La Saga Grisha

Après une sévère indigestion de thrillers domestiques à deux balles, vite lus vite oubliés, me plonger dans le Grishaverse de Leigh Bardugo fut une véritable délectation. Cet univers riche, que j'ai découvert grâce à la série Netflix Shadow and Bone, fait l'objet d'une trilogie et de deux duologies accompagnées d'une poignée de recueils de nouvelles et d'un roman graphique. Un monde imaginaire qui s'inspire principalement de l'Europe du début du XIXe siècle, notamment de la Russie tsariste pour Ravka dans laquelle se déroule l'action de la saga Grisha.

Les Grishas sont considérés comme des sorciers alors qu'eux-mêmes voient leurs capacités — qu'ils appellent Petite Science —  comme des extensions du monde naturel car ils ne peuvent rien créer, seulement utiliser et modifier ce qui existe déjà. À la fois craints et vénérés, ils sont au service du royaume déchiré par les guerres, officiant au sein de la Seconde Armée sous les ordres du Darkling, un invocateur de ténèbres. Ravka est maudite. Elle est coupée en deux du nord au sud par le Fold, une bande d'obscurité maléfique peuplée de volcras, des créatures monstrueuses qui se nourrissent de chair humaine.

C'est en traversant cette Non-Mer avec la Première Armée, pour ravitailler l'est du pays, coupé de ses zones portuaires, qu'Alina, une jeune orpheline et cartographe, découvre son pouvoir d'invocatrice de lumière en voulant sauver la vie de son ami d'enfance, Mal. Une découverte qui va chambouler son destin et celui de la nation toute entière. Car que fait-on de ce que l'on ne comprend pas ? On le craint, on le combat… ou bien on le transforme en objet de vénération. Et dans le Grishaverse, ces trois réactions peuvent parfois se confondre.

Leigh Bardugo, 2012 - Milan - 1216 pages

Otkazat'syas et Grishas

Alina passe du statut de citoyenne ordinaire à celui de Grisha et découvre les coulisses du Little Palace où sont formés et entraînés les membres de la Seconde Armée, perçue comme une élite par les masses ravkanes.

Je retins une chose, néanmoins : le mot que les philosophes employaient pour décrire les gens nés sans don de Grisha. Otkazat’sya ou « les abandonnés ». Les orphelins, en somme.

Certes, le terme Otkazat'sya employé par les Grishas pour désigner les « sans don » en dit long sur la manière dont cette minorité perçoit la majorité. Mais cette distinction fonctionne dans les deux sens, établissant ainsi une zone de gris qui permet de mieux saisir les motivations et les enjeux des forces en opposition. Car si les Grishas se considèrent comme une catégorie à part, leur différence devient également, aux yeux des autres, une source de méfiance et de peur, au point d'en faire des tares à éliminer : « Quand ils avaient trop bu, certains nobles exprimaient ouvertement leur opinion. Pour eux, tous les Grishas devraient être parqués et exécutés. »

En dehors de Ravka (et pour une raison bien particulière que je ne peux dévoiler au risque de divulgâcher l'intrigue), les réactions vont du rejet à la persécution, en passant par l'exploitation, l'esclavage et les expérimentations, mais le mécanisme reste le même : l'autre devient une chose parce qu'il est différent. Une différence qui fait à la fois peur et envie.

La plupart des transfuges grishas finissaient à Novyi Zem. Hormis Ravka, c’était le seul endroit où ils ne risquaient pas de devenir l’objet des expérimentations scientifiques de chercheurs shus ou d’être brûlés par les chasseurs de sorcières fjerdans. Pourtant, ils devaient rester prudents et utiliser leur pouvoir avec discrétion. Les Grishas étaient des esclaves recherchés et les commerçants kerch peu scrupuleux étaient connus pour les enlever et les vendre à des enchères illégales.

