Le bonheur est-il dans le pré ?

Pour clore cette année chaotique (le mot est faible) qui apparemment ne nous aurait pas encore livré tout ce qu'elle avait en réserve (du moins au moment où j'écris ces lignes), sur Eklabugs, nous avons choisi de plancher sur LE thème qui fait courir l'humanité.

À la poursuite du bonheur

On nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires
Car foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirés par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales

"Foule sentimentale", Alain Souchon (1993)

La définition académique du bonheur selon Wikipédia est « un état ressenti comme agréable, équilibré et durable par quiconque estime être parvenu à la satisfaction de ses aspirations et désirs et éprouve alors un sentiment de plénitude et de sérénité. »

Autant dire que le bonheur peut être tout et n'importe quoi. Et surtout, totalement subjectif. Ce qui devrait d'emblée vous interpeller chaque fois que l'on vous dit « vouloir votre bonheur ». Comment peut-on savoir ce qui va satisfaire vos aspirations et vos désirs, hein ? On a planqué une caméra dans votre tête ?

À moins que l'on ne veuille vous le piquer (votre bonheur) et ce, en supposant que vous l'ayez trouvé. Ce qui ne coule pas forcément de source car la plupart d'entre nous portons des masques (et je ne parle pas de ceux auxquels vous pensez). Mais là n'est pas la question, ne nous égarons pas.

En fait, si l'on veut se lancer en quête de quelque chose, il me semble juste de savoir quoi. Logique, non ? Sinon cela revient à poursuivre des chimères et ce genre de chasse finit toujours en eau de boudin (parce qu'une chimère, c'est dégueu comme bestiole).

Le soucis, c'est que beaucoup de gens confondent bonheur et plaisir. D'après certains philosophes (ne me demandez pas lesquels), la différence serait que le second est éphémère et limité par la nature de son objet, le premier étant durable et relevant non seulement du corps mais aussi de l'esprit. Ainsi, en poursuivant le palpable (sensoriel ou matériel), on revient toujours bredouille car le plaisir, c'est comme l'or des Leprechauns : il disparaît avec l'arc-en-ciel. Il faut sans cesse le renouveler au risque d'avoir un effet rebond et de se sentir encore plus malheureux qu'avant.

Y'a de la joie !

C'est pas le moment de pleurer
Joyeux, joyeux
Mets cette joie dans ton cœur
Là où elle brillera demain
D'or et d'argent
Des gens radieux qui se tiennent la main
Des gens radieux qui se tiennent la main
Des gens radieux qui rient

"Shiny Happy People", REM (1991)

Dans son ouvrage intitulé Lâcher prise, comment se reconnecter à soi-même, Benoit Aymonier explique que « contrairement à la joie qui est une émotion dépendante de la satisfaction d’une attente, d’un besoin ou d’un désir, le bonheur est un état qui se manifeste sans cause ni raison : c’est être heureux sans pouvoir dire pourquoi ni comment. Être en quête du bonheur nous procure les plaisirs et les joies liées à la quête, mais ne nous permet jamais de l'atteindre ni de le vivre. »

« En fait, le bonheur, c’est ce que nous ressentons lorsque nous sommes ce que nous Sommes, quand on s'autorise à être ce que l'on Est. Le seul moment où il peut survenir, c’est ici et maintenant. Mais lorsque nous souffrons ou que nous avons peur, nous sommes en mode protection et nos réactions — liées à nos conditionnements — nous éloignent de nous-même. Nous passons alors à côté de ces instants de connexion à l'instant présent, de connexion à notre essence. »

« Certaines de nos souffrances et de nos peurs sont tellement fortes et ancrées que l'on n'arrive pas à faire tomber nos masques et nos armures. À tel point que certains font des burn out, des dépressions, développent des troubles psychologiques et mentaux, voire mettent fin à leur jours. Pourtant, le bonheur est accessible à tous et à chaque instant quand ce qui nous empêche d'Être cède... et ce quel que soit le nombre de casseroles et de blocages que nous avons. Le bonheur est déjà là, dissimulé dans la magie du moment présent qui est l’opportunité toujours renouvelée de nous libérer et d’Être. »

Voilà, maintenant que l'on sait ce qu'est le bonheur, il suffit de s'y coller et on va tous devenir des bisounours. Youpi !

À la bonne heure

Tout en toi respire le bonheur
Et désormais je ne me contenterai
Pas de moins.
Donne-moi toute la paix
Et la joie de ton esprit.

"Bliss", Muse (2001)

En résumant bien, nous passons notre temps à courir après quelque chose qui est juste là sous notre nez, anticipant cet état en projetant notre conscience dans l'avenir (« je serais heureux quand... », « je serais heureux si... ») alors qu'il n'existe que dans l'instant présent. Le bonheur, c'est la reconnexion à son âme. L'ironie est dans le fait que pour parvenir à cette sérénité intérieure, il faut s'extraire de ses états d'âme. Parce que lorsque nous sommes dans tous nos états, ce ne sont pas ceux de notre âme car l'âme n'a qu'un seul état : être.

Vous n'avez rien compris ? Pas grave, moi non plus !

Du moins, mon mental commence à ramer et à se faire de nœuds. Raison pour laquelle, il m'est difficile d'expliquer par des mots. J'intègre plutôt cette notion en mon centre, je la ressens dans mon cœur et je me laisse guider par elle. Ce n'est pas toujours facile mais s'observer permet de trouver sa chambre des secrets, là où se planque notre âme, pour aller s'y réfugier quand le mental n'en fait qu'à notre tête et nous sort de notre état de plénitude.

Pour moi le bonheur, ce serait parvenir à lâcher-prise de mes peurs et autres blocages, boule dans l'estomac, etc., et ne plus donner prise à celles du monde extérieur. Il ne s'agit pas de virer ermite, mais au contraire, de devenir un phare et un point d'ancrage pour les autres navigateurs en péril.

Suivez votre félicité et des portes s'ouvriront là où il n'en existait aucune auparavant » dit le mythologue américain Joseph Campbell. Si par bonne heure vous y parvenez, plus vite vous pourrez nager dans le bonheur au lieu de vivre au petit bonheur la chance et de vous noyer dans les encacatements. Même s'il parait que mettre les pieds dedans porte bonheur !

Recevez donc, avant l'heur, tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année à venir. Je vous invite maintenant à aller chez les autres participants (liste ci-dessous) voir si leur bonne est à l'heure pour servir les cocktails.

Projet EklaBugs #65

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Image couverture : AquaSixio

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Passez un joyeux petit COVID

Have Yourself A Merry Little COVID

Passez un joyeux petit COVID,
Puisse votre masque être serré.
Désormais nos températures
Devront être bonnes.

Passez un joyeux petit COVID,
Faites que le PQ dure.
Désormais c'est dans le passé
Que nous puiserons notre joie.

Nous voilà en quarantaine,
Distanciation sociale
Et écrans de plexiglas.
Nos fidèles amis éloignés
Se rapprochent de nous
Sur Zoom.

Je pense que l'an prochain,
Ça ira beaucoup mieux
Et désormais il est plus clair
Que les politiques manipulent les chiffres
Et qu'on ne sait jamais vraiment
Si on a le Rona
Ou juste un mauvais rhume.

Texte original de HUGH MARTIN et RALPH BLANE traduit de l'anglais par EY@EL
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Délices de fin d'année

Comme beaucoup, cette année encore plus que toutes les autres, j'ai vraiment du mal à être dans l'esprit des fêtes. Heureusement, j'ai quelques petits trucs comme ces savoureuses bouchées épicées que je prépare toujours pour l'occasion et avec lesquelles aucune friandise industrielle traditionnelle ne pourra jamais rivaliser autant sur le plan gustatif que diététique.

Ces délices faciles à préparer ne contiennent que de bonnes choses pour la santé et qui de surcroît ne vous feront pas grossir. Notamment avec les noix de cajou, sources précieuses en phytostérols, qui peuvent réduire de 10 à 20% votre taux de « mauvais » cholestérol LDL si consommées quotidiennement. Mais aussi par leur richesse en oligo-éléments et vitamines du groupe B indispensables à, entre autres, l'équilibre nerveux, au bon fonctionnement des cellules et à la fabrication des hormones et que l'on retrouve aussi dans les graines de lin qui apportent en sus des fibres solubles favorisant la digestion et le transit intestinal et permettent de lutter contre les fringales et l'envie de sucre. Quant à l'huile de coco, je ne vous la présente plus vu que je l'utilise à peu près à toutes les sauces, y compris en cosmétiques.

Ingrédients

Pour 15 bouchées :

- 100 g raisins secs
- 100 g noix de cajou
- 1 tasse tisane aux épices
- 1 cuil. à café graines de lin
- 1 cuil. à soupe huile coco (compacte)
- 1 cuil. à café gingembre en poudre
- noix de coco râpée

Réalisation

Faire tremper les raisins dans la tisane chaude toute la nuit.

Le lendemain, les égoutter et les transférer dans le bol de votre mixeur ou un saladier avec l'huile de coco. Moudre les graines de lin et ajouter cette poudre au mélange avec le gingembre. Mixer le tout en une pâte homogène et laisser reposer au froid, le temps que le mélange durcisse.

Ensuite faire des boulettes et les rouler dans la noix de coco râpée. Conserver au réfrigérateur dans une boite hermétique.

NOTE : Vous pouvez remplacer les noix de cajou par des noix de pécan (plus chères), la tisane par du jus de fruits et les raisins secs par un mélange de fruits secs équivalents ou des cranberries. Et si vous n'avez pas de moulin à café, vous pouvez moudre les graines de lins avec un moulin à poivre.

Une bonne idée de cadeau fait-maison pour ceux qui ont décidé de boycotter cette trêve commerciale avant le prochain confinement.

