Est-ce juste mon imagination ?

Je vous avouerais que c'est bien la première fois que j'ai autant de mal à écrire un article pour le Projet Eklabugs. Et pour cause. Dans un tel climat anxiogène, notre imagination est plus à même de nous entraîner vers les terres dévastées du Mordor que dans les pâturages verdoyants de la Comté. Raison pour laquelle nous avions envisagé un temps de reporter la session avant de nous dire que finalement c'était une mauvaise idée parce que tous nos repères ayant basculé, il était en quelque sorte de notre devoir de maintenir ce rendez-vous ludique. Histoire de canaliser et exprimer nos incertitudes plutôt que de les laisser nous ronger de l'intérieur.

Anatomie de l'image in air

L'imagination est absurde,
Elle t'entraine bon gré mal gré.
Par exemple, elle me fait te désirer
Et pourtant je ne peux imaginer
La réciproque...

"Imagination", Ella Fitzgerald (1940)

Du latin imaginatio (image, vision), l'imagination est la faculté de se représenter ou de former des images à travers l'esprit à partir d'éléments dérivés de perceptions sensorielles ou bien de façon abstraite. C'est un pilier essentiel à l'invention de nouvelles idées dans les domaines scientifique, technique ou artistique et c'est à elle que l'on doit les plus grandes découvertes et les plus belles œuvres d'art.

Mais qu'est-elle vraiment et d'où nous vient-elle ?

>
© Alex Schlegel et al., Pnas

Grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), une équipe de scientifiques américains du Massachussetts a réussi à confirmer la théorie selon laquelle l'imagination serait le produit de l'activation de plusieurs zones cérébrales interagissant entre elles pour fabriquer de nouvelles idées ou images mentales. Parmi les zones identifiées lors de leurs expériences, on trouve notamment le cortex visuel. Cependant, les chercheurs n'ont toujours pas réussi à décrypter le fonctionnement du circuit neuronal conduisant à la formation de telles pensées. (Source)

L'imagination est plus importante que le savoir.

Albert Einstein

Que la science « classique » s'acharne à démontrer que l'imagination, au même titre que le rêve ou l'inspiration, n'est que la résultante de fonctions biologiques (tout comme l'amour, par exemple, qu'elle réduit à un processus chimique), cela n'a rien de nouveau et devrait, dans le contexte actuel, vous inciter à vous poser de sérieuses questions quant à ceux qui disent vouloir votre bien et qui ne voient en vous que de simples machines organiques. Cette manière qu'ils ont de nier les découvertes de la physique quantique, la qualifiant de pseudo-science et n'hésitant pas à ridiculiser, vilipender, ruiner, détruire, emprisonner voire assassiner tous ceux en mesure d'apporter les preuves de cette supercherie, est purement révoltante.

Combien de temps encore va-t-il falloir aux moutons coincés du bulbe pour cesser d'être dans le déni et arrêter de s'en prendre à ceux qui essaient de leur ouvrir les yeux parce que ça les rassure de nous croire fêlés de la cafetière ? C'est maintenant ou jamais s'ils ne veulent pas finir en méchoui. D'autant que Pâques n'est plus que dans une quinzaine. Imaginez ne plus imaginer, ne plus rien ressentir. Vous ne pouvez pas ? Moi, non plus. Parce que c'est impossible.

Nous ne sommes pas des corps animés de vie mais des consciences faisant l'expérience de la densité (matière) par l'intermédiaire d'enveloppes biologiques. Un peu comme dans le film Avatar.

Les ailes de l'esprit

Aucun argent ne peut acheter
L'imagination
Avec moi ce soir
L'appel de mon imagination
Une toute autre vision intérieure

"Imagination", Simple Minds (2014)

Dans l'ordre logique des choses, la question qui vient ensuite naturellement à l'esprit porte sur la différence entre l'imagination et le rêve.

Dans le rêve, comme nous l'avons vu, c'est l'insconscient qui s'exprime librement sans le filtre de la conscience. L'imagination, quant à elle, est une forme de rêve éveillé en pleine conscience où le mental collabore avec le Soi pour élargir notre champ du possible et notre perception de la « réalité ».

L'homme qui n'a pas d'imagination n'a pas d'ailes

Mohammed Ali

Pour Lulumineuse, ceux que l'on appelle les « enfants indigo » auraient une conscience liée à de multiples réalités : « Ces enfants qui vont naitre dans la stimulation de leur cerveau, dans l'imagination et dans la réception d'énormément de réalités à la fois, on va leur dire "Ouah, t'es complètement fou, t'es dans un monde qui n'existe pas". Parce qu'eux sont uniquement et complètement immergés dans une réalité de matière et ont établi que c'était la seule et unique réalité ». Ainsi, dit-elle, on va leur administrer des médicaments « pour qu'ils arrêtent de divaguer » parce que ceux qui décrètent la « normalité » voient sur une fréquence très limitée par rapport au spectre beaucoup plus large que perçoivent ces enfants. (Source)

La clef du champ

La logique vous mènera d’un point A à un point B. L’imagination vous emmènera où vous voulez.

Albert Einstein

Et l'inspiration dans tout ça ?

« Il y a beaucoup de mystère et de magie dans l'écriture et la composition de chansons et d'où tout cela provient » expliquait récemment Ed O'Brien sur une station de radio américaine. « Parce que, pour ma part, quand je sors de mon abri de jardin au bout de quatre ou cinq heures avec un truc, je ne saurais dire ce qui s'est passé. Et si vous me posez la question du comment, je n'en ai pas la moindre idée. Ce qui est intéressant, c'est que lorsque vous discutez avec d'autres auteurs-compositeurs, c'est exactement la même chose. Nous sommes comme des tuyaux, j'en ai l'intime conviction. Et ce qu'il y a de bien, c'est que c'est une belle leçon d'humilité. Parce que ce n'est pas vraiment "MOi qui l'ai fait" mais plutôt "j'étais dans telle situation et pour une raison inconnue, ça m'a traversé et je l'ai capturé". Ce qui me plait, c'est que ça vient du cœur et que ça n'a rien à voir avec l'ego. C'est un peu comme si on se mettait au service de la musique. » (Source)

La réalité doit beaucoup à l'imagination.

John Lennon

En termes quantiques, ce que nous explique Ed, c'est qu'il canalise l'inspiration dans le champ unitaire universel (ou champ morphique) qui, comme nous l'avons également vu (voir Articles connexes) est un champ d'énergie constitué de la somme de toutes les énergies auquel tout être vivant serait relié. Le fait que certains captent et d'autres non a forcément à voir avec le niveau de conscience d'un individu. Ainsi quelqu'un de profondément ancré dans la matière et dans ses croyances sera souvent dépourvu d'imagination et par delà d'inspiration. Il fonctionnera à la logique pure et uniquement en fonction de la base de données acquise de son mental conditionné.

L'imagination est un trésor

Il n'existe à ma connaissance
Aucune existence
Comparable à l'imagination pure.
Y vivre c'est être libre
Si c'est vraiment ce que tu désires.

>Pure Imagination", Josh Groban (2015)

L'imagination est quelque chose qui se cultive. Pour cela, il faut que l'esprit soit suffisament fécond pour que les idées y germent et portent leurs fruits.

Nous naissons tous avec un potentiel d'imagination illimité qui est notre porte sur l'univers et le champ unitaire. Mais le système éducatif et la matrice sociale se chargent bien vite de nous cadenasser l'esprit de telle sorte qu'une fois adultes, la grande majorité d'entre nous ne cherche plus à franchir cette porte barricadée d'une interdiction d'entrer censée mener au royaume de l'impossible, pays des chimères. Elle préfère de loin la consommer. Et on la lui sert volontiers, formatée comme il se doit, et ainsi la boucle est bouclée. Et nous aussi.

« Je suis sûr que nous sommes faits pour nous entendre et dans ce cas ta guérison ne fait aucun doute. L'imagination est un trésor » m'avait écrit en dédicace un poète sur la page de garde de son recueil illustré. Je n'ai jamais oublié ces mots. Toute ma vie, ils m'ont guidée comme un écho vers ce que je suis aujourd'hui. Et ce n'est pas faute de m'être entendue dire que je n'avais pas les pieds sur terre, que je ne comprenais rien à la vie, et que bla bla bla.

