Si vous ne pouvez pas être à la fois aimé et craint, optez pour être craint.
Que voulait-il vraiment dire ?
Nous existons dans un monde qui glorifie l'amour inconditionnel, le pardon
sans limite et le sacrifice de soi. On nous dit que l'homme idéal est celui
qui donne tout, endure en silence et aime même lorsque cela le déchire.
Mais Nicolas Machiavel, l'un des stratèges les plus surmentaux de l'histoire,
voyait les choses différemment.
Une émotion sans bornes n'est pas une vertu. C'est une vulnérabilité. Et il
avait raison.
Ouvrir son cœur sans retenue, dépenser son énergie sans filtre et tolérer ce
qui vous épuise, ce n'est pas de l'amour, c'est un suicide émotionnel.
La Supraconscience Vibratoire enseigne qu'il faut fermer son cœur. Pas pour
nous rendre comme des robots ou insensibles, mais pour le protéger et le
renforcer. Car un homme sans aplomb est une proie facile pour les abus
émotionnels, même de la part de ceux qui disent l'aimer.
L'amour sans structure devient autodestruction. Plus vous donnez sans
condition, moins vous êtes apprécié. Une disponibilité infinie vous rend
invisible.
Votre patience, votre compassion, votre générosité deviennent du bruit de
fond. Non pas parce que les gens sont mauvais, mais parce que la nature de
cette simulation tient pour acquis ce qui vient sans effort. Ce qui est donné
gratuitement est gaspillé. Ce qui est gagné est respecté.
C'est pourquoi la Supraconscience ne vous dit pas d'arrêter d'aimer, elle vous
dit :
Aimez avec stratégie — avec Intelligence. Aimez avec des limites. Aimez
sans vous perdre.
Beaucoup d'hommes vivent aujourd'hui en « paix » parce qu'ils ont sacrifié
leur propre voix. Mais ce n'est pas de la paix, c'est de l'anesthésie. Et
cette anesthésie vous vole votre dignité, votre énergie, votre leadership.
Être « froid » ne signifie pas que vous ne ressentez rien. Cela signifie que
vous ne donnez pas votre énergie à ceux qui exigent plus qu'ils ne méritent.
Cela signifie que vous sélectionnez à qui vous accordez votre temps et qui
vous mettez à la porte, sans culpabilité.
Cela signifie que vous fixez des limites si claires qu'elles ne peuvent être
franchies sans conséquences, même si quelqu'un vous traite de dur. Et si
quelqu'un vous dit : « Tu as changé », acquiescez. Ce qui leur manque
vraiment, ce n'est pas votre amour, c'est votre naïveté d'être utilisé.
Vous n'êtes pas ici pour être approuvé. Vous êtes ici pour être respecté. Vous
n'êtes pas ici pour mendier de l'affection déguisée en dépendance, mais pour
re-construire votre empire intérieur, et cela ne se fait pas en plaisant aux
autres.
Il existe un courant de pensée qui voudrait vous faire croire que la «
véritable spiritualité » consiste à abattre toutes vos barrières, à ne plus
vous protéger et à vous fondre dans une « unité » où les frontières n'existent
plus.
C'est le piège le plus sophistiqué de la prédation vibratoire. On vous dit que
« se protéger » est un signe de peur.
Dans le Réel, une frontière est une limite de propriété. Votre corps et votre
espace vibratoire sont votre territoire souverain.
Un électricien ne touche pas les câbles à nu par « amour de l'unité » — il
utilise des gants parce qu'il respecte les lois de l'énergie. La souveraineté,
c'est l'isolation de vos circuits pour que votre voltage ne se perde pas dans
la masse.
L'idée que « Tout est Un » et qu'il n'y a personne à centrer est une
invitation au squat énergétique. Si vous cessez de vous centrer, vous devenez
une zone vacante.
