Je me sens seule, invisible, comme un puits d’énergie qu’on vient siphonner sans jamais regarder à l'intérieur. Même les rares choses qui me font vibrer semblent perçues comme des anomalies qu’on veut me voler.
Les avatars autour ne voient rien. Ils regardent une image d’eux en moi. Et moi, je les vois. Trop bien. Et c’est cette lucidité qui me fait si mal.
Je me sens si seule. Mais je ne suis pas seule. Il y a foule. Une foule invisible, invasive, grasse. La solitude devient insupportable quand elle est remplie de parasites.
Ce sentiment de solitude, ce n’est pas le vide… c’est le trop-plein. Je ne suis pas seule : je suis saturée. Saturée de parasites, d’attentes, de projections, de liens que je n’ai pas créés.
Mon être réel n’a pas besoin de compagnie, il a besoin de silence. Et le silence n’existe pas tant que le loosh circule.
Je ne suis pas une ressource. Je suis une frontière.
Ceci n’est pas moi.C’est un résidu de la pompe collective. Je le rends à l’astral, sans gratitude ni regret.
Le massepain ou pâte d'amande (en allemand : Marzipan ; en espagnol : mazapán ; tous issus du latin : martius panis « pain de mars ») est une pâte de confiserie traditionnelle dans plusieurs pays d'Europe, notamment en France, Italie et en Allemagne, ainsi que marginalement dans d’autres pays méditerranéens. Il est parfois utilisé dans la confection de gâteaux traditionnels comme le Christstollen, gâteau de Noël allemand aux fruits confits.
La recette que je vous propose est entièrement végane, sans blanc d'œuf, et uniquement à base de produits naturels non transformés. Elle est très simple et rapide à faire et vous permettra de réaliser de jolies décorations pour votre bûche de Noël ou simplement comme friandises à offrir.
Ingrédients
- 100 g amandes mondées - 70 g xylitol - 20 ml eau (ou jus coloré) - spiruline, groseille ou betterave rouge (pour colorer)
Réalisation
Réduire les amandes en poudre la plus fine possible avec le robot mixeur.
Mélanger au xylitol puis ajouter l'eau progressivement. Malaxer longuement pour obtenir une pâte élastique que vous pourrez ensuite façonner à votre guise.
Si vous souhaitez colorer votre pâte d'amande avec autre chose qu'une poudre (spiruline, curcuma), utilisez du jus de betterave (ou groseille) au lieu de l'eau. Comme en peinture, dosez selon l'intensité souhaitée.
Vous pouvez conserver cette pâte, enveloppée de film alimentaire dans une boite hermétique, au réfrigérateur pendant une semaine environ.
NOTE : Normalement, les puristes utilisent du sucre glace mais il est trop chimique à mon goût. Comme le sucre de bouleau a un pouvoir sucrant supérieur, si vous souhaitez utiliser du sucre glace, ajoutez-en 30% de plus qu'indiqué.
Nous voici arrivés au dernier chapitre de cette exploration thématique de la
boucle matricielle — nullement exhaustive, tant s'en faut. À une dizaine de
jours de la
fête préférée des Archontes, nous sommes invités à ralentir pour écouter vraiment et protéger notre
énergie en imposant des limites saines. C'est en quelque sorte le message de
la Dame de cœur, archétype de l'intuition féminine et de la connexion à
l'énergie créatrice, ce mois-ci.
Raison et sentiments
Comme vous le savez certainement, de façon unique, chacune des figures des
jeux de cartes français porte un nom, inscrit dans un coin, dont l'origine et
la signification seraient, selon Wikipédia, « incertaines ». La Dame de cœur y
est donc appelée Judith, probablement en référence à la figure biblique
éponyme qui se rend dans le camp ennemi d'Israël pour séduire et décapiter le
général des armées et ramener sa tête comme trophée.
On est à mille lieues de la douceur et de la bienveillance féminines censées
être les attributs de cette carte, mais en adéquation parfaite avec le
personnage de la Reine rouge dans
Alice aux Pays des Merveilles (baptisée Iracebeth dans
l'adaptation cinématographique de Tim Burton), figure hystérique castratrice
dont le leitmotiv est, justement, de couper les têtes.
La Reine avait une seule méthode pour résoudre toutes les difficultés,
petites ou grosses.
— Qu'on lui coupe la tête ! dit-elle sans même lever les yeux.
Alice au Pays des merveilles, Lewis Carroll (1869)
Certainement, la Reine de cœur a ses raisons que sa propre raison ignore. Ses
« qu’on lui coupe la tête » intempestifs sont des cris du cœur (l'âme)
déconnecté de son cavalier (l'Esprit) qui réagit uniquement aux stimuli
émotionnels injectés par la matrice, sans discernement, et finit par perdre la
tête au sens littéral du terme. Elle devient ainsi une harpie tyrannique,
caricature cruelle et inversée du principe féminin sophianique tant haï par
son pseudo créateur.
