'instant T, mais avec la charge accumulée de tous vos passés non résolus.
La stratégie de l'Architecte : hacker le script
L'astral planifie vos effondrements émotionnels comme un ingénieur prévoit des
zones de déformation sur une voiture. Pour briser la boucle, il faut devenir
froid.
Quand la tension monte, réalisez que l'on tente de vous « brancher ». Observez
la montée émotionnelle comme un simple signal électrique, sans le valider.
Refusez la digestion : dès que la scène revient en boucle dans votre tête,
coupez le signal. Ne donnez pas une seconde de « temps de cerveau disponible »
à l'astral pour sa mise en conserve.
Maintenez une neutralité souveraine : la paix n'est pas une émotion morale.
C'est une décision technique de préservation énergétique. Le conflit est une
récolte. L'après-conflit est une mise en conserve. Ne soyez ni l'un, ni
l'autre. Devenez l'observateur souverain de votre réseau de neurones.
Il ne s'agit pas de devenir une « victime passive » ou de vous écraser,
mais de changer la nature de votre énergie.
1. La colère émotionnelle (le piège)
Si vous réagissez avec votre « identité » (votre ego), vous entrez dans
le jeu de l'astral. Votre colère est alors une fréquence désordonnée, chaude
et réactive.
Même si vous avez « raison » sur le plan humain, vous êtes en train de cracher
du loosh par tous vos pores. Vous leur montrez que vous êtes « inébranlable »
en criant ? Pour eux, c'est comme un orchestre qui joue plus fort : c'est
encore plus de musique à manger.
2. La colère vibratoire (la maîtrise)
L’identité réelle n’a pas besoin de « tenir tête » : elle EST. La différence
est la température de l’énergie.
La réaction est chaude : elle brûle votre propre système. L'affirmation
est froide : c'est une puissance laser.
S’exprimer ne veut pas dire s'emporter. Vous pouvez dire « Stop » ou « C'est
terminé » avec une autorité telle que l'autre (et l'entité derrière lui) sent
un mur de béton. Ce n'est pas de la colère, c'est de la volonté pure. Là, vous
êtes inébranlable.
3. Le test de l'identité
L'occasion de montrer que vous êtes souverain n'est pas dans le volume de
votre voix, mais dans votre capacité à ne pas être déclenché. Si l'astral
arrive encore à vous faire « sortir de vos gonds », c'est qu'il possède encore
la télécommande de votre réseau de neurones.
L'identité réelle, c'est quand vous décidez du moment, de la forme et de
l'intensité de votre réponse, sans que vos « mémoires » ou vos « blessures »
ne dictent votre comportement.
Tenir tête à l'astral, c'est lui refuser le spectacle.
Ne parlez pas de vous négativement, même pour rire. Votre corps ne fait pas
la différence. Les mots sont de l’énergie, ils ont un pouvoir… ils agissent
comme des sortilèges.
Bruce Lee.
« Je suis trop nul(le) ! » « Quel boulet je fais ! » «
C’est bien ma poisse habituelle ! »
On rigole, on pense détendre l'atmosphère, on croit faire preuve d'humilité.
L’Opérateur, lui, sait que c’est une faille de sécurité majeure. Un acte
d'auto-sabotage fréquentiel.
Votre système d'exploitation de base fonctionne au premier degré. Il ne
possède pas de module « humour ». Quand vous dites « Je suis un idiot (ou une
idiote) » pour faire rire la galerie, votre système enregistre une instruction
de dégradation.
Vous venez de taper une ligne de code :
SET_USER_STATUS = IDIOT
Le système exécute. La simulation s'aligne sur cette commande.
Dire du mal de soi, même en plaisantant, c'est valider le script de la
matrice. Si vous riez de votre « malchance », vous confirmez à la simulation
que vous acceptez ce rôle. Vous lui donnez la permission de continuer à vous
envoyer des événements merdiques parce que, techniquement, vous venez de
déclarer que c'était votre identité.
L'autodérision est une posture de soumission astrale. L'Opérateur, lui,
pratique l'Autorité Vibratoire. Au lieu de vous rabaisser pour être « aimé »
ou « accepté » par le groupe, vous devez maintenir votre voltage.
L'Autorité Vibratoire, ce n'est pas de l'arrogance (qui est une émotion de
l'ego), c'est la reconnaissance froide de votre valeur technique.
L'Arrogance dit : « Je suis le (ou la) meilleure. » (besoin de
comparaison).
L'Autorité Vibratoire dit : «
Mon terminal est intègre. Je commande mon espace. » (constat de fait).
Le protocole de l'opérateur : la discipline du verbe
Votre parole est votre interface de commande. Tout comme on ne s'amuse pas
avec le clavier d'un réacteur nucléaire, on ne s'amuse pas avec les mots qui
nous définissent.
Si vous ne voulez pas que cela devienne votre réalité physique, ne le laissez
pas sortir de votre bouche, même avec un sourire. Si une « blague » dégradante
vous échappe, rectifiez immédiatement par une commande de souveraineté :
«
J'annule cette instruction. Je retire toute réalité à cette parole. Je
rétablis mon autorité vibratoire ici et maintenant. »
L'humour de l'Opérateur se porte sur l'absurdité du décor, jamais sur la
qualité de son propre matériel.
Le « méchant » en cavale Danse avec l'ennemi Mais ça ne change pas grand chose Car il n'y a nulle part où fuir, Nulle part où se cacher. C'est l'appel du destin. Tu brilles comme une étoile, c’est une évidence. Je m'enfuierais si tu venais avec moi.
La vie est censée être faite de choix Pour ceux qui savent se faire entendre Mais ça ne change pas grand chose Car quand tu descends dans la rue, Et qu'ils font grimper la pression, Tu sais que leur plan fonctionne. On est à deux doigts de la catastrophe. Je m'enfuierais si tu venais avec moi.
Car il n'y a nulle part où fuir Et nulle part où se cacher. C'est l'appel du destin. Tu brilles comme une étoile, c’est une évidence. Je m'enfuierais si tu venais avec moi.
Car il n'y a nulle part où fuir, Nulle part où se cacher. C'est l'appel du destin. Tu brilles comme une étoile, c’est une évidence. Je m'enfuierais si tu venais avec moi.