En niant votre « personnage » (votre structure physique et mentale), vous
laissez la porte ouverte à toutes les programmations extérieures. L'Unité sans
discernement n'est pas de l'amour, c'est de la porosité.
La véritable maîtrise ne consiste pas à disparaître dans l'autre, mais à
rester identifié à son propre Esprit au milieu du chaos.
Vous avez le droit — et le devoir — de choisir qui entre dans votre champ, ce
que vous mangez, et quelle fréquence vous autorisez dans votre foyer. Le «
non » souverain est l'acte de respect le plus pur envers votre propre
existence.
Ne confondez pas la paix avec la passivité. La Lumière réelle est froide et
tranchante. Restez denses, restez centrés, et gardez vos protections activées.
L'unité ne se trouve pas dans la fusion avec l'extérieur, mais dans la
cohérence totale de votre propre structure.
Comme je l'évoquais dans
2025, l'odyssée des pages, le souci avec les séries littéraires est souvent l'essoufflement et
l'enlisement de l'intrigue qui retombe généralement comme un soufflé lors du
grand final. La septologie de
la Tour sombre
de Stephen King constitue un très bon exemple de ce phénomène, auquel la saga
Harry Potterde J.K. Rowling est un parfait contre-exemple. Dans la première, l'auteur se
laisse porter sans trop savoir où il va. Dans la seconde, son imagination est
canalisée dans un plan de route suffisamment élaboré pour éviter à
l'inspiration de trop s'éloigner de l'arc narratif principal au risque de
perdre les lecteurs en chemin.
Parue il y a dix ans, la trilogie Lady Helen est l'exception qui
confirme la règle et entre dans la seconde catégorie de la cohérence narrative
et de l'évolution maîtrisée avec brio du début à la fin. C'est pour moi un
immense coup de cœur que je souhaitais partager sans attendre.
Romance à la Jane Austen et fantasy noire
Pour planter le décor, son autrice, l'australienne Alison Goodman, la voit
comme un croisement entre
Orgueil et Préjugés
et
Buffy contre les vampires. Un roman de mœurs teinté de fantasy noire.
Sur
son site, elle explique comment, avant de se lancer dans l'écriture des trois tomes,
elle a passé huit mois à lire des ouvrages et regarder des documentaires sur
la Régence anglaise (1811-1820) qui fut une époque d'excès pour l'aristocratie
mais également une période d'incertitude engendrée par les guerres
napoléoniennes, la Révolution française et le régime de la Terreur à l'aube de
la révolution industrielle et des révoltes sociales qui l'accompagnent.
Plus spécifiquement, pour le premier livre,
le Club des Mauvais Jours, elle a étudié le Londres de la Régence et ce que l'on appelait « la Saison
», qui correspondait à la session parlementaire de janvier à juin. C'était,
écrit-elle, «
la saison sociale la plus animée et la plus importante, durant laquelle les
jeunes femmes faisaient leur entrée dans la bonne société et sur le marché
du mariage
».
Pour le second, le Pacte des Mauvais Jours, ses recherches l'ont conduite à la station balnéaire de Brighton et la
saison sociale estivale, tandis que le troisième,
l'Ombre des Mauvais Jours, est entièrement consacré à la station thermale de Bath et à la saison
sociale hivernale.
Lady Helen Wrexhall est donc une jeune aristocrate anglaise qui s'apprête à
être présentée à la cour de la reine Charlotte — moment crucial pour son
avenir social et matrimonial. Elle vit sous la tutelle d'un oncle très collet
monté — sorte de
Vernon Dursley
de la Régence — et d'une tante bienveillante qui la considère comme sa propre
fille. Orpheline depuis un naufrage qui a coûté la vie à ses parents, elle
souffre en plus d'une réputation entachée par des rumeurs sulfureuses de
trahison entourant sa mère.
