À l'occasion du passage à l'année du Cheval mardi dernier, j'ai battu le fer pendant qu'il était chaud et je suis allée faire un tour du côté des écuries, histoire de tâter le terrain.
Et franchement ça crin.
Jument pas : ils avaient tous l'étalon dans l'estomac, des fourmis dans les sabots, et tenaient des propos fort débridés.
J'ai tout fait pour ne pas me laisser désarçonner en évitant de monter sur mes grands chevaux et de prendre le mors aux dents, mais ces canassons ont vraiment failli me faire tourner en bourrique.
Dans deux jours, l'Asie célébrera le Nouvel An
chinois selon un calendrier basé sur les cycles lunaires. Un basculement
des énergies dans le script s'opère. Une montée en régime nette : avec le
Cheval de feu, le pas devient galop et la forêt1
s'enflamme. Une énergie Yang absolue, sans amortisseur.
La chevauchée archontique
Les chevaux au galop
On les retient vers les champs de blé
Prends mon chemin enfin
En chevauchée des étriers
On les retient
Selon la légende2 de la Grande Course organisée par l'Empereur de Jade, le Cheval, puissant et confiant,
perdit sa place à cause du Serpent caché dans ses sabots. Surpris à l’arrivée,
il réagit trop vite… et se vit ravir la sixième place par ce dernier.
Sous ses faux airs de vraie faux, le sept (7) est d'ailleurs
considéré comme un nombre divin et sacré. En réalité, c'est celui de la boucle
démiurgique. Le septième arcane3 du tarot
représentant la dissonance cognitive sous la forme d'un Chariot mu par deux
chevaux au galop : un blanc, un noir (la dualité), chacun tirant dans une
direction opposée. La tradition ésotérique évoque la puissance de direction de
celui qui tient les rênes. Mais le message est erroné car l'avatar (le
conducteur du chariot) demeure sur le plan horizontal de l'Âme incarcérée dans
la Matrice — alors que l'Esprit s'élève au-dessus de la dualité sans
rapport de force.
À bride abattue
La symbolique du Cheval est limpide : il incarne l'énergie, la franchise et la
spontanéité — mais aussi la réactivité émotionnelle qui est l'un des piliers
matriciels et qui peut le faire dévier de son axe. Le feu Yang, dont il est
question, n'est pas le feu froid tranchant de l'Esprit qui éclaire mais le feu
ardent destructeur de Mars et ses énergies guerrières qui embrasent tout.
Et nous là-haut et tous nos vaisseaux le jour sera rouge
Et puis là-haut défier le ciel et tous les drapeaux
Nous marcherons ensemble nous les mauvais anges nous les refusés
La vie ne nous touchera pas, nous les mauvais anges d’un autre baiser.
Il faut bien comprendre que le zodiaque (occidental ou chinois) est une
cartographie holographique de programmation et non un outil de découverte de
soi comme je l'ai longtemps cru et évoqué à tort. Sauf, bien sûr, pour l'Âme
privée de son Esprit qui tient à s'identifier au rôle qui lui a été assigné.
Je sais, ça pique un peu — beaucoup même. Mais je suis moi-même la
première à absorber l'onde de choc. Ce n'est pas tant que tout ce qui est dit
soit faux, mais qu'un thème astral est justement cela : un scénario astral
dont nous sommes le personnage principal.
Ce protagoniste et son histoire, ce n'est pas nous.
Ainsi, la programmation planétaire, comme l'explique Iso V. Sinclair, «
est un aspect de la Matrice qui nous maintient dans un certain état
fréquentiel. En étudiant ces influences à travers l'une ou l'autre des
astrologies, on peut commencer à identifier les schémas répétitifs, emprises
et influences qui façonnent notre perception de notre réalité. Cependant,
l'objectif ultime est de dépasser ces programmations, en réalisant que notre
essence réelle n'est pas limitée par les configurations astrales ou les
cycles planétaires archontiques. La Supraconscience nous invite à observer
ces influences sans s'y attacher, à reconnaître leur existence tout en
sachant que nous sommes bien plus que les traits et les tendances qu'elles
peuvent décrire.
»
En d'autres termes, l'être devenu conscient peut craquer le code de sa prison
vibratoire en étudiant avec discernement les courants astraux qui le manipulent — sachant qu'il y aura toujours une part de vérité/mensonge — pour en extirper les perles de cette boue astrale afin de se libérer de ces
influences pour atteindre un état de conscience supérieur.