À consommer sans modération, miam !

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L'heure du Grand Réveil a sonné

Voici venu le temps des menteurs
Posés devant des portes éphémères.
Voici venu le temps des prêcheurs,
Aux dieux vivants le monde leur est offert.

"Echo Ruby", Indochine (1996)

On peut dire que 2020 aura tenu ses promesses d'année miroir et servi de révélateur catalytique à la véritable nature de chacun, nous obligeant ainsi à tomber le masque. Marrant quand on y pense, non ? Humour cosmique toujours. Et comme on dit, c'est dans les moments difficiles que l'on peut découvrir le meilleur ou le pire chez les individus. C'est aussi une opportunité unique de savoir qui l'on est vraiment et, au besoin, de trouver le courage de se remettre en question (eh oui, il en faut du courage pour affronter son propre ego).

Mais n'allez pas croire que nous en avons fini avec cette année « apocalyptique » qui touche à sa fin et que d'aucuns esprits profondément immatures voudraient tout simplement « annuler ». Non, nous n'en avons décidément pas tout à fait terminé avec 2020 car l'apocalypse (qui en grec ancien signifie « révélations ») n'a pas encore eu lieu mais ne saurait tarder si l'on en croit la configuration astrale et les événements en coulisse dont les merdias se gardent bien de vous informer (si vous vous abreuvez à l'eau croupie, ne vous étonnez pas de souffrir de dysenterie mentale).

D'ailleurs, selon la numérologie sacrée, décembre 2020 serait un mois universel 16 (12+4) correspondant à l'arcane de la Tour/Maison-Dieu ou, d'après la terminologie de Murielle Robert, l'Éveil libérateur. L'image est suffisamment explicite : l'heure du Grand Réveil a sonné et certains vont tomber de haut mais il faut impérativement en passer par là pour reconstruire. En clair, il faut évacuer la tour avant de la démolir pour pouvoir rebâtir sur des fondations saines. Inutile donc de s'accrocher aux anciennes structures qui ne fonctionnent plus. Tel est le message des astres en cette fin d'année qui promet d'être chaotique.

Éclipse totale de l'esprit

La lune est noire et sans pudeur
Et moi j'ai peur de ne plus te voir,
Réveille moi de ce coma...

"Coma, coma, coma", Indochine (1996)

À vrai dire, le mois de décembre a véritablement commencé avec l'éclipse lunaire du 30 novembre sur l'axe Gémeaux/Sagittaire de la pensée — ce qui est assez significatif quand on sait que nous sommes actuellement plongés au beau milieu d'une guerre mondiale de l'information, assaillis d'opinions contradictoires et de vérités déformées pour engendrer une dissonance cognitive dont la finalité ultime est littéralement le contrôle et le verrouillage de l'esprit humain.

Cette éclipse lunaire du début du mois sera bientôt suivie d'une éclipse solaire totale lors de la nouvelle lune en Sagittaire qui aura lieu lundi à 17h16 (ou 11h16 pour le Québec), et sera uniquement visible depuis la plupart des ragions d'Amérique du sud, d'Afrique du Sud, de l'océan indien et en Antarctique.

« Une éclipse solaire totale au moment d’une Nouvelle Lune est une lunaison particulièrement intense, voire explosive » explique Danielle Clermont. « Une éclipse solaire totale est un événement cosmique visuellement spectaculaire et ″frappant″, mais elle peut aussi être un brin ″dramatique″. Astrologiquement parlant, une Nouvelle Lune éclipse solaire totale accélère le temps : elle ouvre de nouvelles portes et elle en ferme d’autres. Il est fréquent que lors d’une éclipse solaire totale, des changements soudains et brusques se produisent. Bien que ceux-ci puissent être déstabilisants et ″choquants″, ils peuvent aussi nous aider en accélérant nos nécessaires transformations. » (source).

Les éclipses sont comme des « jokers cosmiques dans nos vies avec le potentiel de vous emporter hors du Kansas et de vous déposer sur la route de brique jaune ». Par cette référence imagée au Magicien d'Oz, Lorna Bevan précise qu'à cette occasion, il n'est pas nécessaire de s'imposer un changement extérieur quelconque car l'éclipse va s'en charger pour nous au bon moment en fonction de ce qui se trouve dans notre thème de naissance à 20-26 degrés du Sagittaire. « Sauf si vous sentez quelque chose en train de basculer ou que vous avez une idée de génie, alors dans ce cas, allez-y et suivez-la. » (source)

Ce qui tombe bien car mon grand-oncle était du Kansas et cette nouvelle lune se produit dans ma maison XII du rêve et du subconscient (même si le premier n'a absolument aucun rapport avec le second).

Pour faire au plus court et ne pas vous perdre dans des technicités qui ne parleront qu'aux « initiés », disons que dans ce nouveau rendez-vous soli-lunaire dans le signe du Centaure (pensée supérieure, philosophie, ésotérisme, religion, spiritualité, systèmes de croyances), les émotions vont prendre le dessus et il risque d'y avoir pas mal de confusion au niveau mental de par cette triple conjonction Lune-Soleil-Mercure au carré de Neptune sorti de sa longue rétrogradation en domicile en Poissons (c.-à-d. en pleine puissance). Mais également du fait de la haute karmicité de cette lunaison au Noeud Sud (le passé) encadrée par le Grand Attracteur1 et par le Centre galactique2.

Bouclez vos ceintures, nous allons traverser une zone de turbulences !

« À ce moment, certains pourraient recourir à la tromperie et à la supercherie pour tenter de créer un fait accompli afin de bloquer le changement auquel beaucoup aspirent. À présent, il est nécessaire de faire preuve de bon sens, mais aussi d'être disposé à prendre parti, en toute clarté, pour un avenir ouvert et humain. » (source)

Pour Danielle Clermont, le message est clair : « Lors de cette éclipse solaire totale, tous les attributs du Sagittaire sont sujets à des ″distorsions″ : excès et exagérations ; débordements de toutes sortes ; arrogance, orgueil et vanité ; fuite de la réalité ; illusions et désillusions ».

« Attendez-vous à davantage de révélations avec tout le tapage médiatique habituel car l'heure de la vérité a sonné » nous avertit encore Lorna Bevan. 

Il se trouve, en effet, que le jour même de l'éclipse, les Grands Électeurs doivent se réunir pour décider de qui sera RÉELLEMENT le nouveau président ÉLU des États-Unis.

Forever Conscious nous rappelle aussi que cette éclipse solaire est directement reliée à celle du 5 juin 2020 — si vous vous souvenez de ce que vous avez dû lâcher à ce moment-là. (source)

Les compteurs à zéro

Ce soir, ce soir
C'est le ciel qui s'ennuie et qui nous appelle
Ce soir, ce soir
Le ciel qui nous convie vers une vie nouvelle

"Ce soir, le ciel", Indochine (1996)

L'autre événement astrologique majeur de cette fin 2020 est le passage au solstice d'hiver le 21, qui correspond à la nuit la plus longue de l'année comme chacun sait (ou la plus courte pour ceux qui vivent dans l'hémisphère sud).

Certes, si les changements de saison, et particulièrement les solstices, constituent toujours des portails énergétiques importants (d'où les nombreux rites païens encore en vigueur pour la plupart ou détournés par l'Église), cette année il sera particulier parce que Saturne (tradition, autorité) et Jupiter (expansion, justice) se retrouveront à nouveau conjoints, non plus en Capricorne (conservatisme) mais à 0° du Verseau (innovation), tandis que le Soleil fusionnera lui-même avec Mercure (communication) à 0° du Capricorne. Il faut savoir que le zéro est considéré comme un degré critique par les astrologues parce qu'il marque un seuil de transition d'une énergie vers une autre et où les planètes seraient comme prises entre deux feux.

« La simultanéité d'une conjonction Saturne-Jupiter avec le solstice d'hiver est un événement extrêmement rare. Cette fois, cependant, non seulement un nouveau cycle de vingt ans commence, mais c'en est aussi un qui façonnera le monde pour les deux prochains siècles. Les conjonctions de Saturne et Jupiter se produisent toujours dans le même élément pendant environ deux cents ans. Dans le cycle qui se termine maintenant, c'était l'élément Terre. Avec la grande conjonction en Verseau, nous sommes au tout début d'un cycle dans l'élément Air, et donc d'un changement significatif dans l'orientation collective. Le savoir, la communication et les idéaux façonneront les deux prochains siècles, davantage que les possessions matérielles. Nous sommes au début d'une nouvelle ère. Nous pourrons déjà en percevoir les premiers effets subtils l'année prochaine. » (source)

À noter que la dernière fois où les deux planètes générationnelles se sont rencontrées dans le signe humanitaire du Verseau remonte au Moyen-Age (1405 pour être précis). Et comme le fait remarquer une astrologue, « les cycles de conjonction Jupiter-Saturne sont toujours considérés comme des présages cosmologiques de changements politiques et sociaux comme l'émergence d'une nouvelle dynastie, d'une nouvelle nation ou la révélation d'un grand prophète. » (source)

Mais ce n'est pas tout : cet alignement historique au passage du solstice d'hiver coïncidera également avec celui d'Uranus (maître du Verseau) et de la Lune noire (second foyer de l'orbite lunaire) à 6° du Taureau (matérialisme) avec qui le duo de choc formera un aspect dissonant sur plusieurs semaines. En gros, cela s'apparente plus ou moins à l'association détonante du Père Noël (Jupiter) et du Grinch (Saturne) qui s'essaieraient au bras de fer avec le Grand Éveilleur (Uranus) et Morticia (Lune noire) !