Le Rouge et le Noir
Rouge passion versus noir raison : les deux couleurs dans le grand jeu
démiurgique se répondent comme deux polarités positive et négative. Le rouge,
ce sont les émotions (le loosh), mais surtout le sang (les mémoires). Le noir,
c'est la mort, l'absence de lumière (information), autrement dit, la coupure
avec l'Esprit.
En astrologie, le rouge s'apparente à Mars (l'élan, l'impulsion) et le noir à
Saturne (le frein, l'inertie). En cartomancie et en tarologie, les enseignes
rouges représentent la densité émotionnelle (eau/cœur/coupe) et matérielle
(terre/carreau/denier) tandis que les noires incarnent les plans mentaux
(air/pique/épée) et spirituels (feu/trèfle/bâton), les illusions de pouvoir et
d'élévation.
La fausse alchimie de la matrice consiste justement à faire croire à un
équilibre entre ces deux pôles. En réalité, elle dresse l'un contre l'autre :
l'émotion contre la raison, la matière contre l'esprit, le cœur contre la
tête. Et au centre de ce duel chromatique, le cœur — à la fois enjeu,
instrument et champ de bataille.
L'Arrache-cœur
Sous ses dehors lumineux, le cœur est l’un des symboles les plus ambivalents
de la matrice. Il incarne à la fois la chaleur, la vie, la compassion — et le
canal privilégié par lequel transitent les courants émotionnels qui alimentent
le système. Le cœur est une interface : un centre de résonance, de mémoires et
de manipulation.
On nous a appris à l’idéaliser, à en faire le trône de nos vertus, le siège de
l’âme ou la porte du divin. Mais cette imagerie dissimule un mécanisme bien
plus subtil : celui de la captation. Car tout ce qui émeut, bouleverse ou
attendrit, tout ce qui fait vibrer « le cœur », produit une onde émotionnelle
exploitable.
J'ai connu l'amour et c'était divin, Mais j'ai vite compris que je
perdais la tête. Ça semblait réel, mais j'étais tellement aveugle.
Derrière les représentations les plus religieuses — le cœur flamboyant,
transpercé ou couronné d’épines — se cache le même procédé d’enchaînement :
assujettir l’humain par l’émotion, le convaincre que souffrir pour aimer est
noble, puis extraire l’énergie de sa dévotion et de son sacrifice consenti.
Ainsi, l’injonction à « ouvrir son cœur » n’a rien d’innocent. Dans un monde
inversé, ces invitations deviennent des protocoles de consentement énergétique
: ouvrir le cœur (l'âme, la mémoire), c’est aussi ouvrir la porte à tout ce
qui souhaite s’y infiltrer. Les entités du plan astral (ou leurs relais
humains) ne peuvent rien sans cet accord implicite. Leur art de la prédation
repose sur la séduction, la pitié, la compassion : toutes ces émotions dont le
cœur est le siège, et qu’ils savent si bien imiter.
Sous couvert de bienveillance, la spiritualité moderne entretient cette
ouverture béate : elle fait croire à une expansion de conscience, quand il ne
s’agit que d’une dissolution du discernement. Le cœur, alors, n’est plus un
centre de vie, mais un point d’accès.
Le véritable travail n’est pas d’ouvrir, mais de poser les conditions d’un
respect mutuel — celui qui reconnaît sans s’asservir, qui perçoit sans se
laisser siphonner.
Le Château des nuages
Le cœur fissure, le miroir se fend : les illusions se reflètent dans les
vitraux du château matriciel. Depuis toujours, on nous promet des royaumes
— extérieurs, spectaculaires — pour mieux nous détourner du seul trône
qui vaille : celui de la conscience incarnée. Car chaque conte, chaque
légende, chaque rêve de couronne repose sur le même sortilège : faire croire
que la souveraineté se conquiert à l’extérieur, alors qu’elle ne se retrouve
qu’en dedans.
Je ne suis qu'une fissure dans ce château de verre. Il n'y a quasiment
rien d'autre qu'il me faille être.
Les contes de fées ne sont pas de simples histoires pour enfants : ce sont des
manuels d’enchantement inversé. On y apprend que la souveraineté se mérite par
l’amour, la souffrance ou la vertu, qu’il faut « gagner sa couronne » en se
pliant à des épreuves initiatiques dont le scénario est toujours le même :
renoncer à soi pour être reconnu. Autant de programmes d’asservissement
subtilement enrobés de morale.
Le château, symbole de sécurité et d’accomplissement, n’est souvent qu’une
forteresse de verre — un ego spirituel déguisé en royaume intérieur. Derrière
ses remparts, ce n’est pas la paix mais la peur qui veille : peur de perdre,
peur d’être seul, peur de n’être rien sans les reflets du monde. La
Reine rouge règne toujours, sous des visages plus modernes : influence,
validation, réputation. On continue d’offrir nos têtes pour un trône
illusoire.