Lord Pennworth exprimait souvent ses opinions sur les femmes et l'impiété en
général, aussi bien chez lui qu'en public. Il était un admirateur de
l'évangélique Hannah Moore, mais contrairement à cette dame modérée il
cultivait une religion bilieuse et agressive. Sa violente campagne contre
les maisons de tolérance avait attiré sur lui l'attention des
caricaturistes, lesquels l'avaient rebaptisé lord Anti-Coquin dans leurs
dessins féroces. Lors d'une de ses incursions nocturnes dans les papiers de
son oncle, Helen avait découvert une gravure publiée de Cruikshank le
représentant. Elle avait dû se mordre les lèvres pour ne pas éclater de rire
devant cet étrange portrait de lui en jeune coq bombant son poitrail
imposant, avec ses yeux ronds exorbités et son visage rubicond arborant le
même rouge arrogant que la crête dont sa tête était coiffée.
Abuseurs et Vigilants
Avant même sa présentation, la disparition d'une domestique l'entraîne vers
une réalité cachée : Londres abrite des démons infiltrés dans toutes les
strates de la société.
Entre en scène le beau et ténébreux Lord Carlston, revenu d'exil après avoir
été soupçonné du meurtre de sa femme. Il appartient au Club des Mauvais Jours,
une organisation secrète chargée par le ministère de l’intérieur de maintenir
l’équilibre face à des démons viciés (et en surnombre), appelés Abuseurs.
Ces créatures, non sans évoquer les vampires (et les Archontes), se
nourrissent de l’énergie vitale des humains et de leurs émotions — peur,
violence, chaos, luxure. Elles vivent incognito parmi eux, engendrent une
descendance destinée à leur servir d’hôte lorsque le corps qu’elles occupent
devient compromis, et s’invitent jusque dans les soirées mondaines. D’aucuns,
au sein même du Club, murmurent que Bonaparte pourrait être l’un des leurs.
Tant que leur existence demeure ignorée, ils maintiennent le statu quo. Le
monde surnaturel ne se tient donc pas à l’écart du réel : il coexiste avec
lui, invisible pour la majorité.
Les Abuseurs ne sont pas de simples prédateurs livrés à leur instinct. Ils
évoluent dans un cadre, un pacte, une forme d’équilibre négocié qui encadre
leur violence sans jamais l’abolir. Ils peuvent survivre, se perpétuer,
contourner la fin — toujours au prix d’autrui. Ce qui glace n’est pas
seulement leur prédation, mais la sophistication du système qui la rend
possible : une organisation où la survie des uns repose méthodiquement sur
l’effacement progressif des autres. Leur menace dépasse l’individu. Elle
infiltre les lignées, traverse les corps, laisse des traces qui ne s’effacent
pas sans dégâts.
Ce ne sont pas seulement des monstres. Ce sont des stratèges de la
persistance. La lutte n’oppose pas le Bien pur au Mal caricatural, mais deux
forces contraintes d’agir dans un monde où chaque décision laisse des
victimes.
Lady Helen découvre qu’elle est elle-même, par nature, membre de ce cercle —
une héritière directe. Elle possède une énergie et des dons particuliers qui
font d’elle une Vigilante et l’obligent à choisir : demeurer dans une
existence ultra-codifiée, faite de privilèges et d’insouciance, ou basculer
dans un univers plus stimulant mais infiniment plus dangereux, où la folie
constitue un risque aussi réel que la mort.
Comment Lady Helen tient en haleine
Ce qui fait de cette série un « page turner » qu'on ne peut lâcher ne tient
pas qu'à sa seule dimension fantastique. Le cadre historique parfaitement
restitué constitue, à lui seul, une base solide qui rend les personnages plus
vrais que nature — si parfaitement campés que la personnalité seule de
l'antagoniste suprême m'a suffi à l'identifier comme tel alors que son
identité n'est révélée qu'à la toute fin. À croire que les mots peuvent
générer une vibration et rendre des personnages de fiction « réels ». Ce qui
donne matière à réflexion quant à la nature de cette simulation, n'est-ce pas
?