L'imagination est un trésor et c'est bien pour cela que les fous qui ont la mainmise sur l'humanité s'évertuent par tous les moyens à nous en dépouiller.

Sachez qu'il n'y a rien d'inimaginable et que vos seules limites sont celles de votre imagination.

Je n'irai tout de même pas jusqu'à vous demander d'imaginer ce qu'ont pu écrire les autres participants dont vous trouverez la liste ci-dessous, mais plutôt d'aller le lire directement.

Projet EklaBugs #56

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L'impact de la résonance morphique

Lorsque je rencontre des pionniers dans certains domaines de la culture alternative, j'ai parfois le sentiment que même s'ils œuvrent à petite échelle — ce qui peut être au sein d'un petit éco-village, d'une prison isolée ou d'une communauté unique dans une zone de guerre ou de gangs —, ils le font en notre nom à tous. Pour moi, les changements qu'ils apportent créent une sorte de modèle à suivre pour nous autres afin que nous puissions accomplir en peu de temps ce qui leur aura pris des décennies d'effort et d'apprentissage. Quand je vois, par exemple, comment mon amie R est parvenue (alors que cela semblait perdu d'avance) à guérir en profondeur des abus qu'elle a subi dans son enfance, je pense que si elle en a été capable cela veut dire que des millions d'autres comme elle le peuvent aussi et que sa guérison va leur faciliter la tâche.

Il m'arrive même de pousser cette réflexion un peu plus loin. Une fois, dans un refuge pour hommes, un des participants nous avait montré des cicatrices sur son pénis occasionnées par des brûlures de cigarette infligées par un parent adoptif pour le punir quand il avait cinq ans. Cet homme était dans une puissante phase de libération et de pardon. En un éclair, je compris alors que sa raison d'être, ici bas sur Terre, était de recevoir et guérir cette blessure comme un acte de service pour nous tous qui allait transformer le monde. Je lui ai dit : « J, si tu n'accomplis rien d'autre dans cette vie que te guérir de ça, alors tu auras rendu un immense service à l'humanité ». Une vérité palpable pour tous ceux en présence.

L'esprit rationnel, enlisé dans la séparation, est dubitatif quant aux changements que cela serait susceptible d'induire. Pour lui, cette guérison ne pourrait avoir de répercussions au-delà de l'influence directe personnelle de cet homme que si elle était rendue publique pour en faire, par exemple, une histoire inspirante. Ce que je ne conteste pas. L'histoire de la guérison de J tire peut-être son influence du récit que je vous en fais actuellement. Il n'en demeure pas moins que les récits ne sont qu'une partie des vecteurs de manifestation possibles d'un phénomène beaucoup plus universel. Certes, faire connaître votre projet, votre guérison personnelle ou ce que vous avez inventé pour la société est un des moyens de transformer le monde. Mais même si personne n'en entend jamais parler, même si personne sur cette planète ne peut le voir, l'impact n'en sera pas moindre.

La résonance morphique

Le principe invoqué ici est celui de la « résonance morphique «, un terme inventé par le biologiste Rupert Sheldrake. Il se présente comme une propriété fondamentale de la nature qui rendrait les formes et motifs contagieux : ainsi dès que quelque chose se produirait quelque part, cela entraînerait la même chose à se reproduire ailleurs. Un de ses exemples favoris est celui de certaines substances comme le turanose (forme de saccharose présente en faible quantité dans tous les miels — N.d.T.) et le xylitol (sucre de bouleau, utilisé comme édulcorant naturel — N.d.T.) qui, après avoir conservé leur état liquide pendant des années durant se sont mises soudain à cristalliser dans le monde entier. Des chimistes ont passé des années parfois à essayer d'en obtenir des formes cristallines et une fois leur but accompli, le processus est désormais facile comme si ces substances avaient appris comment faire.

Sheldrake évoque la possibilité que ce phénomène puisse s'expliquer par des « particules d'ensemencement » — de petits morceaux de cristaux emportés par le vent ou se retrouvant sur la barbe d'un chimiste de passage pour atterrir dans une solution sursaturée, initiant ainsi la cristallisation. Donc, dit-il, testons la théorie de la résonance morphique en isolant un échantillon dans un laboratoire où l'air est filtré. Si les cristaux s'y forment toujours facilement, cela validera cette théorie.

Je concède à Sheldrake que certains aspects du mystère de la cristallisation s'opposent à l'explication des particules d'ensemencement et que son expérience la réfute. Là où je suis toutefois en désaccord est que si l'explication par les particules d'ensemencement s'avère vraie, elle invalide celle de la résonance morphique. Or c'est tout le contraire : le principe universel de résonance morphique demeure que la poussière de cristaux soit ou non le vecteur de sa transmission. Si l'expérience d'isolation fonctionne, on pourrait exiger que le labo soit également sous protection électromagnétique, la « semence » pouvant aussi être une vibration électromagnétique. Et il y a peut-être d'autres influences dont nous n'avons pas la moindre idée. Sheldrake semble vouloir séparer la résonance morphique de tout type de causalité directe, mais et si toutes ces influences causales n'étaient pas des alternatives à l'induction du champ morphique mais plutôt des exemples de la manière dont opère ce dernier ? Ce serait là l'opportunité d'élargir le domaine de la matière en incorporant les propriétés de l'esprit plutôt que d'avoir recours à quelque chose d'extramatériel pour accorder de l'intelligence à un monde matériel inanimé.

Ré-imaginer la cause à effet

Dans le même ordre d'idée, l'impact sur le monde de nos transformations à l'échelle personnelle, relationnelle ou locale pourrait tout aussi bien se produire par le bouche à oreille que par l'effet ricochet de personnes transformées transformant à leur tour d'autres personnes. Ce sont là deux mécanismes de transmission de cause à effet que notre mental conditionné à la séparation que notre mental conditionné à la séparation est en mesure d'accepter. Ce que nous avons toutefois du mal à admettre est que les répercussions de nos actes ne dépendent pas de ces mécanismes qui ne sont que des vecteurs d'implémentation d'une loi métaphysique universelle. Même si personne n'entend jamais parler de votre acte de compassion — même si le seul témoin visible est une personne mourante, l'effet n'en est pas moins puissant que si quelqu'un en faisait un documentaire.

Je ne suis pas en train de dire qu'il faudrait par conséquent rejeter tous les moyens traditionnels de propagation de notre travail, je préconise d'entretenir une certaine confiance en la signification de tout ce que nous faisons même lorsque notre vision ne parvient pas à pénétrer les voies mystérieuses et sinueuses par le biais desquelles nos actions parviennent au monde plus vaste.

Il y a quelque chose d'insensé dans les actes les plus magnifiques et ceux qui transforment profondément le monde sont ceux que l'esprit de séparation ne peut comprendre. Le livre sortira sans doute, peut-être un documentaire sur un projet de réconciliation, mais il doit d'abord y avoir une latence, un temps pour faire une chose pour elle-même, un temps de concentration introspective sur le but et non le « méta » but. C'est de là que vient la magie. De là qu'affluent les synchronicités ; il n'y aucun sentiment d'obligation, juste de participer à initiative à large échelle qui semble dotée d'une intelligence qui lui est propre. Vous débarquez au bon endroit au bon moment. Vous répondez à des besoins concrets.

Croyez-vous que changer le bassin à uriner d'une vieille femme peut transformer le monde ? Si vous le faites pour cette raison, ça ne marchera pas. Mais si vous le faites parce qu'elle en a besoin, alors oui, c'est possible.

Il y a plusieurs années, Patsy, mon épouse d'alors, était agent immobilier. En phase terminale, Madame K., la mère d'un client, vivait dans une maison délabrée en dehors de la ville. Un jour, Patsy s'est rendue chez cette dame pour prendre des mesures et l'a trouvée gisant sur le sol dans son urine et ses excréments, incapable de se lever. Elle a passé une heure à lui faire sa toilette et lui a donné la soupe aux œufs qu'elle avait acheté pour son propre déjeuner — les seuls aliments nutritifs que Madame K. avait ingurgités depuis longtemps, son fils ayant deux emplois et habitant à une heure de chez elle. Elle mourut peu de temps après et au lendemain de sa mort, la maison s'écroula comme si elle ne tenait que par les habitudes et les souvenirs de sa propriétaire.