« Comment pouvons-nous être la lumière ? » demande encore Lorelai Kude. « Avec Jupiter/Saturne dans le signe humanitaire, universel et idéaliste du Verseau, il se suffit pas d'allumer notre propre cierge. Nous devons traverser la nef et aller celui de quelqu'un d'autre et ensemble éclairer les recoins les plus sombres — en premier lieu dans nos propres cœurs, puis dans le monde que nous partageons. »

Ce qui est en haut comme ce qui est en bas

Là-haut sur la mer étoilée
Sur mon bateau j'observerai
Dans l'espace et les galaxies
Où poser mon satellite

"Satellite", Indochine (1996)

Et histoire de finir l'année en apothéose, le 30 décembre, juste avant la Saint-Sylvestre, nous aurons droit à une pleine lune en Cancer (son domicile, ce qui la rend plus puissante).

Danielle Clermont explique que durant sa période d'influence qui s'étalera du 26 décembre au 2 janvier, « les thèmes associés au Cancer sont exacerbés : la famille et les enfants ; l’attachement au passé et à la famille ; les dépendances ; l’hypersensibilité et l’hyperémotivité ; les insécurités et les inquiétudes ; les comportements défensifs, etc. ».

Alors si vous comptiez sur les fêtes de fin d'année pour trouver un peu de répit, oubliez. Autant vous réveiller de suite sans rechigner et cesser de vous voiler la face (au propre comme au figuré) devant l'inéluctable : le train est dans le mur. Il est trop tard pour faire machine arrière mais il y a moyen de dépasser l'obstacle en s'élevant au-dessus. Ce qui demandera bien sûr de laisser nos encombrants (et inutiles) bagages derrière.

Bonne ascension !

Notes et références

  1. ^ Le Grand Attracteur est une anomalie gravitationnelle de l'espace intergalactique à 14-17° du Sagittaire et la source de rayonnement électromagnétique la plus puissante dans l'univers connu, capable de courber l'espace-temps pour offrir une vision simultanée du passé, présent et futur. Pour cela, il est considéré comme le siège de la source universelle et de l'équilibre cosmique.
  2. ^ Alcyone, l'étoile la plus brillante des Pléïades, située à 27° du Sagittaire au centre la Voie lactée, est également appelée Grand Soleil central ou Centre galactique car elle abrite en son cœur un trou noir supermassif aspirant tout ce qui se trouve à proximité.

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Pouvons-nous modifier nos gènes et notre ADN par la pensée ?

Pour la première fois, des chercheurs ont été en mesure de construire un réseau génique pouvant être contrôlé par la pensée. Martin Fussenegger, professeur à l'ETH de Zurich a dirigé un projet d'étude démontrant le potentiel considérable du mental. Bien que nous ne puissions pas encore tout à fait répondre catégoriquement à la question de savoir si nous pouvons contrôler nos gènes et notre ADN par la pensée, la découverte semblent aller dans ce sens.

Ceci risque de chambouler les esprits de certains scientifiques parce que nous avons toujours cru être victimes de nos gènes en quelque sorte et n'avoir aucun contrôle conscient sur la manière dont fonctionne notre corps. Mais avec le temps, l'épigénétique commence à modifier cette perception. L'épigénétique est la science qui étudie la manière dont le développement, le fonctionnement et l'évolution des systèmes biologiques sont influencés par des forces agissant à l'extérieur d'une séquence ADN, ce qui inclut les influences énergétiques, environnementales et intracellulaires.

D'après le Dr Bruce Lipton, spécialiste en biologie cellulaire, cette nouvelle biologie vous sort de la victimisation pour vous amener à la maîtrise — celle de votre propre santé. Il parle d'utiliser la pensée et les émotions pour modifier nos gènes.

Nous sommes parvenus à une nouvelle compréhension de la biologie. En fait, cela fait maintenant dix ans que cette « nouvelle » compréhension est à la pointe de la science. Il faut au minimum dix à quinze ans à cette dernière pour faire passer un fait de sa conception initiale au domaine public afin que les gens puissent le comprendre. Ce qui veut dire que tout ce qu'on peut trouver dans les manuels actuels date d'au moins dix ou quinze ans. Ce que vous allez entendre est ce qui figurera dans les livres à venir.

L'exploitation des ondes cérébrales humaines

Marc Folcher, professeur en biotechnologie et bio-ingénierie du département de bio-systèmes de Bâle (D-BSSE), et d'autres chercheurs du groupe dirigé par Martin Fussenegger ont été en mesure d'exploiter des ondes cérébrales pour convertir des gènes en protéines (expression génique) en utilisant un nouveau procédé de régulation génique.

Pour la première fois, nous sommes parvenus à exploiter des ondes cérébrales humaines, à les transférer par voie hertzienne vers un réseau génique et à réguler l'expression d'un gène en fonction d'un type de pensée. Pouvoir contrôler l'expression génique par le pouvoir de la pensée est un rêve que nous poursuivions depuis plus d'une décennie.

Ce système a été présenté dans la revue scientifique Nature Communications. Il consiste à enregistrer des ondes cérébrales et à les transmettre par voie hertzienne vers un implant équipé d'une ampoule LED produisant un éclairage en infrarouge proche. La chambre de culture contenant les cellules génétiquement modifiées s'illumine, indiquant à son tour à ces dernières de commencer à produire les protéines désirées.

Comme l'indique l'ETH de Zurich :

Afin de réguler la quantité de protéines sécrétées, les sujets testés ont été répartis en trois états d'esprit : rétroaction biologique, méditation et concentration. Ceux qui avaient joué à Minecraft sur leur ordinateur (c.-à-d. ceux qui s'était concentrés) ont induit un taux moyen de SEAP (phosphatase alcaline sécrétée — N.d.T.) dans le flux sanguin des souris. Lorsqu'ils étaient totalement détendus (méditation), les chercheurs ont pu enregistrer un taux élevé de SEAP chez les animaux testés. Pour ce qui est de la rétroaction biologique, les sujets testés ont observé l'ampoule LED de l'implant dans le corps de la souris et ont été en mesure de l'allumer et de l'éteindre consciemment par rétroaction visuelle. Ce qui s'est traduit en retour par des taux variables de SEAP dans le sang des souris.

Les pensées contrôle une LED en infrarouge proche,
entraînant la production d'unemolécule dans la chambre
de réaction. (Image @  Martin Fussenegger/ETH Zurich)

La source d'inspiration pour ce nouveau réseau génique vient d'un jeu appelé Mindflex dans lequel les joueurs portent un casque spécial et par le biais d'un capteur sur leur front, utilisent leur pensée pour influencer une petite balle sur une course d'obstacles. L'enregistrement de l'électro-encéphalogramme (EEG) était transféré par le biais du système de mesure de l'esprit de la personne vers le jeu.

L'idée que nos pensées et nos ondes cérébrales puissent avoir autant de pouvoir semble tout droit sortie d'un film ou d'un roman d'anticipation. Pourtant, cela fait des siècles que l'on débat de la réalité de cette question et que bon nombre de grands esprits pensent que tout dans notre monde est connectés et peut, par conséquent, s'influencer mutuellement. Parmi les plus célèbres, on compte Albert Einstein, Léonard de Vinci et Nikola Tesla.

Autres exemples

Dans son article de 2002, publié dans la revue Prévention & traitement de l'association américaine de psychologie et intitulé "Les nouvelles drogues de l'Empereur", lrving Kirsch, professeur de psychologie à l'université du Connecticut, a fait des découvertes encore plus étonnantes. Il a, en effet, constaté que 80% des effets des antidépresseurs mesurés lors d'essais cliniques pourraient être imputables à l'effet placebo. Ce professeur a même dû invoquer la loi sur la liberté d'accès à l'information (FOIA) pour accéder aux études cliniques des antidépresseurs les plus utilisés.

Une étude de la faculté de médecine Baylor, publiée en 2002 dans la revue médicale de Nouvelle Angleterre s'est intéressée aux interventions chirurgicales sur des patients souffrants de douleurs aiguës invalidantes aux genoux. Beaucoup de praticiens savent qu'il n'existe aucun effet placebo en chirurgie, du moins c'est ce que croit la plupart d'entre eux. Les patients ont été divisés en trois groupes. Les chirurgiens ont raboté le cartilage endommagé des genoux du premier groupe. Pour le second, ils ont nettoyé l'articulation du genou de tout tissu supposé être à l'origine de l'inflammation. Il s'agit là de deux procédures chirurgicales standard pour les personnes atteintes d'arthrite aiguë du genou. Le troisième groupe a subi une intervention « factice » au cours de laquelle on n'a fait que les endormir en les persuadant qu'ils avaient vraiment été opérés du genou. Pour ces patients, les chirurgiens ont pratiqué des incisions et ont pulvérisé de l'eau salée sur leur genou avant de recoudre comme pour une opération normale. Les trois groupes ont tous suivi le même programme de rééducation et les résultats ont été stupéfiants. Le groupe placebo a récupéré aussi bien que les deux autres qui avaient réellement été opérés.

Ces patients n'ont pas bénéficié de mes compétences de chirurgien. Le mérite intégral de cette chirurgie en traitement de l'arthrose était due à l'effet placebo.

~ Dr Moseley

Dépasser le rejet de la Nouvelle Science

Comme pour toute nouvelle grande découverte ou idée ambitieuse, il y aura toujours des personnes pour s'accrocher de manière rigide à la sphère de raisonnement actuelle et dénigrer les rêveurs et grands penseurs de ce monde qui tentent de repousser les limites. Les concepts selon lesquels la conscience aurait, d'une certaine façon, une incidence sur notre réalité ont toujours été considérés comme farfelus ou chimériques même si la recherche indique cette possibilité. Pourquoi ne pas explorer la possibilité de cette éventualité fascinante plutôt que la rejeter ?