Mais revenons à nos personnages — ou plutôt à ceux d'Alison Goodman.
L'évolution progressive de Lady Helen, de jeune fille fleur bleue de la haute
société à tueuse d'Abuseurs et réveilleuse d'âmes, est fort bien amenée car,
dès le départ, derrière une soumission apparente aux contraintes sociales
oppressives pour les femmes de son époque, elle n'accepte jamais passivement
son destin, s'instruit en cachette sur des sujets considérés « pas pour les
dames » et lutte contre cette nouvelle identité que le destin lui impose. Son
parcours est d'ailleurs autant intérieur que physique : il s'agit
d'émancipation dans une société qui limite drastiquement les femmes.
Son mentor, Lord Carlston, incarne la figure du héros marginal, porteur du
savoir interdit et moralement ambigu qui dérange la bienpensance. Il est
entouré d'une aura de mystère, si bien qu'on ne sait jamais vraiment bien où
il se situe tant la ligne est floue. Une sorte de
Sirius Black
qui ne serait jamais allé à Azkaban.
Helen devait avouer que lord Carlston était beau, d'une beauté dure et
anguleuse qui faisait paraître les hommes autour de lui presque efféminés.
Toutefois, le dessin de sa bouche trahissait une brutalité franchement
repoussante. Sa peau arborait un hâle contraire à la mode — Andrew et tante
Leonore avaient indiqué tous deux qu'il avait séjourné sur le continent —,
et le marron de ses yeux était si foncé qu'il se confondait avec la pupille
noire, ce qui leur donnait une expression impénétrable. L'effet était
déconcertant. Son regard semblait sans âme, comme celui du requin naturalisé
qu'elle avait vu à l'Egyptian Hall nouvellement ouvert. Un froid soudain fit
frémir les épaules nues d’Helen. Un tel homme ne pouvait avoir une âme —
c'était un meurtrier. Et peut-être un ravisseur. Elle serra plus fort dans
ses doigts la pointe de l'éventail et la miniature. Il était temps, car sa
tante se tournait vers elle pour lui présenter les deux hommes.
Sans oublier une galerie de personnages secondaires savoureux, faits d'ombres
et de lumière, avec leurs qualités et leurs failles qui les rendent plus
humains.
«
Un certain nombre de personnages secondaires sont des personnages
historiques que j'ai interprétés à ma façon, explique Alison Goodman,
le régent lui-même, bien sûr, ainsi que la reine Charlotte et les
princesses Mary et Augusta, Beau Brummell, lady Jersey, lord Byron, lady
Caroline Lamb, lord Perceval et John Bellingham. Les événements autour de
lord Perceval et de Bellingham sont authentiques, eux aussi : Bellingham a
vraiment assassiné le Premier Ministre, et mon évocation des faits se fonde
entièrement sur des articles de journaux et de magazines de l'époque, de
même que ma description des meurtres atroces de la route de Ratcliffe.
»
Même les « méchants » de l'histoire ont toujours une bonne raison de l'être.
Ce sont ces nuances subtiles qui, à mon humble avis, la rendent si attachante,
à tel point qu'une certaine nostalgie s'installe une fois la toute dernière
page tournée.
Certes les membres du Club des Mauvais Jours sont retournés dans leur écrin
d'immortalité sur l'étagère de notre bibliothèque mais les Abuseurs, eux, sont
toujours bien là parmi nous. À nous d'exercer nos yeux de Vigilants et notre
neutralité pour ne plus leur fournir de précieux loosh.
La plupart d'entre nous passons notre existence à tenter de réparer ce qui ne
va pas, convaincus qu’il suffit de comprendre, d’analyser ou de « guérir »
pour aller mieux. Sans nous en rendre compte, nous ne faisons que redécorer
notre cellule. Car le véritable enfermement ne vient pas des événements
extérieurs, mais de ce qui les fait revenir encore et encore sous des formes
différentes. Ce qui se répète n’est pas un hasard : c’est un schéma — une
structure programmée.
