Le percepteur

C'est le moment de remplir vos déclarations d'impôts. Si ça vous chagrine, sachez que ça mettait George Harrison tellement en rogne qu'il en a fait une chanson (et non des moindres) qui se prête parfaitement à la circonstance. Tant pis pour ceux qui comptaient plutôt sur l'arrivée en fanfare d'un sous-marin jaune — et pourquoi pas piloté par les Beach Boys pendant qu'on y est !

Taxman

Laissez-moi vous expliquer les modalités :
Ce sera un pour vous et dix-neuf pour moi
Parce que je suis le fisc.
Ouais, c'est moi le percepteur !

Si vous trouvez que cinq pour cent c'est trop peu,
Estimez-vous heureux que je ne prenne pas tout
Parce que je suis le fisc.
Ouais, c'est moi le percepteur !

Conduisez, je taxerai la rue.
Asseyez-vous, je taxerai votre siège.
Gelez, je taxerai le chauffage.
Promenez-vous, je taxerai vos pieds.
(Percepteur)
Car je suis le fisc.
Ouais, c'est moi le percepteur !

Ne me demandez pas pourquoi je le veux
(Percepteur, M. Wilson)
Si vous ne voulez pas payer davantage
(Percepteur, M. Heath)
Parce que je suis le fisc.
Ouais, c'est moi le percepteur !

Un petit conseil à ceux qui décèdent :
Déclarez chaque denier sur vos paupières.
Parce je suis le fisc.
Ouais, c'est moi le percepteur !
Et vous ne travaillez pour personne d'autre que moi.
(Percepteur)

George Harrison, 1966

À propos de cette chanson

"Taxman" est l'une des rares chansons des Beatles à ne pas être signée et chantée par le tandem Lennon-McCartney mais par George Harrison. Il s'agit du morceau d'ouverture du génial album Revolver (mon préféré sans aucun doute), paru en 1966, qui marqua un tournant décisif dans l'évolution musicale du groupe.

Peu avant sa mort, en 1980, John Lennon racontait dans une interview comment Harrison avait soi-disant sollicité son aide : « J'ai balancé quelques phrases pour faciliter les choses parce que c'était ce qu'il m'avait demandé. Il était venu me trouver parce qu'il ne pouvait pas aller voir Paul car à l'époque, il ne l'aurait pas aidé. Il ne voulait pas le faire... Alors je me suis retenu et j'ai donné mon accord. Ça avait été John et Paul pendant trop longtemps, il avait été écarté parce qu'il n'avait rien composé jusqu'alors. »

En fait, il s'avère que c'est Paul McCartney qui eut l'idée des petites piques moqueuses à l'égard des politiciens sous forme de chœurs et qui assura les parties de guitare au lieu de s'en tenir à la basse comme à l'accoutumée (en fait, il avait changé d'instrument pour suppléer au départ de Stuart Sutcliffe le bassiste original des Beatles à l'époque d'Hambourg). Il rajouta même une « petite touche indienne » à ses solos pour faire plaisir à George.

Apparemment feu le beau guitariste ténébreux des Fab Four était plus préoccupé par ses deniers que ne l'étaient ses comparses. On raconte qu'il était le seul à relire entièrement leurs contrats pour connaitre le montant exact de leurs cachets. Ce serait en constatant le peu qu'il lui restait après s'être fait racketter par le fisc et s'être longuement penché sur leur comptabilité qu'il aurait ainsi réalisé avec stupeur que le percepteur empochait 95% de leurs gains. « J'ai écrit "Taxman" quand j'ai réalisé que même si nous commencions à gagner de l'argent, nous en reversions la majeure partie aux impôts. Une pratique très courante qui l'est encore. »

À noter, qu'à l'époque l'impôt sur la fortune venait juste d'être instauré par le premier ministre travailliste, Harold Wilson avec l'appui du chef de l'opposition conservatrice, Edward Heath. Pas étonnant que ce dernier ait proposé les Scarabées aux œufs d'or au titre de Membres de l'Ordre de l'Empire Britannique (ce qui avait valu à John Lennon d'envoyer quelques vannes bien senties à la Reine et sa clique en leur demandant de se contenter « de taper dans leurs mains et d'agiter leurs breloques »).

Le dernier couplet sur les droits de succession (la mort vous vole vos êtres chers, le fisc se charge du reste) fait référence à une vieille tradition où pour s'assurer que les gens étaient bien morts, on leur posait une pièce de monnaie sur chaque paupière (avant les progrès de la médecine, le nombre de gens enterrés vivants étant malheureusement très fréquent). Et pour la petite histoire, lors de sa tournée solo au Japon, en 1991, Harrison l'avait transformé en :

Un petit conseil à ceux qui décèdent :
(Ha ! ha ! M. Major)
Déclarez chaque denier sur vos paupières.
(Ha ! ha ! M. Heath)
Maintenant, je vais les réduire et vous allez voir,
(Ha ! ha ! M. Eltsine)
Je récupérerai bien plus avec la TVA.
(Ha ! ha ! M. Bush)

Ayez la tête haute, je taxerai votre chapeau.
Adoptez un animal de compagnie, je taxerai votre chat.
Essuyez vos pieds, je taxerai le tapis.
Si vous prenez de l'embonpoint, je taxerai votre graisse.

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Zone de confort : oser en sortir

Une manière amusante d'expliquer comment sortir de sa « zone de confort » pour atteindre ses rêves. Cette vidéo est en anglais mais dispose de sous-titres facultatifs en français qu'il vous faudra activer sur YouTube en cliquant sur le logo du lecteur.

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8 moyens efficaces pour insuffler du courage aux autres

Le passé est l'avenir outre le courage et la persévérance. La réussite persiste à passer à l'étape suivante. Et pour cela, il faut du courage.

Vous n'arriverez jamais à rien dans ce monde sans courage.

Aristote

Dans le domaine des idées, tout dépend de l'enthou- siasme... dans le monde réel, tout repose sur la persé- vérance.

Goethe

Le véritable pouvoir du courage et de la persévérance est d'inspirer l'un et l'autre.

Pour donner du  courage :

  1. Expliquez que le courage et la peur cohabitent toujours ensemble. Le courage n'élimine pas la peur, il y apporte des réponses. Reconnaissez les peurs des autres.
  2. Incitez au courage en avouant vos propres craintes. Confesser de temps à autre ce qui vous effraie ouvre la voie à votre courage. Attention, trop d'aveux pourraient effrayer les autres.
  3. Insistez efficacement sur la peur. « Quand les gens craignent davantage le patron que la compétition, cette dernière l'emportera à coup sûr. » (Joe Tye).
  4. « Donnez un nom à la peur et elle se transformera en simple difficulté. ; il est plus facile de résoudre des problèmes que de conquérir la peur. » (Joe Tye).
  5. Préparez-vous à ce qui vous effraie. Le cyclone Sandy se dirige droit sur notre maison du centre de la Pennsylvanie. Nous nous sommes préparés. À titre d'exemple, j'ai acheté de l'essence et j'ai testé notre générateur. Le courage transforme la peur en préparation.
  6. Créez des points de certitude. « Ce n'est pas du changement dont les gens ont peur mais de l'incertitude... » (Joe Tye). En période de transformation, par exemple, attirez l'attention sur toutes les choses qui ne changent pas.
  7. Concentrez-vous sur l'objectif. Pourquoi devez-vous avancer ? Affronter l'incertitude sans but nous transforme tous en poules mouillées.
  8. « Décontractez-vous et riez — il est physiologiquement impossible d'avoir peur lorsque l'on rit. » (Joe Tye).

Texte original de DAN ROCKWELL traduit de l'anglais par EY@EL
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Les jours fériés : sacrifices humains et magie... ce que vous ne savez pas

Comme vous l'aurez sans doute remarqué, même si elle dénonce et met en avant certaines informations sur des faits peu glorieux du monde dans lequel nous vivons, la Pensine s'efforce de ne surtout pas venir gonfler les rangs toujours croissants des sites alarmistes qui ne servent finalement qu'à semer encore davantage la confusion dans l'esprit des gens, mais pire encore, répandent peur et sinistrose en lieu et place de ceux qu'ils espèrent contrecarrer. Et que leur travail de sape soit involontaire (ou non ?) n'y change rien. Ce long préambule afin que vous ne vous mépreniez pas sur le choix de cet article qui est à prendre avec détachement. Savoir n'empêche pas de profiter, de s'amuser mais libère du piège mental de l'identification à un symbole détourné comme il a déjà été maintes fois évoqué ici. Et la bonne nouvelle c'est que cette prise de conscience est irréversible. Il n'y a donc rien de mal à célébrer ces fêtes du moment que l'on ne s'identifie pas à ce qu'elles sont censées représenter. De toute manière, si vous êtes dans l'énergie haute, aucune énergie basse (occulte) ne pourra vous en détourner du simple fait que pour elle, vous n'existez pas, n'étant pas réglés sur la même fréquence. Donc amusez-vous, soyez dans l'instant présent, ressentez avec le cœur et non avec le mental et laissez la véritable magie opérer d'elle-même. Évoquez un souvenir ou une pensée heureuse et dites « Spero patronum »1 !

Ey@el

Vous êtes-vous d'abord déjà demandé à quoi rimaient les jours fériés ? Si vous pensez qu'ils nous sont accordés pour prendre congé de nos employeurs ou bien qu'ils sont de nature purement religieuse, dans les deux cas, vous avez tout faux !

Cet article va vous expliquer les sombres significations qui se cachent derrière ces fêtes. La plupart, ainsi que leur symbolisme, sont en fait liées aux sacrifices humains, à la magie et à la sorcellerie.

1er-2 février : Fête de la marmotte (alias Imbolg)

Cette fête marque le début du printemps et se situe à mi-chemin entre le solstice d'hiver et le premier équinoxe. Basée à l'origine sur le culte de la déesse Brigit dans la mythologie irlandaise, elle est toujours célébrée, à ce jour, par les Wiccans et les Païens. On l'envisage comme une nuit de sacrifice impliquant l'exécution rituelle d'un être humain en offrande aux dieux et déesses. Elle a lieu les 1er et 2 février, ce qui nous amène à la première connexion : la Fête de la marmotte2.

Cet animal symbolise la Terre-Mère (parce qu'il vit sous terre). Nous pouvons rattacher cette information aux dieux et déesses et nous savons que Sémiramis (la déesse vénérée en tant que Mère de la Terre) sort de son hibernation (comme la marmotte — toutes deux sont des créatures de la terre, Sémiramis en étant la déesse). Ces deux symboles hibernent donc pendant l'hiver et les gens attendent leur arrivée. La marmotte marque également la renaissance et le printemps tout comme la déesse qui fait son apparition officielle le 21 mars.

La plus importante célébration de la Fête de la marmotte a lieu à Punxsutawney, en Pennsylvanie. Sa proclamation consiste en un rituel exécuté par 13 hommes vêtus de noir, ce qui ressemble fortement à un cercle de 13 sorcières tout de noir vêtues :

14 février : Saint Valentin

Treize jours après Imbolg arrive la Saint Valentin qui est une fête païenne marquant l'apologie de l'amour et de la luxure. Le Pagan Book of Days indique que la déesse Februa était la patronne de l'amour que les Romains célébraient par des rites orgiaques. Cette fête fut initialement instaurée en l'honneur de Sémiramis, Tammuz et Nimrod (la première famille occulte). Il y eut quelques changements de noms en cours de route dont celui de Sémiramis qui devint Vénus, la déesse lunaire de la fertilité. On reconnait en Cupidon Tammuz, le fils, tandis que Nimrod (considéré comme la figure paternelle de la famille) fut rebaptisé Jupiter (la version romaine de Zeus). Tammuz alias Cupidon était connu pour décocher des flèches dans le cœur — considéré pendant un temps comme le siège de toutes les émotions du corps. La tradition d'offrir des fleurs et des sucreries est issue d'une pratique occulte au cours de cette fête où les fidèles apportaient ce type d'offrandes au temple pour la déesse du printemps (Sémiramis) qui s'éveillait de son hibernation.