En matière de science de la conscience, nous avons peut-être atteint un moment crucial. Chaque année, de nouveaux grands scientifiques rejoignent cette discipline et produisent des travaux fascinants. Les preuves ne cessent de s'accumuler tout comme le scepticisme et la haine envers cette nouvelle science. Sans doute parce qu'elle remet en question la culture rigide et fermée d'une majorité de la communauté scientifique ? Ou simplement parce que la recherche est encore insuffisante pour que faire basculer la conception qu'ont les gens du monde ?

Quoi qu'il en soit, il est clair que l'une des choses les plus importantes que nous puissions faire à ce stade est de rester ouverts et ne pas laisser nos convictions interrompre la quête de vérité. La recherche de sens est un aspect essentiel de nos vies en ce moment et apprendre à explorer l'information en profondeur en est la clef. Une des étapes fondamentales est de prendre du recul par rapport à la consommation d'informations et de se reconnecter à soi-même.

Une des principales conclusions de la nouvelle physique reconnaît aussi que l'observateur crée la réalité. En tant qu'observateurs, nous sommes personnellement impliqués dans la création de notre propre réalité. Les physiciens sont obligés d'admettre que l'univers est une construction « mentale ». Sir James Jeans, un pionnier dans le domaine de la physique, écrit que « le courant de la connaissance se dirige vers une réalité non mécanique ; l'univers commence à ressembler davantage à une gigantesque pensée qu'à une gigantesque machine. L'esprit ne semble plus être un intrus involontaire au royaume de la matière et nous devrions plutôt le considérer comme le créateur et gouverneur de ce royaume. Remettez-vous et acceptez cette conclusion irréfutable. L'univers est immatériel — mental et spirituel.

~ R. C. Henry, professeur de physique et d'astronomie de l'université Johns Hopkins, "The Mental Universe" (Nature 436:29,2005)

Texte original de JOE MARTINO traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Conversation avec Moi-Même

Il faut regarder les choses en face : en quelques mois seulement, le projet Eklabugs est passé de la Croisière s'amuse à Robinson Crusoë sauvé de justesse de la noyade par le Commandant Costaud et sa boite de pois cassés... mais qu'est-ce que je raconte ? Je crois que je suis victime de la maladie des caissons. Bibi a le mal des profondeurs, oh non1 ! Juste une naufragée échouée sur une île perdue au milieu de l'océan qui envoie un SOS au monde en espérant que quelqu'un trouvera son message dans une bouteille.2 La solitude aura beau s'imposer, elle n'aura jamais raison de Moi, Moi-Même, Grand Moi et Petit Moi.

Je parle seule et j'entends des voix

La solitude est bonne aux grands esprits et mauvaise aux petits. La solitude trouble les cerveaux qu'elle n'illumine pas.

Victor Hugo

Je sais ce que vous vous dites (et aussi ce que vous allez me dire) : elle travaille du chapeau et entendre des voix, ce n'est pas bon signe. D'aucuns diraient même que « le soliloque, c'est-à-dire le discours qu'une personne seule se tient à elle-même, est l'un des premiers signes diagnostiques isolés de la schizophrénie ou de certaines formes de psychose ».3

En réalité, ce serait une pratique saine voire même le propre des génies ! Albert Einstein lui-même avait l’habitude de se répéter ses phrases à lui-même, doucement et à voix basse.

« Pour Freud », explique un psychologue, « on a ce dialogue car il y a plusieurs instances à l'intérieur de nous. C'est comme un dialogue entre plusieurs dimensions de notre personnalité. Le "tu" dénote d'ailleurs d'une position d'extériorité. La personne s'identifie alors à son surmoi. »3

Il se trouve que nous passons, en fait, un quart de notre vie éveillée à nous parler à nous-mêmes.

Converser tout haut (ou tout bas) avec nous-même répondrait à un besoin de focaliser notre attention et de nous concentrer et serait extrêmement bénéfique pour notre processus de pensée en permettant à notre cerveau de travailler de manière plus efficace comme l'a démontré une étude parue dans le Quarterly Journal of Experimental Psychology (revue trimestrielle de psychologie expérimentale).4

La solitude à plusieurs

« Ce grand malheur de ne pouvoir être seul !….. » dit quelque part La Bruyère, comme pour faire honte à tous ceux qui courent s’oublier dans la foule, craignant sans doute de ne pouvoir se supporter eux-mêmes.

« Presque tous nos malheurs nous viennent de n’avoir pas su rester dans notre chambre, » dit un autre sage, Pascal, je crois, rappelant ainsi dans la cellule du recueillement tous ces affolés qui cherchent le bonheur dans le mouvement et dans une prostitution que je pourrais appeler fraternitaire, si je voulais parler la belle langue de mon siècle.

Charles Baudelaire

En réalité, ceux qui disent ne jamais entendre de voix dans leur tête sont non seulement hypocrites mais leur déni et leur peur du regard des autres les rendent plus vulnérables à tout ce qu'ils redoutent le plus tout en n'osant se l'avouer, à savoir le jugement, la manipulation, la confusion voire même la névrose.

Sans aller jusque-là, qui entretient le bordel dans sa tête en y laissant pousser n'importe quoi s'expose donc, à terme, à patauger dans le potage et à s'enliser dans des paradoxes irréconciliables. Un terrain propice à la dissonance cognitive et à la fameuse doublepensée orwellienne en référence à « une capacité à accepter simultanément deux points de vue opposés et ainsi mettre en veilleuse tout esprit critique. C'est aussi une rupture avec le "principe de non-contradiction" sur lequel repose toute la science démontrable ».5

Et comme vous pouvez le constater dans ce nouvel ordre mondial ubuesque qui est en train de s'instaurer sous couvert d'urgence sanitaire, ceux qui ne pensent pas « en dehors de la boite » (comme disent les Anglo-saxons) sont en train d'acheter leur ticket en première classe pour l'Enfer.

Alors comment trier le bon grain de l'ivraie ?

© L'oud

Par le dialogue avec soi-même. En interrogeant, avec bienveillance et en toute impartialité, ses propres pensées, peurs, croyances comme si chacune était un de vos enfants. Car toutes disposent d'une signature vibratoire qui leur est propre et que vous apprendrez vite à distinguer en vous observant et en restant à l'écoute de vous-même. Non pas par la méditation où tout le monde est réduit au silence mais en situation réelle où chacun a droit de citer.

Toutefois, comme dans une classe d'enfants indisciplinés, toutes ces voix qui cherchent à s'exprimer en même temps et à se dominer les unes les autres, peuvent vite engendrer une cacophonie épouvantable, basculer dans l'anarchie la plus totale et vous contraindre à fuir votre royaume intérieur.

Pour y remédier vous pouvez toujours recourir à la fameuse Pensine du Professeur Dumbledore, sorte de cloud qui permet d'alléger son disque dur. Mais il existe une solution bien plus efficace : le symposium ou colloque avec Soi-Mëme, Petit Soi, Grand Soi et Soi tout court.

Souvent, il y a tellement de monde dans ma tête que je ne m'entends carrément plus penser et ça me met hors de moi. Donc, pour ne pas me faire éjecter de mon trône de souveraine intérieure et les empêcher de tous parler à la fois, je les prends chacun un par un et je converse avec eux à voix haute. Croyez-moi, il n'y a pas mieux pour apaiser les tensions, les doutes, les malaises, la confusion.

Je leur parle comme je le ferais avec une personne physique en face de moi. Je leur pose des questions et je les laisse me répondre de manière automatique, sans le filtre intérieur du mental juge. Cela peut paraître bizarre mais c'est très productif. Et plus on apprend à s'entendre, plus la vie devient facile.

En fait, la seule chose qui peut freiner est notre mental-ego soucieux de la réaction de l'entourage pour ceux qui n'ont pas le luxe de pouvoir s'isoler. Alors à vous de voir : passer pour un fou pour le bien de votre santé mentale ou devenir fou pour ne pas avoir l'air de l'être ?

L'envers solitaire

Ça doit faire mille ans ou plus
Que personne n'a frappé à ma porte.
Tout apprêté et nulle part où aller,
Bienvenue dans ce One Man Show !
Prenez place, c'est toujours gratuit.
Aucune surprise, aucun mystère,
Dans ce théâtre que j'appelle mon âme,
C'est toujours moi qui suis en vedette.
Je me sens tellement seul...

"So Lonely", The Police (1978)

Je pourrais également vous parler des différents types de solitude physique, morale, spirituelle... de la super, de l'hyper, et même de l'ultra-solitude.

Comme aurait pu dire Coluche, la solitude, on connaît. La super-solitude, c'est quand en plus d'être seul, on est plus seul que les autres — genre tu es un héros de la solitude. L'hyper-solitude, ça devient limite hystérique... hip ! hip ! houla... Et l'ultra, ça doit être l'élite de la solitude quand t'es tellement seul qu'il n'y a que les chiens qui peuvent t'entendre : « Ohé ! Y'a quelqu'un ? »

Mais si on suit la logique du spectre établi par les doctorants, pourquoi n'y aurait-il pas d'infra-solitude — genre tu es tellement seul que tu deviens invisible et qu'il faut des lunettes spéciales pour te voir ?

Finalement, la solitude ordinaire, c'est pas si mal.

Dans l'aire du Ver Sot

Vas-y que j'te chouchoute,
Que j'te fais des courbettes,
Mais moi j'suis dans ma peau,
Personne peut y rentrer.
Je suis seul en dedans.
Marrant ou pas marrant.
Seul, seul, seul....

Seul", Téléphone (1979)

Alors oui, j'aurais aussi pu en rajouter une couche avec l'étymologie (soli-terre) qui d'un simple glissement de dentale peut rendre un solitaire solidaire.