À l'époque, Patsy n'aurait jamais imaginé que cette réaction humaine instinctive envers une femme dans le besoin allait ou aurait pu changer le monde. Cela ne lui traversa pas du tout l'esprit, ce qui est bien naturel. Son choix d'aider avait mis en balance sa compassion et les besoins concrets de son emploi du temps chargé. Une partie de son mental lui disait d'appeler la police, qu'elle allait rater ses autres rendez-vous, que ce n'était pas de sa responsabilité, que cela n'avait aucune importance... Mais inconsciemment, elle savait, au contraire, que c'était important. Tant de voix font pression sur nous pour oublier l'amour, oublier l'humanité, sacrifier le présent et le réel pour ce qui nous parait plus réaliste. C'est là que l'on se trouve l'antidote au désespoir : en évacuant nos illusions de réalisme, nous nous reconnectons aux besoins du présent auxquels nous sommes confrontés, permettant ainsi à ces actes insensés et irréalistes de produire des miracles.

Reconnaître son impact

Le principe de la résonance morphique légitime l'importance perçue de ses actes absurdes et invisibles. Le champ morphique nous incite-t-il à nous fier à ces élans de compassion ? Le champ morphique nous incite-t-il à donner le meilleur de nous-même pour satisfaire aux besoins qui se présentent à nous ? Imaginez si nos politiciens et dirigeants de grandes entreprises se retrouvaient pris dans dans ce champ à agir avec compassion plutôt que par calcul, par humanité plutôt que selon des motifs purement abstraits.

Il ne fait aucun doute que certains d'entre vous doivent se dire que « Eisenstein a l'air de penser que si tout le monde se soucie de prendre soin de sa grand-mère et de ramasser les ordures dans le parc, le réchauffement climatique, l'impérialisme, le racisme et tous les autres problèmes catastrophiques auxquels est confrontée notre planète vont se résoudre d'eux-même comme par magie ».

Tout d'abord, les actions personnelles, locales ou invisibles que j'ai évoquées n'excluent aucunement d'autres types d'action comme écrire un livre ou organiser un boycott. En fait, entendre l'appel et se fier au moment choisi pour les premières favorisent la même disposition envers les dernières. Je parle d'un mouvement massif vers une espace d'inter-être depuis lequel on agit pour chaque type de situation. L'univers invoque nos dons sous différentes formes à divers instants. Lorsque cet appel touche au personnel et restreint, entendons-le pour en prendre l'habitude quand il touchera à quelque chose de plus vaste et publique. Cessons d'écouter la logique de la séparation qui dévalue le petit et le personnel.

Lorsque mes deux aînés étaient petits, j'ai été père au foyer pendant plusieurs années, plongé dans un univers de couches et de courses tout en essayant d'écrire mon premier livre. Souvent je me suis senti terriblement frustré, à me torturer l'esprit de pensées telles que « j'ai tant de choses importantes à partager avec le monde et je me retrouve ici à changer des couches et à faire la cuisine toute la journée ». Ces pensées me détournaient du don à portée de main et me rendaient moins présent avec mes enfants. Je ne comprenais pas que ces moments où je me résignais à la situation, laissais tomber mon travail d'écriture et me consacrais pleinement à mes enfants avaient un effet tout aussi puissant sur l'univers que n'importe quel livre que j'aurais pu écrire.

Imaginez-vous sur votre lit de mort à vous repasser le film de votre vie. Quels moments vous paraîtront les plus précieux ? Envers quels choix éprouverez-vous le plus de reconnaissance ? Pour Patsy, ce sera faire la toilette de Madame K. bien plus que pour tout bien immobilier qu'elle aura pu vendre. Pour moi, ce sera pousser Jimi et Matthew en haut de la colline dans leurs petites voitures plus que n'importe quelle réalisation publique dont je me souvienne. Sur mon lit de mort, je serai reconnaissant pour chaque choix de connexion, d'amour et de service.

Pouvez-vous approuver un univers dans lequel ces perceptions au seuil de la mort seraient fausses ? Pouvez-vous approuver un univers dans lequel nous devons nous blinder pour mettre ces choses de côté afin de pouvoir nous consacrer plus efficacement à sauver la planète ? Vous ne voyez pas que nous blinder pour dépasser notre humanité est justement ce qui est à l'origine de nos problèmes ?

Adopter de nouveaux paradigmes scientifiques

C'est de l'histoire ancienne. Nous en avons presque terminé de nous conquérir nous-mêmes tout comme nous sommes arrivés presque au bout de notre conquête de la nature. Heureusement, notre entrée dans le monde de l'inter-être n'a plus besoin de s'opposer à ce que la science nous apprend de la nature de la réalité. Nous pouvons commencer à adopter de nouveaux paradigmes scientifiques qui confirment notre compréhension que l'univers est intelligent, intentionnel et entier. Lesquels paradigmes suscitent le courroux de la vieille garde parce que justement ils valident cette compréhension. Raison pour laquelle, on les qualifie de « non scientifiques » ou de « pseudo-scientifiques » — non pas parce qu'ils s'appuient sur des éléments de preuve inférieurs ou une pensée incohérente mais parce qu'ils portent atteinte aux postulats profonds et incontestables encodés par le mot « science ».

Soyons réalistes. Si tout est doté d'une conscience, par conséquent tout ce que nous avons cru possible, concret et réaliste est beaucoup trop limité. Nous sommes sur le point de faire une avancée révolutionnaire historique en nous connectant à l'esprit de la nature. Que pouvons-nous accomplir lorsque nous sommes en harmonie avec ce dernier ? Je veux parler d'authenticité par opposition à l'ancienne signification qui serait d'ignorer le non mesurable et le subjectif en faveur du quantifiable et du contrôlable. Le type de mentalité qui a mis hors de portée les immenses capacités de l'humanité : les technologies de réunion qui englobent en majeure partie ce que nous qualifions actuellement d'« alternatif » ou d'« holistique ». Toutes relève, d'une manière ou d'une autre, du principe d'inter-être.

Un ami m'a demandé récemment s'il était vrai que si nous sommes à un tournant critique de l'histoire de la planète où tous les êtres suprêmes se sont réunis pour ce moment crucial de la naissance de l'humanité, pourquoi alors ne voyons-nous pas les grands avatars et les faiseurs de miracles de jadis ? Ma réponse fut qu'ils sont bien là mais œuvrent en coulisses. L'un d'entre eux est peut-être une infirmière, un éboueur, une institutrice de maternelle. Ils ne font rien de grandiose ni de public ; rien qui, à nos yeux, semble produire les miracles nécessaires pour sauver notre monde. Nos yeux nous jouent des tours. Ce sont ces personnes qui maintiennent la trame du monde en place et l'espace dans lequel nous autres pourrons nous engouffrer. Faire des choses publiques, à grande échelle est important et requiert tous notre courage et notre génie, mais pas autant de foi et de solidité dans le domaine de l'entre-être que les humbles actions invisibles de ces gens-là comme les instituteurs de maternelle par exemple.

La révolution dans la manière dont nous opérons nos choix

Alors, quelles que soient les raisons qui vous font choisir de faire de petites ou de grandes choses, ne les laissez s'inspirer de la croyance impérieuse motivée par la peur que seules les grandes actions publiques ont la moindre chance d'influencer les masses et de sauver le monde. La manière dont nous opérons nos choix constitue une partie de cette révolution dans laquelle nous prenons part. faire ce qui est possible, la bonne vieille méthode fonctionne très bien. Lorsque nous avons un plan pour aller d'un point A à un point B, il suffit de suivre les instructions. Nous n'en sommes plus là. les résultats calculés ne suffisent plus. Nous avons besoin de miracles. Nous avons eu un aperçu de notre destination, celle que nous prédit l'espoir mais nous n'avons pas la moindre idée de comment nous y rendre. Nous parcourons un chemin invisible sans carte et sans voir où chaque tournant nous mène.