La ruée dans les brancards
Pour 2026, les concepteurs de cette simulation mortifère ont donc prévu de
mettre un coup d'accélérateur au tempo et le feu aux poudres. La combinaison
Yang-Yang du Cheval de feu ne tempère rien : elle amplifie. L'idée devient
action. Le désir devient urgence. L'hésitation devient coûteuse.
Ce n’est pas une année de confort ni de prudence. C’est une année
d’initiatives rapides, de projets lancés sans tout verrouiller, de changements
assumés en cours de route. Le monde accélère parce que l’immobilité devient
plus risquée que l’essai.
Mais l’enjeu central n’est pas la vitesse. C’est la maîtrise de sa propre
vitesse.
Un cheval lancé peut aller loin — à condition que le cavalier reste lucide et
tienne la direction.
Pour bien naviguer, il sera préférable de canaliser l'élan plutôt que de le
freiner ; de faire preuve de patience sans étouffer l'audace ; d'innover et de
sortir des sentiers battus.
Des chevaux et des rats
Cette conception matricielle repose sur un schéma de prédation, à l'image
des Archontes qui intègrent dans la programmation zodiacale des signes ennemis
(adversaires) et des signes compatibles pour perpétuer cette polarisation,
cette friction, cette dualité.
L'aube rugit à faire trembler la charpente, J'ai l'impression d'avoir
dormi dans une cave pleine de serpents. On m'a coupé les ailes et
enduit les semelles de glu, Alors si tu comptes être mon ennemi, moi
aussi, je peux être le tien.
Il en va ainsi de même pour les « années ennemies » qui sont les années
lunaires correspondant au signe zodiacal opposé au vôtre dans le cycle des
douze animaux chinois.
Ces années, marquées par une polarité augmentée, ont en
effet tendance à apporter des énergies conflictuelles et déséquilibrées et
demandent donc une vigilance accrue.
Sont concernés, en 2026, les natifs du Rat (1936, 1948, 1960, 1972, 1984, 1996, 2008, 2020).
Fait intéressant à noter, l'année correspondant à votre propre signe n'est pas
une année de « chance » mais plutôt de « malchance ».
^ À noter que les légendes varient et
qu'il est aussi parfois question de treize animaux dont le Chat qui a finalement été exclu mais substitué au Lapin dans le zodiaque vietnamien.
Pourquoi réserver les truffes aux périodes de fêtes ? Qui décide de quand vous pouvez vous faire plaisir ? Je vous invite à tester dès maintenant cette recette gourmande bien plus savoureuse mais surtout beaucoup plus saine et moins calorique que celles que vous avez pu goûter à Noël.
Ingrédients
Pour 20 truffes :
- 200 g chocolat noir
- 150 g crème de coco - 2 cuil. à soupe sirop d'agave - 150 g de noisettes décortiquées
Réalisation
Faire fondre au bain-marie le chocolat avec la crème de coco et le sirop d'agave.
Laisser durcir 2h au réfrigérateur.
Torréfier les noisettes à 180°C sur une plaque à four. Laisser dorer 15 minutes, en retournant toutes les 5 minutes.
Hacher les noisettes.
Former des boules avec la pâte et les rouler dans les noisettes hachées.
Ces truffes se conserveront au réfrigérateur dans une boite hermétique tapissée de papier sulfurisé.
Nous avons tous entendu parler du karma, du voile de l’oubli et des annales
akashiques. Ces concepts sont omniprésents dans la spiritualité New Age et
même dans certaines traditions anciennes. Mais que se passerait-il si tout
cela était en réalité un immense système de contrôle ?
Pourquoi oublions-nous nos vies passées ? Qui décide de ce que nous devons
payer ? Et ces annales akashiques contiennent-elles vraiment la vérité ?
Aujourd’hui, nous allons voir comment ces trois concepts fonctionnent ensemble
pour maintenir l’humain captif dans la matrice.
Le voile de l'oubli
Commençons par cet outil de manipulation qu'est le voile de l'oubli.
On nous enseigne qu'à chaque réincarnation, nous oublions nos vies passées
afin d’éviter d’être accablés par des souvenirs traumatisants. Le voile de
l’oubli serait une protection permettant de recommencer sur une nouvelle page
blanche.