Ou encore vous ressortir la panacée urticante du réducteur de ciboulot à la sauce freudo-kafkaïenne ou que sais-je encore (on s'en bat le coquillage), le tout saupoudré de ciboulette hachée menue. Au lieu de cela, j'ai préféré une entrevue en seule à seul avec un ex-père en lames à tiers.

Le ver solitaire qui, décidément très sot, après avoir été mis à pied pour agression envers le ver à moutarde qui lui montait au nez (« Si je te chope, on va devoir te mettre en bière » qu'il lui a dit) se pique désormais de jalousie envers le mille-patte.

Rendez-vous compte, ce ver rouillé psycho-patte, complètement moulu, a également menacé le ver luisant de lui faire voir trente-six chandelles. Heureusement, un courageux ver à soi a remis ce ver téniasse à sa place.

Alors prenez bien soin de vous et ne vous laissez surtout pas squatter par ce genre de parasite qui s'attrape facilement par les temps qui courent (et non, ce ne sont pas des conneries : un Américain s'est vraiment fait retirer un ver solitaire qui était venu se loger dans son cerveau6).

Je vous demanderais donc maintenant de bien vouloir aller voir chez les autres participants (dont vous trouverez la liste ci-dessous) si j'y suis.

Notes et références

  1. ♫ "The Bends", Radiohead (1995)
  2. ♫ "Message In A Bottle", The Police (1979)
  3. www.lexpress.fr
  4. www.demotivateur.fr
  5. wikipédia.org
  6. www.futura-sciences.com

Projet EklaBugs #64

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La dialectique hégélienne : un outil pour asservir l'humanité

La pensée hégélienne affecte l'intégralité de notre structure politique et sociale. Cette dialectique est le cadre qui oriente nos pensées et actions vers le conflit pour nous conduire à une solution prédéterminée.

Si nous ne comprenons pas comment elle façonne nos perceptions du monde, alors nous ne ignorons comment nous contribuons à donner corps à cette vision. Il est impossible de voir au-delà des sentiers battus en restant enfermé dans une réflexion dialectique.

La dialectique hégélienne est un outil qui nous manipule dans un schéma circulaire forcené de pensée et d'action. Chaque fois que nous combattons ou défendons une idéologie, nous jouons un rôle essentiel dans le jeu des élites qui maintient ce système en place. Retirer sa conscience est fondamental.

L'échiquier est un symbole maçonnique ou hégélien bien connu où les cases noires et blanches représentent le contrôle par la dualité dans tous les aspects du grand jeu de la vie. Gauche ou droite, blancs ou noirs, conservateurs ou libéraux, démocrates ou républicains, chrétiens ou musulmans, et ainsi de suite. Ce contrôle s'obtient par le biais de deux parties adverses lorsque ces dernières atteignent la même destination qui est l'ordre par le conflit et le chaos organisés.

Opposer la gauche (la thèse) à la droite (l'antithèse) aboutit à un juste milieu ou au contrôle (la synthèse). Le triangle et l'œil qui voit tout que nous voyons si souvent symbolisent l'achèvement du grand œuvre entrepris il y a presque 6000 ans lorsque l'humanité a été prise en charge et déconnectée.

À la base, ce sont les parties adverses qui soutiennent la pyramide, tandis qu'au sommet, c'est la solution contrôlée ou terrain d'entente qui lui sert de pierre angulaire. La dialectique hégélienne est une seule et même, le plan final est dans l'action, le système étant en déclin et voué à l'échec.

Le modèle dualiste de l'ordre dans le chaos est fondé sur la séparation des individus par le biais de l'économie. Par contre, le monde est à un point culminant où les consciences basculent et où les gens perçoivent la machination. Ainsi le système qui « nous contrôle » ne peut plus perdurer. Ceux qui manipulent la Terre se sont servis de la dialectique hégélienne pour séparer et contrôler les frères et les sœurs, les enfants de cette planète.

La seule manière de mettre un terme définitif aux atteintes à la vie privée, à l'expansion des pouvoirs de la police, aux expropriations de terres, aux guerres contre des objets inanimés, aux opérations secrètes, et aux attaques directes contre la liberté individuelle est de sortir de cette dialectique en faisant basculer sa conscience. Ce qui nous libérera des limites de la pensée contrôlée et dirigée.

C'est un seul et même jeu mis en place par la cabale de ce monde, nous choisissons de jouer ces rôles pour soutenir un système conçu pour nous empêcher de prospérer, mais il est temps de le changer. Nous devons nous attendre à assister à davantage de folie et de tactiques de peur de la part de l'ordre établi afin de conserver sa mainmise, mais vous avez toujours la liberté de penser autrement et d'abandonner la dialectique hégélienne. À mesure que les coups sur l'échiquier deviennent de plus en plus évident, vous pouvez voir ce système pour ce qu'il est.

Texte original de ANDRÉ traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Soldats digitaux

Un pour tous, tous pour un ! Pour la petite histoire qui a fait boule de neige, j'ai découvert cet hymne génial à la résistance contre la désinformation merdiatique en lisant quelques commentaires sur une publication Instagram de Matt Bellamy. Un fan de Muse s'y plaignait d'avoir eu sa chanson censurée de partout et cela a piqué ma curiosité. J'ai donc demandé à l'entendre. Il m'a ensuite expliqué que dès sa parution, son clip était devenu viral, suite à quoi toutes les chaînes l'ayant partagé se sont vues immédiatement fermées par YouTube. Tout comme le compte Instagram sur lequel il l'avait publié. Quant à sa chaîne YouTube, elle a été déréférencée (shadow-banned), ce qui revient à devenir invisible aux yeux des internautes qui doivent connaître votre adresse pour vous trouver. Honte à ceux qui croient encore au complotisme ! Ayant eu un gros coup de cœur pour ce morceau (que Muse ne renieraient pas), j'ai eu l'idée d'en parler sur le tchat Télegram des DéQodeurs qui se sont empressés de le reposter dans leur fil d'actu, ce qui a valu à Gordon McNeil de retrouver des vues et recevoir des dons pour financer l'enregistrement d'un album ainsi que des encouragements de tous les soldats numériques francophones. Gordon est basé à Glasgow et c'est Melodie, son adorable fillette de cinq ans que l'on voit jouer de la batterie électronique dans la vidéo live.

Ey@el

Digital Soldiers

Un pour tous, tous pour un !
Faites confiance au Plan,
Ne vous laissez pas décourager.
Un pour tous, tous pour un !
Vous ne savez pas ? C'est nous
Les soldats numériques !
Les soldats numériques !

Posez-vous un instant
Et réfléchissez au monde
Dans lequel on vit.
Songez à tous les mensonges
En permanence,
Personne n'a dit que ça allait être facile.

Voler la nuit,
Rêvons-nous d'un miracle ?
Esprits ouverts ?
Ouvrez grand,
Personne n'a dit que ça allait être facile.

Chaque jour, il y a des gens qui prient
(Ouvrez vos oreilles pour les entendre)

Un pour tous, tous pour un !
Faites confiance au Plan,
Ne vous laissez pas décourager.
Un pour tous, tous pour un !
Vous ne savez pas ? C'est nous
Les soldats numériques !
Les soldats numériques !

La corruption avec le sourire,
Comment savoir qui croire
Et à qui se fier ?
Et pendant ce temps-là,
Ils ne cesseront
De s'étendre partout.

Accrochez-vous
Parce que le marais est profond
Et vous n'avez encore rien vu.
Esprits ouverts ?
Ouvrez grand,
Personne n'a dit que ça allait être facile.

Ça passe ou ça casse
Alors partants ?
(Nous voulons tous la paix et l'harmonie)
Ils ne céderont pas — non !
(Jamais, jamais)

Un pour tous, tous pour un !
Faites confiance au Plan,
Ne vous laissez pas décourager.
Un pour tous, tous pour un !
Vous ne savez pas ? C'est nous
Les soldats numériques !
Les soldats numériques !

Texte original de GORDON MCNEIL traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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George Orwell nous avait mis en garde contre la plus dangereuse forme de censure — et nous y voilà maintenant

Le véritable ennemi, c’est l’esprit réduit à l’état de gramophone, et cela reste vrai que l’on soit d’accord ou non avec le disque qui passe à un certain moment.

George Orwell

Les géants de la technologie censurent désormais ouvertement l'opinion populaire en supprimant certaines pages sélectionnées sur les réseaux sociaux en soi-disant « infraction avec les règles de la communauté ».

Évidemment, ces sociétés telles que YouTube et Facebook ne fournissent jamais aucun motif précis quant au retrait des pages créées par leurs utilisateurs (notre chaîne YouTube a été effacée en 2017 sans aucune raison apparente tandis que notre page Facebook s'est vu étouffée au point de perdre toute visibilité) et il n'y a jamais moyen raisonnable de faire appel pour le rétablissement de ces pages.

Mais au bout du compte, il y a peu de chance que cette forme de censure mène à la redoutée répression des idées du temps des Soviets qui conteste l'ordre établi. Il est plus raisonnable de s'attendre à ce que ces sociétés soient tombées dans le piège de leur arrogance monopolistique et que l'on assiste à un déclin massif de leurs audiences, entraînant un effondrement du cours de leurs actions et une révolte de leurs actionnaires en colère. En d'autres termes, ces sociétés sont en train de se tirer une balle dans le pied.

Ceci dit, le climat socio-politico-médiatique actuel en Amérique risque d'aboutir à cette forme de censure bien plus dangereuse et insidieuse qu'est l'autocensure.