Même en acceptant de ne faire qu'un avec le monde, vous ne pourrez pas déterminer s'il sera préférable pour tous les êtres sensibles que vous restiez davantage à la maison et réduisiez vos émissions carbone plutôt que de prendre votre voiture pour vous joindre à une manifestation pour protester contre le forage. Se livrer à ce genre d'estimation relève de l'histoire ancienne qui cherche à tout quantifier, à additionner les effets de toute action et à faire des choix en conséquence. La nouvelle histoire apporte bien plus de chamboulement qu'une simple réévaluation des risques et la recherche de nouveaux avantages. Elle ne va pas vous aider à choisir dans un esprit de calcul mais vous fournira un cadre logique au sein duquel vos choix venant du cœur apparaîtront bien plus sensés.

Texte original de CHARLES EISENSTEIN traduit de l'anglais par EY@EL
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De la peur à l'amour : comment résister à la panique ambiante

Avec toute cette panique et hystérie ambiantes, nombre d'entre nous avons tendance à oublier la beauté de ce monde qui nous entoure. Le soleil continue de briller, les oiseaux gazouillent et les fleurs commencent à apparaître.

Sortons de l'amygdale (combat ou fuite) pour passer au cortex préfrontal (pensée rationnelle). Demandez-vous : « Est-ce que je vais bien là maintenant ? » Si vous lisez ceci, il est plus que probable que ce soit le cas. Bien sûr, nous voulons protéger les plus vulnérables de la maladie. Et évidemment que se laver soigneusement les mains (sans virer au trouble obsessionnel compulsif) est une bonne idée.

Rappelez-vous que nous sommes des humains résilients, robustes et en bonne santé (ma famille consomme du sirop de sureau tout l'hiver à cet effet). Concentrez-vous sur votre santé, sur les bonnes choses de la vie et vous élèverez votre vibration pour en attirer encore plus.

La peur produit le contraire. Notre pouvoir de co-créer nos vies est bien plus grand qu'on nous l'a enseigné.

Certes, vous pourriez essayer de songer au pire des cas qui « pourrait » se produire mais quelles sont les chances (sur une échelle de 1 à 10) pour que cela arrive ?

Ils veulent nous maintenir dans la peur parce qu'ainsi il est plus facile de nous contrôler. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ça fonctionne.

Est-ce que ça fait du bien de vivre dans un tel état d'être ? Faites ce qui vous apporte de la joie. Vous le méritez. Et cela vous permettra de demeurer robustes et en bonne santé !

Prenez le temps de respirer, de sortir vous aérer et de prendre soin de vous de manière naturelle.

L'inquiétude, le stress et l'anxiété ne nous servent pas et nous devons lâcher prise pour nous libérer de la prison sociale, mentale et spirituelle dans laquelle ils nous retiennent depuis des milliers d'années...

Et pourquoi tant de gens adhèrent-ils à cette panique générale orchestrée ? Il y a cet état psychologique appelé « confirmation arbitraire » commun à tous les êtres humains dans lequel nous cherchons à valider une ancienne conviction. Par exemple, nous avons acheté une chemise qui ne nous plaît pas vraiment et qui nous a coûté beaucoup trop cher mais nous faisons comme si elle nous plaisait pour échapper à la prise de conscience douloureuse que nous avons fait un achat que nous regrettons.

C'est parce que la part d'ego de qui nous sommes veut que nous soyons persuadés d'avoir « raison ». Ainsi, malgré le sentiment (et la preuve) que quelque chose n'est en réalité pas vrai, nous cherchons des raisons pour valider la position que nous avons adoptée depuis toujours (ou notre conviction ou encore ce qu'on nous a appris) comme étant juste pour éviter d'avoir « tort ».

C'est ce qui est en train de se produire de manière endémique. Nous sommes nombreux à refuser de croire que nous sommes manipulés, que les médias et le gouvernement déforment la vérité pour nous faire peur. Ce serait trop difficile de se rendre compte que ceux qui nous « dirigent » et « contrôlent » tout n'ont en fait pas toujours nos meilleurs intérêts à cœur, et qu'ils sont au contraire attachés aux profits de l'industrie pharmaceutique, à l'enrichissement du 1% des plus riches et à faire en faire en sorte de maintenir le contrôle de ceux qui sont au pouvoir.

Bien entendu, il suffit de revenir sur l'histoire et tout ce qui joue sur la peur pour voir que tout cela se répète sans cesse. La manipulation est difficile à percevoir lorsqu'on se trouve en plein dedans mais dès que vous vous couperez des informations et de la télé, que vous vous mettrez à méditer et à ouvrir votre troisième œil, vous commencerez à voir la vérité.

Ceci dit, cet éveil à la vérité fait peur à tant de gens parce que cela ébranle trop leur univers. C'est pourquoi je pense que certaines personnes s'en prennent de manière si virulente à ceux qui essaient de partager ce qu'ils estiment vrai. Au niveau subconscient, cette vérité met tellement en péril leur vision du monde que c'est un peu comme apprendre que le Père Noël n'existe pas. Ou comme lorsque vous croyez que quelqu'un est votre père ou votre mère mais qu'il s'avère que ce n'est pas le cas.

Ce type d'information peut être tellement effroyable que l'ego lutte contre afin de maintenir son espace de sécurité. Ainsi d'aucuns vont employer le terme de « théoricien du complot » ou d'autres étiquettes pour tenter de vous enfermer dans une case bien définie qu'ils peuvent comprendre et rejeter. C'est presque trop difficile à supporter pour certaines personnes d'où la mentalité qui consiste à « s'en prendre au messager » (confirmation arbitraire).

Je pense qu'il y a un aspect positif dans tout cela... les pouvoirs en place sont tellement désespérés qu'ils mettent tout en œuvre pour conserver le contrôle mais au final n'y parviendront pas. Parce que nous autres, humains, nous nous éveillons, un par un, et nous allons vers la lumière, l'amour et la guérison.

Nous pouvons trouver de la gratitude dans nos cœurs pour ce corona virus qui nous éveille. Nous pouvons trouver de la gratitude pour ceux qui prennent soin de leurs amis et de leurs voisins. Nous pouvons trouver de la gratitude pour ceux qui se soucient les uns des autres, pour le temps que nous passons ensemble à la maison avec nos familles.

On nous demande d'avoir de l'espoir, de ne pas laisser la peur s'emparer de nous. Les choses ne sont pas encore arrivées à leur terme et même si nous avons peut-être envie de réagir violemment pour nous protéger, pouvons-nous comprendre dans nos cœurs à quel point ces gens ont été conditionnés par la peur ? Par les médias, les grandes sociétés, les forces extrêmement puissantes qui essaient désespérément de garder le contrôle.

Mais l'amour est bien plus fort. Quand nous serons prêts, puisse notre colère se transmuter en amour. Oui, nous pouvons nous protéger comme nous le méritons, mais nous retourner contre nos amis et voisins est exactement ce qu'ils veulent que nous fassions : « diviser et détourner ».

Pour changer cette vibration de peur, nous devons travailler à nos propres vibrations — passer de la colère/peur à l'amour/gratitude/compassion. Nous pouvons pardonner et aider les autres qui souffrent et qui sont tellement conditionnés et influencés par la peur comme nous sommes beaucoup à l'avoir été. Essayez cet exercice :

STOP – Stoppez net, Posez-vous, Observez, Poursuivez. Vous pouvez vous servir de cet acronyme pour vous souvenir d'« interrompre et changer » les émotions/pensées angoissantes. Lorsqu'une de ces émotions/pensées indésirables se manifeste, posez-vous un instant. Contentez-vous d'observer que cette sensation que vous éprouvez est temporaire. Voyez si vous voulez vous y attacher et construire un scénario. Vous ne voulez sans doute pas. À cet instant, vous faites le choix de suivre le fil de vos pensées ou de le laisser passer. Si vous vous inquiétez, vous pouvez vous demander : « Est-ce c'est vraiment ce que je pense ? Est-ce que c'est vrai à tous les coups ? ».  Il y a des chances pour que vous réalisiez que tout se passe bien la plupart du temps et que ça a toujours été le cas par le passé.