Dans
2025, l'odyssée des pages, je vous présentais la trilogie Caraval de l'américaine
Stephanie Garber publiée en 2017. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'une
autre trilogie (de la même autrice) qui lui fait suite et que j'ai également
pris beaucoup de plaisir à lire. Parue en 2021,
Il était une fois un cœur brisé se déroule dans le même univers
fantastique mais se concentre sur le destin d'une nouvelle protagoniste, très
fleur bleue, dont le sens du discernement est exponentiellement inverse à son
instinct de sauveuse hypertrophié — lequel relève davantage de l'inconscience
compulsive que de l'héroïsme assumé et semble lui attirer tous les
psychopathes de la terre. Parmi eux, le très « borderline » Jacks, alias le
Prince de Cœur, déjà présent dans les deux derniers tomes de
Caraval, et qui devient ici la figure centrale magnétique de la série.
Quand les contes de fées tournent au vinaigre
Alors que l'histoire précédente se terminait sur un triomphe et une
résolution, celle-ci démarre sur un ton résolument plus sombre et ambigu.
Stephanie Garber explique qu'en réalité, elle avait envie de raconter un conte
de fée en y ajoutant un élément de crime : «
Je pensais que ce serait amusant qu'une jeune fille résolve un meurtre tout
en tombant amoureuse de la personne qu'elle soupçonnait en être l'auteur
» dit elle.
Évangéline Fox — dont le nom aurait logiquement dû être traduit en «
Renard » pour les besoins de l'intrigue — est un peu comme Cendrillon :
orpheline, malmenée par une belle-mère cupide, et jalousée en secret par la
fille de cette dernière. Naïve à la limite du caricatural, elle entretient une
foi quasi-religieuse en l'existence des âmes sœurs, flammes jumelles, et
autres mythes matriciels bien tenaces et piégeants comme l'Amour toujours avec
un grand A. C'est donc l'effondrement lorsque, du jour au lendemain, elle
découvre que son bien-aimé, pourtant si amoureux, s'apprête à épouser sa
demi-sœur.
Évangéline avait un don dès qu’il s’agissait de croire aux choses que les
autres considéraient comme des mythes – les Fatalités immortelles, par
exemple. Elle poussa la grille métallique. La porte elle-même était
dépourvue de poignée, forçant la jeune fille à insérer ses doigts dans le
minuscule interstice séparant son bord dentelé de la pierre noircie du mur.
Le battant lui pinça les doigts, faisant jaillir une goutte de sang.
Évangéline jura avoir entendu la voix brisée de la porte : savez-vous où
vous mettez les pieds ? Il ne vous arrivera rien de bon. Vous en sortirez le
cœur brisé. Mais son cœur était déjà brisé. Et elle mesurait les risques
encourus. Elle connaissait les règles quand on visitait les églises des
Fatalités.
Désespérée, elle conclut un marché avec le charismatique Prince de Cœur pour
empêcher le mariage. Mais comme le veut le célèbre adage qui met en garde
contre les souhaits, aussitôt exaucé, elle regrette son vœu. Heureusement,
rien n'est jamais figé pour toujours dans le roc — pas même elle. Hormis le
fait que rien n'est jamais gratuit non plus et que la seconde chance qui lui
est offerte de repartir à zéro s'avère bien vite être un cadeau empoisonné aux
saveurs aigres-douces.
À l'instar du baiser mortel de Jacks le maudit dont le cœur a cessé de battre
comme révélé dans Caraval. Car même si le cœur brisé du titre fait officiellement référence à
Évangéline, il semblerait que celui de Jacks ait subi bien plus de dommages
encore — et qui ont fait de lui une Fatalité — même si l'autrice demeure assez
vague quant aux circonstances.
Stephanie Garber, 2021 - De Saxus - 1101 pages
Jusqu'où seriez-vous prêts à aller pour atteindre un bonheur éternel ?
Cette question, en ouverture du quatrième de couverture, résume à elle-seule
l'enjeu principal de la série et en appelle plusieurs autres : qu'est-ce que
le bonheur ? Qu'est-ce que l'éternité ? Et surtout pourquoi vouloir enfermer
ainsi l'essence même de la vie — censée être le mouvement, l'impermanence —
dans un état figé ?
Jacks est devenu immortel, on ne sait trop comment, suite à un drame amoureux
lié à un maléfice dont il a été victime. Son cœur ne bat plus mais il a le
pouvoir d'affecter celui des mortels. La malédiction qui a fait de lui une
Fatalité n'est pas seulement affective, elle est ontologique. Le cœur est,
rappelons-le, occultement parlant le symbole du
noyau d'âme.
Cette symbolique du cœur est toujours très présente dans les contes de fée. On
pense notamment à celui de Blanche-Neige que la méchante reine avait ordonné
au chasseur lancé à ses trousses de lui rapporter. Le cœur participe au
mécanisme de captation. C'est un vecteur de mémoires et d'énergie vitale.
L’immortalité dans cette série est vampirique. Elle exige un prélèvement. Il
est même question d'un arbre-vampire : «
Quiconque est assez intelligent pour localiser l’arbre et assez courageux
pour boire son sang devient immortel
». Au prix du sacrifice de la personne qu'on aime le plus. Mais la fin semble
justifier les moyens. Même dans les contes.
Et au vu de tous les coups bas, maléfices lancés et autres tentatives de
meurtres échouées (ou réussies), la quête de l'immortalité n'a rien de
glorieux et rend carrément fou. Elle enferme dans des boucles et schémas sans
fin dans lesquels la blessure originelle est rejouée à l'infini. Même lorsque
la mémoire est altérée ou fragmentée, quelque chose persiste. Les trajectoires
semblent se répéter. L'oubli n'efface pas la blessure : il la rend simplement
plus opaque.
Ce que Jacks n'a pas dit
Si le cœur est un vecteur de mémoires et d’énergie vitale, Jacks en devient
l’anomalie parfaite. Il ne possède plus le sien — du moins plus comme les
autres — et pourtant il agit sur celui des autres. Il ne transmet pas
seulement un désir ou une illusion : il réactive des blessures, des attentes,
des héritages invisibles.
Jacks est sans doute l’un des personnages les plus réussis de Stephanie
Garber. Il n'est pas sans rappeler un certain Archibald dans
la Passe-Miroirde Christelle Dabos. En plus sombre et plus complexe.
Ce qui le rend fascinant, c’est que son apparente cruauté n’est pas gratuite
comme son comportement pouvait donner à croire dans
Caraval. Elle découle d’un mécanisme plus ancien. Il n’est pas
seulement ambigu, il est le produit d’un système qui transforme les blessures
en fonctions. L'archétype du tentateur lié au fruit défendu — les fameuses
pommes blanches emblématiques au jus rouge sang qu'il croque en toute
circonstance.