Le dictionnaire Cambridge définit l'autocensure ainsi :

Contrôle de ce que l'on dit ou fait afin d'éviter d'irriter ou offenser autrui mais sans que la nécessité d'un tel contrôle soit officiellement déclarée ;

Et selon Wikipédia (version anglophone) :

L'autocensure est la mise en œuvre d'une censure ou classification de son propre discours par crainte ou égard aux sensibilités ou préférences (réelles ou supposées) d'autrui et ce, sans pression directe d'un quelconque parti ou organe de pouvoir.

Autrement dit, l'autocensure revient à se taire volontairement par peur de représailles non officielles, lesquelles peuvent se manifester sous diverses formes, légère ou intense, mais repose fondamentalement sur la crainte de que les autres vont penser de vous ou vous répondre s'ils n'aiment pas ce qu'ils entendent.

Cette forme de censure est déjà en train de se mettre en place au niveau individuel par peur de contrarier la populace et les hordes de personnalités bien-pensantes qui se font mousser. Par peur que tout ce que vous pourriez dire puisse et soit utilisé contre vous devant le tribunal de l'opinion publique et du politiquement correct. Qu'en faisant valoir votre opinion sur quelque chose, vous risquez de vous faire attaquer par des tyrans manipulateurs tout de noir vêtus et portant des mégaphones, vous faire expulser physiquement d'un restaurant ou harceler dans votre quotidien.

George Orwell a beaucoup parlé de l'autocensure à la fin de la seconde guerre mondiale. Lorsqu'il a cherché à publier son classique, la Ferme des animaux, une critique métaphorique de la société soviétique écrite pendant la guerre, il s'est fait rejeter par de nombreux éditeurs qui craignaient de heurter le sentiment général qui régnait à l'époque où il ne fallait pas critiquer l'URSS au risque de susciter un conflit diplomatique avec le Royaume-Uni.

Personne n'avait donné l'ordre aux éditeurs et rédacteurs en chef de ne PAS critiquer l'URSS, pourtant c'est ce qu'ils faisaient afin de ne froisser ni le milieu politique ni le sentiment populaire. En réaction à cela, Orwell avait rédigé une préface à la Ferme des animaux, y expliquant les conséquences de l'autocensure sur une société libre.

Dans une courte lettre intitulée "La liberté de la presse", il décrit avec justesse la situation à laquelle nous sommes aujourd'hui confrontés.

Mais le principal danger qui menace aujourd'hui la liberté de pensée et d'expression n'est pas l'intervention directe du ministère de l'Information ou de tout autre organisme officiel. Si les éditeurs et les directeurs de journaux s'arrangent pour que certains sujets ne soient pas abordés, ce n'est pas par crainte des poursuites judiciaires, mais par crainte de l'opinion publique. La lâcheté intellectuelle est dans notre pays le pire ennemi qu'ait à affronter un écrivain ou un journaliste, et ce fait ne semble pas avoir reçu toute l'attention qu'il mérite.

Orwell poursuit sa critique :

Les idées impopulaires peuvent être étouffées et les faits gênants passés sous silence, sans qu'il soit besoin pour cela d'une interdiction officielle. Quiconque a vécu quelque temps dans un pays étranger a pu constater comment certaines informations, qui normalement auraient dû faire les gros titres, étaient ignorées par la presse anglaise, non à la suite d'une intervention du gouvernement, mais parce qu'il y avait eu un accord tacite pour considérer qu'il « ne fallait pas » publier de tels faits. En ce qui concerne la presse quotidienne, cela n'a rien d'étonnant. La presse anglaise est très centralisée et appartient dans sa quasi-totalité à quelques hommes très fortunés qui ont toutes les raisons de se montrer malhonnêtes sur certains sujets importants. Mais le même genre de censure voilée est également à l'œuvre quand il s'agit de livres et de périodiques, ou encore de pièces de théâtre, de films ou d'émissions de radio. Il y a en permanence une orthodoxie, un ensemble d' idées que les bien-pensants sont supposes partager et ne jamais remettre en question. Dire telle ou telle chose n'est pas strictement interdit, mais cela « ne se fait pas », exactement comme à l'époque victorienne cela « ne se faisait pas » de prononcer le mot « pantalon » en présence d'une dame. Quiconque défie l'orthodoxie en place se voit réduit au silence avec une surprenante efficacité. Une opinion qui va à l'encontre de la mode du moment aura le plus grand mal à se faire entendre, que ce soit dans la presse populaire ou dans les périodiques destinés aux intellectuels.

George Orwell

Dans cette dynamique, l'influence de la pression populaire et commerciale est bien plus efficace à étouffer toute dissension que n'importe quel décret de censure officiel ne pourrait le faire.

Pour ce qui est de l'importance de la liberté de la presse, l'écrivain américain E.B. White parlait de la valeur culturelle de disposer d'une grande variété de points de vue différents et d'organes de presse courageux professant un large éventail d'idées.

La presse dans notre pays libre ne doit sa fiabilité et son utilité non pas à sa bonne réputation mais à sa grande diversité. Tant que ses propriétaires seront nombreux, chacun à la recherche de sa propre marque de vérité, nous, le peuple, auront la possibilité d'accéder à la vérité et de résider dans la lumière. La multiplicité de propriété est essentielle. C'est lorsque la presse tombe entre les mains d'une minorité ou sous le contrôle de l'État que la vérité nous échappe et la lumière s'éteint. Pour un citoyen de notre société libre, c'est un immense privilège et une merveilleuse protection que d'avoir accès à des centaines de périodiques, chacun colportant ses propres convictions. La sécurité est dans la multitude : les journaux dénoncent mutuellement leurs folies et peccadilles, se corrigent les uns les autres, et équilibrent les partis pris des uns et des autres. Le lecteur est libre de naviguer à sa guise dans ce micmac éditorial et de l'explorer pour la seule chose qui importe : la vérité.

E. B. White

En conclusion

La censure médiatique est une transformation de la circulation de l'information alors que l'autocensure fait basculer les consciences et constitue un des piliers dangereux de la pensée de groupe.

Nous n'en sommes pas encore là, et de loin, tant il est évident que les deux côtés de l'échiquier politique américain sont fermement engagés à se faire mutuellement la guerre. Mais à mesure que le discours social poursuit sa digression et que les multinationales et autres institutions se sentent plus habilités à contraindre leurs employés et clients à se conformer à une opinion politique ou une autre, l'autocensure s'insinuera d'autant plus dans notre culture.

Aurez-vous le courage d'être vous-mêmes à mesure que la pression de la censure sur Internet s'amplifiera ?

Texte original de DYLAN CHARLES traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Image couverture : Jackson Simmer

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Hotel California

Il y a des chansons comme ça qui marquent à jamais les esprits, survivent à l'épreuve du temps et deviennent des légendes. "Hotel California" est de celles-là. Ce morceau d'anthologie est sans aucun doute le plus connu des Eagles, vendu à 16 millions d'exemplaires rien qu'aux États-Unis, numéro un dans les charts pendant 19 semaines et consacré meilleur disque de l'année, en 1978, par l'industrie du disque américaine.

Hotel California

Sur une grande route sombre au milieu du désert,
Les cheveux agités par un vent frais
D'où s’élevaient de douces effluves de colitas,
Au loin, j'aperçus une lumière chatoyante.
Ma tête devint lourde et ma vue s'obscurcit,
Je dus m'arrêter pour la nuit.

Elle se tenait là, sur le seuil de la porte.
J'entendis la cloche de la mission
Et je me dis :
« Ce pourrait être aussi bien
Le Paradis que l'Enfer ».
Et puis elle alluma une bougie
Et me montra le chemin.
Dans le couloir, il y avait des voix,
Je crus les entendre dire :

« Bienvenue à l'hôtel California,
C'est un si bel endroit
(Un si bel endroit),
Une si belle façade.
Il y a toujours des chambres à l'hôtel California
En toute saison
(En toute saison),
Il sera toujours là. »

Elle a l'esprit corrompu de chez Tiffany,
Et les courbes d'une Mercedes,
Et beaucoup de garçons
Très, très mignons
Qu'elle appelle ses amis.
Il faut les voir danser dans le patio,
Cette douce sueur estivale.
D'aucuns dansent pour se souvenir,
D'autres le font pour oublier.

Alors j'ai sommé le Capitaine :
« Voudriez-vous m'apporter mon vin. »
« Nous n'avons pas disposé d'un tel cru
Depuis 1969 » me dit-il.
Et toujours ces voix lointaines
Qui vous appellent et vous réveillent
Au beau milieu de la nuit
Pour vous dire :

« Bienvenue à l'hôtel California,
C'est un si bel endroit
(Un si bel endroit),
Une si belle façade.
On s'amuse bien à l'hôtel California,
Quelle agréable surprise
(Quelle agréable surprise),
Amenez vos alibis. »

Des miroirs au plafond,
Du champagne rosé bien frappé,
« Nous sommes tous prisonniers ici
De notre propre fait » me dit-elle.
Et dans les chambres du Maître,
Ils se sont réunis pour le festin,
Ils ont beau le poignarder
De leurs couteaux d'acier,
Ils n'arrivent pas à tuer la bête.

La dernière chose dont je me souvienne
Est de m'être rué vers la sortie.
Il fallait que je retrouve le passage
Pour retourner à mon point de départ.

« Détendez-vous » me dit le receptionniste de nuit,
« Nous sommes programmés pour recevoir.
Vous pouvez rendre vos clés à n'importe quelle heure
Mais vous ne pourrez jamais quitter ces lieux ! »

Glenn Frey & Don Henley, 1976

À propos de cette chanson

Au delà de son texte très cinématographique, évoquant bien entendu Hollywood et largement inspiré de la série Twilight Zone, "Hotel California", initialement intitulé "Mexican Reggae", fit et continue à faire couler beaucoup d'encre quant au soi-disant sens caché (ou pas) de ses paroles sujettes à moult interprétations possibles. (Pour ma part, je ne peux m'empêcher de penser au fameux hôtel de luxe hanté du Shining de Kubrick).

