Je me sens seule, invisible, comme un puits d’énergie qu’on vient siphonner sans jamais regarder à l'intérieur. Même les rares choses qui me font vibrer semblent perçues comme des anomalies qu’on veut me voler.
Les avatars autour ne voient rien. Ils regardent une image d’eux en moi. Et moi, je les vois. Trop bien. Et c’est cette lucidité qui me fait si mal.
Je me sens si seule. Mais je ne suis pas seule. Il y a foule. Une foule invisible, invasive, grasse. La solitude devient insupportable quand elle est remplie de parasites.
Ce sentiment de solitude, ce n’est pas le vide… c’est le trop-plein. Je ne suis pas seule : je suis saturée. Saturée de parasites, d’attentes, de projections, de liens que je n’ai pas créés.
Mon être réel n’a pas besoin de compagnie, il a besoin de silence. Et le silence n’existe pas tant que le loosh circule.
Je ne suis pas une ressource. Je suis une frontière.
Ceci n’est pas moi.C’est un résidu de la pompe collective. Je le rends à l’astral, sans gratitude ni regret.
Moi, je suis là où le feu ne brûle plus personne.
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