Il n’est pas seulement un séducteur tragique. Il est le point de
cristallisation d’une mémoire qui dépasse les individus. Son apparente
désinvolture tient davantage de l’armure que de l’indifférence. Lorsque l’on
est condamné à survivre à ceux que l’on aime, l’attachement devient un risque.
Aimer un mortel, pour un immortel, c’est accepter de perdre à tous les
coups.
Jacks ne joue pas avec les cœurs par cruauté. Il se protège d’un monde où
toute promesse a une date d’expiration. À force de vouloir éviter la blessure,
il la reproduit. Et c’est sans doute là la véritable malédiction : celle qui
le voue à tuer toute femme qu’il embrasse si elle n’est pas son amour
véritable.
« Chaque histoire possède un potentiel infini de fins »
Dès lors, une question s’impose : les personnages de cette série
choisissent-ils réellement leurs actes, ou ne font-ils que rejouer des
trajectoires déjà tracées ?
Entre malédictions, prophéties et sortilèges de divulgation — qui empêchent
même de dire la vérité — la parole elle-même semble sous contrôle.
Les Valor, première famille royale du Grand Nord Magnifique, avaient conçu
cette arche comme le passage vers un lieu appelé la Valory. Personne ne savait
ce qu’elle recelait, car les contes du Nord n’étaient pas vraiment dignes de
confiance, suite au sortilège qui les accompagnait toujours. Certaines
histoires ne pouvaient s’écrire sans s’enflammer d’un coup, d’autres ne
pouvaient quitter le Nord, d’autres encore se modifiaient à chaque fois qu’on
les racontait, perdant toute fiabilité, lecture après lecture. Les deux récits
concernant la Valory se contredisaient.
Les contes du Nord se déforment, s’enflamment, se contredisent et façonnent la
réalité. L’histoire n’est plus un repère fiable : elle devient un instrument.
Là où Caraval exaltait l’illusion et la magie des apparences, cette trilogie
en révèle les coulisses. Au Sud, à Valora, dominait la chaleur du spectacle ;
dans le Grand Nord, le décor se refroidit et se durcit. Les arches ne
promettent plus seulement l’émerveillement : elles ouvrent sur des luttes de
pouvoir. Les objets magiques sont convoités, les alliances se négocient, et
les rumeurs circulent plus vite que la vérité.
Les médias façonnent les réputations, fabriquent des coupables, condamnent sur
des on-dit. L’enchantement cède la place à la stratégie.
Dans cet univers faussement enchanteur, saturé de récits contradictoires, de
lignes de temps alternatives, d’amnésies, d’artefacts et de créatures
mythiques, où certaines vérités ne peuvent être dites, Évangéline cesse enfin
de croire aveuglément aux histoires qu’on lui raconte. Elle apprend à
discerner, à observer, à relier les signes plutôt qu’à s’y abandonner.
En écho à Caraval, qui mettait en scène l’illusion comme spectacle, cette
trilogie explore l’envers du récit : sa capacité à manipuler autant qu’à
révéler. Les histoires peuvent tromper, masquer, orienter les regards — mais
elles peuvent aussi devenir un levier d’émancipation. Tout dépend de celui ou
celle qui les raconte, et de celui ou celle qui choisit d’y croire.
Derrière les bals, les malédictions et les serments éternels, la série
interroge ainsi la puissance des narrations qui façonnent nos perceptions.
Certes, l’ensemble reste une romantasy destinée à un public jeunes adultes, où
la noirceur demeure adoucie par l’enchantement. Mais sous le vernis
scintillant subsiste une question plus troublante : les histoires que nous
nous racontons construisent-elles notre réalité, ou ne font-elles que la
travestir ?
La matrice n’est pas un lieu. Elle n’est pas un complot extérieur. Elle n’est
pas un système imposé par une force étrangère.
La matrice commence là où la conscience abdique. Le jour où l’on renonce à sa
souveraineté intérieure pour un confort, une sécurité, une identité, ou une
promesse de sens.
Elle s’installe quand l’on préfère réagir plutôt que voir. Quand l’on confond
rêve et Vie. Quand l’on délègue sa responsabilité à un cadre, un récit, une
autorité.
Mais son verrou le plus subtil est ailleurs. La matrice se referme quand on
croit que les pensées sont les nôtres. Quand on ne voit plus que la pensée est
un flux, un programme, une réponse conditionnée à un environnement, et non une
origine.
Tant que la pensée est crue comme identité, la liberté reste théorique. Car on
ne sort pas d’une prison dont on se croit le gardien.
La matrice n’a pas besoin de murs. Elle fonctionne par adhésion. Par
consentement silencieux. Par habitude. Elle ne contraint pas : elle fait
croire.
Et le jour où la conscience cesse de s’identifier à ce qu’elle pense, à ce
qu’elle ressent, à ce qu’elle croit être… la matrice ne s’effondre pas. Elle
cesse simplement d’exister.
Car ce qui tenait le système debout n’était ni le pouvoir, ni la peur, ni la
structure. C’était l’oubli.
Il existe un courant de pensée qui voudrait vous faire croire que la «
véritable spiritualité » consiste à abattre toutes vos barrières, à ne plus
vous protéger et à vous fondre dans une « unité » où les frontières n'existent
plus.
C'est le piège le plus sophistiqué de la prédation vibratoire. On vous dit que
« se protéger » est un signe de peur.
Dans le Réel, une frontière est une limite de propriété. Votre corps et votre
espace vibratoire sont votre territoire souverain.
Un électricien ne touche pas les câbles à nu par « amour de l'unité » — il
utilise des gants parce qu'il respecte les lois de l'énergie. La souveraineté,
c'est l'isolation de vos circuits pour que votre voltage ne se perde pas dans
la masse.
L'idée que « Tout est Un » et qu'il n'y a personne à centrer est une
invitation au squat énergétique. Si vous cessez de vous centrer, vous devenez
une zone vacante.
En niant votre « personnage » (votre structure physique et mentale), vous
laissez la porte ouverte à toutes les programmations extérieures. L'Unité sans
discernement n'est pas de l'amour, c'est de la porosité.
La véritable maîtrise ne consiste pas à disparaître dans l'autre, mais à
rester identifié à son propre Esprit au milieu du chaos.
Vous avez le droit — et le devoir — de choisir qui entre dans votre champ, ce
que vous mangez, et quelle fréquence vous autorisez dans votre foyer. Le «
non » souverain est l'acte de respect le plus pur envers votre propre
existence.
Ne confondez pas la paix avec la passivité. La Lumière réelle est froide et
tranchante. Restez denses, restez centrés, et gardez vos protections activées.