Identification des boucles de programmation
Un schéma n’est pas une émotion isolée ni une histoire personnelle. C’est une
ligne de code mémorielle inscrite dans notre psyché — parfois jusque dans
notre âme — qui attire les mêmes scénarios, les mêmes dynamiques
relationnelles, les mêmes impasses. Les visages changent, les décors aussi,
mais la sensation finale reste étrangement identique. Rejet, humiliation,
peur, insécurité. Le système se nourrit de cette charge émotionnelle
répétitive. Pour lui, la souffrance recyclée est une ressource.
La matrice ne commence pas à l’extérieur. Elle commence exactement là où l'on
n'a plus conscience de réagir. Certaines émotions surgissent avant toute
réflexion consciente. Non pas parce qu’elles nous définissent, mais parce
qu’elles ont été apprises, répétées, transmises. Ce sont des mémoires
collectives, des automatismes intégrés. Des réflexes.
Une programmation se reconnaît facilement quand on sait où regarder. Elle
réagit avant nous. Elle s’active toujours sur les mêmes thèmes. Elle revient
même quand nous avons compris intellectuellement. Elle nous convainc que «
c’est normal », que « c’est la vie ». Dès que quelque chose se déclenche sans
intervention consciente, il ne s’agit pas d’une vérité intérieure, mais d’un
programme. Ce qui se répète sans présence n’est pas une expérience : c’est une
instruction.
Il ne s'agit plus alors de se demander pourquoi mais de savoir si ce que nous
ressentons est vraiment nous.
Dissolution des codes mémoriels
On ne dissout pas une mémoire en l'affrontant ni en la travaillant. L’effort,
la lutte, l’identification émotionnelle sont précisément ce qui la font
perdurer. La clé n’est pas l’attaque, mais le retrait.
Quand un scénario se remet en route, le premier geste consiste à couper court
au récit intérieur. Ne plus raconter l’histoire. Ne plus justifier. Nommer
simplement ce qui se passe : « Tel programme vient de se mettre en route ».
Cette identification à froid crée une distance immédiate.
Vient ensuite la non-réaction. Le schéma répétitif cherche une prise, une
vibration, une charge émotionnelle. Si nous restons neutres, présents,
étanches, il tourne à vide. Sans colère, sans tristesse entretenue, sans drame
intérieur, le courant ne passe plus. Ce n’est pas de l’indifférence, c’est de
la lucidité.
Puis il y a le refus de consentement. À un moment donné, il s’agit de notifier
clairement que le tour de magie a été identifié. Que nous ne sommes plus le
support volontaire de cette boucle. Non par la force, mais par une décision
intérieure nette et tranchante.
Certes, la mémoire peut revenir. Parfois même plus intensément au début. Ce
n’est pas un échec, c’est un test du système qui vérifie simplement si nous
allons replonger ou rester centrés. Quand nous tenons notre position, quelque
chose se met à changer subtilement mais profondément : la mémoire est encore
là, mais elle n’a plus de pouvoir.
Un jour, nous remarquons que là où auparavant il y avait de la tension, un
léger sourire apparaît. Plus tard, nous nous retrouvons face aux mêmes thèmes,
aux mêmes types de personnes, aux mêmes déclencheurs. Mais intérieurement, ce
n'est plus le même terrain. Il n’y a plus de lutte, plus de justification,
plus de fuite. Juste une présence calme.
La mémoire finit alors par s’éteindre d’elle-même, faute de carburant. Il n'y
avait rien à guérir. Rien à corriger. Juste à se désengager. Et ce qui
disparaît n’est pas nous. C’est ce qui se nourrissait de nous.
Les êtres lucides ne cherchent pas à être heureux dans la simulation. Ils
cherchent juste à se libérer des rouages de leur programmation en se détachant
de ce qui ne leur appartient pas afin de s'appartenir pleinement.