17 mars : Saint Patrick

La version officielle de cette fête raconte qu'avec l'aide de Dieu, Saint Patrick aurait chassé tous les serpents d'Irlande. Il est surtout connu pour avoir tenté d'importer la chrétienté catholique dans les iles britanniques. Quoi qu'il en soit, les pouvoirs ésotériques en place ont tout transformé en leprechauns, shamrocks3 et arcs-en-ciel. Les premiers ont été initialement introduits dans les festivités de la Saint Patrick par nul autre que le grand maître de l'occulte, Walt Disney, avec Darby O'Gill et les Farfadets4, un film dans lequel il donne un ton bon enfant à ce qui est à la base une histoire d'êtres surnaturels et de pouvoirs magiques.

Les leprechauns étaient, à l'origine, des créatures démoniaques maléfiques qui pouvaient dévaster tout ce qui se trouvait sur leur chemin (comme dans le film du même nom — ??? N.d.T.). Leur pouvoir était contenu dans une verge ou bâton, la shillelagh, qui est une perversion de la verge d'Aaron dotée des pouvoirs que lui avait conférés Dieu et qui serait également un symbole de Moloch, le dieu cornu. Les jardins suspendus de Babylone eurent un temple dédié à Nimrod (avec une seule ou deux cornes pour représenter Moloch pour lequel on se livrait à des sacrifices comme il est fait référence dans ce passage de la bible II Rois XXIII; 10 :

Le roi (Josias) souilla Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l'honneur de Moloch.

La croyance voulait que le dieu cornu leur accorderait des bénédictions financières s'ils lui sacrifiaient leurs enfants et on pense que c'est encore d'actualité au vu du nombre incroyable de portés disparus dans le monde entier. Une étude datant de 1999 faisait état d'environ 800 000 disparitions d'enfants par an en Amérique - 800 000 est un chiffre extrêmement élevé qui ramène à 16 000 par état (dans le cas d'une répartition uniforme). Pour en revenir au culte de Moloch, ses adeptes portent toujours ses cornes sous forme d'un bijou communément appelé Corne italienne.

On accordait des pouvoirs de guérison à la corne de licorne qui était considérée comme une des choses les plus précieuses qui soient au monde. Sous l'Inquisition, on torturait ceux qui refusaient de reconnaitre la force et l'existence de cet animal et de sa corne formée de spirales (à l'image du ziggourat de la Tour de Babel) qui est une autre référence à Moloch. Son acquisition vous apportait des bienfaits (toujours dans la même logique que les sacrifices). La shillelagh des leprechauns n'est qu'une représentation de plus de la corne de Moloch et de ses pouvoirs.

Les arcs-en-ciel, au bout desquels se trouvent des trésors décrits comme des chaudrons remplis d'or que les farfadets feraient n'importe quoi pour recouvrer, symbolisent l'ancien culte du dieu cornu. Là encore, il est question de bénédictions financières qu'il octroyait en échange d'un sacrifice. On utilisait ces chaudrons pour les pratiques occultes dont le jeu sadique de la pomme dans l'eau (voir le symbolisme occulte d'Halloween).

1er avril : Jour du poisson d'avril

Cette fête intervient, 13 semaines après le Jour de l'An pour boucler le cycle de l'année. On estime que le festival romain de Hilaria serait son précurseur — et encore une de ces fêtes impliquant des sacrifices aux dieux et déesses païens.

20-21 avril : Pâques5

La fête que l'on appelle Pâques est normalement une période durant laquelle les Chrétiens méditent sur la résurrection de Jésus Christ. Toutefois, la signification occulte qui lui est rattachée nécessite d'être explicitée. Tout tourne autour de la déesse Ostara (alias la déesse babylonienne Ishtar, alias Éostre, alias la déesse de la lune, alias Sémiramis, alias la déesse égyptienne Isis, alias l'Aphrodite grecque, alias la Vénus romaine). Ostara/Éostre est la vieille orthographe et l'origine du mot Easter (qui en anglais veut dire Pâques — N.d.T.). À l'époque païenne, les sacrifices humains avaient lieu le premier dimanche après la première nouvelle lune (Ostara/Éostre) célébrant le retour de Sémiramis dans sa forme réincarnée de la déesse du printemps, Éostre et qui fait partie des phases cycliques de la triple déesse de la divinité féminine comme il a été mentionné précédemment.

Les œufs de Pâques

L'œuf de Pâques est issu d'une légende babylonienne voulant que la déesse Ishtar (alias Sémiramis) soient descendue du paradis dans un œuf. La chasse aux œufs de Pâques (Éostre) se base sur la tradition de la quête d'Ishtar qui lui permettait de renaître et d'octroyer ses bénédictions à la personne qui la trouvait. Cette légende de renaissance/d'œuf est à l'origine de l'assimilation de Sémiramis/Ishtar à la déesse de la fertilité.

Le lapin de Pâques

Le symbole du lapin est lié à sa rapidité de procréation qui s'accordait bien avec cette histoire de fertilité.

Le Carême

Le jeûne de Carême est une tradition qui viendrait du dieu babylonien Thammuz, décédé à l'âge de 40 ans. Chaque jour de Carême est ainsi considérée comme un an de sa vie, l'abstinence exprimant le deuil.

Le jambon de Pâques

La croyance voulant que Thammuz ait été tué par le sanglier qu'il pourchassait, la consommation de jambon à Pâques est donc une référence symbolique à cet évènement.

Il faut savoir que je suis Chrétien aussi ce sujet particulier a piqué ma curiosité. Je concilie toutes ces curieuses connexions occultes avec le fait que, pour selon ma foi, leur signification actuelle est différente de ce qu'elle était quand ces traditions furent instaurées. Le concept chrétien du Carême est la commémoration des quarante jours que Jésus passa dans le désert à jeûner en résistant aux tentations du Diable (vous vous souvenez du Diable/Obama sur History ?6). Toutefois, mes recherches indiquent que les 40 jours sont véritablement une tradition visant à marquer le deuil de Thammuz. En fait, Doc Marquis cite Ezéchiel 8:14-18 montrant la colère de Dieu par rapport à cette pratique du Carême liée à Thammuz :

Et il me conduisit à l'entrée de la porte de la maison de l'Éternel, du côté du septentrion. Et voici, il y avait là des femmes assises, qui pleuraient Thammuz. Et il me dit : vois-tu, fils de l'homme ? Tu verras encore d'autres abominations plus grandes que celles-là. Et il me conduisit dans le parvis intérieur de la maison de l'Éternel. Et voici, à l'entrée du temple de l'Éternel, entre le portique et l'autel, il y avait environ vingt-cinq hommes, tournant le dos au temple de l'Éternel et le visage vers l'orient; et ils se prosternaient à l'orient devant le soleil. Et il me dit : vois-tu, fils de l'homme ? Est-ce trop peu pour la maison de Juda de commettre les abominations qu'ils commettent ici ? Faut-il encore qu'ils remplissent le pays de violence, et qu'ils ne cessent de m'irriter ? Voici, ils approchent le rameau de leur nez. Moi aussi, j'agirai avec fureur ; mon œil sera sans pitié, et je n'aurai point de miséricorde ; quand ils crieront à haute voix à mes oreilles, je ne les écouterai pas.

Ce passage semble indiquer qu'il y ait bien eu une période de deuil pour Thammuz considérée comme exacte d'un point de vue historique. Il y est question d'une vision transmise au prophète Ezéchiel pour lui montrer que le peuple vénérait les mauvais dieux (c.-à-d. Thammuz et les autres dieux du soleil). Ceci n'est, bien entendu, que mon interprétation personnelle et je suis ni prêtre ni théologien aussi vous pourrez élaborer votre propre théorie à ce sujet.

Les confiseries de Pâques et les brioches de Carême

Comme il a été mentionné à propos des autres fêtes, la Tour de Babel abritait en son sommet un temple pour Moloch. Les gens y apportaient des sucreries, des brioches et des fleurs pour lui rendre hommage. La tradition de consommer des petits pains briochés le Vendredi Saint est en vigueur dans divers pays à travers le monde et les théoriciens font référence au passage suivant de la Bible issu de Jérémie 7:17-21 :

Ne vois-tu pas ce qu'ils font dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem ? Les enfants ramassent du bois, les pères allument le feu et les femmes pétrissent la pâte pour préparer des gâteaux à la reine du ciel et pour faire des libations à d'autres dieux afin de m'irriter. Est-ce moi qu'ils irritent ? dit l'Éternel. N'est-ce pas eux-mêmes, à leur propre confusion ? C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : voici, ma colère et ma fureur se répandent sur ce lieu, sur les hommes et sur les bêtes, sur les arbres des champs et sur les fruits de la terre ; elle brûlera, et ne s'éteindra point. Ainsi parle l'Éternel des armées, le Dieu d'Israël : ajoutez vos holocaustes à vos sacrifices et mangez-en la chair!

Là encore, on voit que le Bible fait référence au peuple vénérant ces dieux et déesses occultes. On y trouve différents témoignages d'enfants traversant des feux en allusion aux flammes de Moloch dans la vallée de Géhenna (ou de Hinnom) où avaient lieux les sacrifices au cours desquels ils étaient brûlés. Voici une citation de Jérémie 7:31 :

Ils ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben Hinnom pour brûler au feu leurs fils et leurs filles : ce que je n'avais point ordonné, ce qui ne m'était point venu à la pensée.

Si les enfants parvenaient à traverser les brasiers, on leur octroyait le droit de vivre sans être poursuivis. Les parents devaient rester immobiles et impassibles en regardant leur enfant se faire brûler vif au son des tambours du prêtre païen afin que Moloch accepte cette « offrande ».

La statue de la déesse Éostre a un croissant de lune au sommet du crâne, une autre particularité laissant entendre qu'elle serait la réincarnation de Sémiramis. Les déesses de la fertilité sont toutes considérées comme similaires : Diane, Éostre, Sémiramis, Estata, etc.

19 avril - 20 mai : les 13 jours de préparation et le Premier Mai

Les treize jours précédant et incluant le Premier Mai consistent en des immolations par le feu à Moloch (alias Bel, Nimrod, Saturne, etc.) à compter du 19 avril. Sachant qu'il existe des liens, dans notre passé, en référence à de sacrifices d'enfants à ces dieux païens, certains massacres perpétués à cette période de l'année et impliquant le feu et des enfants constituent des coïncidences pour le moins troublantes. Notamment l'incendie du complexe des adeptes du culte davidien à Waco, au Texas, le 19 avril 1993, mais également la tragédie d'Oklahoma du 19 avril 1995. En fait, Timothy McVeigh a invoqué l'incident de Waco comme mobile pour son attentat à la bombe commis contre le bâtiment fédéral Alfred Murrah. Tous ces événements pourraient-ils être liés aux sacrifices à Moloch dans la vallée de Géhenna ? Le monument national édifié par la ville d'Oklahoma à la mémoire des victimes a été inauguré à la même date, le 19 avril 2000, et chaque année, au même jour et à la même heure (9h02), on y tient des services rituels. Pour en rajouter à la sauce, Tamerlan Tsarnaev (l'un des suspects dans les attentats du marathon de Boston) a été exécuté d'une balle le 19 avril 2013.