Mais alors, si ce voile est systématique, pourquoi certains enfants se
souviennent-ils de leurs vies passées ?
Le voile de l’oubli n’est pas naturel. Il s’agit d’une technologie de
réinitialisation matricielle, un brouillage volontaire de la mémoire destiné à
nous empêcher de percevoir la nature cyclique et forcée de l’incarnation.
Et si l’oubli était une bénédiction, pourquoi certains enfants, comme l'ont
démontré les découvertes de Robert Monroe, conservent-ils des souvenirs qui
finissent par disparaître en grandissant ?
Le fait est que la mémoire n’est pas perdue, mais verrouillée. Seule une
connexion avec l’esprit véritable permettrait de retrouver une mémoire
authentique, non filtrée par la matrice.
Le karma
Examinons maintenant la prison morale du karma.
Il nous est dit que nous devons « payer » pour les erreurs de nos vies
passées. Nos souffrances actuelles seraient dues à des actions antérieures, et
nous nous réincarnerions pour apprendre des leçons et évoluer spirituellement.
Le karma n’est pas une loi cosmique, mais un programme de recyclage des âmes.
Si nous ne nous souvenons de rien, comment pouvons-nous apprendre et
progresser ? Ce système force les âmes à accepter des souffrances inutiles et
perpétue leur captivité.
Pourquoi certaines âmes « mauvaises » mènent-elles des vies privilégiées,
alors que d’autres souffrent dès la naissance ?
Cette dette imaginaire n'a rien d'une justice divine, mais tout d'un mécanisme
de servitude qui renvoie l’âme dans la matrice astrale après chaque mort.
Les annales akashiques
Ce qui nous amène au miroir astral souvent instable que constituent les
annales akashiques.
Les annales akashiques sont souvent décrites comme une immense bibliothèque
cosmique contenant toutes les mémoires du passé, du présent et du futur. On y
accéderait par méditation, hypnose ou à travers les « gardiens akashiques ».
Mais ce que l’on nomme « annales akashiques » semble être, en réalité, une
mémoire astrale — partielle, instable, et souvent influencée par la matrice.
Si ces archives reflétaient la vérité pure, pourquoi les récits changent-ils
selon ceux qui y accèdent ? Pourquoi renforcent-elles presque toujours le
dogme du karma et la nécessité de se réincarner ?
Plutôt qu’une source fiable, elles ressemblent à une base de données
vibratoire conditionnée par les filtres de l’astral.
Consulter ces archives reviendrait à chercher la vérité sur Internet, sauf que
les résultats sont triés par un moteur de recherche invisible.
Et si elles offraient vraiment un savoir libérateur, pourquoi l’humanité
reste-t-elle engluée dans autant de confusion et d’amnésie spirituelle ?
L'objectif caché du système
Le voile de l’oubli, le karma et les annales akashiques forment une prison
invisible servant un objectif caché du système.
Le voile de l’oubli empêche de voir le cycle d’incarnation forcée, tandis que
le karma pousse l’individu à accepter sa condition, et les annales akashiques
entretiennent l’illusion du savoir.
Si ces outils étaient vraiment là pour notre bien, pourquoi nous empêchent-ils
de comprendre la véritable nature de la matrice et de notre enfermement ?
Comment se libérer de ces illusions ?
Robert Monroe, un explorateur du voyage astral, a découvert que la réincarnation n’était
pas une évolution, mais un système de recyclage forcé.
Pourquoi nous inciter à revenir encore et encore, si ce n’est pour nous
maintenir dans un cycle de servitude énergétique ?
Les témoignages abondent de vies de souffrance de personnes persuadées expier
ainsi de prétendues erreurs passées dont elles n'ont pourtant aucun souvenir
et dont certains gourous profitent afin de leur vendre des « soins karmiques
».
Pourquoi des gens passent-ils leur vie à essayer d’effacer un karma dont ils
ne se souviennent même pas ? Ne serait-ce pas un piège ?
Parmi les figures influentes qui ont promu le concept des annales akashiques,
on trouve
Linda Howe
qui en véhicule une vision « positive » mais dont les récits sont incohérents
;
Dolores Cannon, connue pour ses travaux d'hypnose régressive, mais dont les témoignages des
patients sont souvent contradictoires ; et
Edgar Cayce, surnommé le « prophète dormant » qui prétendait puiser dans les
annales, mais dont certaines des prédictions se sont avérées inexactes.