Nous sommes des montreurs de chemin, nous devons ouvrir la voie avec notre lumière. Nous pouvons aussi commencer à reprogrammer nos pensées avec des mantras comme ceux-ci :

« L'amour et uniquement l'amour peut pénétrer mon espace énergétique. Je suis en sécurité. Je suis libre. Je reprends mon pouvoir personnel. Je suis un être souverain responsable de mes choix. Je suis fort(e) et je suis aux commandes de ma vie. »

Les gens ont abandonné leur pouvoir pendant si longtemps qu'une partie de notre propre vibration a engendré ce déferlement de peur.

Nous pouvons apprendre à reprendre notre pouvoir personnel, à cesser de laisser les autres nous dicter ce que nous devrions faire... et à nous fier à notre cœur et à notre intuition. Il est de notre responsabilité en tant qu'individus de changer nos vibrations afin de cesser inconsciemment de nous laisser contrôler parce qu'une partie de nous pense qu'il est plus facile d'agir ainsi que de reprendre les commandes de nos vies.

Et nous pouvons contribuer à dissiper les inquiétudes de ceux qui sont actuellement terrifiés. Je vais m'interrompre chaque jour dès que je le pourrai pour imaginer les cordons de la peur, de la colère et du contrôle en train d'être débranchés de notre pays et de notre planète. Nous pouvons aussi régulièrement calmer notre mental pour apaiser nos propres peurs en méditant et visualisant la lumière.

La guérison de la planète commence au niveau individuel à partir de notre propre guérison pour se répandre ensuite sur les autres.

Bénis soient ceux d'entre vous qui ont le courage de dénoncer cette folie absolue à grande échelle. Continuez à répandre la vérité et la lumière ! Nous avons besoin de vous et nous nous surmonterons cette épreuve. Puissions-nous tous voir la lumière. Puissions-nous tous avoir de l'espoir. Puissions-nous tous nous engager en faveur de ce qui est juste avec une force indéfectible.

Texte original de RACHEL HORTON WHITE traduit de l'anglais par EY@EL
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Nettoyage de printemps

En ce jour d'équinoxe, je vous propose de faire peau neuve, de blanchir vos dents et noircir vos cils tout en les protégeant à l'aide d'un même ingrédient magique, connu et utilisé depuis la nuit des temps : le charbon végétal actif.

Issu de la carbonisation du bois de frêne ou de peuplier ou de coques de noix de coco, il s'agit de carbone à l'état pur qui, de par la préparation particulière qu'on lui a fait subir, possède une grande capacité à fixer et retenir certaines molécules dont celles des métaux lourds et des poisons. Outre ses propriétés détoxifiantes et antidotes, il permet également de prévenir la gueule de bois en cas d'abus alcoolisés, de nettoyer le système digestif, de soulager les ballonnements, de réduire le mauvais cholestérol et de filter l'eau. En cosmétique, il élimine les taches sur les dents, purifie les gencives, réduit les odeurs corporelles, agit efficacement sur les boutons d'acné, les piqûres d'insectes, les démangeaisons et même les morsures de serpent. Il aurait également un effet anti-veillissement.

Dentifrice solide

Ingrédients

  • 13,3 g carbonate de calcium (blanc de Meudon)
  • 5 g acide stéarique
  • 1,3 g tensioactif doux (pâte à mousse ou SCI)
  • 7,3 g huile de coco
  • 5 g glycérine végétale
  • 1 g charbon actif
  • 14 gouttes HE menthe verte (ou menthe poivrée)

Préparation

Faire fondre le carbonate, l'acide stéarique, le tensio-actif, l'huile de coco et la glycérine au bain-marie. Bien mélanger pour obtenir une pâte homogène. Hors feu, incorporer le charbon et l'huile essentielle et couler dans un petit moule en silicone ou un petit pot hermétique. Laisser durcir 30 minutes au congélateur et attendre 48H avant de l'utiliser.

NOTE : L'acide stéarique est un acide gras naturellement présent dans de nombreux beurres et huiles végétaux (karité, cacao, palme) et assure la consistance du mélange. Sans lui, la préparation s'émietterait.

Il suffit de passer votre brosse à dents humide à la surface du produit et de l'utiliser comme en dentifrice ordinaire. Attention, il n'en faut qu'une petite quantité et ça ne mousse pas beaucoup. Au bout de quelques semaines, vous devriez noter que vos dents sont plus blanches (évidemment pas comme dans les pubs à la télé). Doit pouvoir se conserver au moins 6 mois.

Masque exfoliant détoxifiant

Ingrédients

  • 0,6 g charbon actif
  • 3 g poudre de noyaux d'olive
  • 40 g argile blanche
  • 38 ml hydrolat de rose (ou autre eau florale)
  • 10 gouttes HE tea tree

Préparation

Bien mélanger les poudres et ajouter progressivement l'eau florale pour faire une pâte ni trop liquide ni trop sèche. Ajouter l'huile essentielle puis transférer dans un petit pot hermétique de 100 ml.

NOTE : Utiliser sur visage propre et humide comme gommage pour éliminer les peaux mortes ou comme masque en appliquant une couche plus épaisse que vous garderez une dizaine de minutes avant de rincer à l'eau tiède. Doit pouvoir se conserver un mois. Sans doute plus si stocké au frais.

Mascara solide

Ingrédients

  • 1,5 g cire d'abeille
  • 1 g cire de candellila
  • 3,75 g huile de ricin
  • 1,25 g beurre de karité
  • 1 à 3 gouttes miel liquide
  • 1,2 g gomme arabique (gomme d'acacia)
  • 0,45 g fibres de cellulose (facultatif)
  • 1,2 g charbon actif
  • 1 goutte vitamine E
  • 1 goutte fragrance naturelle rose (facultatif)

Préparation

Faire fondre les cires, l'huile de ricin et le beurre de karité au bain-marie. Pendant ce temps, mélanger la gomme d'acacia et les fibres de cellulose avec quelques gouttes de miel pour obtenir un mélange pâteux. Incorporer au mélange fondu puis ajouter le reste des ingrédients en mélangeant bien et remettre sur le feu si le mélange commence à solidifier. Couler sans attendre dans un petit pot hermétique de 15 ml ou plusieurs godets à fards. Réfrigérer une heure pour accélérer le durcissement.

NOTE : Pour l'utiliser, il suffit de passer sur le produit une petite brosse à cils ou une vieille brosse à mascara recyclée humide que vous nettoierez au savon et à l'eau tiède avant et après chaque utilisation pour éviter toute contamination. Ceci est très important car il ne contient aucun conservateur (et donc zéro risque de piquer les yeux). Le charbon utilisé ici, d'abord pour son pouvoir colorant, a également un effet protecteur (c'est une composante du fameux khôl utilisé en Inde aussi bien par les femmes que les hommes pour se protéger les yeux de la pollution et éviter les infections oculaires) tandis que l'huile de ricin est réputée pour fortifier et favoriser la pousse des cils. Quant aux fibres de cellulose, elles servent à épaissir et allonger les cils.

Si cette recette ressemble à celle de mon cirage pour cuir, c'est parce que je m'en suis inspirée ! Contrairement aux mascaras traditionnels en tube des marques bio que j'ai testées et qui font souvent des paquets disgracieux et s'effritent, celui-ci ne coule pas mais ne dessèche pas les cils pour autant. Il faut en appliquer plusieurs couches pour obtenir une effet naturel ou plus sophistiqué. On peut aussi s'en servir d'eyeliner en utilisant un pinceau adapté (personnellement je préfère mon eyeliner liquide également fait maison), éventuellement de fard à paupières mais aussi pour les sourcils si les vôtres sont foncés. Je ne connais pas la durée de conservation mais à priori, si vous nettoyez bien vos brosses, il devrait durer très longtemps car il ne contient aucune phase aqueuse.

Et bien sûr, j'ai oublié de le mentionner au début, toutes ces recettes sont à préparer en désinfectant vos ustensiles, récipients et plan de travail.