L'unité ne se trouve pas dans la fusion avec l'extérieur, mais dans la
cohérence totale de votre propre structure.
Comme je l'évoquais dans
2025, l'odyssée des pages, le souci avec les séries littéraires est souvent l'essoufflement et
l'enlisement de l'intrigue qui retombe généralement comme un soufflé lors du
grand final. La septologie de
la Tour sombre
de Stephen King constitue un très bon exemple de ce phénomène, auquel la saga
Harry Potterde J.K. Rowling est un parfait contre-exemple. Dans la première, l'auteur se
laisse porter sans trop savoir où il va. Dans la seconde, son imagination est
canalisée dans un plan de route suffisamment élaboré pour éviter à
l'inspiration de trop s'éloigner de l'arc narratif principal au risque de
perdre les lecteurs en chemin.
Parue il y a dix ans, la trilogie Lady Helen est l'exception qui
confirme la règle et entre dans la seconde catégorie de la cohérence narrative
et de l'évolution maîtrisée avec brio du début à la fin. C'est pour moi un
immense coup de cœur que je souhaitais partager sans attendre.
Romance à la Jane Austen et fantasy noire
Pour planter le décor, son autrice, l'australienne Alison Goodman, la voit
comme un croisement entre
Orgueil et Préjugés
et
Buffy contre les vampires. Un roman de mœurs teinté de fantasy noire.
Sur
son site, elle explique comment, avant de se lancer dans l'écriture des trois tomes,
elle a passé huit mois à lire des ouvrages et regarder des documentaires sur
la Régence anglaise (1811-1820) qui fut une époque d'excès pour l'aristocratie
mais également une période d'incertitude engendrée par les guerres
napoléoniennes, la Révolution française et le régime de la Terreur à l'aube de
la révolution industrielle et des révoltes sociales qui l'accompagnent.
Plus spécifiquement, pour le premier livre,
le Club des Mauvais Jours, elle a étudié le Londres de la Régence et ce que l'on appelait « la Saison
», qui correspondait à la session parlementaire de janvier à juin. C'était,
écrit-elle, «
la saison sociale la plus animée et la plus importante, durant laquelle les
jeunes femmes faisaient leur entrée dans la bonne société et sur le marché
du mariage
».
Pour le second, le Pacte des Mauvais Jours, ses recherches l'ont conduite à la station balnéaire de Brighton et la
saison sociale estivale, tandis que le troisième,
l'Ombre des Mauvais Jours, est entièrement consacré à la station thermale de Bath et à la saison
sociale hivernale.
Lady Helen Wrexhall est donc une jeune aristocrate anglaise qui s'apprête à
être présentée à la cour de la reine Charlotte — moment crucial pour son
avenir social et matrimonial. Elle vit sous la tutelle d'un oncle très collet
monté — sorte de
Vernon Dursley
de la Régence — et d'une tante bienveillante qui la considère comme sa propre
fille. Orpheline depuis un naufrage qui a coûté la vie à ses parents, elle
souffre en plus d'une réputation entachée par des rumeurs sulfureuses de
trahison entourant sa mère.
Lord Pennworth exprimait souvent ses opinions sur les femmes et l'impiété en
général, aussi bien chez lui qu'en public. Il était un admirateur de
l'évangélique Hannah Moore, mais contrairement à cette dame modérée il
cultivait une religion bilieuse et agressive. Sa violente campagne contre
les maisons de tolérance avait attiré sur lui l'attention des
caricaturistes, lesquels l'avaient rebaptisé lord Anti-Coquin dans leurs
dessins féroces. Lors d'une de ses incursions nocturnes dans les papiers de
son oncle, Helen avait découvert une gravure publiée de Cruikshank le
représentant. Elle avait dû se mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire
devant cet étrange portrait de lui en jeune coq bombant son poitrail
imposant, avec ses yeux ronds exorbités et son visage rubicond arborant le
même rouge arrogant que la crête dont sa tête était coiffée.
Abuseurs et Vigilants
Avant même sa présentation, la disparition d'une domestique l'entraîne vers
une réalité cachée : Londres abrite des démons infiltrés dans toutes les
strates de la société.
Entre en scène le beau et ténébreux Lord Carlston, revenu d'exil après avoir
été soupçonné du meurtre de sa femme. Il appartient au Club des Mauvais Jours,
une organisation secrète chargée par le ministère de l’intérieur de maintenir
l’équilibre face à des démons viciés (et en surnombre), appelés Abuseurs.
Ces créatures, non sans évoquer les vampires (et les Archontes), se
nourrissent de l’énergie vitale des humains et de leurs émotions — peur,
violence, chaos, luxure. Elles vivent incognito parmi eux, engendrent une
descendance destinée à leur servir d’hôte lorsque le corps qu’elles occupent
devient compromis, et s’invitent jusque dans les soirées mondaines. D’aucuns,
au sein même du Club, murmurent que Bonaparte pourrait être l’un des leurs.
Tant que leur existence demeure ignorée, ils maintiennent le statu quo. Le
monde surnaturel ne se tient donc pas à l’écart du réel : il coexiste avec
lui, invisible pour la majorité.
Les Abuseurs ne sont pas de simples prédateurs livrés à leur instinct. Ils
évoluent dans un cadre, un pacte, une forme d’équilibre négocié qui encadre
leur violence sans jamais l’abolir. Ils peuvent survivre, se perpétuer,
contourner la fin — toujours au prix d’autrui. Ce qui glace n’est pas
seulement leur prédation, mais la sophistication du système qui la rend
possible : une organisation où la survie des uns repose méthodiquement sur
l’effacement progressif des autres. Leur menace dépasse l’individu. Elle
infiltre les lignées, traverse les corps, laisse des traces qui ne s’effacent
pas sans dégâts.
Ce ne sont pas seulement des monstres. Ce sont des stratèges de la
persistance. La lutte n’oppose pas le Bien pur au Mal caricatural, mais deux
forces contraintes d’agir dans un monde où chaque décision laisse des
victimes.
Lady Helen découvre qu’elle est elle-même, par nature, membre de ce cercle —
une héritière directe. Elle possède une énergie et des dons particuliers qui
font d’elle une Vigilante et l’obligent à choisir : demeurer dans une
existence ultra-codifiée, faite de privilèges et d’insouciance, ou basculer
dans un univers plus stimulant mais infiniment plus dangereux, où la folie
constitue un risque aussi réel que la mort.