La fête de Beltaine commence le 30 avril et se termine avant le 1er mai. À mi-chemin entre l'équinoxe de printemps et le solstice d'été, elle est considérée comme l'une des quatre grandes manifestations occultes annuelles. Elle marque le début de la saison estivale où l'on avait pour coutume d'allumer des feux de joie pour protéger les cultures et les gens — les flammes symbolisant le soleil. Le culte sacré de la triple déesse y est célébré au moment où la phase de la Terre-Mère est de retour dans toute sa gloire sous les traits de Gaïa — la mère de la terre dans toute sa maturité (voir illustration ci-contre — N.d.T.).

On appelait autrefois ces bûchers des « feux de caution » (bailfires en anglais — N.d.T.) en référence à ceux du dieu Moloch alias Bel. Ainsi, en substance, on pourrait parler de « feux de Bel ». Et là encore, revêtant différentes formes, on retrouve le sacrifice d'enfants au dieu occulte Bel.

La danse de l'arbre de mai, qui met en situation des couples de danseurs évoluant en cercle (représentant la sexualité féminine) autour d'un poteau phallique masculin, est un autre symbole de fertilité pour Mère Gaïa. Des théoriciens prétendent que la Maison royale britannique des Windsor allumerait tous les ans un feu de Beltaine pour honorer cette fête. Il est à noter également que Adolf Hitler s'est suicidé le 30 avril 1945 et que sa dépouille aurait été incinérée à sa requête, laissant entendre qu'il souhaitait aussi être offert en sacrifice à Bel.

21-22 juin : Solstice d'été

Le solstice d'été est célébré comme le sacre de la pleine saison (dans l'hémisphère nord) entre le 20 et le 22 juin. Le soleil atteint son apogée dans le ciel donnant lieu à des fêtes pour honorer la fertilité du dieu soleil. Le mois de juin est, par tradition, celui des mariages en raison du parallèle avec la fertilité de l'ensemencement et de la récolte des cultures. Les Païens croient à l'union sexuelle du dieu et de la déesse au 1er mai (Beltaine) et l'importance de son respect impliquait que, ne pouvant rivaliser avec les dieux, les couples reportaient leur mariage à juin. La fête païenne de Litha (21 juin) est de ces nuits où l'on est censé se livrer à un sacrifice humain.

Certains prétendent que la Saint Jean (24 juin) serait observée par les Francs-Maçons. C'est à se demander pourquoi vu que ces derniers n'adhèrent officiellement à aucune religion. Ils célèbrent les deux fêtes du 24 juin et du 27 décembre (toutes deux aux mi-points de l'été et de l'hiver pour la connexion astrologique). Jean-Baptiste était considéré comme le patron des tailleurs de pierre en Europe et les dates des fêtes estivales et hivernales furent instaurées pour faciliter la transition du culte païen au christianisme.

4 juillet : Fête de l'Indépendance

La fête de l'Indépendance tombe 13 jours après le 21 juin, soit 66 jours après le 30 avril (fête du 1er mai). Elle est censée respecter la Déclaration d'Indépendance de 1776 mais, à l'origine, sa célébration donnait lieu à de gigantesques feux de joie (voir la référence aux feux de caution/feux de Bel).

Le premier président élu s'appelait John Hanson et porta les armes durant la révolution américaine avant que la constitution ne fut ratifiée. Il servit sous les Articles de la Confédération dont dépendait le Congrès continental avant que les États-Unis n'instaurent le système « formel » qui nous vient à l'esprit et dont George Washington fut le premier président. Certaines théories ont été avancées selon lesquelles John Hanson aurait été noir mais apparemment ce n'était pas le cas (à preuve du contraire, moi, je n'ai rien trouvé). D'autres encore prétendent que Samuel Huntington aurait été le premier président puisqu'il fut le premier à servir sous les Articles de la Confédération avant l'élection de John Hanson, mais comme vous pouvez le constater, savoir qui fut le premier président devient vite compliqué et c'est sans doute ce qui les poussa a déclarer George Washington comme le numéro un. Quoi qu'il en soit, notre premier président, qu'il s'agisse de ce dernier ou de Hanson, était un Franc-Maçon (vous noterez bien la posture avec la « main cachée » ) :

19 juillet : 13 jours avant le Grand Sabbat de Lughnasa
31 juillet - 1er août : Lughnasa ou la Fête du Grand Sabbat

Marquant le début des moissons, à mi-chemin entre le solstice d'été et l'équinoxe d'automne, c'est une des quatre grandes dates des festivités païennes qui doit son nom au dieu Lugh. Les Wiccans la célèbrent avec des figurines de pain à l'image du dieu du maïs qu'ils sacrifient symboliquement avant de les partager. Beaucoup marquent le coup en observant la tradition de voyager ou de faire du stop pour se rendre jusqu'à un endroit pittoresque tel le sommet d'une montagne. Le défi, la beauté et la participation de la communauté étaient tous des éléments importants chez les Celtes d'Irlande à l'origine de cette fête.

21-22 septembre : Équinoxe d'automne

L'équinoxe d'automne marque le début de l'amincissement du voile qui sépare le monde spirite du monde physique (son apogée est le 31 octobre au cours de la nuit de Samain) et permet aux esprits démoniaques de traverser. C'est le moment où les jours et les nuits sont égaux connu chez les Païens sous le nom de Mabon. On parle également de fête des moissons ou de fête des récoltes — l'équivalent païen de l'Action de Grâce (Thanksgiving) et du partage de la nourriture. Le culte des dieux et déesses intervient pour conserver les bénédictions à l'approche de la saison froide et se situe également à mi-chemin entre Lughnasa et Samain. Un sacrifice humain est requis par les divinités afin de protéger la population de l'hiver.

Et chaque année, à cette date d'apparence anodine, on célèbre la fin des moissons.

31 octobre - 1er novembre : Halloween

Samain (alias Veillée de tous les saints alias Halloween) est une fête dédiée au feu où pendant trois jours durant, on fait brûler des offrandes sacrificielles au dieu soleil. Samain rend hommage aux morts tout comme Beltaine aux vivants. Toute une kyrielle de traditions accompagnent les célébrations qui ont lieu du 29 au 31 octobre et dont le point culminant est la nuit d'Halloween. Samain est le seigneur celte des défunts et envisagé sous la forme d'un dieu cerf qui dans le domaine de l'occulte fait toujours référence au dieu masculin antique Nimrod que l'on représentait avec une seule ou plusieurs cornes ressemblant à des bois comme celles de Moloch (voir illustration ci-contre — N.d.T.).

Pour mieux comprendre cette fête, il nous faut réviser ce que nous savons à propos l'occulte et les Païens. J'ai déjà expliqué, au début de cet article, ce qui motivait leurs attachements à ces manifestations mais un approfondissement concernant la prêtrise druidique s'avère nécessaire. Les Celtes débarquèrent sur les Iles britanniques avec leurs prêtres appelés druides depuis l'Âge du fer. Selon Wikipédia, on dispose de peu d'informations concernant ces derniers quand bien même certains théoriciens et des personnes ayant côtoyé des Illuminati et/ou le domaine occulte, prétendent tout savoir à leur sujet. On dit donc qu'ils détenaient toute l'autorité dans les tribus et décrétaient quand et avec qui on devait se marier, quand on devait partir en guerre, etc. Ce que l'on sait et considère comme un fait établi est qu'ils pratiquaient les sacrifices humains (d'où leur nombre important au cours de ces fêtes).

Le célèbre site de Stonehenge est là où les druides se rendaient pour pratiquer le culte de leur dieu cerf lors des huit célébrations occultes annuelles (il existe beaucoup d'endroits comme Stonehenge sur la planète — celui-ci est juste le plus connu). C'est donc en de tels lieux qu'ils se livraient à des massacres au cours de rituels barbares comme celui de « la fontaine de sang » où ils pendaient une personne avec une corde serrée autour du cou et lui tranchaient la gorge pour provoquer une importante effusion de sang. Ils se rassemblaient à Stonehenge à Samain avec des courges et des citrouilles (initialement baptisées « bougies aux morts » et plus couramment aujourd'hui des « Jack à la lanterne ») qu'ils remplissaient de graisse humaine récupérée lors de précédents sacrifices aux dieux. Ils amenaient également des chaudrons qu'ils plaçaient sur un feu, les réchauffant pour la cérémonie dont il sera question un peu plus loin (pour ceux qui veulent savoir tout de suite, il s'agit de la tradition du jeu de la pomme). Ils tambourinaient aux portes des notables de la ville en hurlant « une offrande ou un sort »7 pour voir si le maitre des lieux allait sortir avec un don qui pouvait être un domestique, voire même un membre de la famille offert en sacrifice cette nuit-là. En récompense, ils recevaient une des citrouilles macabres qu'ils allumaient afin de protéger les occupants de la maison des démons invoqués à Samain. Ceux qui refusaient se retrouvaient avec un une étoile à six branches tracée à l'intérieur d'un cercle (un hexagramme) avec du sang sur leur porte d'entrée pour attirer les esprits et la malédiction sur toute la maisonnée.

Il existe une autre théorie selon laquelle les gens plaçaient de la nourriture et des bougies dehors à l'intention des esprits démoniaques qui traversaient le monde physique le 31 octobre afin de les éloigner de leurs foyers.

On regroupait les êtres humains destinés à être sacrifiés et on les alignait tandis que les druides jetaient des pommes dans les chaudrons en leur offrant la possibilité de recouvrer la liberté s'ils parvenaient à les extirper (de l'eau bouillante) avec les dents. D'aucuns tentaient le coup au risque de brûlures provoquant des dommages permanents à leurs yeux, oreilles, gorge, etc. Les autres s'abstenaient. Ceux qui n'attrapaient pas les pommes du premier coup étaient décapités sur le champ tandis que ceux qui avaient refusé le défi connaissaient une mort ardente. On les conduisait à un « Dieu d'osier » constitué d'un assortiment de cages d'osier à l'intérieur desquelles on les faisait entrer (exactement comme dans le film avec Nicolas Cage8). On mettait ensuite le feu à l'effigie en guise d'offrande aux dieux, ce qui nous ramène, une fois encore, à la connexion avec Nimrod et Sémiramis. Il est également à noter que le festival annuel de « l'homme qui brûle »9 est une reconstitution de cette cérémonie.

Une autre tradition consistant à se travestir de costumes — qu'on appelait « donner le change » — fut instaurée en raison du fait que le voile entre les mondes spirite et physique était très mince à Samain et permettait aux âmes des défunts de rendre visite à leurs êtres chers. Les flammes sur les sites sacrificiels servaient de balises aux esprits pour pénétrer notre monde (d'où le rôle du « Dieu d'osier » fournissant offrandes et lumière éclairante au monde spirite). Les druides étaient persuadés que ces mesures ne pouvaient bloquer le passage aux mauvais esprits et, par conséquent, ils s'habillaient de manière effrayante afin de les repousser.

Une autre origine aux « friandises ou un sort » viendrait de la croyance ecclésiastique selon laquelle le jour de la Toussaint, les membres de la congrégation devaient prier pour les âmes retenues pour une période transitoire au purgatoire. Lorsqu'une d'elle recevait suffisamment de prières, elle se retrouvait propulsée au Paradis. Halloween était le moment où les enfants faisaient de porte à porte pour collecter des gâteaux de l'âme et des prières pour permettre aux âmes de quitter le purgatoire.