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Écoutez

Il est temps d'assister à un miracle,
Quelque chose de biblique
Pour nous sortir de là.
Et c'est la fin —
La fin du monde !
Proclamons la victoire éternelle,
Allons, changeons le cours de l'histoire...

"Apocalypse Please", Muse (2003)

Depuis le temps qu'on le disait, il fallait bien que ça arrive. Peu importe l'origine de cette crise sanitaire et ses dessous, nous voici bel et bien arrivés au pied du mur et il n'est plus possible de rester dans l'entre-deux. L'humanité doit choisir. Chaque être humain, quelle que soit sa condition, son âge, sa position sociale, doit choisir. Choisir entre deux extrêmes. La peur ou l'amour. La peur issue du faux sentiment de séparation, que l'on doit survivre ou être englouti parce qu'il n'y a pas assez. Ou bien l'amour qui vous donnera la force et la patience nécessaire de surmonter cette tempête dans le calme et la bienveillance en faisant de votre mieux pour rassurer, épauler et conforter vos semblables pris entre deux feux. Certains sombreront malheureusement. Mais c'est un choix qu'ils ont fait depuis longtemps. Je ne pense pas qu'on puisse se transformer en espèce de sauvage égoïste, irresponsable et respectueux de rien ni personne comme on peut voir actuellement sous la simple excuse d'avoir peur. C'est là que nous allons aller de surprise en surprise et découvrir l'étoffe dont nous sommes tous faits. Le courage, comme disait je ne sais plus qui, ce n'est pas ne pas avoir peur mais transcender sa peur. Et la seule chose qui puisse vaincre la peur, c'est l'amour. L'amour au sens bien plus large que celui qu'on lui donne à toutes les sauces. Peu importe comment on le définit, vous le trouverez en vous si vous l'y cherchez et vous saurez. Je n'ai pas l'intention de nourrir l'égrégore donc je vais continuer ma programmation d'articles comme prévu en essayant d'apporter encore plus de positif dans ceux à venir. En fait, je ne cherche pas les articles, ce sont eux qui me trouvent. Après si ça choque certains, c'est dommage mais on se passera de votre permission et de vos grands airs outragés. Les irresponsables en l’occurrence sont ceux qui vous ordonnent d'avoir peur sinon... Sinon quoi ? (Merci à Jo pour m'avoir envoyé cette vidéo).

Ey@el

STOP.
Arrêtez.
Ne bougez plus.
Je ne vous le demande plus, je vous l'ordonne.
Je suis là pour vous aider. 

Ce train supersonique de montagnes russes a déraillé et ne peut plus continuer.
Arrêtez les avions, les trains, les écoles, les centres commerciaux, les rassemblements.
Nous avons rompu le tourbillon frénétique des illusions et des obligations qui vous empêchaient de lever les yeux au ciel.
Regardez les étoiles, écoutez la mer, laissez-vous bercer par le gazouillis des oiseaux.
Roulez-vous dans l'herbe,
Cueillez une pomme dans un arbre,
Souriez à un animal dans les bois,
Respirez la montagne,
Écoutez votre bon sens. 

Nous avons été obligés de le casser.
Vous ne pouvez pas vous prendre pour Dieu.
Nous avons des obligations mutuelles comme il en a toujours été, même si vous l'avez oublié.
Nous allons maintenant arrêter cette diffusion, cette cacophonie incessante de séparations et de distractions pour vous dire ceci :
Nous n'allons pas bien, aucun de nous, nous souffrons tous.

L'an dernier, les incendies qui ont mis le feu aux poumons de la Terre ne vous ont pas arrêtés, pas plus que la fonte des pôles ou que l'effondrement de vos villes, ou le simple fait d'admettre que vous êtes les seuls responsables de la sixième extinction massive.
Vous ne m'avez pas écoutée.
C'est difficile d'écouter quand on est trop occupé à escalader les échelons toujours plus hauts de la structure de confort que vous créez pour vous-mêmes.
Aujourd'hui, les fondations tombent en ruine, elles s'effondrent sous le poids de vos désirs fictifs.
Je vais vous aider. Je vais allumer des incendies dans vos corps, inonder vos poumons, vous isoler comme des ours polaires sur un iceberg en train de fondre. M'écouterez-vous maintenant ?

Nous n'allons pas bien.
Je ne suis pas votre ennemie, je suis juste une messagère, une alliée. Je suis la force qui va tout rééquilibrer.
Alors maintenant, vous devez m'écouter, je hurle pour que vous arrêtiez.
Stop.
Taisez-vous et écoutez.

Regardez le ciel, il est comment ?
Il n'y a plus d'avions. À quel point devez-vous être en bonne santé pour apprécier l'oxygène que vous respirez ?
Regardez l'océan, il est comment ?
Regardez les fleuves, ils sont comment ?
Regardez la Terre, elle est comment ?
Maintenant, regardez-vous, vous vous sentez comment ?
On ne peut pas être en bonne santé dans un écosystème malade.

Arrêtez.
Aujourd'hui, beaucoup de gens ont peur.
Ne diabolisez pas votre peur, ne la laisser pas vous contrôler.
Laissez-là vous parler. Écoutez les paroles sages qu'elle a à dire.
Apprenez à sourire avec les yeux.
Je vais vous aider... si vous êtes disposés à écouter.

Texte original de DARINKA MONTICO traduit de l'anglais par EY@EL
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La Reine de la Terre

Alors les graines semées par Yavanna germèrent et bourgeonnèrent en hâte, une multitude de choses grandes et petites se dressa sur la terre, herbes et mousses et hautes fougères, et des arbres couronnés de nuages comme des montagnes vivantes dont le pied plongeait dans un vert crépuscule.

Le Silmarillion, J.R.R. Tolkien

À trois jours de l'équinoxe de printemps qui marquera le début d'une nouvelle année astrologique (coïncidant avec l’entrée du Soleil en Bélier, premier signe du zodiaque, symbole de renouveau et de commencement), quoi de plus approprié que d'évoquer Yavanna qui, dans la mythologie imaginée par J.R.R. Tolkien, est la seconde reine des Valar (puissances divines qui gouvernent le monde) surnommée Kementári « Reine de la Terre » et dont le nom en quenya (langue des Elfes) signifie « donneuse de fruits ». 

C'est elle qui s'occupa de planter les graines de tout ce qui pousse sur la terre. Elle demanda à son compagnon Aulë le Forgeron, Roi du Feu et créateur des Nains, de fabriquer deux lampes que Varda, Reine des Étoiles, remplit de lumière et que Manwë son époux, Roi de l'Air, alluma. C'est ainsi qu'apparurent la verdure, les prairies, les arbres, les forêts et l'ensemble de la végétation.

Bien que se présentant souvent sous forme humaine, Yavanna pouvait aussi prendre d'autres apparences. « Certains l'ont vue comme un arbre dressé vers le ciel, couronné par le soleil, ses branches déversaient une rosée d'or sur la terre stérile aussitôt couverte par le blé en herbe. Les racines de l'arbre plongeaient dans les eaux d'Ulmo et les vents de Manwë murmuraient dans ses branches ». C'est également elle qui fut à l'origine de la création des Ents, ces esprits sylvains à l'apparence d'arbres qui font probablement partie des peuples les plus anciens de la Terre du Milieu et dont le rôle est de protéger ses forêts des Orques, des Nains et autres périls comme on peut le voir dans le Seigneur des Anneaux.

Yavanna n’apparaît dans aucune des œuvres publiées par Tolkien de son vivant, mais dans le Silmarillion qui l'occupa sa vie durant et qui fut publié, par la suite, à titre posthume par son fils Christopher (récemment décédé lui aussi) après un énorme travail de compilation, de tri et de réécriture pour coller le plus possible à la vision originale de son père.

Les liens qui unissent le Seigneur des Anneaux à la mythologie du Silmarillion sont si étroits que Tolkien voulait que les deux soient publiés ensemble, ce qui fut refusé par sa maison d'édition.