Il semblerait donc que les lectures akashiques soient influencées par des
filtres astraux et ne soient pas des vérités absolues.
Il faudrait donc éviter de rechercher ses vies antérieures via l’hypnose ou la
méditation car c'est un piège astral. Eviter également de chercher à «
purifier son karma » car cela alimente le système et ne pas tenter d’accéder
aux annales akashiques car elles sont fortement sujettes aux filtres
matriciels et à l’incohérence astrale.
Et au contraire, reprendre son autorité vibratoire et rejeter l’idée de dettes
karmiques ; comprendre que nous ne sommes pas des âmes, mais des esprits
captifs d’un corps matriciel ; se reconnecter à son esprit, seule source
fiable d’information.
Et si la véritable sortie ne consistait pas à « payer une dette », mais à
réaliser qu’elle n’a jamais existé ?
En conclusion...
Le karma, le voile de l’oubli et les annales akashiques ne sont
pas des outils d’évolution, mais des mécanismes de contrôle. Nous devons
arrêter d’accepter ces dogmes et chercher la réalité par nous-mêmes.
Et vous, avez-vous déjà remis en question ce que l’on vous a toujours dit sur
la réincarnation ?
La politique n’est pas un échec. Elle fonctionne exactement comme prévu. Les
élites ne sont pas incompétentes. Elles sont cohérentes avec le système
qu’elles servent.
Les guerres ne sont pas des dérapages. Elles sont des outils de régulation.
Les manifestations ne sont pas des révolutions. Elles sont des soupapes.
Vu d’en « bas », tout semble chaotique. Vu d’en « haut », tout est
parfaitement ordonné. Mais du point de vue supramental, une évidence apparaît
: ce n’est pas un combat de camps, c’est un théâtre de conscience.
Les élites jouent leur rôle : maintenir la peur, fragmenter l’attention,
canaliser la colère, donner l’illusion du choix. La gauche contre la droite.
Le peuple contre les puissants. Les nations contre les nations. Toujours une
opposition visible, jamais la structure invisible.
La guerre nourrit l’économie de la peur. La politique nourrit l’illusion du
contrôle. Les médias nourrissent la narration. Les manifestations nourrissent
le sentiment d’agir. Tout nourrit le système. Même la révolte. Surtout la
révolte non consciente.
Le manifestant croit lutter contre l’oppresseur, en réalité, il alimente le
champ émotionnel qui permet au système de tenir. Colère, indignation, peur,
espoirs déçus, sont des carburants pour la matrice.
Le système ne craint pas la foule, il craint le regard lucide, car le
supra-mental voit ceci : ce monde ne tient pas par la force, il tient par
l’adhésion inconsciente.
Nous participons au maintien du système, par nos peurs héritées, par nos
identités défensives, par notre besoin d’ennemi, par notre besoin de sauveur.
Les élites ne sont pas au sommet, elles sont les gestionnaires d’un champ
mental collectif, elles servent les intérêts des personnalités égotiques.
Et tant que la conscience reste horizontale, pour ou contre, eux ou nous,
victoire ou défaite, le jeu continue. Le vrai danger pour le système n’est pas
la révolution, c’est le retrait intérieur. Le moment où un être cesse de
vibrer sur la fréquence proposée. Le moment où il ne nourrit plus la peur, ni
la haine, ni l’espoir artificiel. Quand il voit.
L'être initié ne manifeste pas. Il désactive le programme. Et un système privé
d’adhésion s’effondre toujours de lui-même.
Ce monde ne changera pas quand les élites tomberont. Puisque d'autres les
remplaceront, différents et pourtant si identiques.
Il changera quand nous cesserons de croire que le combat est extérieur.
Tout est notre projection. Rien n'est plus écrit lorsque nous effaçons le
programme.
La matrice ne tient pas par la force. Elle tient par l’adhésion invisible. Ce
qui permet au rêve de durer. Aucune prison ne tient par la force. Elle tient
par l’accord de ceux qui y vivent.
On n’enferme pas une conscience. On lui propose un cadre…et elle s’y installe
d’elle-même.
Le consentement ne ressemble pas à un « oui ». Il ressemble à l’habitude,
l’espoir, la peur de perdre, le besoin de sens, l’attente d’une récompense…
Tant que vous attendez quelque chose du système, vous avez déjà consenti.
Tant que vous cherchez une amélioration, vous acceptez le cadre.