L'ordre des Drüskelles fjierdans pousse cette logique jusqu'à la caricature en justifiant leur barbarie au nom de la foi, alors même que leur comportement contredit les principes moraux qu'ils prétendent défendre : « Il y a des chasseurs de sorcières qui ne mangent pas de viande, ne portent pas de chaussures en cuir et ne tueraient pas une araignée, mais qui brûlent vivants des Grishas sur des bûchers. »

La Vie des Saints

Mais la foi ne sert pas uniquement à désigner un ennemi. Elle peut aussi fabriquer un saint. Et lorsqu'Alina devient à son tour l'objet d'un culte, la frontière entre croyance, dévotion et manipulation devient beaucoup plus trouble.

Les paysans adorent leurs saints. Ils ont soif de miracles. Et pourtant, ils n'aiment pas les Grishas.

On ressort ici les bons vieux clichés polarisants du bien et du mal, de l'ombre et de la lumière. Alina, devient l'élue, cible d'une représentation collective sur laquelle se projettent l'espoir, la peur, la foi et le besoin de miracle : « La limite est mince entre la peur et la vénération. »

Sacraliser une personne n'est finalement pas si différent de la diaboliser. Dans les deux cas, l'être humain disparaît derrière le symbole. En témoigne le récit du martyre de Sankt Ilya, noyé dans la rivière par les villageois pour avoir ressuscité l'enfant de l'un des leurs après un tragique accident de labour : « Peut-être que ce n’était pas que l’horreur et la justice qui les guidaient, mais la colère également. »

Et cette prétendue dévotion envers Sankta Alina prend elle aussi des allures de prédation : « Les corps poussaient, se battaient pour prendre leur place sur moi. Mes pieds perdirent contact avec le sol. Je hurlai quand on m’arracha une mèche de cheveux. Ils allaient me déchiqueter. »

La foi ne se contente pas de fabriquer des saints. Elle peut également devenir un puissant instrument de mobilisation collective, en bien comme en mal, jusqu'à transformer le sacrifice en vertu et la mort en récompense. Comme le résume l'Apparat : « Ils feront la guerre sans peur et mourront heureux. Il n'existe pas de pouvoir plus grand que la foi, et il n'existera pas d'armée plus puissante qu'une armée guidée par elle. »

L'Hérétique noir

Qu'est-ce qui est infini ? L'univers et la cupidité de l'homme.

La convoitise du pouvoir ne vient pas uniquement de ceux qui ne l'ont pas. Ceux qui le détiennent peuvent, eux aussi, finir par en désirer davantage comme l'illustre le parcours du Darkling que l'injustice a transformé en justicier aveugle jusqu'à commettre l'irréparable. Au départ, son intention était pourtant noble et légitime : protéger les Grishas, longtemps persécutés et contraints de vivre dans la peur : « Nous serions Ravkans, et pas juste Grishas. Ce rêve était le socle de la Seconde Armée. »

Mais à force de vouloir protéger les siens, la frontière entre défense et domination finit par se brouiller. Et lorsque le pouvoir sur la matière ne suffit plus, reste la tentation d'aller puiser dans l'interdit : le Merzost.

En ravkan, on employait le même mot pour magie et abomination. Selon la base de la théorie grisha, on ne pouvait pas créer à partir de rien. Mais c’était un principe de la Petite Science. Merzost, c’était différent : il s’agissait d’une altération dans la conception au cœur du monde.

Cependant, il serait trop facile de réduire le Darkling à l'incarnation des ténèbres face à l'invocatrice de lumière. Sa trajectoire est aussi celle d'un homme façonné par la persécution, la peur et la colère, qui finit par reproduire à son tour une partie de la violence qu'il cherchait à combattre. Et là, on voit bien à quel point la fiction rejoint la réalité matricielle. La souffrance explique certes les actes mais ne les justifie pas.

L'ombre et les os

Derrière son apparente opposition entre lumière et ténèbres, la saga Grisha interroge finalement notre rapport au pouvoir, à la différence et à la foi. Il est toutefois dommage que le côté romantasy et les sempiternelles tergiversations de l’héroïne l’emportent trop souvent sur le reste de l’intrigue, au risque d’en casser la fluidité. 

Le personnage du Darkling aurait également gagné à être davantage approfondi et présent dans l’histoire. Mais mon jugement est sans doute faussé par l’excellente interprétation de Ben Barnes dans l’adaptation télévisée qui, une fois n’est pas coutume, rend justice au récit, même si elle ne le respecte pas à la lettre.