Comment Lady Helen tient en haleine
Ce qui fait de cette série un « page turner » qu'on ne peut lâcher ne tient
pas qu'à sa seule dimension fantastique. Le cadre historique parfaitement
restitué constitue, à lui seul, une base solide qui rend les personnages plus
vrais que nature — si parfaitement campés que la personnalité seule de
l'antagoniste suprême m'a suffi à l'identifier comme tel alors que son
identité n'est révélée qu'à la toute fin. À croire que les mots peuvent
générer une vibration et rendre des personnages de fiction « réels ». Ce qui
donne matière à réflexion quant à la nature de cette simulation, n'est-ce pas
?
Mais revenons à nos personnages — ou plutôt à ceux d'Alison Goodman.
L'évolution progressive de Lady Helen, de jeune fille fleur bleue de la haute
société à tueuse d'Abuseurs et réveilleuse d'âmes, est fort bien amenée car,
dès le départ, derrière une soumission apparente aux contraintes sociales
oppressives pour les femmes de son époque, elle n'accepte jamais passivement
son destin, s'instruit en cachette sur des sujets considérés « pas pour les
dames » et lutte contre cette nouvelle identité que le destin lui impose. Son
parcours est d'ailleurs autant intérieur que physique : il s'agit
d'émancipation dans une société qui limite drastiquement les femmes.
Son mentor, Lord Carlston, incarne la figure du héros marginal, porteur du
savoir interdit et moralement ambigu qui dérange la bienpensance. Il est
entouré d'une aura de mystère, si bien qu'on ne sait jamais vraiment bien où
il se situe tant la ligne est floue. Une sorte de
Sirius Black
qui ne serait jamais allé à Azkaban.
Helen devait avouer que lord Carlston était beau, d'une beauté dure et
anguleuse qui faisait paraître les hommes autour de lui presque efféminés.
Toutefois, le dessin de sa bouche trahissait une brutalité franchement
repoussante. Sa peau arborait un hâle contraire à la mode — Andrew et tante
Leonore avaient indiqué tous deux qu'il avait séjourné sur le continent —,
et le marron de ses yeux était si foncé qu'il se confondait avec la pupille
noire, ce qui leur donnait une expression impénétrable. L'effet était
déconcertant. Son regard semblait sans âme, comme celui du requin naturalisé
qu'elle avait vu à l'Egyptian Hall nouvellement ouvert. Un froid soudain fit
frémir les épaules nues d’Helen. Un tel homme ne pouvait avoir une âme —
c'était un meurtrier. Et peut-être un ravisseur. Elle serra plus fort dans
ses doigts la pointe de l'éventail et la miniature. Il était temps, car sa
tante se tournait vers elle pour lui présenter les deux hommes.
Sans oublier une galerie de personnages secondaires savoureux, faits d'ombres
et de lumière, avec leurs qualités et leurs failles qui les rendent plus
humains.
«
Un certain nombre de personnages secondaires sont des personnages
historiques que j'ai interprétés à ma façon, explique Alison Goodman,
le régent lui-même, bien sûr, ainsi que la reine Charlotte et les
princesses Mary et Augusta, Beau Brummell, lady Jersey, lord Byron, lady
Caroline Lamb, lord Perceval et John Bellingham. Les événements autour de
lord Perceval et de Bellingham sont authentiques, eux aussi : Bellingham a
vraiment assassiné le Premier Ministre, et mon évocation des faits se fonde
entièrement sur des articles de journaux et de magazines de l'époque, de
même que ma description des meurtres atroces de la route de Ratcliffe.
»
Même les « méchants » de l'histoire ont toujours une bonne raison de l'être.
Ce sont ces nuances subtiles qui, à mon humble avis, la rendent si attachante,
à tel point qu'une certaine nostalgie s'installe une fois la toute dernière
page tournée.
Certes les membres du Club des Mauvais Jours sont retournés dans leur écrin
d'immortalité sur l'étagère de notre bibliothèque mais les Abuseurs, eux, sont
toujours bien là parmi nous. À nous d'exercer nos yeux de Vigilants et notre
neutralité pour ne plus leur fournir de précieux loosh.
La plupart d'entre nous passons notre existence à tenter de réparer ce qui ne
va pas, convaincus qu’il suffit de comprendre, d’analyser ou de « guérir »
pour aller mieux. Sans nous en rendre compte, nous ne faisons que redécorer
notre cellule. Car le véritable enfermement ne vient pas des événements
extérieurs, mais de ce qui les fait revenir encore et encore sous des formes
différentes. Ce qui se répète n’est pas un hasard : c’est un schéma — une
structure programmée.
Identification des boucles de programmation
Un schéma n’est pas une émotion isolée ni une histoire personnelle. C’est une
ligne de code mémorielle inscrite dans notre psyché — parfois jusque dans
notre âme — qui attire les mêmes scénarios, les mêmes dynamiques
relationnelles, les mêmes impasses. Les visages changent, les décors aussi,
mais la sensation finale reste étrangement identique. Rejet, humiliation,
peur, insécurité. Le système se nourrit de cette charge émotionnelle
répétitive. Pour lui, la souffrance recyclée est une ressource.
La matrice ne commence pas à l’extérieur. Elle commence exactement là où l'on
n'a plus conscience de réagir. Certaines émotions surgissent avant toute
réflexion consciente. Non pas parce qu’elles nous définissent, mais parce
qu’elles ont été apprises, répétées, transmises. Ce sont des mémoires
collectives, des automatismes intégrés. Des réflexes.
Une programmation se reconnaît facilement quand on sait où regarder. Elle
réagit avant nous. Elle s’active toujours sur les mêmes thèmes. Elle revient
même quand nous avons compris intellectuellement. Elle nous convainc que «
c’est normal », que « c’est la vie ». Dès que quelque chose se déclenche sans
intervention consciente, il ne s’agit pas d’une vérité intérieure, mais d’un
programme. Ce qui se répète sans présence n’est pas une expérience : c’est une
instruction.
Il ne s'agit plus alors de se demander pourquoi mais de savoir si ce que nous
ressentons est vraiment nous.
Dissolution des codes mémoriels
On ne dissout pas une mémoire en l'affrontant ni en la travaillant. L’effort,
la lutte, l’identification émotionnelle sont précisément ce qui la font
perdurer. La clé n’est pas l’attaque, mais le retrait.
Quand un scénario se remet en route, le premier geste consiste à couper court
au récit intérieur. Ne plus raconter l’histoire. Ne plus justifier. Nommer
simplement ce qui se passe : « Tel programme vient de se mettre en route ».
Cette identification à froid crée une distance immédiate.