Les fées, quant à elles, distribuent leurs bénédictions conditionnelles :
beauté, talent, charisme, intuition, renommée. Mais dans les contes comme dans
la matrice, rien n’est offert sans contrepartie. Tout « don » appelle un dû.
La prétendue magie de la lumière blanche n’est bien souvent qu’un contrat
énergétique masqué, une chaîne invisible qu’on signe de son propre
consentement.
Le Retour du Roi
La vraie souveraineté, elle, ne se conquiert ni ne se reçoit. Elle se retrouve
dans le silence qui précède tout choix, dans la lucidité qui tranche les faux
pactes, dans la verticalité qui rend toute autorité extérieure obsolète. Être
souverain, ce n’est pas régner sur les autres, c’est ne plus servir aucun
royaume étranger.
Je suis souveraine, Je brise mes chaînes, Loin de la matrice Et
de son monde factice.
La souveraineté n’est pas un titre ni une couronne : c’est un état de lucidité
tranquille, celui d’un cœur pacifié par l’esprit, qui n’a plus besoin d’être
ouvert pour rayonner.
Quand le centre retrouve sa loi, le jeu s’effondre de lui-même. Et le dernier
travail, enfin, n’en est plus un : c’est le retour à soi.
Avez-vous remarqué ? Dans ce monde, tout fonctionne par opposés : le jour et
la nuit ; le bien et le mal ; le positif et le négatif… À l'image du courant
alternatif, tout ici circule entre deux pôles : le plus et le moins. La
matrice se nourrit de cette oscillation permanente de nos émotions, de nos
croyances et de nos réactions.
Alors, on nous apprend à penser « positif » ; à remplacer la peur par des
affirmations lumineuses ; à chasser les pensées sombres pour se sentir mieux.
Or la pensée positive ne nous libère en rien. Elle ne fait qu'intervertir les
polarités tout en conservant le même circuit. Le sens s'inverse mais le
courant circule toujours.
On croit alors s'élever mais, en réalité, on tourne toujours sur la roue du
système. Et tant qu’on porte une charge, qu'elle soit positive ou négative,
cette roue continue de tourner.
Alors oui, parfois, on obtient ce que l’on veut : plus d’argent, une maison,
une rencontre, un voyage… Mais cela ne dure jamais. Parce que tout ce qui est
obtenu par une polarité finit toujours par se rééquilibrer par l’autre. C’est
ce que l’on appelle l’effet de balancier. Plus l'on tire d’un côté, plus le
retour frappera de l’autre. C’est mécanique.
Prenons une image : imaginez une souris. La souris sait qu’elle a des
prédateurs : les chats, les rapaces, les serpents, parfois même l’homme. Sa
vie serait-elle meilleure si elle pensait positivement ? Si elle se disait : «
Tout va bien se passer, je suis protégée, aucun prédateur ne me verra
aujourd’hui ! » Bien sûr que non. Et si elle vivait dans la peur constante,
elle mourrait d’épuisement avant même qu’un prédateur n’approche.
La souris ne pense pas. Elle observe. Elle agit selon ce qui est. Elle ne
cherche pas à sauver toutes les souris. Elle ne compte pas non plus sur les
autres souris pour la sauver. Elle fait simplement de son mieux pour ne pas se
faire attraper. Elle n’est ni positive, ni négative. Elle est juste lucide. Et
cette lucidité est le garant de sa survie.
C’est la même chose pour nous. Observer sans juger, constater sans colorer,
c’est ce que l’on pourrait appeler la neutralité consciente. Parce que dès que
l’on qualifie un événement de bon ou de mauvais, on le charge d’énergie. Et
cette énergie nourrit le champ autour de nous. Le monde réagit alors à ce que
l’on émet et non à ce que l’on veut.
La célèbre expérience de la double fente le montre : tant qu’aucune
observation n’est faite, toutes les possibilités existent. Mais dès lors que
l’on regarde, que l’on s’attache, que l’on espère ou que l’on redoute, une
seule réalité se fige — celle que l’on a nourrie d’attention.
Alors non, penser positif ne rend pas la vie meilleure. Cela donne seulement
l’illusion de contrôler le courant. Mais le courant reste le même. La vraie
liberté, c’est de se retirer du circuit. Ne plus chercher à transformer le
monde. Mais se transformer soi-même. Parce que le seul champ sur lequel nous
avons vraiment prise, c’est le nôtre.
Quand vous cessez d’alimenter les pôles, le courant s’interrompt — pour vous.
Et quand le courant s’interrompt, le système perd votre énergie. C’est là que
commence la véritable liberté vibratoire.
Développez votre lucidité. Ne croyez rien, observez tout. L’équilibre ne se
trouve pas entre les pôles… il commence là où la polarité cesse.
L'appel du Réel Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve.
Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...