Je trouve par ailleurs que combiner la trilogie Grisha à la duologie Six of Crows était une idée brillante, même si Netflix a finalement décidé d’annuler la série après deux saisons. Heureusement, Six of Crows, que je suis actuellement en train de lire, remplit pour l’instant toutes les promesses que la saga Grisha n’a pas su entièrement tenir.

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Sans déc ?!

Face à ses frais d'hébergement, Crowdbunker a décidé, sans préavis, de faire le ménage et de supprimer les vidéos qui ne sont pas soutenues financièrement. Une décision logique sur le plan économique, mais compliquée à gérer quand on crée du contenu gratuitement et qu'il faudrait en sus payer pour l'héberger.

Cela n'étant pas possible pour moi, je me retrouve au pied du mur. J'ai donc simplement réagi en rappelant que le travail bénévole demande déjà un temps considérable, et que cette situation posait une vraie question sur la pérennité de nos partages. 

Et là, surprise ! Au lieu d'un échange constructif, voici la réponse totalement hors sol que j'ai reçue : 

« Et bien votre vie personnelle va passer à la trappe alors ! Si vous en avez une, vous ne croyez pas ? Après chacun gère son temps comme il l'entend. Vous pouvez aussi vendre toutes vos affaires, votre logement éventuel, faire la manche et vous fouetter... A un moment je pense qu'il est bon de savoir trouver un équilibre personnellement... bonne journée »

Remarquez bien la réaction qui ne cherche même pas à être drôle et qui consiste à caricaturer le propos, attaquer la personne sur sa vie privée et lui expliquer poliment qu'elle a « un problème d'équilibre » ou « qu'elle n'a pas de vie ». Toujours et encore ce bon vieil hosto qui se fout de la charité. 

Entre l'envie de citer Audiard ou l'inspecteur Harry, des cons qui osent tout aux opinions qui sont comme les trous du cul (désolée pour la vulgarité, je ne fais que citer), j'aurais plutôt tendance à me prendre pour Obélix quand il voit des Romains. Après tout, quitte à me tendre un fouet…

Rassurez-vous, je suis restée courtoise et je lui ai renvoyé son hypocrisie en lui souhaitant également une bonne journée (qui je l'espère aura été à la hauteur de sa bassesse).

Un cas classique de bienveillance apparente qui, en réalité, cache une profonde toxicité et une forme de nombrilisme malsain.

Ce genre de cynisme cruel témoigne d'un besoin désespéré de croire que la vie est « juste » et que si quelqu'un galère, c'est forcément de sa faute. Une manière de se rassurer sur son propre sort en rabaissant l'autre.

Ce type de personnage se revendique souvent résistant, spirituel ou éveillé. Pourtant, au delà des formes et des ressentis, ce jugement froid et cette absence totale d'empathie portent la même signature vibratoire que la prédation qu'ils prétendent combattre. 

Et bien sûr, leur faire remarquer vous fera immanquablement taxer d'hypersensible qui se fait des films. Imparable ! Il y a même un terme pour ce genre de manipulation : le « gaslighting » ou l'enfumage.

Le véritable équilibre (puisqu'il en parle) ne consiste pas à imposer sa définition du succès aux autres. Il commence par le respect du chemin de chacun, sans jugement et sans fausse compassion. 

Les mots tranchants attisent certes les blessures, mais ils ne percent pas le brouillard de l'ignorance. 

La lumière de l'esprit, elle, n'a pas besoin d'éclipse pour briller.

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Cœur de glace

Petite pause estivale : je vous propose une recette gourmande, saine et peu calorique, que vous pourrez réaliser vous-même sans sorbetière. Un vrai délice !

Ingrédients

Pour 8-10 portions :

Crème glacée

-  150 g noix de cajou
-  90 ml crème de coco à 21%
-  20 g huile de coco
- 1½ cuil. à soupe beurre de cacahuète
- 1½ cuil. à soupe sirop d'agave

Nappage

- 125 g chocolat noir
- 1 à 2 cuil. à soupe huile de coco

Réalisation

Laisser tremper les noix de cajou la veille ou au moins une heure dans de l'eau bouillante puis égoutter.