Tant que vous demandez une permission, vous reconnaissez une autorité.
La domination la plus parfaite ne fait pas de bruit. Elle rassure. Elle
explique. Elle promet. Et surtout, elle laisse croire que l’alternative
n’existe pas.
Le consentement n’est pas moral. Il est structurel.
Le retirer ne demande ni colère, ni lutte, ni révolution. Il demande une seule
chose : cesser d’y croire. Le jour où vous n’adhérez plus, le mécanisme tourne
à vide. Et ce jour-là, le système ne s’effondre pas. Il devient simplement
inutile.
Aucun pilier de la matrice n’a été imposé. Tous ont été acceptés.
2025 aura été, à tous points de vue, une année difficile. Tant au niveau des
prises de conscience brutales que sur le plan événementiel. Résultat : j’ai
beaucoup moins eu le temps de lire.
Dans la sélection ci-dessous ne figure pas la saga
Harry Potter que j'ai revisitée intégralement sous forme audio,
avec les voix de Bernard Giraudeau (tomes 1-4) et Dominique Collignon-Maurin
(tomes 5-7). Deux formidables acteurs (tous deux aujourd'hui décédés) qui
apportent une dimension supplémentaire au récit sans enfermer l'imaginaire
comme c'est malheureusement le cas (et le but) des films.
Ne figure pas non plus le premier volume de l'Élixir d'oubli, adaptation du deuxième tome du Paris des Merveilles de Pierre
Pevel que l'on pensait compromise avec le décès brutal d'Étienne Willem qui en
avait réalisé une quinzaine de planches. C'était sans compter sur le talent de
Capia, une jeune dessinatrice belge qui a su reprendre avec brio le style
graphique de son prédécesseur pour notre plus grand plaisir. Même si c'est
difficile de se dire qu'Étienne, qui semblait tout droit sorti d'une de ses BD
avec son kilt et sa pipe, ne reviendra plus jamais hanter les salons
littéraires francophones.
J'ai également lu avec bonheur l'adaptation en roman graphique du premier tome
de la Passeuse de mots, une série fantastique que je vous avais présentée l'an dernier et dont je
n'ai d'ailleurs toujours pas terminé le tome 4, tant le récit est devenu
ennuyeux. Pourtant les deux premiers étaient palpitants. C'est bien souvent le
souci avec les séries. Exception faite de celles écrites par J. K. Rowling qui
sait toujours exactement où elle va et comment tenir le lecteur en haleine
jusqu'à la dernière page.
1. The Hallmarked Man
Un cadavre démembré est découvert dans la chambre forte d'une bijouterie.
La police pense initialement qu'il s'agit d'un ancien condamné pour vol à
main armée, mais tout le monde ne partage pas cette théorie. Parmi les
sceptiques figure Decima Mullins, qui fait appel au détective privé Cormoran
Strike, car elle est convaincue que le corps retrouvé dans la chambre forte
est celui de son petit ami - le père de son enfant qui vient de naître - qui
a disparu sans prévenir. A mesure que Strike et sa partenaire Robin Ellacott progressent dans leur
enquête, les dédales de l'affaire se multiplient. La boutique d'argenterie
n'a rien d'ordinaire : située à côté du Freemasons' Hall, elle est
spécialisée dans l'argenterie maçonnique. Outre le voleur armé et le petit
ami de Decima, il apparaît clairement que d'autres hommes disparus
pourraient correspondre au profil du corps retrouvé dans la chambre
forte. Alors que l'affaire devient de plus en plus compliquée et dangereuse,
Strike se trouve confronté à un autre dilemme : Robin semble de plus en plus
attachée à son compagnon, le policier Ryan Murphy, mais le besoin de lui
déclarer ses sentiments devient plus pressant que jamais.
Robert Galbraith, 2025 - Sphere Books - 1072 pages
***
Comme je l'évoquais à l'instant, J. K. Rowling est un des rares auteurs dont
les séries ne me déçoivent jamais. Et ce huitième opus des enquêtes de
Cormoran Strike (publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith) ne faillit pas
à la règle. Même si je l'ai trouvé beaucoup moins intense que le précédent
dans lequel Robin infiltrait une secte et s'en sortait de justesse malgré un
traumatisme — qui continue d'ailleurs de la hanter dans ce nouvel épisode.