Selon les membres du groupe, il serait une référence directe à l'hédonisme et l'auto-complaisance de la culture américaine.  « À la base, cette chanson évoque la face sombre du rêve américain et de tous les excès dans ce pays, une chose sur laquelle nous en connaissons un rayon. » explique Don Henley. « Nous étions tous des gamins issus de la classe moyenne du Midwest. "Hotel California" est notre interprétation de ce qu'est la grande vie à L.A. » (Source)

Je n'entrerai pas dans les détails des interprétations possibles et des prétendues métaphores parce que pour moi, ce texte se comprend au sens littéral, ce qui le rend encore bien plus glauque. Je ne vais pas non plus vous faire un exposé de « complotiste » sur le rôle et les dessous d'Hollywood et de l'industrie du spectacle, le MK Ultra, le projet Monarch, la pédophilie, les esclaves sexuels, la magie noire, les sacrifices humains, etc. Ni comment beaucoup de célébrités et personnalités de pouvoir ont vendu leur âme sciemment ou se sont faites piéger — ou plus horrible encore ont été « vendues » par leur propre famille.

Le premier couplet évoque bien sûr l'attrait des fausses lumières et du glamour qui hypnotisent et envoûtent le narrateur (« Au loin, j'aperçus une lumière chatoyante. Ma tête devint lourde et ma vue s'obscurcit. »). Les effluves de colitas ont un double sens. Il s'agit d'un terme d'argot dans la culture hispanique faisant à la fois référence au cannabis et... aux fesses ! Drogue et luxure, les deux armes favorites pour détourner la kundalini (force de vie) et déconnecter les âmes.

La suite est bourrée de connotations religieuses : mission, paradis, enfer, bougie, chemin. La cloche de la mission fait très certainement référence aux nombreux missionnaires catholiques venus d'Espagne qui furent les premiers à coloniser la Californie. Elle pourrait s'interpréter comme un signe que le protagoniste refuse d'écouter puisqu'il choisit de se laisser montrer le chemin par une fausse prophétesse. Les voix peuvent être le lavage de cerveau qui commence tout comme des incantations. Ne dit-on pas qu'il est malsain d'entendre des voix ?

Le second couplet fait référence à cette mentalité superficielle obnubilée par l'argent, le luxe, le bling-bling (Tiffany, Mercedes) et la luxure. Pourquoi des « garçons très, très mignons » plutôt que des hommes très sexy ? On imagine mal, dans une société aussi machiste, une femme ayant l'équivalent d'un harem. Sauf s'il s'agit de jeunes garçons sous MK Ultra qui luttent pour recouvrer leur volonté ou pour oublier les horreurs qu'on leur a fait et fait subir.

Quant à l'histoire du vin et du cru —  qui m'a semblé la traduction la plus acceptable pour le double sens de spirit  en anglais qui signifie à la fois « alcool spiritueux » et « esprit » même si Don Henley lui-même aurait répondu à un journaliste que cela n'avait pas grand chose à voir avec des boissons alcoolisées mais qu'il s'agissait plutôt un « constat sociopolitique » (l'esprit perdu du rêve américain et la déchéance de l'industrie musicale après Woodstock en 1969) — ne dit-on pas dans la religion catholique que le vin est le sang du Christ et ne parle-t-on pas du Saint-Esprit ? Ce n'est pas si déplacé que cela avec ce qui suit.

Et ces voix qui « vous réveillent au milieu de la nuit » pour vous dire d'« amener vos alibis ». Des alibis pour quoi ? Pour passer louer de pizzas, sans doute ?

Le dernier couplet me fait penser à Eyes Wide Shut, le dernier film ultra glauque de Kubrick. Ils sont tous prisonniers parce que lorsque l'on entre dans le cercle des Illuminati de son plein gré ou parce qu'on vous a piégé pour vous faire chanter — car c'est ainsi que procède l'état profond pour manipuler ses pions et gouverner le monde dans l'ombre — on ne peut plus s'échapper.

Les « chambres du Maître », qui en anglais (chambers) ne désignent pas une chambre où l'on dort mais plutôt une grande salle de réception ou encore une antre secrète (cf. la chambre des secrets dans Harry Potter), et tout ce qui est décrit ensuite me parait un peu too much pour une métaphore poétique du rêve américain (sic). Je ne sais pas mais ça décrit clairement une scène de rite satanique. Même Baudelaire sous emprise de substances illicites et de spleen n'était pas aussi gore dans ses allégories !

Et enfin, les dernières lignes que n'aurait pas reniées Faust : « Vous pouvez rendre vos clés à n'importe quelle heure, mais vous ne pourrez jamais partir ! » Notez aussi le « nous sommes programmés ».

Il est clair que ce texte pourrait parler de tout et n'importe quoi mais aussi de tout ce dont il a l'air de parler (relisez Lewis Carroll sur la manipulation du langage, les double sens et la logique de l'absurde). Bien sûr, comme toujours, on vous montre les choses pour que vous donniez votre consentement parce qu'ils sont obligés de respecter la loi du libre-arbitre. Et puis ces gens ont un énorme complexe de supériorité et s'attendent à ce que vous ne captiez pas. Mais ils ont oublié un détail essentiel : l'intelligence du cœur est un milliard de fois supérieure à celle de l'ego formattable à volonté parce qu'elle est directement reliée à la Source, au Divin... appelez-le comme vous voudrez.

Il n'y a jamais qu'une seule vérité. Il n'y a que des portes qui s'ouvrent et se referment sur des réalités en accord avec vos choix et vos croyances. Il faut juste savoir, cependant, que certaines réalités ne permettent plus d'accéder à d'autres.

Que la lumière soit avec l'humanité. En ce jour plus que jamais.

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Les 7 nectars du Diable

Toujours à la page sur Eklabugs, le soixante-troisième anathème de ce mois, proclamé par décret totalitaire, consacre l’avènement des sept vices de conformisme qui devraient vous valoir, selon les Saints Imma-culés (en fait, il s'agit d'un préfixe substitué plus hypocritement correct), une place VIP dans l'un des sept cercles les plus huppés du dernier sous-sol.

Le Diable en nous

Voici le monde
Avec ce regard particulier,
Avenir incertain
Mais assurément léger.
Regardez les visages,
Entendez les sons de cloche,
Incroyable qu'on ait besoin
D'un endroit appelé l'Enfer.

"Devil Inside", INXS (1987)

Il convient tout d'abord de faire la distinction entre péchés mignons et péchés vilains. Alors que tous donnent le même fruit, à savoir la pêche, les premiers n'en produisent qu'un contrairement aux seconds, plus généreux, qui le distribuent à foison (ou au tison). C'est d'ailleurs là toute la différence entre la pêche à la mouche et la pêche à la louche. On peut ainsi mesurer toute l'ampleur de la sagesse du célèbre adage selon lequel « mieux vaut donner que recevoir » et, qu'en l’occurrence, mieux vaut avoir la pêche qu'en recevoir une ou plusieurs.

Allons donc à la pêche aux confessions où, en quête de la solution, tous ces cons de pêcheurs se font fesser... heu désolée, ma langue a fourché. Le serpent est en moi, la faute à ce crétin d'Adam qui nous a tous damnés. Et tout ça pour une tarte aux pommes !

Première hérésie notable qui démontre bien que l'Homme avale tout aussi facilement des couleuvres que des asticots : la pomme n'a jamais été le fruit du pêcher. N'importe quel botaniste, jardinier ou même ce bon vieux Newton vous le confirmeront.

Le plagiat originel

Vous savez peut-être ce qu'est le péché originel
Et vous savez sans doute jouer avec le feu,
Mais si vous saviez quel meurtre fut perpétré
Au nom de l'amour,
Vous trouveriez cela vraiment pitoyable.

"The Original Sin", INXS (1983)

Dans l'idéologie judéo-chrétienne, le péché, du latin peccatum, qui signifie « faute, erreur », serait une offense faite au Big Boss et une transgression délibérée ou non de la loi divine.

Dieu avait donc interdit à Adam et Eve de consommer les fruits de l'Arbre de vie et survint alors un serpent à sornettes (qui, selon une version dissidente de la Genèse, serait Lilith, la première femme d'Adam créée comme son égale et répudiée pour avoir refusé de se soumettre au premier macho de la Création) qui convainquit cette bécasse d'Eve de croquer la pomme en lui assurant qu'elle et son chéri ne mourraient pas et deviendraient les égaux de Dieu par l'accès à la connaissance.

Pourtant, cela ne dérange apparemment personne qu'il s'agisse d'une resucée de la même histoire déjà racontée par la mythologie grecque où Prométhée vola le feu des Dieux pour le donner aux hommes.

Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain de créer une femme faite de terre et d’eau qui reçut de nombreux dons, à savoir la beauté, la flatterie, l'amabilité, l'adresse, la grâce, l'intelligence, mais également l’art de la tromperie et de la séduction. Pandore (qui signifie « dotée de tous les dons ») séduisit alors Épiméthée, le frère de Prométhée et le soir de leurs épousailles, on remit à Pandore une jarre qu'il lui fut interdit d’ouvrir et dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. Comme on s'en doute forcément, interdire c'est mieux tenter et la jarre fut bien entendu ouverte, répandant sur la Terre tous les maux qu'elle renfermait à l'exception d'Espérance (l'antidote) qui resta collée au fond.

Ainsi par le péché originel de connaissance, la conscience divine se voit divisée (à l'origine de la dualité, le Diable étant celui qui « divise ») pour mieux se connaître à travers l'ombre et retrouver les sept vertus qui correspondent aux sept péchés capitaux. Capital issu du latin caput, signifiant « la tête », à rapprocher de l'ego séparé de la conscience divine et qui dirige toutes nos mauvaises actions (à l'opposé de l'âme qui nous relie à la Source).