Transférer dans un saladier ou un bol à mixeur avec les autres ingrédients et mixer pendant plusieurs minutes jusqu'à obtention d'une crème onctueuse mais non liquide.

Verser dans des moules en silicone et laisser durcir au congélateur pendant quelques heures.

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Ajouter un peu d'huile pour une substance bien fluide.

Démouler les glaces et les tremper dans le chocolat pour bien les recouvrir. Les sortir avec une fourchette et les disposer sur une feuille de papier sulfurisé.

Attendre quelques minutes que le chocolat ait bien durci et remettre sans attendre au congélateur.

Pour déguster, il est préférable de les sortir au moins un quart d'heure avant.

NOTE : Vous pouvez adapter en essayant d'autres parfums. Pour ma part, j'ai testé l'arôme praliné (avec de la purée de noisettes) et café (avec du café fort) mais je préfère de loin le goût un peu caramélisé de la cacahuète.

Pour les moules, j'en ai également testé plusieurs formats et il s'avère que ceux pour les barres de céréales sont les plus pratiques faute de disposer de moules à esquimau avec les bâtonnets en bois qui vont bien. 

Bonne dégustation !

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La Treizième Heure

Treize vallées silencieuses s'étendent dans la brume,
Peuplées de promesses
Et d'esprits que nous avons portés aux nues,
Mais qui ne sont que les spectres
De ceux que nous avons blessés le plus,
Et qui hantent ces lieux de leurs lamentations.

"Broken Heart (Thirteen Valleys)", Big Country (1988)

Nombre maudit selon les uns, magique selon les autres, le 13 est indéniablement porteur d'une symbolique occulte puissante. 

Pour les alchimistes, il peut changer le plomb (Saturne) en or (le Soleil), la matière en lumière. 

Les kabbalistes l'associent à la lettre hébraïque Mem, la Grande Mère ou Mater — la matière. 

Et pour les taromanciens, il correspond à l'Arcane Sans Nom (en analogie avec le signe du Scorpion, censé recouvrir en partie le treizième signe caché du zodiaque). Dans les versions plus modernes du Tarot de Marseille, il s'agit de la carte de la Mort, qui n'est qu'un changement d'état, une transformation — et pour les occultistes, la purification.

Plus prosaïquement, ce blog fête aujourd'hui (jour de Transfiguration) ses treize ans d'existence. Après avoir bouclé la boucle des douze cycles à observer les mécanismes de l'illusion, franchir le cap de la treizième année n'a rien d'un hasard. C'est le moment exact où l'on brise le cercle pour s'en extraire, transformant les croyances de plomb en silence d'or — la voix de l'Esprit. 

Treize heures, treize hors — le trésor.

Mais treize, c'est aussi le nombre de muscles qu'il faut pour sourire — contre quarante-sept pour froncer les sourcils. 

Peut-être que le véritable trésor est là : observer la comédie de ce monde avec la légèreté de ceux qui ne s'en laissent plus conter. 

Merci d'en être.

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Vibrations, fréquences, signatures vibratoires : mise au diapason

Aujourd'hui, la technologie a atteint un stade si avancé qu’il est devenu très facile de tout falsifier. À tel point que même les experts ont parfois du mal à distinguer ce qui est réel de ce qui est généré par une intelligence artificielle. 

Dans la vie quotidienne, en dehors même des réseaux sociaux — où de moins en moins de gens sont vraiment ce qu’ils prétendent être — on peut très vite se faire berner. Pas seulement par des gourous ou des escrocs, mais aussi par des manipulateurs, des pervers narcissiques, ou de faux amis. 

Pourtant, il existe un moyen infaillible de savoir à qui vous avez réellement affaire : la signature vibratoire. On la reconnaît non pas à ce que l’on voit, entend ou ressent, mais uniquement à la vibration.