On avait recours à l'aide du Diable pour prévoir son avenir. On se livrait, pour se faire, à diverses pratiques assez singulières en apparence comme l'examen des restants d'une pomme croquée afin de déterminer s'ils avaient la forme d'une lettre qui symboliserait le nom du futur compagnon ou de la future compagne de la personne. Parmi les autres divinations, on pouvait également prédire le nombre d'enfants, le lieu de résidence, etc. Les tentatives de lire l'avenir sont occultes par nature et Halloween ne fait aucunement exception à cette règle. En fait, c'est la période la plus prisée de l'année pour les arts divinatoires. Les chauve-souris, les chats, les chouettes, les hiboux et les autres animaux rattachés à cette fête étaient assimilés à des incarnations du Diable dans le cadre du processus de divination. La sorcière pouvait utiliser ces derniers (Satan) pour l'aider dans ses prédictions.

Halloween est la nuit durant laquelle le dieu cerf (masculin) prend le pouvoir jusqu'à ce que la déesse féminine du printemps reprenne le relai (Sémiramis) le 21 mars. C'est au 1er mai qu'elle atteint son apogée en tant que Mère de la Terre à Beltaine pour s'en aller sous la forme d'une vieille femme à Halloween et redémarrer un nouveau cycle.

21-25 décembre : Noël

Noël est rattaché à de nombreuses célébrations païennes telles que Yule, les Saturnales et le solstice d'hiver. La fête que l'on nomme Yule se déroulait autour de cette dernière (21-23 décembre) où le soleil est à son altitude la plus basse et commence à remonter à l'exact opposé du point où il culmine en pleine saison estivale (solstice d'été). On pensait que cette remontée représentait l'acceptation des sacrifices offerts à Samain.

Yule finit par fusionner avec la fête chrétienne de Noël qui tire également ses origines des Saturnales, ces festivités romaines données en l'honneur du dieu Saturne. Cette période de festoiement et d'échange de présents est le symbole de l'introduction du concept du temps, des poids et des mesures qui provoqua la destruction de l'Âge d'or.

Les Saturnales comportaient des sacrifices humains et se déroulaient du 17 au 23 décembre. Y figuraient des combats de gladiateurs dont les morts étaient considérées comme des offrandes supplémentaires au dieu Saturne. On y trouvait également l'idée d'inversion des rôles où les maîtres nourrissaient leurs esclaves (une pratique toujours en vigueur actuellement sur les lieux de travail lors des fêtes de Noël où les employeurs subviennent aux besoins de leurs employés).

Les Romains participaient également, le 25 décembre, à une autre célébration appelée Dies Natalis Solis Invicti ou « l'anniversaire du Soleil invincible ». Sol Invictus était leur dieu soleil qui pourrait être une autre resucée de Nimrod et Sémiramis. Les descriptions qui en sont faites sont à l'image de la Statue de la Liberté inspirée de la déesse romaine Libertas.

Des vers que l'on rédigeait par écrit accompagnaient les présents offerts lors des Saturnales qui se transformèrent par la suite en cartes de vœux10. On s'adonnait à des festins afin d'honorer la période imminente des mois de disette allant de janvier à avril au cours de laquelle la nourriture se faisait rare — qui débouchèrent sur le réveillon de Noël. On y consommait des biscuits en forme de personnages humains (les bonhommes en pain d'épice) et on avait également pour coutume de chanter dans les rues (les chants de Noël).

La date du 25 décembre entra dans la tradition romaine grâce à Jules César qui fit « resynchroniser » le calendrier avec le soleil et le solstice d'hiver qui avait lieu à cette date. C'est aux alentours du IVe siècle que les Saturnales furent intégrées à Noël afin de convertir les Païens au christianisme.

Voici d'autres thèmes et symboles courants que l'on retrouve à Noël avec leurs origines occultes :

Les arbres

Le livre de Jérémie dans la Bible invite à ne pas adopter les coutumes des Païens puis évoque la décoration d'un arbre comme ces derniers avaient pour tradition de faire. Voici un extrait de Jérémie 10:2-4 :

Ainsi parle l'Éternel: n'imitez pas la voie des nations, et ne craignez pas les signes du ciel parce que les nations les craignent. Car les coutumes des peuples ne sont que vanité. On coupe le bois dans la forêt ; la main de l'ouvrier le travaille avec la hache ; on l'embellit avec de l'argent et de l'or, on le fixe avec des clous et des marteaux pour qu'il ne branle pas.

Les peuples auxquels il est fait référence dans le livre de Jérémie devaient également le décorer de bougies et de friandises (ex. : les cannes en sucre) pour le dieu cerf païen (Nimrod). J'ai lu que le contexte de ce passage est celui où les gens vénéraient littéralement le sapin comme une idole après l'avoir paré d'or et d'argent. Les guirlandes lumineuses symbolisent les bougies utilisées à l'époque comme balises afin que le dieu hivernal Nimrod voit votre maison et bénisse votre foyer.

La signification de l'arbre s'est un peu perdue au fil des années et son symbolisme a incontestablement disparu mais ce sont néanmoins ses origines.

Le célèbre sapin de Noël du Rockefeller Center (à New York — N.d.T.) est érigé autour d'une esplanade en contrebas avec une statue de Prométhée rendant hommage à celui qui vola le feu de l'illumination aux dieux pour le transmettre à la race humaine et leur enseigner la sagesse. C'est une croyance importante dans le monde occulte et chez les Lucifériens car elle marque la capacité de se transformer en divinité sans l'assistance d'un dieu spirituel.

David Rockefeller lui-même raconte :

Certains croient même que nous faisons partie de quelque cabale secrète qui œuvrerait à l'encontre des intérêts des États-Unis, nous décrivant ma famille et moi comme des « internationalistes » conspirant avec d'autres à travers le monde pour bâtir une structure économique et politique globale plus intégrée — un monde unifié, si je puis m'exprimer ainsi. Si c'est de cela dont on m'accuse, je plaide coupable et j'en suis fier.
Source : HenryMakow.com

La bûche

Comme il a été mentionné un peu plus haut, tout ce qui a trait à Yule fait référence à la fête païenne du 21 décembre. La fameuse bûche de Yule devait provenir d'un bouleau et on devait en conserver un morceau à brûler toute l'année jusqu'au Noël prochain afin de marquer le cycle de la réincarnation (encore Sémiramis et Nimrod).

Le gui

La tradition du gui est intéressante en ce que ses baies sont toxiques et peuvent provoquer une diarrhée et de graves problèmes gastro-intestinaux. Cette plante était utilisée par les druides pour la fertilité (d'où le fait de devoir s'embrasser sous le gui) et tire son symbole d'amour et de vitalité de cette propriété.

La couronne

La couronne est encore un symbole de fertilité dont la forme circulaire représente les organes féminins (le « cycle de la vie »). La bougie en son milieu est la représentation phallique de l'homme. On retrouve la même symbolique au Vatican sur la Place St Pierre au centre de laquelle est érigé un obélisque égyptien de 4000 ans d'âge entouré d'un cercle (le phallus masculin et la fertilité féminine). Ce monument fut importé d’Égypte vers le Cirque de Néron à Rome où il fut témoin d'innombrables martyres et exécutions de Chrétiens. Les lignes émanant du point central de son emplacement actuel au Vatican (son troisième déménagement) en font un cadran solaire. Lorsque l'ombre de l'obélisque tombe à l'intérieur d'un de ces huit faisceaux, cela indique une nuit de sacrifice.

Le houx et le Père Noël

Les druides suspendaient du houx à leurs fenêtres pour éloigner les esprits. Au plus fort des festivités des Saturnales romaines, on le considérait comme la plante sacrée de Saturne. On parait son intérieur d'images du dieu hivernal et les Chrétiens finirent par décorer leurs maisons pour échapper à la persécution des Romains. On considère également le houx comme un symbole de fertilité masculine, son homologue, le lierre, représentant l'aspect féminin.

Il y avait aussi un personnage dans la mythologie païenne baptisé le Roi Houx qui finit par se transformer en Père Noël. Il avait un rival nommé le Roi Chêne et tous deux se faisaient la guerre, le Roi Houx étant à l'apogée de sa puissance lors du solstice d'hivers (Noël). Cela ressemble fort à l'histoire des phases de Sémiramis où elle échange son pouvoir avec Nimrod durant les cycles annuels à mesure qu'elle croît et décroît.

À l'instar du Roi Houx, le Père Noël « sait tout » de ceux qui ont été gentils ou méchants et a la faculté d'être omniprésent et de parcourir le globe en une seule nuit. Il possède huit rennes cornus (ou des « cerfs », soulignant ainsi, encore une fois, la similitude avec le dieu cerf Nimrod).

Notes et références

  1. ^ Il s'agit de la formule magique pour faire apparaitre un Patronus dans Harry Potter. « Le Patronus représente une force positive, une projection de tout ce qui sert de nourriture aux Détraqueurs — l'espoir, le bonheur, le désir de vivre — mais, à l'inverse des humains, le Patronus ne peut pas ressentir de désespoir et le Détraqueur ne peut donc pas lui faire de mal. » (J.K. Rowling, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, 1998).
  2. ^ Un jour sans fin (Groundhog Day), ou Le Jour de la marmotte au Québec et au Nouveau-Brunswick, est un film américain réalisé par Harold Ramis et sorti en 1993.
  3. ^ Shamrock est le nom autochtone du trèfle irlandais, symbole du pays auquel une vieille légende accorderait le pouvoir de rompre le charme des mauvais esprits et de porter chance. En réalité, le trèfle symbolise surtout la Sainte Trinité telle que l'enseigna Saint Patrick.
  4. ^ Darby O'Gill et les Farfadets (Darby O'Gill and the Little People) est un film des Walt Disney Productions réalisé en 1959 par Robert Stevenson d'après les histoires de Herminie Templeton Kavanagh.
  5. ^ Le jour de Pâques est un dimanche situé à des dates variables du calendrier grégorien comprises entre le 22 mars et le 25 avril. Des dates de jours fériés et de fêtes dépendent de ce jour de Pâques, comme le lundi de Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, le lundi de Pentecôte. Je me suis donc alignée sur la date de Pâques pour l'année 2014 pour la traduction de cet article qui diffère de l'original.
  6. ^ Dans une mini-série intitulée la Bible diffusée par la chaine historique américaine History, l'acteur choisi pour incarner le Diable au petit écran était un sosie du président Obama, ce qui avait provoqué un énorme tollé outre-Atlantique (Diversity Inc).
  7. ^ En anglais, « treat » englobe plusieurs significations, ce qui n'est pas le cas du français qui doit s'adapter au contexte. Ainsi la formule « un sort ou des friandises » en usage de nos jours se disait de la même manière pour les anglophones lorsque les offrandes n'étaient non pas des sucreries mais des êtres humains.
  8. ^ The Wicker Man est un film américano-germano-canadien de Neil LaBute sorti en 2006. Il s'agit d'un remake d'un film sorti en 1973.
  9. ^ Le festival Burning Man est une grande rencontre artistique qui se tient chaque année dans le désert de Black Rock au Nevada et qui propose la crémation festive d'un mannequin géant. Elle a lieu la dernière semaine d'août, le premier lundi de septembre étant férié aux États-Unis.
  10. ^ À noter que dans les pays anglo-saxons, on échange plutôt ses vœux à Noël et non pour le Nouvel An comme il est de coutume chez nous, en France.