C'est bien là tout l'attrait de cette saga qui mêle enquêtes complexes et
rebondissements à l'évolution d'une relation tout aussi compliquée entre les
deux protagonistes, exploitant le « slow burn » à son maximum. Il est clair
que sans ces personnages plus vrais que nature (et non infaillibles) —
beaucoup plus attachants qu'une Miss Marple ou un Sherlock Holmes d'antan —,
la série perdrait certainement tout son attrait.
Que dire sans divulgâcher l'intrigue ?
Déjà qu'il vaut mieux être bilingue car visiblement, la maison Grasset, qui
publie la série en France, semble être en désaccord politique avec les
positions de son autrice sur les réseaux sociaux et aurait gelé la parution
des deux derniers tomes — pourtant des bestsellers dans le monde entier.
Bienvenue au Wokistan, le royaume des « veillés » (woke) autoproclamés « éveillés » (awake).
Contrairement à ce que l'on pourrait croire en lisant le quatrième de
couverture, les Francs-maçons ne sont pas vraiment au cœur de cette histoire. Mais
chut, je n'en dirai pas plus. La pédophilie par contre… le trafic d'êtres
humains... la culture de l'annulation... la manipulation... la corruption au
sein de la police... L'habit fait toujours le moine. Sauf pour Cormoran et
Robin bien sûr.
Vivement le tome 9 !
2. L'Institut
Bienvenue à l'Institut. Quand les enfants y entrent, ils n'en sortent plus.
Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de
Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.
Luke se réveille à l'Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf
qu'elle n'a pas de fenêtre. Dans le couloir, d'autres portes cachent
d'autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ?
Qu'attend-on d'eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à
s'enfuir ? Aussi angoissant que Charlie, d'une puissance d'évocation égale à
Ça, L'Institut nous entraîne dans un monde totalitaire... qui ressemble
étrangement au nôtre.
Stephen King, 2020 - Albin Michel - 608 pages
***
Ce n'est un secret pour personne, Stephen King a longtemps été un de mes
auteurs favoris. Ceci dit, avec le temps et sa productivité hors norme, j'ai
un peu perdu le fil de sa bibliographie assez inégale. Et sa tendance à
toujours explorer les mêmes thèmes et les mêmes types de personnages a même
fini par me lasser. C'est ainsi que j'étais passée totalement à côté de cette
pépite, parue en 2020, qui renoue avec le meilleur du maître de l'épouvante —
cette fois, sans basculer dans le fantastique ou le surnaturel mais plutôt en
exposant les monstres du réel. Non pas ceux qui guettent les petits enfants,
tapis au fond des égouts (Ça), mais ceux qui viennent les kidnapper chez eux, pendant leur sommeil, pour
les torturer en invoquant la raison d'état et le sacrifice patriote pour le
bien commun (sic). À vomir.
Là où d'aucuns évoquent une référence aux projets de contrôle mental comme MK
Ultra (aujourd'hui déclassifié), les activités de cet institut secret me
semblent davantage en rapport avec un programme secret mené par l'armée
américaine, pendant plusieurs décennies (de la guerre froide et jusque dans
les années 90) qui avait recours à la « psychoénergétique » — la
psychokinésie, la télépathie et, surtout dans le cas de la désormais célèbre
expérience de Fort Meade, dans les années 70, la « vision à distance » — pour
collecter des renseignements. Dans le cadre du projet Stargate, nom
collectif désignant une série de programmes portant des noms de code tels que
Grill Frame et Sun Streak, le gouvernement des États-Unis
formait une armée de télépathes. Ou, du moins, essayait de le faire.
À noter qu'une adaptation télévisée sous forme d'une mini-série de 8 épisodes
est sortie cet été sur la chaîne HBO. Même si les acteurs sont tous excellents
et si le scénario reste assez fidèle au roman, certains raccourcis
scénaristiques me semblent discutables d'autant qu'ils amputent l'histoire de
tout son suspens. En outre, pour cibler un public adolescent, de nombreux
éléments ont été édulcorés et les enfants ont l'air beaucoup plus vieux que
dans le récit de King. Je conseillerais donc plutôt de lire le livre.
3. Caraval
Bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps
! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de
toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez
à l'esprit qu'il s'agit d'un jeu... Nous tenterons de vous convaincre que ce
qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n'est qu'illusions.
Alors prenez garde à ne pas vous laisser trop emporter. Car les rêves qui se
réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en
cauchemars si l'on ne se réveille pas...