Dans les milieux nouvelagistes, on parle beaucoup d'élévation de fréquence, de hautes vibrations, de taux et de signatures vibratoires, en mélangeant souvent les termes comme s'ils étaient interchangeables. Remettons donc l'église au milieu du village : votre signature n'est pas une fréquence.

La vibration est le phénomène oscillatoire d'un objet autour de son point d'équilibre. Pensez à une corde de guitare que l'on pince : ce mouvement de la corde produit une vibration.

La fréquence est le rythme, la cadence, le battement de cette vibration — le nombre de cycles par unité de temps de ce phénomène périodique. Par exemple, 440 Hz correspondra à 440 oscillations par seconde. C'est la fréquence de la note LA. Si la corde vibre lentement, on obtient une note grave. Si elle vibre rapidement, la note sera aiguë. La même chose s'applique aux couleurs où des fréquences élevées produisent des couleurs froides et des fréquences basses des couleurs chaudes.

Pour finir, l'onde est le véhicule qui permet de propager vibration et fréquence à travers un milieu. 

Quant à l'amplitude, que beaucoup qualifient à tort de taux vibratoire, c'est la force de résonance. Plus vous pincez fort la corde, plus l'écart entre la valeur maximale et la valeur médiane sur l'échelle verticale sera important et produira un son puissant. Mais, le nombre de cycles par seconde sera inchangé car la corde vibrera toujours à la même vitesse (ou fréquence).

Et la signature vibratoire dans tout ça ?

C'est la structure ou le motif unique qui caractérise un individu ou une entité. Une empreinte énergétique unique. 

Cette signature demeure relativement stable. En revanche, les fréquences avec lesquelles elle entre en résonance peuvent varier selon l'état de l'individu, ses émotions, son environnement ou les influences auxquelles il est exposé. 

Les entités peuvent effectivement imiter la forme, la voix et même le comportement mais elles ne peuvent masquer ou falsifier leur signature vibratoire. C'est leur sceau, une empreinte subtile qui reste intacte et reconnaissable par ceux qui sont capables de la lire. 

C’est pourquoi il est essentiel de s’exercer à percevoir l’énergie qui se cache derrière les apparences et les formes. En matière de discernement, ne vous fiez ni à vos sens ni à vos impressions. 

Lire les signatures vibratoires s'apprend avec la pratique. Le secret de la perception pure repose sur trois principes de base :

1. La neutralité d'observation

Ne polarisez et ne vous attachez ni à la forme ni au discours. Intéressez-vous plutôt à la densité et la fluidité de l'ensemble.

2. La stabilité de la présence 

En maintenant une attention calme et sans attente, vous créez un alignement naturel, une cohérence intérieure qui agit comme un révélateur. Dès que la forme ou le discours sonne faux, cette cohérence est immédiatement rompue.

3. L'absence d'histoire 

Ne croyez rien, ignorez le décor, regardez la structure. Tout comme un logiciel reconnaît la signature d'un fichier peu importe son nom, votre présence reconnaît la qualité d'une conscience avant même que le mental n'ait analysé le discours.

Pour développer cette lecture, vous devez rester ancrés dans votre axe. En silence et en conscience. Là où l'esprit occupe tout l'espace pendant une micro-seconde, avant même que les émotions et les croyances injectées par la simulation ne génèrent d'impression. Le fameux éclair de lucidité.

Cette fulgurance peut, par exemple, vous faire distinguer une ombre fugace dans un regard, une dissonance furtive dans un rire, un glitch de tonalité dans une voix… 

Les masques bougent — la signature reste. 

⚠️ Note importante :

Cette vidéo est remise en ligne après avoir été retirée, il y a quelques mois. Je l'ai débarrassée de ses emprunts pourtant dûment sourcés et autorisés par leur auteur puis enrichie de mises au point importantes concernant la distinction fondamentale entre fréquence, vibration et taux vibratoire dont le flou est savamment entretenu par ceux dont cela sert le discours.

Prenez l'habitude dès maintenant de me suivre sur Crowdbunker (ou Odysee) car à partir du 1er septembre, je ne publierai plus sur les canaux qui imposeront la vérification d'âge. 

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On s'en fout ! Vraiment ?