Vient ensuite la non-réaction. Le schéma répétitif cherche une prise, une
vibration, une charge émotionnelle. Si nous restons neutres, présents,
étanches, il tourne à vide. Sans colère, sans tristesse entretenue, sans drame
intérieur, le courant ne passe plus. Ce n’est pas de l’indifférence, c’est de
la lucidité.
Puis il y a le refus de consentement. À un moment donné, il s’agit de notifier
clairement que le tour de magie a été identifié. Que nous ne sommes plus le
support volontaire de cette boucle. Non par la force, mais par une décision
intérieure nette et tranchante.
Certes, la mémoire peut revenir. Parfois même plus intensément au début. Ce
n’est pas un échec, c’est un test du système qui vérifie simplement si nous
allons replonger ou rester centrés. Quand nous tenons notre position, quelque
chose se met à changer subtilement mais profondément : la mémoire est encore
là, mais elle n’a plus de pouvoir.
Un jour, nous remarquons que là où auparavant il y avait de la tension, un
léger sourire apparaît. Plus tard, nous nous retrouvons face aux mêmes thèmes,
aux mêmes types de personnes, aux mêmes déclencheurs. Mais intérieurement, ce
n'est plus le même terrain. Il n’y a plus de lutte, plus de justification,
plus de fuite. Juste une présence calme.
La mémoire finit alors par s’éteindre d’elle-même, faute de carburant. Il n'y
avait rien à guérir. Rien à corriger. Juste à se désengager. Et ce qui
disparaît n’est pas nous. C’est ce qui se nourrissait de nous.
Les êtres lucides ne cherchent pas à être heureux dans la simulation. Ils
cherchent juste à se libérer des rouages de leur programmation en se détachant
de ce qui ne leur appartient pas afin de s'appartenir pleinement.
À l'occasion du passage à l'année du Cheval mardi dernier, j'ai battu le fer pendant qu'il était chaud et je suis allée faire un tour du côté des écuries, histoire de tâter le terrain.
Et franchement ça crin.
Jument pas : ils avaient tous l'étalon dans l'estomac, des fourmis dans les sabots, et tenaient des propos fort débridés.
J'ai tout fait pour ne pas me laisser désarçonner en évitant de monter sur mes grands chevaux et de prendre le mors aux dents, mais ces canassons ont vraiment failli me faire tourner en bourrique.
Dans deux jours, l'Asie célébrera le Nouvel An
chinois selon un calendrier basé sur les cycles lunaires. Un basculement
des énergies dans le script s'opère. Une montée en régime nette : avec le
Cheval de feu, le pas devient galop et la forêt1
s'enflamme. Une énergie Yang absolue, sans amortisseur.
La chevauchée archontique
Les chevaux au galop
On les retient vers les champs de blé
Prends mon chemin enfin
En chevauchée des étriers
On les retient
Selon la légende2 de la Grande Course organisée par l'Empereur de Jade, le Cheval, puissant et confiant,
perdit sa place à cause du Serpent caché dans ses sabots. Surpris à l’arrivée,
il réagit trop vite… et se vit ravir la sixième place par ce dernier.
Sous ses faux airs de vraie faux, le sept (7) est d'ailleurs
considéré comme un nombre divin et sacré. En réalité, c'est celui de la boucle
démiurgique. Le septième arcane3 du tarot
représentant la dissonance cognitive sous la forme d'un Chariot mu par deux
chevaux au galop : un blanc, un noir (la dualité), chacun tirant dans une
direction opposée. La tradition ésotérique évoque la puissance de direction de
celui qui tient les rênes. Mais le message est erroné car l'avatar (le
conducteur du chariot) demeure sur le plan horizontal de l'Âme incarcérée dans
la Matrice — alors que l'Esprit s'élève au-dessus de la dualité sans
rapport de force.
À bride abattue
La symbolique du Cheval est limpide : il incarne l'énergie, la franchise et la
spontanéité — mais aussi la réactivité émotionnelle qui est l'un des piliers
matriciels et qui peut le faire dévier de son axe. Le feu Yang, dont il est
question, n'est pas le feu froid tranchant de l'Esprit qui éclaire mais le feu
ardent destructeur de Mars et ses énergies guerrières qui embrasent tout.
Et nous là-haut et tous nos vaisseaux le jour sera rouge
Et puis là-haut défier le ciel et tous les drapeaux
Nous marcherons ensemble nous les mauvais anges nous les refusés
La vie ne nous touchera pas, nous les mauvais anges d’un autre baiser.
Il faut bien comprendre que le zodiaque (occidental ou chinois) est une
cartographie holographique de programmation et non un outil de découverte de
soi comme je l'ai longtemps cru et évoqué à tort. Sauf, bien sûr, pour l'Âme
privée de son Esprit qui tient à s'identifier au rôle qui lui a été assigné.
Je sais, ça pique un peu — beaucoup même. Mais je suis moi-même la
première à absorber l'onde de choc. Ce n'est pas tant que tout ce qui est dit
soit faux, mais qu'un thème astral est justement cela : un scénario astral
dont nous sommes le personnage principal.
Ce protagoniste et son histoire, ce n'est pas nous.
Ainsi, la programmation planétaire, comme l'explique Iso V. Sinclair, «
est un aspect de la Matrice qui nous maintient dans un certain état
fréquentiel. En étudiant ces influences à travers l'une ou l'autre des
astrologies, on peut commencer à identifier les schémas répétitifs, emprises
et influences qui façonnent notre perception de notre réalité. Cependant,
l'objectif ultime est de dépasser ces programmations, en réalisant que notre
essence réelle n'est pas limitée par les configurations astrales ou les
cycles planétaires archontiques. La Supraconscience nous invite à observer
ces influences sans s'y attacher, à reconnaître leur existence tout en
sachant que nous sommes bien plus que les traits et les tendances qu'elles
peuvent décrire.
»
En d'autres termes, l'être devenu conscient peut craquer le code de sa prison
vibratoire en étudiant avec discernement les courants astraux qui le manipulent — sachant qu'il y aura toujours une part de vérité/mensonge — pour en extirper les perles de cette boue astrale afin de se libérer de ces
influences pour atteindre un état de conscience supérieur.
La ruée dans les brancards
Pour 2026, les concepteurs de cette simulation mortifère ont donc prévu de
mettre un coup d'accélérateur au tempo et le feu aux poudres. La combinaison
Yang-Yang du Cheval de feu ne tempère rien : elle amplifie. L'idée devient
action. Le désir devient urgence. L'hésitation devient coûteuse.
Ce n’est pas une année de confort ni de prudence. C’est une année
d’initiatives rapides, de projets lancés sans tout verrouiller, de changements
assumés en cours de route. Le monde accélère parce que l’immobilité devient
plus risquée que l’essai.
