Sociologie vs Supramental

La politique n’est pas un échec. Elle fonctionne exactement comme prévu. Les élites ne sont pas incompétentes. Elles sont cohérentes avec le système qu’elles servent.

Les guerres ne sont pas des dérapages. Elles sont des outils de régulation. Les manifestations ne sont pas des révolutions. Elles sont des soupapes.

Vu d’en « bas », tout semble chaotique. Vu d’en « haut », tout est parfaitement ordonné. Mais du point de vue supramental, une évidence apparaît : ce n’est pas un combat de camps, c’est un théâtre de conscience.

Les élites jouent leur rôle : maintenir la peur, fragmenter l’attention, canaliser la colère, donner l’illusion du choix. La gauche contre la droite. Le peuple contre les puissants. Les nations contre les nations. Toujours une opposition visible, jamais la structure invisible.

La guerre nourrit l’économie de la peur. La politique nourrit l’illusion du contrôle. Les médias nourrissent la narration. Les manifestations nourrissent le sentiment d’agir. Tout nourrit le système. Même la révolte. Surtout la révolte non consciente.

Le manifestant croit lutter contre l’oppresseur, en réalité, il alimente le champ émotionnel qui permet au système de tenir. Colère, indignation, peur, espoirs déçus, sont des carburants pour la matrice.

Le système ne craint pas la foule, il craint le regard lucide, car le supra-mental voit ceci : ce monde ne tient pas par la force, il tient par l’adhésion inconsciente.

Nous participons au maintien du système, par nos peurs héritées, par nos identités défensives, par notre besoin d’ennemi, par notre besoin de sauveur.

Les élites ne sont pas au sommet, elles sont les gestionnaires d’un champ mental collectif, elles servent les intérêts des personnalités égotiques.

Et tant que la conscience reste horizontale, pour ou contre, eux ou nous, victoire ou défaite, le jeu continue. Le vrai danger pour le système n’est pas la révolution, c’est le retrait intérieur. Le moment où un être cesse de vibrer sur la fréquence proposée. Le moment où il ne nourrit plus la peur, ni la haine, ni l’espoir artificiel. Quand il voit.

L'être initié ne manifeste pas. Il désactive le programme. Et un système privé d’adhésion s’effondre toujours de lui-même.

Ce monde ne changera pas quand les élites tomberont. Puisque d'autres les remplaceront, différents et pourtant si identiques.

Il changera quand nous cesserons de croire que le combat est extérieur.

Tout est notre projection. Rien n'est plus écrit lorsque nous effaçons le programme.

Texte original d'ÉLÉHA

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2 commentaires:

virevolte a dit…

Très intéressante cette réflexion !

Ey@el a dit…

Ravie que ça t'ai interpellée. Oui, ce texte est profond et avec l'accord de son auteur, je compte en publier d'autres, toujours sous forme de vidéo pour apporter une valeur ajoutée au message.

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