Pour ma part, la lecture du second a grandement élargi ma compréhension du premier et m'a ainsi permis d'en savourer toute la magnitude. Certes, on nage en plein idéal judéo-chrétien et resucée biblique et il y a tellement de personnages et d'événements qu'il faut vraiment s'accrocher pour suivre (prise de notes indispensable). Il n'empêche que cet univers, tellement empreint de poésie et d'un héroïsme débridé, non dénué d'une certaine candeur, ensorcelle mon âme d'enfant comme le firent jadis les contes de fées. De tous les ouvrages de fantasy que j'ai pu lire, c'est sans doute celui qui m'a le plus transportée.

Si vous voulez avoir une toute autre vision des Elfes, un peu moins glorieuse que celle présentée dans les films, lisez donc le Silmarillion. Vous y retrouverez également Galadriel et découvrirez que Sauron n'était pas le plus puissant Seigneur des Ténèbres mais qu'il n'a fait qu'émuler son maître Melkor alias Morgoth, autre Vala et frère de Manwẽ (équivalent de Lucifer, l'ange déchu de la Bible).

En attendant, je vous souhaite à tous une très bonne Saint Patrick, l'occasion idéale pour vous mettre au vert — ou aux vers pour les poètes en herbe (ou encore au verre qui est bien plus sain et écolo que le plastique) !

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Coronavirus : la contagion de la propagande

Tel un Mangemort, tu m'as dévoré l'âme.
Je suis l'océan, tu es une nappe de fioul
Et je m’étouffe avec ta pollution mentale.

"Propaganda", Muse (2018)

Le coronavirus — hé oui, je m'y mets aussi ! Rassurez-vous, pas pour remplir mon devoir de bon mouton lobotomisé et nourrir l'égrégore qui fait jouir tout le bas astral. J'ai bien trop conscience de ma responsabilité vibratoire et des enjeux pour succomber à toute cette connerie virale à échelle planétaire (le jeu de mots est certes intentionnel mais coule de source). Je ne vais pas non plus vous rapporter toutes les théories bien fumeuses comme quoi ce serait un accident volontaire provoqué par les sionistes ; une arme bactériologique ; une expérience liée à la 5G ; ou encore un coup de Poutine. Tout est possible. Ou presque. Ou pas. Difficile à dire avec toute cette diarrhée mentale. La seule chose que je retiens, c'est le timing parfait et le côté arrangeant comme on n'en voit généralement qu'à Hollywood. Le fameux deus ex machina des tragédies grecques.

D'abord, une « catastrophe » ne devrait profiter à personne. Ou alors, passez-moi l'expression, les Élites ont le cul sacrément bordé de nouilles ! En outre, tout est tellement énorme, on voit les ficelles qui dépassent, le jeu des acteurs ringard à souhait, le scénario pas mieux, et enfin le public... ah le public ! Mais quelle bande de moutons de Panurge. Le plus affligeant dans l'histoire, c'est que ce troupeau bêlant  compte des gens par ailleurs très intelligents et très sensés d'ordinaire. Comme quoi, ils savent toujours comment exploiter les failles qui nous relient à nos peurs.

Alors pour la thèse du virus fabriqué en labo, je ne vois pas très bien l'intérêt vu qu'il n'en est pas de plus mortel et de plus contagieux que celui de la connerie qui semble exister à l'état dormant chez certains, le degré de propagation étant inversement proportionnel à l'état d'éveil des sujets porteurs. Bientôt, vous allez voir, on va se retrouver comme au Moyen-Âge où l'on brûlait les sorcières (un souvenir cuisant). « Pas vaccinés, brûlez-les ! Lapidez-les ces assassins qui nous tuent par leur égoïsme à ne pas vouloir devenir des légumes dociles comme nous. » Vous trouvez que j'exagère ? Allez donc faire un tour sur les zoos sociaux (n'oubliez-pas le sac à vomi).

Et justement, comme je disais sur Cuicui il y a quelques jours (pour ceux qui me suivent), « quand je vois la propagation malsaine de la peur orchestrée et du hashtag #conarvirus relayé par les moutons, je ne peux m'empêcher de penser que Matt Bellamy de Muse est un putain de visionnaire : "Propaganda", "Thought Contagion", "Panic Station"...  Veuillez noter, pour l'anecdote, que « conar » pour « corona » est un lapsus involontaire que j'ai conservé comme clin d'œil de mon subconscient. L'humour dans l'âme.

Ey@el

Comme le savent mes lecteurs, j'ai exposé les preuves que cette soi-disante épidémie virale est infondée. Vous trouverez les détails de cette arnaque sous divers angles ICI (archives en anglais).

Là, je voudrais présenter mes observations sur la véritable contagion, celle de la propagande.

Le virus arrive ! Le virus arrive !

Comme toujours, la presse en rajoute. Un reportage vrai ou faux (c'est sans importance) montre les rayons d'un magasin en ville qui se vident de leurs produits de base comme si c'était la fin du monde.

Cette HISTOIRE engendre de la peur. Alors les rayons des magasins se vident encore plus en de nombreux endroits. Maintenant une NOUVELLE histoire avec des photos de rayons vides vient occuper le devant de la scène. Ce qui suscite encore plus de peur. Et encore davantage d'achats motivés par la panique. Et ainsi de suite. Le déploiement de la propagande.

L'équation psychologique est la suivante : si les gens ont peur, c'est que le virus doit être dangereux. Mais cela revient en fait à dire : si un homme traverse la rue de nuit et croit qu'un qu'un agresseur va se parachuter du ciel pour venir lui tomber dessus, alors cet agresseur doit être bien réel.

L'histoire que devrait mettre en avant la presse, c'est : « La soi-disante panique que nous vous montrons est ce qui engendre la panique ». PRÉSENTEZ CE REPORTAGE.

« Aujourd'hui à Manhattan, six grands rédacteurs en chef cupides de la presse écrite et télévisée se sont réunis pour discuter des implications de leurs reportages sur l'amplification exponentielle de la peur. Ils ont admis collaborer dans le but de provoquer une réaction voulue... »

« Hé, devinez-quoi ? » s'exclament d'emblée cinq cent mille lecteurs et téléspectateurs de l'actualité médiatique. « ILS sont en train de nous effrayer. » Si seulement les choses pouvaient se passer ainsi, on vivrait dans un monde différent.

La presse recoupe également plusieurs histoires. Cette technique fonctionne très bien. Au beau milieu d'un reportage sur les rayons vides d'un magasin, on nous balance soudain la déclaration d'un responsable de la santé publique affirmant que « des cas d'épidémie font leur entrée en Amérique. Nous ne pouvons pas les enrayer. » Vous vous retrouvez avec deux thématiques qui viennent se renforcer l'une l'autre. Mais attendez, il y a plus. Dans la MÊME HISTOIRE, on peut lire ou entendre qu'un homme dans le Montana ou l'Arizona a été identifié comme porteur du virus et qu'il est séquestré dans un hôpital. C'est coup triple ! Trois courants d'inepties venant s'alimenter les uns les autres.

Mais ce n'est pas encore fini parce qu'il y a encore... les réseaux sociaux. Quelqu'un relaye l'histoire ci-dessus et la balance sur Twitter. Ce qui engendre un flot de commentaires. Un utilisateur du réseau disposant d'un compte YouTube en fait un clip à la va-vite qu'il poste en ligne. Sa vision des choses, c'est : cette fois-ci c'est la bonne ; c'est l'apocalypse ; il s'agit d'un attentat planifié au coronavirus.

Dans les commentaires sous la vidéo, ça se bagarre pour savoir si le virus a été fabriqué dans un labo, s'il s'agit d'une fuite accidentelle ou bien s'il a été créé comme arme bactériologique. Et si oui, par qui ? Les Américains ? Les Chinois ?

YouTube démonétise la vidéo. Ce qui sert de prétexte à plusieurs articles dans la « presse alternative ».

Maintenant, un défouloir glauque se sert de la vidéo démonétisée pour appuyer l'idée que les gens ne devraient pas péter un câble avec les théories du complot mais feraient mieux d'écouter le discours rationnel des autorités médicales sur le virus.