Texte original de DRAGO DE SILVER traduit de l'anglais par EY@EL
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L'agence toutes bêtes

Hannibal : « L'argent c'est le pied, ne laisse pas échapper
ce fric et planque-le bien...
»
"Money", Pink Floyd (1973)
Futé : « Tu peux remballer Beethoven et fais passer l'info à Thaichovski... »
"Roll Over Beethoven", Chuck Berry (1956)
Looping : « Toi c'est oui, moi c'est non, quand tu dis stop,
je dis vas-y, vas-y, va...
»
"Hello Goodbye", The Beatles (1967)
Barracuda : « Ne pas se faire bouffer par les vers et ces drôles
de poissons...
»
"Weird Fishes/Arpeggi", Radiohead (2007)

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Joyeuses Pâques

Où allez-vous comme ça avec votre épuisette ? demandai-je à un voisin que je croisai dans la rue.
— Essayer d'attraper des lapins pardi ! me répondit-il d'un sourire malicieux.
— Des lapins ? Heu, c'est pas comme les papillons, vous savez ! Et puis la chasse n'est pas autorisée en cette saison...
Je dois préciser que ce monsieur est un ancien chasseur repenti qui met toute son énergie au service des animaux en détresse, que sa maison est l'auberge de tous les chats errants, qu'il va nourrir quotidiennement les canards de l'étang — avec un lance-pierre pour envoyer le grain aux vieux qui ne quittent pas leur îlot — et toute sorte d'autres petites bébêtes qu'il lui arrive de croiser. Il se trouve que des gens infâmes avaient laissé leurs lapins béliers (à oreilles tombantes) errer en toute liberté au risque de se faire écraser — ce qui est malheureusement arrivé à certains d'entre eux — et de provoquer le courroux du voisinage par les dégâts occasionnés à leurs plantations. J'ai donc décidé d'immortaliser ces charmants rongeurs pour vous souhaiter de joyeuses Pâques pleines de douceurs malgré la configuration astrale musclée qui s'annonce.

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Le miel : la solution parfaite au problème de résistance aux antibiotiques

Le miel est l'une des plus incroyables denrées non périssables capable de venir à bout de pratiquement tous les types de bactéries. Selon les chercheurs, il pourrait même s'avérer une solution douce au sérieux problème de résistance aux antibiotiques qui ne cesse de prendre de l'ampleur.

Les professionnels de la santé s'en servent parfois, avec bonheur, en application externe, mais ils escomptent qu'il pourrait jouer un rôle plus important dans la lutte contre les infections. Leur étude s'inscrit dans le cadre de la 247e assemblée nationale de l'American Chemical Society (ACS), la plus grande association scientifique au monde.

« Ce qui confère au miel cette propriété aussi unique est sa capacité à combattre l'infection à plusieurs niveaux, rendant encore plus difficile le développement d'une résistance bactérienne », déclare le Dr Susan M. Meschwitz, responsable du projet. « Il a, en fait, recours à une panoplie d'armes telles que le peroxyde d'hydrogène, l'acidité, l'osmose, une concentration élevée en sucre et des polyphénols — tous très actifs dans la destruction des cellules infectieuses », explique-t-elle. « L'effet osmotique, résultant de la forte quantité de sucre contenue dans le miel, aspire leur eau, provoquant ainsi leur déshydratation et leur mort. »

Le Professeur Rose Cooper de la Faculté de Cardiff, au Pays de Galles, a observé les interactions du miel avec trois types de bactéries infectant généralement les plaies : la bacille pyocyanique, les streptocoques du groupe A et le staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM). Son équipe a découvert que celui-ci pouvait empêcher leur développement de diverses manières et laisse à penser qu'il pourrait être une option intéressante dans le traitement des plaies infectées sur lesquelles les médicaments sont sans effet.

Certaines bactéries ont développé une résistance à tous les antibiotiques que l'on prescrit habituellement. Mais des scientifiques ont découvert que le miel de manuka comme on l'appelle en Nouvelle-Zélande, ou encore « miel de buisson à gelée » en Australie, détruit toutes les bactéries et tous les pathogènes sur lesquels on l'a testé.

Les résultats actuels avec le miel de manuka risquent d'avoir un impact important sur la médecine moderne et pourraient aboutir à une série de produits l'incorporant à leur base pour remplacer les crèmes antibiotiques et antiseptiques.

« La plupart des bactéries infectieuses dans les hôpitaux sont résistantes à au moins un antibiotique — il est donc urgent de trouver d'autres méthodes pour traiter et contrôler les infections superficielles », rapporte le Professeur Dee Carter de l'école de biosciences moléculaires et microbiennes de la Faculté de Sydney.

« En outre, diverses études ont montré que le miel empêchait la formation de biofilms, ces colonies bactériennes visqueuses à l'origine des maladies » explique le Dr Meschwitz. « Il peut également perturber la perception du quorum1 qui affaiblit leur virulence et les rend plus sensibles à l'antibiothérapie conventionnelle » spécifie-t-elle. C'est par la perception du quorum que les bactéries communiquent entre elles, favorisant la formation de biofilms. Chez certaines, ce système de communication contrôle également la libération de toxines affectant leur pouvoir pathogène ou leur capacité à provoquer la maladie.

Meschwitz, qui est rattachée à la Faculté de Salve Regina à Newport, dans l'état du Rhode Island, ajoute que le miel a cet autre avantage que, contrairement aux antibiotiques traditionnels, il ne cible pas leurs processus vitaux de croissance — l'ennui avec ce type de ciblage, sur lequel est fondé le principe de l'antibiothérapie conventionnelle, étant qu'il induit une résistance des bactéries aux médicaments. 

« Il doit son efficacité à sa composition riche en polyphénols ou antioxydants salutaires » dit-elle. On y trouve donc des acides phénoliques comme l'acide caféique, l'acide paracoumarique et l'acide ellagique mais aussi de nombreux flavonoïdes. « Plusieurs études ont démontré la corrélation existant entre ses activités antioxydantes et antimicrobiennes non peroxydes et la présence de composés phénoliques » ajoute-t-elle. Et, selon elle, de nombreuses recherches cliniques limitées et en laboratoire auraient confirmé ses propriétés antibactériennes, antifongiques et antivirales à large spectre.

Elle explique que son équipe a également découvert qu'il avait des propriétés antioxydantes et constituait un produit antibactérien efficace. « Nous avons réalisés des tests standard sur le miel afin de mesurer son taux d'activité antioxydante », explique-t-elle. « Nous avons séparé et identifié ses différents composés polyphénoliques antioxydants. Lors de nos études antibactériennes, nous avions testé son activité sur l'E. coli, le staphylocoque doré et la bacille pyocyanique entre autres. »

Cette recherche pourrait accroître l'utilisation clinique du miel, les médecins étant confrontés à la menace d'une diminution de l'efficacité des options contre les microbes. « Nous avons besoin de méthodes novatrices et efficaces pour contrôler l'infection des plaies et ne risquant pas de contribuer à une augmentation de la résistance antimicrobienne. Nous avons déjà démontré que le miel de manuka avait peu de chances d'être choisi par des bactéries résistantes au miel », raconte le Professeur Cooper. À ce jour, la plupart des interventions antimicrobiennes se font avec des antibiotiques systémiques. « L'utilisation d'un agent topique pour éradiquer les bactéries des plaies est potentiellement plus économique et pourrait bien améliorer l'antibiothérapie à l'avenir. Cela contribuera à réduire la transmission aux patients sensibles de bactéries résistantes aux antibiotiques que l'on trouve dans les plaies colonisées. »

Gardez à l'esprit que plus de 30 producteurs voire davantage commercialisent des produits qui ne contiennent aucune trace de pollen et sont dépourvus de vitamines et d'enzymes bénéfiques parmi une multitude d'autres constituants naturels que la pasteurisation et les autres traitements éliminent. La plupart des miels dorés que vous trouverez chez l'épicier du coin sont à mille lieues des qualités sanitaires exceptionnelles de leurs homologues non pasteurisés. Le miel industriel n'a absolument rien à voir avec le naturel et si vous souhaitez en faire bénéficier votre santé, vous devrez vous en tenir au vrai.

Notes et références

  1. ^ Quorum est un mot latin et un terme de droit désignant le nombre minimal de membres d'un corps délibératif nécessaire à la validité d'une décision. Il est appliqué ici aux colonies de bactéries.

Texte original de NATASHA LONGO traduit de l'anglais par EY@EL
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Exopolitique

L'exopolitique est l'étude des individus, des institutions politiques et des processus-clés liés à l'existence d'extraterrestres. Le public, les représentants politiques élus voire même les hauts dirigeants militaires sont tenus dans l'ignorance d'informations concernant la vie et les technologies d'autres planètes. Les éléments de preuve sont impressionnants par leur étendue et indiquent que la prise de décisions se limite au strict principe du « besoin de savoir ». (exopolitics.org)

Que l'homme se croie seul dans l'univers m'est toujours apparu comme le summum absolu de l'ignorance et de l'arrogance égotique dans toute sa splendeur. Que l'on puisse se laisser convaincre d'une telle absurdité aussi improbable qu'inconcevable me sidère totalement et autant de naïveté me fait même carrément froid dans le dos. Sans adhérer (ni exclure) aux complots extraterrestres, il est bon de se rappeler que lorsque « la machine à rêves » (Hollywood) insiste lourdement sur un thème (en l’occurrence les invasions « d'aliens »), ce n'est jamais pour rien en général. Il n'y a qu'à se souvenir la panique sans précédent qu'avait provoquée, chez les auditeurs américains, une simulation soi-disant « accidentelle » à la radio, dans les années 50, réalisée à partir d'une lecture en direct de la fameuse "Guerre des Mondes" de H.G. Wells (qui d'ailleurs, comme Orwell et beaucoup d'autres, était bien plus qu'un simple visionnaire à l'imagination débridée) sans préciser alors qu'il s'agissait d'une fiction et non d'un flash d'information.

Une fois encore, Muse ont su aller droit au but avec ce morceau efficace et fort en décibels, issu de leur album Black Holes And Revelations, qui résume parfaitement l'essentiel de ladite « conspiration » dont nous évoquerons plus loin les détails avec la traduction d'un passage de l'avant-dernier livre de David Icke.

Exo-Politics

À ciel ouvert,
J'attends patiemment —
J'attendrai un signal.

À mesure que les complots écloront,
Refermerez-vous brutalement vos esprits,
Les libérerez-vous
Ou bien demeurerez-vous sous hypnose ?

Quand les Zêtas envahiront les cieux,
Nos dirigeants nous diront-ils pourquoi ?
Les satellites armés jusqu'aux dents
Ne vaincront que nos esprits.

Et j'ai patiemment attendu —
Et j'attendrai le signal.

Au fil des siècles,
J'ai porté sur mon dos le fardeau
De secrets enfermés sous clé
Qui pourtant me pèsent lourdement.

Lorsque les Zêtas envahiront les cieux,
Ce ne seront que nos dirigeants incognito.
Les satellites armés jusqu'aux dents
Ne vaincront que nos esprits.

Et j'attends patiemment —
Et j'attendrai le signal (ouais).
Et j'attends patiemment —
Et j'attendrai le signal.

Matt Bellamy, 2006

À propos de cette chanson

Au cours d'une interview radio1, Muse évoquaient les influences diverses de cette chanson comme allant des films de science-fiction à petit budget des années 50 au rock électronique en passant par les Tornadoes (dont le guitariste n'était autre que le père de Matt Bellamy) et Brainiac, un groupe américain de synthpunk des années 90.

Pour ce qui est des paroles, Bellamy les qualifie lui-même « d'allusion à l'aspect le plus déjanté des théories conspirationnistes ». Il explicite en mentionnant le site exopolitics.org sur lequel Paul Hellyer, ancien ministre canadien de la Défense2, parle des armes spatiales que les Américains essaient de mettre au point « sans que personne ne sache pourquoi ».