Mais l’enjeu central n’est pas la vitesse. C’est la maîtrise de sa propre
vitesse.
Un cheval lancé peut aller loin — à condition que le cavalier reste lucide et
tienne la direction.
Pour bien naviguer, il sera préférable de canaliser l'élan plutôt que de le
freiner ; de faire preuve de patience sans étouffer l'audace ; d'innover et de
sortir des sentiers battus.
Des chevaux et des rats
Cette conception matricielle repose sur un schéma de prédation, à l'image
des Archontes qui intègrent dans la programmation zodiacale des signes ennemis
(adversaires) et des signes compatibles pour perpétuer cette polarisation,
cette friction, cette dualité.
L'aube rugit à faire trembler la charpente, J'ai l'impression d'avoir
dormi dans une cave pleine de serpents. On m'a coupé les ailes et
enduit les semelles de glu, Alors si tu comptes être mon ennemi, moi
aussi, je peux être le tien.
Il en va ainsi de même pour les « années ennemies » qui sont les années
lunaires correspondant au signe zodiacal opposé au vôtre dans le cycle des
douze animaux chinois.
Ces années, marquées par une polarité augmentée, ont en
effet tendance à apporter des énergies conflictuelles et déséquilibrées et
demandent donc une vigilance accrue.
Sont concernés, en 2026, les natifs du Rat (1936, 1948, 1960, 1972, 1984, 1996, 2008, 2020).
Fait intéressant à noter, l'année correspondant à votre propre signe n'est pas
une année de « chance » mais plutôt de « malchance ».
^ À noter que les légendes varient et
qu'il est aussi parfois question de treize animaux dont le Chat qui a finalement été exclu mais substitué au Lapin dans le zodiaque vietnamien.
Pourquoi réserver les truffes aux périodes de fêtes ? Qui décide de quand vous pouvez vous faire plaisir ? Je vous invite à tester dès maintenant cette recette gourmande bien plus savoureuse mais surtout beaucoup plus saine et moins calorique que celles que vous avez pu goûter à Noël.
Ingrédients
Pour 20 truffes :
- 200 g chocolat noir
- 150 g crème de coco - 2 cuil. à soupe sirop d'agave - 150 g de noisettes décortiquées
Réalisation
Faire fondre au bain-marie le chocolat avec la crème de coco et le sirop d'agave.
Laisser durcir 2h au réfrigérateur.
Torréfier les noisettes à 180°C sur une plaque à four. Laisser dorer 15 minutes, en retournant toutes les 5 minutes.
Hacher les noisettes.
Former des boules avec la pâte et les rouler dans les noisettes hachées.
Ces truffes se conserveront au réfrigérateur dans une boite hermétique tapissée de papier sulfurisé.
Nous avons tous entendu parler du karma, du voile de l’oubli et des annales
akashiques. Ces concepts sont omniprésents dans la spiritualité New Age et
même dans certaines traditions anciennes. Mais que se passerait-il si tout
cela était en réalité un immense système de contrôle ?
Pourquoi oublions-nous nos vies passées ? Qui décide de ce que nous devons
payer ? Et ces annales akashiques contiennent-elles vraiment la vérité ?
Aujourd’hui, nous allons voir comment ces trois concepts fonctionnent ensemble
pour maintenir l’humain captif dans la matrice.
Le voile de l'oubli
Commençons par cet outil de manipulation qu'est le voile de l'oubli.
On nous enseigne qu'à chaque réincarnation, nous oublions nos vies passées
afin d’éviter d’être accablés par des souvenirs traumatisants. Le voile de
l’oubli serait une protection permettant de recommencer sur une nouvelle page
blanche.
Mais alors, si ce voile est systématique, pourquoi certains enfants se
souviennent-ils de leurs vies passées ?
Le voile de l’oubli n’est pas naturel. Il s’agit d’une technologie de
réinitialisation matricielle, un brouillage volontaire de la mémoire destiné à
nous empêcher de percevoir la nature cyclique et forcée de l’incarnation.
Et si l’oubli était une bénédiction, pourquoi certains enfants, comme l'ont
démontré les découvertes de Robert Monroe, conservent-ils des souvenirs qui
finissent par disparaître en grandissant ?
Le fait est que la mémoire n’est pas perdue, mais verrouillée. Seule une
connexion avec l’esprit véritable permettrait de retrouver une mémoire
authentique, non filtrée par la matrice.
Le karma
Examinons maintenant la prison morale du karma.
Il nous est dit que nous devons « payer » pour les erreurs de nos vies
passées. Nos souffrances actuelles seraient dues à des actions antérieures, et
nous nous réincarnerions pour apprendre des leçons et évoluer spirituellement.
Le karma n’est pas une loi cosmique, mais un programme de recyclage des âmes.
Si nous ne nous souvenons de rien, comment pouvons-nous apprendre et
progresser ? Ce système force les âmes à accepter des souffrances inutiles et
perpétue leur captivité.
Pourquoi certaines âmes « mauvaises » mènent-elles des vies privilégiées,
alors que d’autres souffrent dès la naissance ?
Cette dette imaginaire n'a rien d'une justice divine, mais tout d'un mécanisme
de servitude qui renvoie l’âme dans la matrice astrale après chaque mort.
Les annales akashiques
Ce qui nous amène au miroir astral souvent instable que constituent les
annales akashiques.
Les annales akashiques sont souvent décrites comme une immense bibliothèque
cosmique contenant toutes les mémoires du passé, du présent et du futur. On y
accéderait par méditation, hypnose ou à travers les « gardiens akashiques ».
Mais ce que l’on nomme « annales akashiques » semble être, en réalité, une
mémoire astrale — partielle, instable, et souvent influencée par la matrice.
Si ces archives reflétaient la vérité pure, pourquoi les récits changent-ils
selon ceux qui y accèdent ? Pourquoi renforcent-elles presque toujours le
dogme du karma et la nécessité de se réincarner ?
Plutôt qu’une source fiable, elles ressemblent à une base de données
vibratoire conditionnée par les filtres de l’astral.
Consulter ces archives reviendrait à chercher la vérité sur Internet, sauf que
les résultats sont triés par un moteur de recherche invisible.
Et si elles offraient vraiment un savoir libérateur, pourquoi l’humanité
reste-t-elle engluée dans autant de confusion et d’amnésie spirituelle ?
L'objectif caché du système
Le voile de l’oubli, le karma et les annales akashiques forment une prison
invisible servant un objectif caché du système.