À l'occasion du passage à l'année du Cheval mardi dernier, j'ai battu le fer pendant qu'il était chaud et je suis allée faire un tour du côté des écuries, histoire de tâter le terrain.
Et franchement ça crin.
Jument pas : ils avaient tous l'étalon dans l'estomac, des fourmis dans les sabots, et tenaient des propos fort débridés.
J'ai tout fait pour ne pas me laisser désarçonner en évitant de monter sur mes grands chevaux et de prendre le mors aux dents, mais ces canassons ont vraiment failli me faire tourner en bourrique.
Dans deux jours, l'Asie célébrera le Nouvel An
chinois selon un calendrier basé sur les cycles lunaires. Un basculement
des énergies dans le script s'opère. Une montée en régime nette : avec le
Cheval de feu, le pas devient galop et la forêt1
s'enflamme. Une énergie Yang absolue, sans amortisseur.
La chevauchée archontique
Les chevaux au galop
On les retient vers les champs de blé
Prends mon chemin enfin
En chevauchée des étriers
On les retient
Selon la légende2 de la Grande Course organisée par l'Empereur de Jade, le Cheval, puissant et confiant,
perdit sa place à cause du Serpent caché dans ses sabots. Surpris à l’arrivée,
il réagit trop vite… et se vit ravir la sixième place par ce dernier.
Sous ses faux airs de vraie faux, le sept (7) est d'ailleurs
considéré comme un nombre divin et sacré. En réalité, c'est celui de la boucle
démiurgique. Le septième arcane3 du tarot
représentant la dissonance cognitive sous la forme d'un Chariot mu par deux
chevaux au galop : un blanc, un noir (la dualité), chacun tirant dans une
direction opposée. La tradition ésotérique évoque la puissance de direction de
celui qui tient les rênes. Mais le message est erroné car l'avatar (le
conducteur du chariot) demeure sur le plan horizontal de l'Âme incarcérée dans
la Matrice — alors que l'Esprit s'élève au-dessus de la dualité sans
rapport de force.
À bride abattue
La symbolique du Cheval est limpide : il incarne l'énergie, la franchise et la
spontanéité — mais aussi la réactivité émotionnelle qui est l'un des piliers
matriciels et qui peut le faire dévier de son axe. Le feu Yang, dont il est
question, n'est pas le feu froid tranchant de l'Esprit qui éclaire mais le feu
ardent destructeur de Mars et ses énergies guerrières qui embrasent tout.
Et nous là-haut et tous nos vaisseaux le jour sera rouge
Et puis là-haut défier le ciel et tous les drapeaux
Nous marcherons ensemble nous les mauvais anges nous les refusés
La vie ne nous touchera pas, nous les mauvais anges d’un autre baiser.
Il faut bien comprendre que le zodiaque (occidental ou chinois) est une
cartographie holographique de programmation et non un outil de découverte de
soi comme je l'ai longtemps cru et évoqué à tort. Sauf, bien sûr, pour l'Âme
privée de son Esprit qui tient à s'identifier au rôle qui lui a été assigné.
Je sais, ça pique un peu — beaucoup même. Mais je suis moi-même la
première à absorber l'onde de choc. Ce n'est pas tant que tout ce qui est dit
soit faux, mais qu'un thème astral est justement cela : un scénario astral
dont nous sommes le personnage principal.
Ce protagoniste et son histoire, ce n'est pas nous.
Ainsi, la programmation planétaire, comme l'explique Iso V. Sinclair, «
est un aspect de la Matrice qui nous maintient dans un certain état
fréquentiel. En étudiant ces influences à travers l'une ou l'autre des
astrologies, on peut commencer à identifier les schémas répétitifs, emprises
et influences qui façonnent notre perception de notre réalité. Cependant,
l'objectif ultime est de dépasser ces programmations, en réalisant que notre
essence réelle n'est pas limitée par les configurations astrales ou les
cycles planétaires archontiques. La Supraconscience nous invite à observer
ces influences sans s'y attacher, à reconnaître leur existence tout en
sachant que nous sommes bien plus que les traits et les tendances qu'elles
peuvent décrire.