« Certains pensent qu'ils veulent détruire tous les satellites parce que cela réduirait les systèmes économiques à néant et il y a des gens qui croient que nous sommes les cibles privilégiées de divers groupes avec cet objectif en tête. Mais Paul Hellyer, lui, est persuadé qu'ils veulent s'en servir pour repousser une invasion d'extraterrestres », ajoute-t-il en s'exclaffant bruyamment. « C'est quelqu'un de célèbre, il a été ministre de la Défense au Canada, certaines personnes le prennent au sérieux. »

« Dans notre chanson, j'évoque de quelles armes il s'agit et ce qui se passe là-haut. Qui sait, il y a peut-être un complot ? Notre gouvernement pourrait bien se servir de l'électronique comme excuse pour installer davantage d'armements dans l'espace. »

Lorsque la preuve d'une présence extraterrestre sera faite, ceux qui en auront rejeté l'idée même verront combien il était stupide et absurde de croire que la vie n'existait que sur cette minuscule planète dans ce tout petit système solaire de cette infime gamme de fréquence que l'on appelle la lumière visible. La manière dont les humains perçoivent l'existence et la réalité est sur le point de connaitre une incroyable transformation. Pour beaucoup, elle a déjà commencé. Le cas échéant, si les autorités devaient « rendre cela public » — et le bouleversement en profondeur des thèses officielles semble bien aller dans se sens — mieux vaut ne pas vous attendre à la vérité sur ce qui se passe réellement. Toute  « divulgation » d'extraterrestres sera adaptée en fonction de l'agenda pour le contrôle et non pour la libération et l'éveil des êtres humains. Il y a différents scénarios possibles dont l'un connu sous le nom de Projet Blue Beam qui a été dévoilé dans les années 90 par Serge Monast, un journaliste canadien, décédé d'une crise cardiaque en 1996 alors qu'il poursuivait ses investigations. Un autre journaliste travaillant sur l'affaire Blue Beam est également mort dans les mêmes conditions. On rapporte que les enfants de Monast lui furent retirés par les autorités au motif qu'on abusait d'eux en leur faisant suivre leurs cours à domicile et qu'il fut arrêté et passa la nuit en cellule. C'est de retour chez lui, le lendemain, qu'il eut cette attaque fatale à l'âge de 46 ans. Il avait fait part, en 1994, de ce que ses recherches avaient révélé d'une opération de la NASA, le Projet Blue Beam — un plan comportant plusieurs volets pour soutenir la mise en application d'un état mondial, ou « Nouvel Ordre Mondial », comprenant la possibilité d'une «  visite extraterrestre » truquée par le recours à une technologie holographique projetée depuis des satellites et une « réunion » montée de toutes pièces des divinités religieuses du monde entier en une vérité et une religion uniques.

Selon Monast, le Projet Blue Beam se fera passer pour la réalisation universelle de prophéties anciennes, un événement majeur de l'ampleur de celui qui se produisit il y a deux mille ans. Pour le principe, ils se serviront du ciel comme support de projection (sur la couche de sodium à 96 kilomètres) tandis que des satellites émettant des faisceaux laser depuis l'espace projetteront des images en simultané aux quatre coins de la planète dans toutes les langues et dialectes selon les régions. Ce projet porte sur l'aspect religieux du nouvel ordre mondial et n'est que tromperie et séduction à grande échelle. Les ordinateurs coordonneront les satellites et les logiciels déjà en place orchestreront le spectacle céleste. Les images holographiques sont basées sur des signaux quasi identiques se conjuguant pour produire une image ou un hologramme avec une perspective approfondie, ce qui peut également s'appliquer aux ondes acoustiques ELF, VLF et LF3 et aux phénomènes optiques. Plus précisément, l'émission sera constituée de multiples images holographiques sur les différentes parties du globe — chaque zone recevant une projection différente en fonction de la religion nationale ou régionale spécifique sans qu'aucune ne soit oubliée. Avec des animations et des sons générés par l'informatique qui sembleront émaner des profondeurs de l'espace, les fervents adeptes de confessions diverses assisteront avec stupéfaction au retour de leurs messies avec une réalité saisissante et convaincante.

Serge Monast ajoutait que des images holographiques de héros religieux tels que Jésus, Mahomet, Bouddha et Krishna seraient projetées dans le ciel pour fusionner en le « Dieu unique » de la religion mondiale. Je ne dis pas qu'il avait raison dans tout ce qu'il affirmait mais il importe de garder à l'esprit la simulation d'une « invasion extraterrestre » comme un Problème-Réaction-Solution afin d'instaurer un gouvernement mondial et une armée unique. Il est également possible de monter un spectacle de « soucoupes volantes » sans recours aux hologrammes mais grâce à la technologie anti-gravité dont les bases militaires secrètes disposent depuis des décennies. Tous les « OVNI » ne sont pas pilotés par des « aliens ». Une autre approche serait de justifier cette même centralisation du pouvoir mondial dans le but de représenter la planète pour une interaction et des « négociations » avec un groupe donné d'extraterrestres « révélé au public ».

David Icke, Human Race Get Off Your Knees

Notes et références

  1. ^ Muse on "Exo-Politics".
  2. ^ Le Canada a une longue histoire d'opposition à l'installation d'armes dans l'espace. Le 22 septembre 2004, le Premier Ministre Canadien, Paul Hellyer, avait déclaré à l'Assemblée Générale de l'O.N.U. : « L'espace est notre dernière frontière. Il a toujours fasciné notre imagination. Ce serait une tragédie si l'espace devenait un vaste arsenal et la scène d'une nouvelle course aux armements. » (Exopolitique-France)
  3. ^ L’extrêmement basse fréquence (ELF) est la bande de radiofréquences comprise entre 3 et 30 Hz (longueur d'onde de 100 000 à 10 000 km). On appelle très basse fréquence (VLF), la bande de radiofréquences qui s'étend de 3 kHz à 30 kHz (longueur d'onde de 100 à 10 km). Les ondes VLF sont aussi appelées ondes myriamétriques. La bande radioélectrique des « basses fréquences » (LF) désignée aussi par « grandes ondes » ou « ondes longues » (par opposition et cohérence d'appellation avec les « ondes moyennes » et « ondes courtes ») est la partie du spectre radioélectrique de fréquence comprise entre 30 kHz et 300 kHz (longueur d'onde de 1 à 10 km).

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L'hypothèse Gaïa

La dernière moitié du XXe siècle a été témoin d'incroyables avancées dans notre compréhension de la planète Terre. En dehors des réussites technologiques, ces décennies ont apporté une masse substantielle de preuves soutenant une hypothèse révolutionnaire, d'abord soulevée par Alfred Wegener au début des années 1900, que les continents se déplacent autour de la planète, comme des cubes de glace dans un verre. La théorie des plaques tectoniques, comme on l'appelle de nos jours, rassemble un siècle ou plus de recherche scientifique, réunissant les efforts d'océanographes, géophysiciens, climatologues, planétologues et d'autres encore. Cela représente à mon avis ce qu'est la méthode scientifique et fournit un exemple impressionnant de la manière dont fonctionne la science.

Un autre exemple sur la manière dont fonctionne la science, c'est l'hypothèse révolutionnaire proposée initialement par un chimiste de l'atmosphère à la fin des années 70. Cette hypothèse, connue comme hypothèse Gaïa, expose que la terre est vivante. Tout en étant peut-être agréable à un esprit artistique ou spirituel, l'idée même de l'hypothèse a irrité certains scientifiques. Mais toujours est-il que 20 ans plus tard, l'hypothèse Gaïa est toujours parmi nous.

Il n'est pas certain que l'hypothèse Gaïa passera l'épreuve du temps. Mais son impact sur la façon de penser notre planète, la façon de voir les processus qui créent notre atmosphère, le climat, les océans et même les montagnes est sans ambiguïté.

Je pense que vous allez trouver cela fascinant. Ci-dessous la description de l'hypothèse scientifique la plus controversée de notre époque, l'hypothèse Gaïa.

Qu'est Gaïa ?

L'hypothèse Gaïa propose que notre planète fonctionne comme un organisme à part entière qui maintient les conditions nécessaires à sa survie. Formulée par James Lovelock au milieu des années 60 et publiée dans un livre en 1979, cette controverse a engendré plusieurs idées intéressantes et de nouveaux secteurs de recherche. Bien que cette hypothèse ne soit nullement démontrée, elle est source de pas mal de leçons utiles sur l'interaction de processus physiques, chimiques, géologiques et biologiques sur Terre. C'est donc un bon point de départ pour notre étude de l'océanographie grâce à la large vue d'ensemble des types de processus qui nous intéresseront.

Au cours de l'histoire, le concept de Terre Mère a fait partie de la culture humaine sous une forme ou sous une autre. Tout le monde a entendu parler de la Terre Mère, mais avez-vous pris le temps de réfléchir à qui (ou quoi) est la Terre Mère ? Examinez ces explications.

Le nom hopi pour la Terre Mère est Tapuat (ce qui veut dire mère et enfant), symbolisé par une figure de cercles concentriques ou de carrés. Ces formes symbolisent le cycle de la vie, la renaissance de l'esprit, son chemin terrestre et peut-être son retour vers le domaine spirituel. Les lignes et passages à l'intérieur du « labyrinthe » représentent le plan universel du Créateur et le chemin que l'homme doit suivre pour trouver la lumière.

On peut trouver une définition plus imposante de la Terre Mère chez la déesse hindou Kali. Elle est le pouvoir cosmique, représentant tout le bien et tout le mal de l'univers, alliant le pouvoir absolu de destruction et le précieux cadeau maternel de la création. On dit que Kali crée, préserve, détruit. Connue aussi comme l'Obscure, son nom signifie « le passeur sur l'océan de l'existence. » Les anciens grecs nommaient leur déesse Terre Ge ou Gaïa. Gaïa incarne l'idée d'une Terre Mère, source d'entités vivantes et non vivantes qui la composent. Comme Kali, Gaïa était gentille, féminine et attentionnée, mais également impitoyablement cruelle envers quiconque la contrariait. Notez que le préfixe « gé » qu'on trouve dans géologie et géographie provient de la racine grecque pour Terre.

James Lovelock a repris plus tard l'idée d'une Terre Mère et lui a donné une tournure scientifique moderne. (Nos hypothèses modernes d'une Terre Mère sont-elles plus raffinées que les anciens mythes?). Lovelock définit Gaïa comme :

… une entité complexe impliquant la biosphère, l'atmosphère, les océans et le sol terrestre : la totalité créant un effet retour ou un système cybernétique qui recherche un environnement physique et chimique optimal pour la vie sur cette planète.

Grâce à Gaïa, la Terre maintient une sorte d'homéostasie, une maintenance de conditions relativement constantes.

La composante vraiment étonnante de l'hypothèse Gaïa est l'idée que la Terre est une entité vivante à part entière. Cette idée n'est certainement pas nouvelle. James Hutton (1726-1797), le père de la géologie, a décrit une fois la Terre comme une sorte de super-organisme. Et juste avant Lovelock, Lewis Thomas, médecin et écrivain doué, a écrit ces mots dans son fameux recueil d'essais, La vie des cellules :

Vue de la lune, une chose stupéfiante à propos de la terre, qui en coupe le souffle, est qu'elle est vivante. Des photos montrent la surface sèche et martelée de la lune à l'avant-plan, aussi desséchée qu'un vieil os. En l'air, flottant librement, on voit la terre qui se lève, seule chose exubérante dans cette partie du cosmos. En regardant assez longtemps, on verrait des tourbillons de nuages blancs couvrant et découvrant les masses à moitié cachées des terres. Si on avait regardé pendant un temps géologique très long, on aurait pu voir les continents eux-mêmes en mouvement, dérivant de part et d'autre sur les plaques de la croûte terrestre, maintenus à flot par le feu sous-jacent. On y voit la forme organisée, autonome d'une créature vivante, riche en information, merveilleusement organisée avec le soleil.

