Sans déc ?!

Face à ses frais d'hébergement, Crowdbunker a décidé, sans préavis, de faire le ménage et de supprimer les vidéos qui ne sont pas soutenues financièrement. Une décision logique sur le plan économique, mais compliquée à gérer quand on crée du contenu gratuitement et qu'il faudrait en sus payer pour l'héberger.

Cela n'étant pas possible pour moi, je me retrouve au pied du mur. J'ai donc simplement réagi en rappelant que le travail bénévole demande déjà un temps considérable, et que cette situation posait une vraie question sur la pérennité de nos partages. 

Et là, surprise ! Au lieu d'un échange constructif, voici la réponse totalement hors sol que j'ai reçue : 

« Et bien votre vie personnelle va passer à la trappe alors ! Si vous en avez une, vous ne croyez pas ? Après chacun gère son temps comme il l'entend. Vous pouvez aussi vendre toutes vos affaires, votre logement éventuel, faire la manche et vous fouetter... A un moment je pense qu'il est bon de savoir trouver un équilibre personnellement... bonne journée »

Remarquez bien la réaction qui ne cherche même pas à être drôle et qui consiste à caricaturer le propos, attaquer la personne sur sa vie privée et lui expliquer poliment qu'elle a « un problème d'équilibre » ou « qu'elle n'a pas de vie ». Toujours et encore ce bon vieil hosto qui se fout de la charité. 

Entre l'envie de citer Audiard ou l'inspecteur Harry, des cons qui osent tout aux opinions qui sont comme les trous du cul (désolée pour la vulgarité, je ne fais que citer), j'aurais plutôt tendance à me prendre pour Obélix quand il voit des Romains. Après tout, quitte à me tendre un fouet…

Rassurez-vous, je suis restée courtoise et je lui ai renvoyé son hypocrisie en lui souhaitant également une bonne journée (qui je l'espère aura été à la hauteur de sa bassesse).

Un cas classique de bienveillance apparente qui, en réalité, cache une profonde toxicité et une forme de nombrilisme malsain.

Ce genre de cynisme cruel témoigne d'un besoin désespéré de croire que la vie est « juste » et que si quelqu'un galère, c'est forcément de sa faute. Une manière de se rassurer sur son propre sort en rabaissant l'autre.

Ce type de personnage se revendique souvent résistant, spirituel ou éveillé. Pourtant, au delà des formes et des ressentis, ce jugement froid et cette absence totale d'empathie portent la même signature vibratoire que la prédation qu'ils prétendent combattre. 

Et bien sûr, leur faire remarquer vous fera immanquablement taxer d'hypersensible qui se fait des films. Imparable ! Il y a même un terme pour ce genre de manipulation : le « gaslighting » ou l'enfumage.

Le véritable équilibre (puisqu'il en parle) ne consiste pas à imposer sa définition du succès aux autres. Il commence par le respect du chemin de chacun, sans jugement et sans fausse compassion. 

Les mots tranchants attisent certes les blessures, mais ils ne percent pas le brouillard de l'ignorance. 

La lumière de l'esprit, elle, n'a pas besoin d'éclipse pour briller.

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