Les Sept Mercenaires

Il est remarquable que, sur sept péchés capitaux, six soient féminins : la luxure, la colère, la gourmandise, la paresse, l'avarice et l'envie. L'orgueil seul nous reste à nous hommes, et c'est assez pour nous mettre à la merci de tous les autres.

Pierre-Jules Stahl

Il est également regrettable que dans la version originale comme dans le remake de cette fable mytho-biblique, ce soit toujours la femme qui succombe à la tentation et commette la « faute » alors qu'au départ, sans la confrontation de ces egos masculins (Prométhée/Adam vs Zeus/Dieu), la tentation n'aurait jamais été proposée.

Un hasard si les « vices » capitaux (mortels en anglais) sont au nombre de sept qui dans l'alphabet hébraïque correspond à la lettre Zayin, symbole du glaive ou de l'épée de lumière — encore une histoire de mecs !

Plus sérieusement, le chiffre 7 est un nombre sacré que l'on retrouve dans la plupart des religions et mythologies — le monde créé en sept jours, l'hydre à sept têtes que doit terrasser Héraclès (alias Hercule chez les Romains), les sept trompettes de Jéricho, les sept cieux angéliques, les sept cercles de l'enfer — mais aussi dans les cycles naturels de la lune (une lunaison équivalant à quatre cycles de sept jours), les sept planètes (avant la découverte d'Uranus, Neptune et Pluton), les sept métaux des alchimistes, les sept formes cristallines, les sept notes de la gamme diatonique, les sept couleurs de l'arc-en-ciel, ou encore les sept centres d'énergie du corps appelés chakras et qui correspondent à la fois aux notes de musique et aux couleurs puisque l'énergie prend simultanément la forme d'ondes et de particules.

Le sept était, chez les Égyptiens, symbole de vie éternelle et représente un cycle complet, une perfection dynamique. C'est aussi le nombre qui correspond à la lame du Chariot dans le Tarot de Marseille, représentant un roi dirigeant un attelage tiré par deux chevaux qui cherchent à l'entrainer dans deux direction opposées. La puissance de direction que représente cette arcane est le libre arbitre que les forces de lumière respectent toujours dans cette guerre intérieure où la conscience vécue de l'Unité se conquiert.

Et c'est bien de cela dont il s'agit puisque le but de la manœuvre est de transcender la dualité par l'équilibre en toute chose et retrouver ainsi l'unicité originelle.

L'éveil du Serpent

Tu en connais un rayon
En matière de méchanceté
Mais tu n'as pas la moindre notion
De ce qu'est l'amour.
Ces yeux de cobra
Mentent avec le sourire
Et tu t'enorgueillis
Du démon qui t'habite.

"Ways To Be Wicked", Lone Justice (1985)

Avant l'histoire d'Adam et Eve, le Serpent n'était considéré ni comme un ennemi ni comme un tentateur ou un imposteur mais associé à la transformation (la mue de sa peau et la kundalini), assurant le rôle de l'Alchimiste que l'on retrouve dans les méthodes de guérison anciennes, le caducée de la médecine moderne et la molécule d'ADN.

Bien que très discuté par certains (du fait de l'opposition de la philosophie occidentale chrétienne qui considère que tous les Hommes sont nés pécheurs alors que selon la sagesse orientale hidoue, ils seraient nés divins), il est effectivement possible, pour peu que l'on parvienne à s'extraire de cette connotation introduite par la religion organisée, de voir une correspondance avec chaque chakra.

« Il est très intéressant de voir comment deux voies spirituelles totalement distinctes peuvent partager des noyaux de vérité sans pourtant jamais se mélanger ni se recouper. Les deux systèmes se complémentent très bien l'un l'autre. Maintenant le concept de péché tel qu'il est conçu en Occident est une question délicate. Pour les Occidentaux, le péché est affligé de connotations de persécution, de jugement et de culpabilité. Pourtant, si nous voulons maitenir notre discernement spirituel, il nous faut nous libérer de ce conditionnement et envisager comment mieux appréhender le péché. En Orient, l'impureté n'est pas considérée comme sujet à culpabilité ou au jugement mais comme une simple pathologie humaine. Il n'y a qu'ici, en Occident, où nous avons permis à nos egos d'imposer une sorte de perfectionnisme superficiel au concept de péché et de pureté. Il faut abandonner tout cela. »

« Je préfère de loin le concept de péché shinto (tsumi) comme étant davantage une affliction s'apparentant à une réaction chimique et pouvant se manifester sous forme d'agitation et de déséquilibre dans la vie et dans le corps. Personne n'est considéré comme malfaisant pour avoir la grippe ou un bras cassé. Mais nul ne peut ignorer le fait que ce sont là des signes de mauvaises santé. Pour peu que l'on parvienne à dépasser la crainte de la persécution associée au péché, on transcende alors un autre niveau de jugement systémique. En un mot, le péché manifeste le déséquilibre dans l'esprit et le corps, lequel s'accumule pour aggraver les dissenssions. Cette influence, si on ne la contrôle pas, gagne en importance jusqu'à manifester elle-même la réalité de manière inconsciente. » (Source)

Le Serpent, c'est bien sûr la personnification de la kundalini, cette puissante énergie spirituelle lovée dans la base de la colonne vertébrale où elle demeure dans un état de repos ou endormie.

Le jeu des 7 Vices et des 7 Vertus

Les dieux courroucés sont de retour
Et puisent leur force dans la collision des continents.
D'aucuns vivent et périssent par le putain de glaive,
D'autres par la beauté et le désir.

"Angry Planet", New Model Army (2014)

Tu te sens vide, tu as peur de manquer et tu te goinfres comme un porc ? C'est la faute à Belzébuth qui fait tourner ton Muladhra (chakra racine) à l'envers ! Tu es au contraire tempéré en toute chose ? Remercie l'archange Uriel qui t'a à la bonne.

Chaud lapin, tu ne sais pas résister à tes bas instincts ? Tu ne tolères pas la moindre frustration ? Il faut que tes désirs soient satisfaits dans la minute sinon tu deviens fou ? Tu es accro aux sensations qui te sortent de ton mental ? Ton Hara (chakra sacré) est sous l'emprise d'un démon nommé Amosdée. Demande à l'archange Gabriel de t’initier au tantrisme.

Petite couleuvre langoureuse, la ouate est la matière que tu préfères car tu peux t'y lover et roupiller toute la journée ? À quoi bon te bouger puisque tu te sens si vide et si impuissante ? Belphégor obscurcit le soleil intérieur de ton plexus (Manipura) mais le Christ peut t'aider a retrouver ta diligence — non, pas celle avec des chevaux, l'autre, celle qui te motive à aller de l'avant et à t'affirmer.

Tu n'es jamais satisfait de ce que tu as ? Tu en veux toujours plus, le beurre et l'argent du beurre ? Tu te compares sans cesse aux autres ? Tu les juges ? Tu voudrais avoir ce qu'ils ont et tu te réjouis de ce qu'ils perdent ? Ne cherche plus, Léviathan te ronge le cœur (Anahata). La Vierge Marie pourra sans doute te guider sur la voie de l'amour inconditionnel de soi et des autres et t'inculquer les valeurs du pardon et de la compassion.

Le soufre de Satan te sort par les narines ? La lave bouillonne en toi et tu craches le feu ? La colère est un péché singulier qui désire un mal sous la raison du bien et quand les plombs sautent, on n'y voit plus rien. Puisse l'archange Raphaël apaiser ton chakra laryngé (Vishuada) et t'insuffler la patience qui permettra de contourner les obstacles en t'enseignant comment courber l'échine sans péter ton câble.

Tu vois des choses que les autres sont incapables de voir ? Tu as accès à des plans subtils qui te permettent d'avoir un pouvoir sur les autres et tu ne veux surtout pas partager car c'est ce plus qui te fait te sentir « spécial » ? Mammon t'a fourré le doigt dans le troisième œil (Ajna) ! Demande à Michael de te prêter son épée pour l'empaler et revenir au service à autrui, seule manière de recouvrer la vue et débloquer le flux de l'abondance.

Tu as accès à la Connaissance ? Tu te prends pour Dieu ? Tu joues les gourous et tu méprises ces pauvres ignares qui en sont encore à trembler dans leur caverne — ces êtres inférieurs qui devraient se prosterner devant toi parce que tu fais partie des Élus ? Tu voues certainement un culte à Lucifer ou, du moins, il a installé son bivouac au sommet de ton crâne (Sahashrara) et te fait le coup du miroir magique. Comme disait Victor Hugo, « l'orgueil a cela de bon qu'il préserve de l'envie ». C'est sûr que l'orgueil ne fera pas souffrir sauf quand Métatron, le bras droit du Big Boss, viendra t'inculquer quelques leçons d'humilité.

Tombera les croix,
Mon rêve réussira.
Tomberont les diables,
Les dieux n'existent pas.
Attaque mes rêves
Ou détruis mon âme,
On sera un rêve incroyable.

"Song For A Dream", Indochine (2017)

Peu importe à quelle écuelle vous vous abreuvez, l'important est de ne pas vous y noyer. Si vous ne craignez ni les suppôts de Satan ni les culs-bénis, vous êtes sans doute dans la voie du milieu — la seule, la vraie — et c'est tant mieux car l'équilibre et la paix qui en découle ne s'obtiennent qu'en faisant la part des choses.

S'il vous reste encore un peu d'énergie à cette heure tardive, allez donc faire un tour chez les éventuels autres participants dont vous trouverez (ou pas) la liste ci-dessous.

Projet EklaBugs #63

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Image couverture : Nikki-Marie

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