Thomas va encore plus loin quand il écrit :

J'ai bien tenté de penser à la terre comme à une sorte d'organisme, mais ça ne marche pas...cela ressemble plus à une cellule unique.

Que la Terre soit une cellule, un organisme ou un super-organisme est surtout une affaire de sémantique, et un sujet que je laisserai à des esprits plus philosophiques. L'important ici est l'hypothèse que la Terre agit en tant que système à part entière — système cohérent, auto-régulé, assemblage de forces physiques, chimiques, géologiques et biologiques qui interagissent pour maintenir l'ensemble équilibré entre l'apport d'énergie venant du soleil et le renvoi d'énergie chaude dans l'espace.

Dans sa configuration la plus basique, la Terre agit pour réguler les flots d'énergie et recycler des matériaux. L'apport d'énergie par le soleil se fait à un rythme constant et est en pratique illimité. Cette énergie est capturée par la Terre en tant que chaleur ou processus de photosynthèse, et repart dans l'espace sous forme de rayons à grandes ondes. D'un autre côté, la masse terrestre, ses possessions matérielles, sont limitées (sauf par un apport occasionnel de masse par chute d'une météorites). Donc, l'énergie s'écoule d'une part vers la Terre (soleil vers Terre vers espace), pendant que la matière se recycle à l'intérieur de la Terre.

L'idée d'une Terre agissant en tant que système à part entière mis en avant dans l'hypothèse Gaïa a occasionné une nouvelle prise de conscience d'une connexion de toutes les choses sur notre planète et d'un impact de l'homme sur les processus globaux. Il n'est plus possible de penser en composants séparés ou en parties de Terre distinctes. Il est impossible de penser à des actions humaines sur une partie de la planète comme indépendantes. Tout ce qui se passe sur la planète — la déforestation/reforestation, l'augmentation/diminution des émissions de dioxyde de carbone, la culture ou la mise en jachère de terres agricoles — tout a un effet sur notre planète. L'élément le plus difficile de cette idée est la manière de qualifier ces effets, c'est à dire déterminer si ces effets sont positifs ou négatifs. Si la Terre s'auto-régule vraiment, elle s'ajustera alors aux impacts humains. Pourtant, comme nous allons le voir, ces ajustements peuvent jouer pour exclure l'homme, tout comme l'introduction d'oxygène dans l'atmosphère par des bactéries de la photosynthèse ont agi pour exclure les bactéries anaérobiques. C'est le point crucial de l'hypothèse Gaïa.

Comment fonctionne Gaïa ?

James Lovelock, en collaboration avec un autre scientifique éminent, le microbiologiste Lynn Margulis, a d'abord expliqué l'hypothèse Gaïa comme suit : « La vie, ou biosphère, régule ou maintient le climat et la composition de l'atmosphère pour son propre optimum. »

L'idée inhérente à cette explication est que la biosphère, l'atmosphère, la lithosphère et l'hydrosphère sont dans une sorte d'équilibre — afin de maintenir une situation d'homéostasie. Cette homéostasie ressemble beaucoup au maintien interne de nos propres corps ; des processus internes de notre corps assurent une température constante, un pH sanguin, un équilibre électrochimique, etc. Les mécanismes internes de Gaïa peuvent donc être vus comme l'étude de la physiologie de la Terre, où océans et fleuves sont le sang de la Terre, l'atmosphère ses poumons, la terre ses os et les organismes vivants ses sens. Lovelock nomme ceci science de géo-physiologie — physiologie de la Terre (ou de toute autre planète).

Vu sous cet angle, on peut faire certaines prévisions et expériences pour réfuter ou donner une preuve de l'hypothèse Gaïa. En fait, ce fut la recherche de vie sur Mars qui a conduit aux premières idées de Lovelock sur l'existence de Gaïa. En tant que membre d'une équipe de la NASA formée en 1965 pour la recherche de vie sur d'autres planètes, on demanda à Lovelock de proposer des hypothèses qui démontreraient si la vie a existé ou non sur la planète. L'une de ces hypothèses était l'idée que les gaz de l'atmosphère d'une planète « morte » seraient en équilibre chimique, c'est à dire que toutes les réactions chimiques qui auraient pu se faire se soient réellement déroulées et que les gaz de l'atmosphère soient relativement inertes. D'un autre côté, si la vie existait sur la planète, les gaz de l'atmosphère ne seraient pas en équilibre et des réactions chimiques se produiraient activement.

En étudiant la composition gazeuse de Mars et Vénus, ils ont vu que l'atmosphère était largement composée de dioxyde de carbone généralement non réactif. Selon leurs hypothèses, ces deux planètes seraient mortes. En regardant la Terre, ils ont vu que l'atmosphère était un mélange inhabituel et instable de nombreux gaz. Donc on s'attendait à ce que la vie soit présente sur Terre (ce que nous savons tous être vrai).

Tout en n'étant peut-être pas si spectaculaire, cet exemple devrait vous donner une idée de la manière dont fonctionne la science et comment est née l'hypothèse Gaïa. Le fait que la composition gazeuse de la Terre ne soit pas en équilibre chimique, apparaissant pourtant comme devant être maintenue en état stable, a suggéré une quelconque forme de régulation planétaire. Lovelock suggérait au début que c'était la vie elle-même qui maintenait la composition de l'atmosphère, mais il a élargi le concept pour inclure la totalité du système, climat, roches, air et océans comme procédé d'auto-régulation.

Pour comprendre comment la Terre pourrait vivre, jetons un œil sur la définition de la vie. Les physiciens définissent la vie comme un système d'entropie localement réduit (la vie est une bataille contre l'entropie). Les biologistes moléculaires voient la vie comme une réplication des brins d'ADN qui sont en compétition pour la survie et évoluent pour optimiser leur survie dans des environnements changeants. Les physiologistes verraient la vie comme un système biochimique nous rendant capable d'utiliser l'énergie de sources extérieures afin de croître et nous reproduire. Selon Lovelock, les géo-physiologistes voient la vie comme un système ouvert au flux de la matière et de l'énergie mais qui maintient une création continue interne.

Une bonne analogie proposée pour comprendre Gaïa est le séquoia géant de Californie. Ces arbres établis le long de la côte nord de Californie peuvent mesurer jusqu'à 90 mètres de haut et peser près de 2000 tonnes. Certains ont plus de 3000 ans.

Les séquoias ressemblent à Gaïa parce que 97 % de leurs tissus sont morts. Le bois du tronc et l'écorce sont morts. Seule une petite bordure de cellules le long de la périphérie du tronc est vivante. Le tronc de l'arbre ressemble à la lithosphère terrestre avec une fine couche d'organismes vivants qui parsèment sa surface. L'écorce, comme l'atmosphère, protège les tissus vivants, et permet un échange de gaz importants sur le plan biologique, comme le dioxyde de carbone et l'oxygène.

Cela ne fait aucun doute pour moi que le séquoia est une entité vivante. Appelleriez-vous séquoia uniquement la couche extérieure et le reste du bois mort ?

C'est également vrai pour Gaïa. Alors qu'il semblerait qu'une bonne partie de la Terre est « non-vivante », le fait que toutes ces parties non-vivantes sont impliqués dans une certaine mesure dans les processus de vie suggère que la Terre toute entière est en vie, juste comme un séquoia.

Pour mieux comprendre comment la Terre fonctionne au plan physiologique, regardons un exemple qui a été récemment proposé comme preuve de Gaïa. Comparons les mécanismes de régulation de la température de notre corps et sur Terre.

Chacun de nous sait que la température de notre corps est conservée très proche de 37°C. Le maintien de cette température corporelle est le résultat de réactions entre le cerveau et les divers organes et systèmes du corps. Notre corps a développé différentes réponses pour augmenter ou diminuer la température interne. S'il fait trop froid, notre corps produit de la chaleur par des frissons ; s'il fait trop chaud, notre corps transpire et nous rafraîchit par l'évaporation. Bien sûr, les humains ont étendu leur capacité de survie dans les températures extrêmes en inventant les vêtements qui isolent, réchauffent et même refroidissent notre corps. De tels vêtements ont permis aux humains d'explorer les eaux les plus froides des océans polaires ou les plus chaudes régions désertiques du monde.

Sur terre, la température est régulée de manière similaire quoique plus compliquée. Nous allons examiner, plus en détails, comment le soleil réchauffe la Terre dans un autre cours, mais pour lors nous pouvons améliorer notre compréhension en ne considérant que les effets de « l'albédo » terrestre. L'albédo fait référence à la couleur d'une planète et à sa capacité à absorber ou réfléchir la lumière. La plupart d'entre vous a certainement ressenti la différence de température émanant d'une route recouverte de bitume noir et d'un trottoir blanc ; la régulation de la température terrestre fonctionne à peu près de cette façon :

  • Les zones sombres telles que les montagnes en été, les forêts ou même les océans, ont tendance à absorber l'énergie calorifique du soleil.
  • Les zones claires telles que les déserts, les régions recouvertes de nuages, ou les calottes glaciaires des pôles, ont tendance à réfléchir l'énergie solaire.

Comme vous pouvez l'imaginer, l'albédo de la Terre n'est pas constant. Quels types de changements se produisant à la surface de la planète pourraient affecter l'albédo terrestre ?

Les nuages constituent une des ressources possibles pour la régulation de la température du globe. Ainsi, plus il y aura de nuages, plus la lumière solaire sera renvoyée loin de la Terre, ce qui lui permettra de se refroidir. A l'inverse, moins il y aura de nuages, plus la lumière solaire pourra atteindre la surface de la planète et lui permettra de se réchauffer. Quels facteurs contrôlent l'abondance nuageuse ?

De nombreux facteurs affectent la couverture nuageuse de la planète. L'interaction entre l'atmosphère et les océans est l'un des plus importants. Voyez comment se forme le brouillard le long des côtes au début de l'été et vous aurez saisi le concept. D'autres facteurs tels que le phénomène d'ombre pluviométrique et les fronts météorologiques contribuent à la couverture nuageuse de la planète.

Étant donné que les océans recouvrent les deux tiers de la surface de la Terre, il va sans dire que tout ce qui contribue à la formation de nuages au-dessus de l'océan aura un impact majeur sur la température du globe. Un tel mécanisme suggéré au cours des deux dernières décennies est la libération de noyaux de condensation (CCN) par le phytoplancton marin, en particulier les coccolithophoridés.

Les coccolithophoridés sont bien connus pour leurs superbes sédiments calcaires dont sont constituées les falaises blanches de Douvres en Angleterre.

Des nuages se forment lorsque la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère se condense ou gèle. Toutefois, pour que des nuages se forment, une particule, ou « noyau », doit être présente pour « rassembler » l'eau en gouttelettes. Ces minuscules particules, appelées noyaux de condensation, sont contenues dans l'atmosphère et contribuent à la formation des nuages. La vapeur d'eau se condense autour d'elles et donne naissance aux nuages.

Le sulfure de diméthyle ou diméthylsulfure (DMS) est une substance capable d'agir comme noyau de condensation (CCN). On sait, depuis un certain temps déjà, que certaines algues ou phytoplancton (plancton végétal vivant dans les océans) libèrent des quantités infinitésimales de DMS. La production de DMS par le phytoplancton pourrait suffire à provoquer la formation de nuages et de récentes études ont été menées pour mesurer les quantités de DMS libérées dans l'atmosphère par les organismes marins.