Le voile de l’oubli empêche de voir le cycle d’incarnation forcée, tandis que
le karma pousse l’individu à accepter sa condition, et les annales akashiques
entretiennent l’illusion du savoir.
Si ces outils étaient vraiment là pour notre bien, pourquoi nous empêchent-ils
de comprendre la véritable nature de la matrice et de notre enfermement ?
Comment se libérer de ces illusions ?
Robert Monroe, un explorateur du voyage astral, a découvert que la réincarnation n’était
pas une évolution, mais un système de recyclage forcé.
Pourquoi nous inciter à revenir encore et encore, si ce n’est pour nous
maintenir dans un cycle de servitude énergétique ?
Les témoignages abondent de vies de souffrance de personnes persuadées expier
ainsi de prétendues erreurs passées dont elles n'ont pourtant aucun souvenir
et dont certains gourous profitent afin de leur vendre des « soins karmiques
».
Pourquoi des gens passent-ils leur vie à essayer d’effacer un karma dont ils
ne se souviennent même pas ? Ne serait-ce pas un piège ?
Parmi les figures influentes qui ont promu le concept des annales akashiques,
on trouve
Linda Howe
qui en véhicule une vision « positive » mais dont les récits sont incohérents
;
Dolores Cannon, connue pour ses travaux d'hypnose régressive, mais dont les témoignages des
patients sont souvent contradictoires ; et
Edgar Cayce, surnommé le « prophète dormant » qui prétendait puiser dans les
annales, mais dont certaines des prédictions se sont avérées inexactes.
Il semblerait donc que les lectures akashiques soient influencées par des
filtres astraux et ne soient pas des vérités absolues.
Il faudrait donc éviter de rechercher ses vies antérieures via l’hypnose ou la
méditation car c'est un piège astral. Eviter également de chercher à «
purifier son karma » car cela alimente le système et ne pas tenter d’accéder
aux annales akashiques car elles sont fortement sujettes aux filtres
matriciels et à l’incohérence astrale.
Et au contraire, reprendre son autorité vibratoire et rejeter l’idée de dettes
karmiques ; comprendre que nous ne sommes pas des âmes, mais des esprits
captifs d’un corps matriciel ; se reconnecter à son esprit, seule source
fiable d’information.
Et si la véritable sortie ne consistait pas à « payer une dette », mais à
réaliser qu’elle n’a jamais existé ?
En conclusion...
Le karma, le voile de l’oubli et les annales akashiques ne sont
pas des outils d’évolution, mais des mécanismes de contrôle. Nous devons
arrêter d’accepter ces dogmes et chercher la réalité par nous-mêmes.
Et vous, avez-vous déjà remis en question ce que l’on vous a toujours dit sur
la réincarnation ?
La politique n’est pas un échec. Elle fonctionne exactement comme prévu. Les
élites ne sont pas incompétentes. Elles sont cohérentes avec le système
qu’elles servent.
Les guerres ne sont pas des dérapages. Elles sont des outils de régulation.
Les manifestations ne sont pas des révolutions. Elles sont des soupapes.
Vu d’en « bas », tout semble chaotique. Vu d’en « haut », tout est
parfaitement ordonné. Mais du point de vue supramental, une évidence apparaît
: ce n’est pas un combat de camps, c’est un théâtre de conscience.
Les élites jouent leur rôle : maintenir la peur, fragmenter l’attention,
canaliser la colère, donner l’illusion du choix. La gauche contre la droite.
Le peuple contre les puissants. Les nations contre les nations. Toujours une
opposition visible, jamais la structure invisible.
La guerre nourrit l’économie de la peur. La politique nourrit l’illusion du
contrôle. Les médias nourrissent la narration. Les manifestations nourrissent
le sentiment d’agir. Tout nourrit le système. Même la révolte. Surtout la
révolte non consciente.
Le manifestant croit lutter contre l’oppresseur, en réalité, il alimente le
champ émotionnel qui permet au système de tenir. Colère, indignation, peur,
espoirs déçus, sont des carburants pour la matrice.
Le système ne craint pas la foule, il craint le regard lucide, car le
supra-mental voit ceci : ce monde ne tient pas par la force, il tient par
l’adhésion inconsciente.
Nous participons au maintien du système, par nos peurs héritées, par nos
identités défensives, par notre besoin d’ennemi, par notre besoin de sauveur.
Les élites ne sont pas au sommet, elles sont les gestionnaires d’un champ
mental collectif, elles servent les intérêts des personnalités égotiques.
Et tant que la conscience reste horizontale, pour ou contre, eux ou nous,
victoire ou défaite, le jeu continue. Le vrai danger pour le système n’est pas
la révolution, c’est le retrait intérieur. Le moment où un être cesse de
vibrer sur la fréquence proposée. Le moment où il ne nourrit plus la peur, ni
la haine, ni l’espoir artificiel. Quand il voit.
L'être initié ne manifeste pas. Il désactive le programme. Et un système privé
d’adhésion s’effondre toujours de lui-même.
Ce monde ne changera pas quand les élites tomberont. Puisque d'autres les
remplaceront, différents et pourtant si identiques.
Il changera quand nous cesserons de croire que le combat est extérieur.
Tout est notre projection. Rien n'est plus écrit lorsque nous effaçons le
programme.
La matrice ne tient pas par la force. Elle tient par l’adhésion invisible. Ce
qui permet au rêve de durer. Aucune prison ne tient par la force. Elle tient
par l’accord de ceux qui y vivent.
On n’enferme pas une conscience. On lui propose un cadre…et elle s’y installe
d’elle-même.
Le consentement ne ressemble pas à un « oui ». Il ressemble à l’habitude,
l’espoir, la peur de perdre, le besoin de sens, l’attente d’une récompense…
Tant que vous attendez quelque chose du système, vous avez déjà consenti.
Tant que vous cherchez une amélioration, vous acceptez le cadre.
Tant que vous demandez une permission, vous reconnaissez une autorité.
La domination la plus parfaite ne fait pas de bruit. Elle rassure. Elle
explique. Elle promet. Et surtout, elle laisse croire que l’alternative
n’existe pas.
Le consentement n’est pas moral. Il est structurel.
Le retirer ne demande ni colère, ni lutte, ni révolution. Il demande une seule
chose : cesser d’y croire. Le jour où vous n’adhérez plus, le mécanisme tourne
à vide. Et ce jour-là, le système ne s’effondre pas. Il devient simplement
inutile.
Aucun pilier de la matrice n’a été imposé. Tous ont été acceptés.
L'appel du Réel Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve.
Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...