»
En d'autres termes, l'être devenu conscient peut craquer le code de sa prison
vibratoire en étudiant avec discernement les courants astraux qui le manipulent — sachant qu'il y aura toujours une part de vérité/mensonge — pour en extirper les perles de cette boue astrale afin de se libérer de ces
influences pour atteindre un état de conscience supérieur.
La ruée dans les brancards
Pour 2026, les concepteurs de cette simulation mortifère ont donc prévu de
mettre un coup d'accélérateur au tempo et le feu aux poudres. La combinaison
Yang-Yang du Cheval de feu ne tempère rien : elle amplifie. L'idée devient
action. Le désir devient urgence. L'hésitation devient coûteuse.
Ce n’est pas une année de confort ni de prudence. C’est une année
d’initiatives rapides, de projets lancés sans tout verrouiller, de changements
assumés en cours de route. Le monde accélère parce que l’immobilité devient
plus risquée que l’essai.
Mais l’enjeu central n’est pas la vitesse. C’est la maîtrise de sa propre
vitesse.
Un cheval lancé peut aller loin — à condition que le cavalier reste lucide et
tienne la direction.
Pour bien naviguer, il sera préférable de canaliser l'élan plutôt que de le
freiner ; de faire preuve de patience sans étouffer l'audace ; d'innover et de
sortir des sentiers battus.
Des chevaux et des rats
Cette conception matricielle repose sur un schéma de prédation, à l'image
des Archontes qui intègrent dans la programmation zodiacale des signes ennemis
(adversaires) et des signes compatibles pour perpétuer cette polarisation,
cette friction, cette dualité.
L'aube rugit à faire trembler la charpente, J'ai l'impression d'avoir
dormi dans une cave pleine de serpents. On m'a coupé les ailes et
enduit les semelles de glu, Alors si tu comptes être mon ennemi, moi
aussi, je peux être le tien.
Il en va ainsi de même pour les « années ennemies » qui sont les années
lunaires correspondant au signe zodiacal opposé au vôtre dans le cycle des
douze animaux chinois.
Ces années, marquées par une polarité augmentée, ont en
effet tendance à apporter des énergies conflictuelles et déséquilibrées et
demandent donc une vigilance accrue.
Sont concernés, en 2026, les natifs du Rat (1936, 1948, 1960, 1972, 1984, 1996, 2008, 2020).
Fait intéressant à noter, l'année correspondant à votre propre signe n'est pas
une année de « chance » mais plutôt de « malchance ».
^ À noter que les légendes varient et
qu'il est aussi parfois question de treize animaux dont le Chat qui a finalement été exclu mais substitué au Lapin dans le zodiaque vietnamien.
Pourquoi réserver les truffes aux périodes de fêtes ? Qui décide de quand vous pouvez vous faire plaisir ? Je vous invite à tester dès maintenant cette recette gourmande bien plus savoureuse mais surtout beaucoup plus saine et moins calorique que celles que vous avez pu goûter à Noël.
Ingrédients
Pour 20 truffes :
- 200 g chocolat noir
- 150 g crème de coco - 2 cuil. à soupe sirop d'agave - 150 g de noisettes décortiquées
Réalisation
Faire fondre au bain-marie le chocolat avec la crème de coco et le sirop d'agave.
Laisser durcir 2h au réfrigérateur.
Torréfier les noisettes à 180°C sur une plaque à four. Laisser dorer 15 minutes, en retournant toutes les 5 minutes.
Hacher les noisettes.
Former des boules avec la pâte et les rouler dans les noisettes hachées.
Ces truffes se conserveront au réfrigérateur dans une boite hermétique tapissée de papier sulfurisé.
L'appel du Réel Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve.
Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...