Ce processus devient intéressant pour Gaïa dans l'éventualité où le phytoplancton pourrait contrôler la température de la Terre en régulant la quantité de nuages au-dessus des océans.

Imaginez un peu : le thermostat de la Terre est entre les mains du phytoplancton, cette minuscule plante unicellulaire vivant sous la mer ! Lorsque le soleil brille intensément, le phytoplancton pousse rapidement (c'est une plante, n'oubliez pas) et produit du DMS qui amène des nuages. Au bout d'un certain temps, l'accroissement de nuages abaisse la température de la planète mais empêche également les rayons solaires d'atteindre le phytoplancton. En conséquence, ce dernier pousse moins rapidement, moins de nuages se forment, et la température s'élève. Le cycle se répète indéfiniment de manière auto-régulée et équilibrée.

Bien qu'une recherche plus approfondie soit nécessaire, il existe des preuves indiquant que, dans une certaine mesure, le phytoplancton pourrait contrôler la formation des nuages et la température de la Terre. Sans tenir compte du fait que ce mécanisme se vérifie ou non sur le long terme, il nous permet de nous arrêter et de nous interroger sur la manière dont des organismes vivants et la Terre elle-même pourraient interagir entre eux. Cela devrait nous pousser à nous demander comment un tel mécanisme a pu évoluer. Du moins, il est indéniable que le concept de la planète tout entière — la lithosphère, l'atmosphère, l'hydrosphère et la biosphère — travaillant de concert avec autant d'harmonie est d'un grand intérêt à la fois intellectuel, philosophique et poétique !

Que prédit Gaïa ?

Si effectivement, la Terre est un organisme vivant et si la somme de ses processus biologique, géologique, chimique et hydrologique agit de concert, à quoi pouvons-nous nous attendre de la part d'un tel organisme ? Comment devrait-il agir ?

Nous avons déjà évoqué le maintien de conditions de non-équilibre dans l'atmosphère comme caractéristique d'une planète « gaïenne ». Nous avons également vu comment des organismes tels que le phytoplancton pouvaient transférer des substances chimiques comme le DMS à l'atmosphère et participer ainsi au recyclage des éléments à l'intérieur de la planète. Les organismes jouent un rôle primordial dans tous les cycles chimiques et je voudrais maintenant vous présenter le concept de cycles biogéochimiques.

De par leur nature même (et comme ce nom le laisse supposer), les cycles biogéochimiques sont un mécanisme par lequel les éléments de la Terre sont transformés et transportés (au sens physique du terme) à travers le globe. Parce que la masse de la planète (et des éléments matériels) est fixe, elle doit recycler ses éléments afin de les rendre accessibles aux autres processus. Faute de quoi, le système entier s'épuiserait et la Terre deviendrait semblable à la Lune.

Les cycles biogéochimiques les plus courants sont ceux du carbone, de l'azote et du soufre. Les organismes vivants y jouent un rôle fondamental. Sous leur action, d'énormes quantités de matériaux sont consumés, transformés, transportés puis recyclés. En fait, le dépôt de sédiments sur les bas-fonds est responsable du soulèvement des rivages côtiers.

Les processus planétaires régis par des organismes vivants donnent du crédit à l'hypothèse Gaïa mais ne prouvent aucunement son existence. Si, au bout de plusieurs décennies, un vaste faisceau de preuves se développe et soutient l'hypothèse que notre planète est un organisme vivant auto-régulé, alors l'hypothèse Gaïa pourrait passer au rang de théorie, un peu comme celle de la gravité. En attendant, cette hypothèse stimule notre réflexion et engendre une recherche scientifique nous permettant de mieux comprendre notre planète et comment elle fonctionne.

Comme un dernier coup d’œil à Gaïa pouvait le laisser deviner, je souhaiterais présenter une théorie personnelle. Une des plus grandes critiques à l'encontre du concept de Gaïa en tant qu'organisme « vivant » est l'incapacité de la planète à se reproduire. L'une des caractéristiques des organismes vivants est bien leur capacité à se reproduire et à transmettre leurs informations génétiques aux générations suivantes. Dans le cas de Gaïa, cela ne semble pas fondé, n'est-ce pas ?

Je voudrais donc que l'on considère que ce pourrait être l'Homme lui-même qui constituerait le moyen pour Gaïa de se reproduire. L'exploration de l'espace par l'Homme, son intérêt pour la colonisation d'autres planètes, et la vaste étendue d'ouvrages de science-fiction décrivant la terraformation étayent fortement la théorie que Gaïa puisse projeter de se reproduire. Imaginez que l'Homme colonise une autre planète. Imaginez que cette planète commence à se transformer peu à peu, que son atmosphère change, peut-être en provoquant la formation de calottes glaciaires, que des plantes y poussent, créant des nuages et modifiant son albédo. Cette planète ne serait plus jamais un endroit statique interdit. Elle serait transformée en un lieu pittoresque : une entité en évolution, vivant et respirant. C'est là, en effet, le pouvoir de Gaïa et l'une des raisons les plus fascinantes pour vous convaincre d'envisager son existence !

Pour finir, en dehors de l'importance scientifique de ce dont nous avons discuté ici, nous ferions bien de prêter attention aux pensées plus poétiques de l'auteur de cette théorie. A la fin du premier chapitre de son premier livre, Lovelock écrit :

Si Gaïa existe, sa relation avec l'Homme, espèce animale dominante dans le système de vie complexe, et l'équilibre des forces sans cesse renouvelé qui existe entre eux, sont à l'évidence des questions essentielles... L'hypothèse Gaïa s'adresse à ceux qui aiment marcher ou simplement rester immobile et contemplatif, à se poser des questions sur la Terre et la vie qu'elle produit et à s'interroger sur les conséquences de notre propre présence ici bas. C'est une alternative à la vision pessimiste qui perçoit la nature comme une force primitive à maîtriser et conquérir. C'est également une alternative à l'image tout aussi déprimante qui présente notre planète comme un vaisseau spatial fou, errant, sans but et sans pilote, dans une sempiternelle rotation autour du soleil.


Été 1999 : mise à jour

La toute première fois où j'ai entendu parler de l'Hypothèse Gaïa, dans les années 80, j'étais étudiant de troisième cycle à l'Université de Californie du Sud (USC). Ayant suivi quelques cours sur l'écologie des systèmes, dispensés par le Dr James Kremer, je faisais plus qu'approuver l'idée que des systèmes pouvaient avoir des propriétés émergentes indiscernables de leurs constituants individuels. Dans un tel contexte, l'Hypothèse Gaïa me semblait logique, peut-être de manière plus philosophique que scientifique, mais néanmoins plausible.

Depuis la rédaction de ces notes, au cours de l'été 1996 (juste avant de commencer à donner des cours à la Faculté de Fullerton), j'en ai appris davantage au sujet de l'Hypothèse Gaïa, à la fois sur Internet et par le biais de conversations avec Tom Morris, qui enseigne la biologie planétaire à la Faculté de Fullerton et héberge la page d'accueil consacrée à cette discipline. C'est également devenu, en quelque sorte, le thème de prédilection de tous mes cours d'océanographie, pas tant l'hypothèse que le concept de processus physique, géologique, chimique et biologique interdépendants, ce qui correspond parfaitement à la théorie gaïenne.

Voici donc quelques unes de mes découvertes au cours de ces trois dernières années qui pourront sans doute pousser plus loin l'explication et la validation de cette importante théorie.

Les nombreuses facettes de Gaïa

Un des développements les plus intéressants de l'Hypothèse Gaïa a été sa transformation de simple hypothèse en hypothèses multiples. Cela n'a rien d'inhabituel dans un travail scientifique et témoigne d'une application saine et percutante d'une méthode scientifique. Cette divergence d'opinions est la conséquence directe d'approches différentes venant de scientifiques en tant qu'individus avec leurs croyances personnelles, dans le sens où leur vision cautionne ou non les éléments de preuve.

La reconnaissance des nombreuses hypothèses gaïennes s'est développée à partir du symposium sur l'Hypothèse Gaïa tenu en 1988. Un groupe composé, entre autres, de géophysiciens s'était rassemblé pour discuter de cette hypothèse et l'événement, en soi, a contribué à susciter son acceptation. Bien qu'elle ait eu (et ait toujours) de nombreux détracteurs, Gaïa sembla alors s'introduire dans l'acceptation générale avec le concept de l'influence de la vie sur les processus planétaires.

Indéniablement, personne ne pourrait réfuter les preuves des changements spectaculaires qui se sont produits dans l'atmosphère terrestre primitive à la suite de l'évolution des organismes photosynthétiques, il y a environ 3,5 milliards d'années. L'holocauste de l'oxygène qui en résulta, il y a environ 2,5 milliards d'années, et qui détermina les concentrations en oxygène actuelles, transforma radicalement les processus physique, géologique, chimique et biologique de notre planète. La rouille constitue un exemple typique des altérations chimiques induites par l'oxygène. Sur le plan biologique, il y a l'apparition des aérobies — ou organismes ayant besoin d'oxygène — et le confinement (au sens figuré) des anaérobies — ou organismes n'ayant pas besoin d'oxygène — aux terrains marécageux et aux profondeurs de la Terre.

Le concept d'influence de la vie sur les processus planétaires (c.-à-d. son effet tangible sur les processus abiotiques) s'est fait connaître en tant qu'hypothèse Gaïa faible (ou déterminante). Aujourd'hui, cette hypothèse est soutenue par les scientifiques dans leur ensemble et, en fait, a très vraisemblablement stimulé la poursuite des recherches sur Gaïa. Même les scientifiques les plus conservateurs conviennent que l'étude de la manière dont les organismes vivants interagissent avec les processus non-vivants pourrait fournir des informations précieuses. Dans une certaine mesure, la majeure partie de nos recherches sur le climat à l'heure actuelle est basée sur ce concept.

En raison de la définition d'une hypothèse Gaïa faible, l'hypothèse originelle (celle selon laquelle la vie contrôle les processus planétaires) est devenue l'hypothèse Gaïa forte (ou optimalisante) que peu de scientifiques sont prêts à soutenir.

Une des raisons pour lesquelles l'Hypothèse Gaïa a suscité autant de controverses dans les milieux scientifiques est liée à leur capacité de tester les hypothèses. Comme nous l'avons appris précédemment, la méthode scientifique traditionnelle se base sur la réfutation d'une hypothèse, son invalidation servant à éliminer des explications possibles. Cette méthode qui consiste à prouver la fausseté d'une hypothèse a été introduite, en 1934, par l'autrichien Karl Popper, dans une publication intitulée « Logik Der Forschung » ou « La Logique de la Découverte scientifique ».

(Popper est décédé en 1994 mais est toujours considéré comme l'un des philosophes les plus influents du XXème siècle. Vous pourrez en apprendre davantage à son sujet en visitant le site Karl Popper. La plus grande objection formulée à l'encontre de l'hypothèse Gaïa forte est qu'aucune expérience ne peut être conçue pour permettre de la réfuter — ou, en l’occurrence, de la vérifier.)

Sans entrer dans tous les détails, qu'il suffise de dire que ces arguments sont valides. L'hypothèse Gaïa forte soutient que la vie crée sur terre les conditions qui lui sont favorables. C'est la vie qui a créé la planète Terre et non l'inverse. En explorant le système solaire et les galaxies au-delà, il sera peut-être possible, un jour, de concevoir une expérience pour vérifier si c'est bien la vie qui manipule les processus planétaires à dessein ou si elle n'est rien d'autre qu'un processus d'évolution survenu en réaction aux changements dans le monde non-vivant.

Texte original de SEAN CHAMBERLIN traduit de l'anglais par HÉLIOS et EY@EL
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