Je l'avoue : j'ai toujours détesté les romans à l'eau de rose. Et ce n'est pas
ce qu'est la trilogie Caraval (ou quadrilogie si l'on tient compte
d'une novella « bonus » uniquement disponible en anglais) même si elle est
étiquetée « romance fantastique ». Destinée à un public de « jeunes adultes »,
on est bien loin de l'érotisme torride — limite hardcore — de la
série Fever de Karen Marie Moning, également affublée de la même
étiquette.
Un univers carnavalesque et théâtral qui m'a tout de suite fait penser aux
films de Tim Burton mais surtout aux illustrations de Ciro Marchetti —
notamment son Oracle des visions. Il est d'ailleurs question de cartes divinatoires dans les deuxième et
troisième tomes, ainsi que d'un certain valet de cœur bien gratiné.
Ma lecture de ces romans n'a sans doute rien à voir avec le message de leur
autrice mais je n'ai pu m'empêcher de dresser un parallèle avec la simulation
matricielle. Là encore, je ne peux expliciter au risque de divulgâcher
l'intrigue. Le thème principal tourne autour des faux semblants, des
projections, du rêve dans le rêve et au sens plus large de la nature de ce que
nous appelons « réalité ». Dommage que le dernier tome peine à rester
cohérent, mais comme je le disais plus haut, cela semble être un problème
récurrent inhérent à beaucoup de sagas.
4. Le Secret des secrets
Éminent professeur de symbologie, Robert Langdon se rend à Prague pour une
conférence révolutionnaire sur la noétique donnée par Katherine Salomon,
avec laquelle il vient d’entamer une relation. La scientifique est sur le
point de publier un essai explosif sur la nature de la conscience humaine
qui pourrait bouleverser des siècles de croyances établies. Mais un meurtre
brutal précipite leur séjour dans le chaos, et Katherine disparaît soudain
avec son manuscrit. Langdon devient la cible d’une puissante organisation et
se retrouve pourchassé par un être terrifiant issu de la plus ancienne
mythologie de Prague. Alors que l’intrigue se déploie à Londres et à New
York, Langdon cherche désespérément Katherine… et des réponses. Dans une
course contre la montre à travers le double monde de la science futuriste et
de la tradition mystique, il découvre une vérité choquante sur un projet
secret qui changera à jamais notre conception de l’esprit humain.
Dan Brown, 2025 - J.C.Lattès - 704 pages
***
Je ne m'en cache pas, j'adore les romans de Dan Brown pour évacuer le
trop-plein routinier et ennuyeux de mon quotidien matriciel. Toutefois, depuis
la parution du Da Vinci Code en 2003, j'ai vite compris qu'il ne
fallait surtout pas y voir autre chose que de la fiction surfant sur la vague
ésotérico-complotiste en vogue depuis les événements du 11 septembre.
Après huit ans d'absence et 250 millions de livres vendus, la formule
fonctionne toujours, faisant de Dan Brown l'un des auteurs les plus lus (et
vendus) à travers le monde. Hallucinant même de voir tous les dispositifs
anti-fuite mis en place autour de la sortie mondiale de ce nouvel opus des
aventures du professeur Robert Langdon. Les traducteurs ont dû
travailler durant huit mois depuis «
un lieu tenu secret, un véritable bunker », et ce sans accès à
internet. Chaque soir, ils devaient placer les feuilles «
dans un coffre-fort, dans une pièce fermée à clé ». Et une fois les
romans imprimés, ils étaient enfermés «
dans des pièces surveillées par des vigiles jour et nuit ».
Amusant car dans le Secret des Secrets, il est justement question d'un important manuscrit à paraître dérobé sur le
site d'un éditeur. Pour ce qui est de la traduction française, préférez le
texte en anglais si vous le pouvez car elle est truffée de coquilles. À tel
point que dans la scène d'ouverture, le personnage impliqué change de sexe
toutes les deux phrases, si bien qu'on n'y comprend rien. Inadmissible
qu'aucune relecture n'ait été faite avant parution.
Pour ce qui est de l'histoire, le thème rappelle étrangement celui de
l'Institut mais contrairement à King, beaucoup plus réaliste,
chez Brown, tout finit toujours bien et les méchants ne sont pas si méchants
que ça finalement. Sinon, la visite guidée de Prague était plutôt sympa.
L'appel du Réel Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve.
Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...