Depuis quelque temps, je vois passer beaucoup de messages de personnes spirituelles ou supraconscientes qui postent sur les réseaux sociaux pour exprimer leur je-m'en-foutisme envers la matrice, ses scripts, leur personnage, leurs liens affectifs… tout en prônant la neutralité émotionnelle. 

Ces publications sont d'ailleurs généralement massivement plébiscitées par les internautes qui s'empressent de commenter qu'eux aussi n'en ont plus rien à faire.

Soit, c'est leur droit et c'est tant mieux, j'aurais envie de dire. 

Sauf que peu ou personne ne semble remarquer l'énorme paradoxe soulevé ici : si le détachement de la simulation est si total, d'où vient l'élan de publier quasi quotidiennement pour partager cet état d'être ? Ne serait-ce pas tout simplement une quête de validation ?

Autre point : se soucier de quelque chose ou choisir de l'ignorer n'a rien à voir avec la neutralité. Ce sont deux polarités issues d'un même concept : celui de l'attention. 

La dualité est le tissu même de cette matrice. On ne peut pas en faire abstraction. La neutralité ne consiste donc pas à changer de pôle ni à nier ce concept mais juste à maintenir tous les curseurs au milieu.

Parce qu'au fond, crier sur tous les toits qu'on s'en fout du film... ça reste une manière de jouer dedans, non ?

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Sauve qui peut !

Dans le milieu de la spiritualité et des courants dits supramentaux, il existe un piège redoutable qui consiste à substituer des manuels d'interdits vibratoires aux anciens dogmes religieux.

Sous prétexte de déprogrammation, certains gourous de la conscience imposent une austérité absolue. On nous enseigne à rejeter la nature parce qu’elle serait une illusion ; à couper la musique ; à bannir les films ; et même à s'interdire de dire « je t'aime » sous prétexte que l’amour n'existerait pas dans cette densité.

Mais regardez le résultat : au lieu de libérer l'humain, ce système crée des êtres froids, coupés du vivant, coincés dans une nouvelle cage conceptuelle. 

Cela me rappelle étrangement une chaîne évangéliste où des personnes témoignaient pour expliquer que tout était copyrighté par Satan : la musique, le yoga, le cinéma, l'art... et qu'il fallait s'en remettre à Jésus pour être sauvé.

Changez simplement les noms de Satan et Jésus par ceux des figures du Nouvel Age ou de la Supraconscience, et vous obtenez exactement le même scénario de récupération.

Car tant que l'humain ne s'appartiendra pas, des structures chercheront à le posséder en lui promettant de le libérer de son prédateur.

Mais en réalité, le combat entre le bien et le mal n'est que la version horizontale de la manipulation. Au-dessus de cette dualité se joue une version verticale : une véritable trialité;  un troisième acteur qui ne cherche plus à recycler les consciences indéfiniment, jusqu'à l'usure, sur la roue du Samsara, mais à se les approprier définitivement en leur vendant une sortie de secours artificielle.

N'oublions donc pas une chose : les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis mais de simples voleurs de cheptel. Et ce cheptel, c'est nous. Du moins tant que nous n'assumerons pas pleinement notre souveraineté.

La véritable souveraineté ne consiste pas à s'anesthésier face au monde, mais à y naviguer sans qu'il ne nous possède. L’Esprit, lui, ne fuit pas le décor, il le traverse.

On nous parle souvent de sortir des polarités, mais la chaleur et la froideur sont deux extrêmes d'un même axe. La colère et la haine demeurent des vibrations basses qu'elle soient chaudes ou froides. On ne devient pas neutre ou dépolarisé en devenant glacial ou rigide. On a juste poussé le curseur à l'opposé.

La centricité, ce n'est pas le vide ou l'anesthésie. C'est ramener tous les curseurs au milieu. C’est être capable d’observer le décor en toute neutralité, d’écouter en toute objectivité, et d’aimer en toute conscience, sans rigidité.

Les mots ne sont que des outils pour le mental, ils ne remplaceront jamais le message silencieux de votre propre esprit. Alors, ne changez pas simplement de prison. Faites le vide par le plein de présence et rendez ce silence assourdissant.

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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