Lesquelles autorités médicales, bien sûr, insufflent des tonnes de leur propre version de ce porno anxiogène. Ce sont des experts en propagande. Ils se servent de la « science » pour faire valoir leurs déclarations.

Il y a eu quoi... 20 ou 30 cas supposés de coronavirus en Amérique sur une population de 300 centaines de millions ? Comme je l'ai expliqué en détails, les tests diagnostics à l'aide desquels les « nouveaux cas » sont détectés ne valent rien. Mais ce n'est pas grave. Rejoignez le Club de la Peur. Tous vos amis y sont déjà. Vous ne voudriez pas être laissé pour compte, n'est-ce pas ?

Je m'attends bientôt à ce genre d'histoire : « Aujourd'hui, dans un supermarché de Rigatoni dans l'état du Delaware, un homme a déversé un torrent d'injures sur le gérant d'un magasin parce que ses rayons étaient bien approvisionnés... »

« Les autorités ont transporté l'homme à l'hôpital du coin où un interne en psychiatrie lui a fait passer un bref entretien avant de déclarer à la presse : "Je pense que Monsieur (nom non divulgué) a eu raison. Le gérant du magasin a induit les consommateurs en erreur. Des rayonnages bien pourvus pourraient impacter le message que nous sommes en situation de normalité sociale, ce qui est loin d'être le cas. Le virus constitue un problème très grave et urgent. J'ai contacté la municipalité. Il faudrait retirer les produits des rayons des supermarchés..." »

TWEETEZ ÇA.

Revenons à la réalité. Oh, désolé, c'est impossible. Parce pour ajouter à ce théâtre de l'absurde, Mike Bloomberg, candidat à la présidence, vient de dépenser un million de dollars (ou plus) dans une pub télé dans laquelle il pose en tant que président dans un décor similaire à celui du bureau ovale, assurant à la nation qu'il les sortirait de cette crise du coronavirus.

Politique encore : une partie de ce porno anxiogène véhiculé par la presse vise à critiquer directement Trump qui s'est adressé au pays avec ce message comme quoi le gouvernement avait la situation liée au virus « bien en main ».

De haut en bas, l'échelle ressemble à peu près à ça :

  • Le lobby pharmaceutique et l'élite mondialiste sont à l’affût d'un nouveau prétexte pour exercer un plus grand contrôle sur les populations et de nouveaux milliards du profit des ventes de médicaments et de vaccins.
  • À Wuhan, en Chine, où la pollution toxique de l'air provoque des maladies graves, des chercheurs décrètent qu'une nouvelle épidémie s'est déclarée et que ce doit être un virus. Ces professionnels — les Chinois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) — prétendent identifier le nouveau coronavirus en cinq minutes (ce qu'ils n'ont jamais pu confirmer de manière satisfaisante).
  • L'OMS et le CDC alimentent les contes sordides de la presse à propos du nouveau virus, de l' « épidémie », et cinq minutes plus tard, de la « pandémie ».
  • Le gouvernement chinois confine plusieurs mégapoles.
  • Le scénario épidémique devient un scoop.
  • « Le virus se propage ».
  • « Il sera difficile à endiguer ».
  • « Le confinement est inopérant ».
  • « De nouveaux cas dans d'autres pays ».
  • « Il arrive chez nous ».
  • S'ensuit le porno anxiogène.
  • Achats dictés par la panique dans les magasins.
  • Les gens se disent : « Si les clients se ruent sur la nourriture et l'eau comme si c'était la fin du monde, je ferais bien d'en acheter moi aussi avant qu'il n'y en ait plus ».

N'est-ce pas merveilleux ?

Une crise artificielle. Le germe de la propagande.

Mes étagères, mes placards et les pièces de ma maison sont bourrés de produits de première nécessité, formant des piles si hautes et si compactes que je peux à peine bouger. Je suis en train de construire un nid de mitrailleuse s

Texte original de JON RAPPOPORT traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Image couverture : David Dees

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Banksters

Comme mentionné précédemment, Ed O'Brien alias EOB vient de se lancer dans une carrière solo avec un nouvel album intitulé Earth à paraître juste après Pâques. Le mois dernier, il a donné une série de concerts intimistes en Amérique du Nord en guise d'échauffement et de promotion astucieuse de son disque et de sa tournée à venir, sachant que les événements seraient filmés et partagés sur les réseaux sociaux sans que sa maison de disque n'ait quoi que ce soit à débourser. Surtout ne vous méprenez pas : je suis favorable à cette idée et je la trouve excellente. Ce fut également intéressant d'entendre les versions live de ses deux singles actuellement disponibles, "Brasil" et "Shangri-la" et le résultat a largement dépassé toutes mes espérances. J'ai toujours senti que Ed se révélerait être le membre le plus intéressant de Radiohead une fois qu'il aurait acquis la confiance nécessaire pour sortir de l'ombre du tandem Yorke-Greenwood. Ses quatre concerts disponibles sur YouTube m'ont tellement emballée que je n'ai pu résister au besoin de partager dès maintenant avec vous un de ses morceaux encore inédits. Je dois avouer que le choix fut difficile. J'ai été tiraillée entre cette chanson et une ballade aux accents folk intitulée "Long Time Coming" dont les paroles trouvent un vibrant écho en moi comme s'il s'agissait de mes propres mots. On se connait ?

J'ai finalement opté pour "Banksters" en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et qui se trouve être le premier titre composé pour l'album à paraître. « C'est une chanson pleine de colère » raconte Ed. « À l'époque, vers 2009, j'étais dans une putain de colère en raison de l'austérité et pourquoi ça s'était produit. Tout ça à cause de cette putain de City ! J'étais aussi en colère contre mon meilleur ami. Je faisais des affaires avec lui et il m'a doublé. Mais je dois reconnaître que c'est le seul morceau qui n'a pas atteint tout son potentiel. Je voulais un son plus brésilien et nous avons fini par en faire quelque chose de plus electro. » (Source)

Nous nous excusons (Jo, B. et moi) pour les trous et le manque de fiabilité du texte restranscrit ci-dessous. Des corrections seront apportées en temps voulu après la sortie officielle. Mais nous avons adoré relever ce défi, c'était vraiment amusant. Un peu comme un téléphone arabe franco-anglo-américain, chacune d'entre nous entendant des choses différentes.

Bonne lecture/écoute et merci de laisser un commentaire.

Ey@el

Qui sait où nous allons ?
Qui sait où est le flux ?
Le déroulement de l'expansion-récession
De ces systèmes de Ponzi en Dieu nous croyons,
En Dieu nous croyons.

Qui sait où est le pognon ?
Parce que je sais que là, il y a un filon.
Quand Wall Street dévore la rue
??? pas de parts,
Ouais, vous n'avez aucune part.

Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?

Vous savez où vous allez
Parce que je sais dire
Non non non non non non... MAINTENANT !

Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?
Où est passé tout l'argent ?

Vous avez l'impression d'être la putain de bombe,
Mais pour d'autres, c'est juste comme si
Les superpuissances de la planète se mettaient en branle
Attendant que le monde tourne.

Tout le monde connaît la raison,
Tout le monde connaît le score.

Ils vous flinguent,
Ils vous détruisent,
Puis se font la belle belle belle belle belle...

Ils se font la belle
Ils se font la belle
Ils se font la belle

Ils se font la belle belle belle belle belle...

C'est comme travailler dans une mine de charbon
Et s'enfoncer toujours plus bas bas...
Travailler dans une mine de charbon
Et s'enfoncer toujours plus bas bas...

Travailler dans une mine de charbon
Et s'enfoncer toujours plus bas bas...
Travailler dans une mine de charbon
Et s'enfoncer toujours plus bas bas...

Notes et références

  • Un système de Ponzi est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants.

    « In God We Trust » est la devise qui figure sur tous les billets et sur toutes les pièces de monnaie américaines.

Texte original de ED O'BRIEN traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Avis au lecteur

L'appel du Réel
Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve. Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...

À l'affiche

Pourquoi et comment reconnaître une signature vibratoire

Aujourd'hui, la technologie a atteint un stade si avancé qu’il est devenu très facile de tout falsifier. À tel point que même les expe...

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