On s'en fout ! Vraiment ?

Depuis quelque temps, je vois passer beaucoup de messages de personnes spirituelles ou supraconscientes qui postent sur les réseaux sociaux pour exprimer leur je-m'en-foutisme envers la matrice, ses scripts, leur personnage, leurs liens affectifs… tout en prônant la neutralité émotionnelle. 

Ces publications sont d'ailleurs généralement massivement plébiscitées par les internautes qui s'empressent de commenter qu'eux aussi n'en ont plus rien à faire.

Soit, c'est leur droit et c'est tant mieux, j'aurais envie de dire. 

Sauf que peu ou personne ne semble remarquer l'énorme paradoxe soulevé ici : si le détachement de la simulation est si total, d'où vient l'élan de publier quasi quotidiennement pour partager cet état d'être ? Ne serait-ce pas tout simplement une quête de validation ?

Autre point : se soucier de quelque chose ou choisir de l'ignorer n'a rien à voir avec la neutralité. Ce sont deux polarités issues d'un même concept : celui de l'attention. 

La dualité est le tissu même de cette matrice. On ne peut pas en faire abstraction. La neutralité ne consiste donc pas à changer de pôle ni à nier ce concept mais juste à maintenir tous les curseurs au milieu.

Parce qu'au fond, crier sur tous les toits qu'on s'en fout du film... ça reste une manière de jouer dedans, non ?

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Partager :

Sauve qui peut !

Dans le milieu de la spiritualité et des courants dits supramentaux, il existe un piège redoutable qui consiste à substituer des manuels d'interdits vibratoires aux anciens dogmes religieux.

Sous prétexte de déprogrammation, certains gourous de la conscience imposent une austérité absolue. On nous enseigne à rejeter la nature parce qu’elle serait une illusion ; à couper la musique ; à bannir les films ; et même à s'interdire de dire « je t'aime » sous prétexte que l’amour n'existerait pas dans cette densité.

Mais regardez le résultat : au lieu de libérer l'humain, ce système crée des êtres froids, coupés du vivant, coincés dans une nouvelle cage conceptuelle. 

Cela me rappelle étrangement une chaîne évangéliste où des personnes témoignaient pour expliquer que tout était copyrighté par Satan : la musique, le yoga, le cinéma, l'art... et qu'il fallait s'en remettre à Jésus pour être sauvé.

Changez simplement les noms de Satan et Jésus par ceux des figures du Nouvel Age ou de la Supraconscience, et vous obtenez exactement le même scénario de récupération.

Car tant que l'humain ne s'appartiendra pas, des structures chercheront à le posséder en lui promettant de le libérer de son prédateur.

Mais en réalité, le combat entre le bien et le mal n'est que la version horizontale de la manipulation. Au-dessus de cette dualité se joue une version verticale : une véritable trialité;  un troisième acteur qui ne cherche plus à recycler les consciences indéfiniment, jusqu'à l'usure, sur la roue du Samsara, mais à se les approprier définitivement en leur vendant une sortie de secours artificielle.

N'oublions donc pas une chose : les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis mais de simples voleurs de cheptel. Et ce cheptel, c'est nous. Du moins tant que nous n'assumerons pas pleinement notre souveraineté.

La véritable souveraineté ne consiste pas à s'anesthésier face au monde, mais à y naviguer sans qu'il ne nous possède. L’Esprit, lui, ne fuit pas le décor, il le traverse.

On nous parle souvent de sortir des polarités, mais la chaleur et la froideur sont deux extrêmes d'un même axe. La colère et la haine demeurent des vibrations basses qu'elle soient chaudes ou froides. On ne devient pas neutre ou dépolarisé en devenant glacial ou rigide. On a juste poussé le curseur à l'opposé.

La centricité, ce n'est pas le vide ou l'anesthésie. C'est ramener tous les curseurs au milieu. C’est être capable d’observer le décor en toute neutralité, d’écouter en toute objectivité, et d’aimer en toute conscience, sans rigidité.

Les mots ne sont que des outils pour le mental, ils ne remplaceront jamais le message silencieux de votre propre esprit. Alors, ne changez pas simplement de prison. Faites le vide par le plein de présence et rendez ce silence assourdissant.

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Partager :

La Recette parfaite

À chaque gros succès de librairie sa cohorte de copycats que les éditeurs s'empresseront d'accueillir à bras ouverts pour faire tourner les presses tant que le public est encore chaud. Surtout quand Hollywood récupère derrière. Ainsi, après la horde de sorciers et vampires issue des déferlantes Harry Potter et Twilight, c'est aujourd'hui au tour des thrillers domestiques fast-read, inspirés du bestseller planétaire de Freida McFadden, La Femme de ménage (lui aussi adapté au cinéma), de s'engouffrer dans la brèche ouverte par leur prédécesseuse.

La forme de flatterie la plus sincère n’est-elle pas l’imitation ?

La Menteuse, Sophie Stava (2025)

Une recette simple et efficace qui semble plutôt bien fonctionner. Peu importe l'énormité des ficelles pourvu qu'on ait le frisson. Si encore l'exercice apportait une quelconque valeur ajoutée au blueprint ; une touche d'originalité aux tropes ; un zeste de profondeur aux archétypes. Ce serait bien trop demander, le vite lu impliquant forcément le vite écrit. Du moins sur les cinq thrillers que j'ai ingurgités dernièrement — je sais, je n'ai pas pu m'en empêcher.

Mode d'emploi

Imaginez un modèle de roman prêt à l'emploi, à l'image des modèles d'illustration que proposent certains logiciels de conception graphique en ligne. Il suffirait de remplir les espaces réservés en piochant dans une liste de tropes prédéfinis : motifs, thèmes récurrents, situations types, dynamiques relationnelles, archétypes de personnages, schémas, procédés, conventions scénaristiques… Et hop, vous avez un bestseller que vous pourrez même décliner en suites (comme pour La Femme de ménage et Le Mariage parfait) pour doubler votre pactole et briller en haut des listes de la jungle amazonienne tant que les BookTokeurs vous auront à la bonne.

1. Présentation

Choisissez un titre simple, court, archétypal, assorti d'une phrase d'accroche un brin putaclic.

  • La Femme de ménage : « Elle connait tous vos secrets. Découvrez les siens. » (Freida McFadden, 2022)
  • La Menteuse : « Je suis ton amie. Mais peux-tu me faire confiance ? » (Sophie Stava, 2025)
  • La Serveuse : « Je l'observais. Mais c'est lui qui m'observait. » (K.L. Slater, 2024)
  • Le Mariage parfait : « Sa maîtresse a été assassinée. Sa femme est son seul espoir. » (Jeneva Rose, 2020)
  • Le Divorce parfait : « Jusqu'à ce que la mort nous sépare. La tienne, pas la mienne. » (Jeneva Rose, 2025)
  • Amitiés assassines : « Délicieusement méchant. » (Jeneva Rose, 2023)

Pour la couverture, jouez sur la sobriété et la symbolique : le trou d'une serrure, un gobelet en polystyrène, des alliances, un peigne et des ciseaux… le tout avec deux ou trois couleurs maximum.

2. Style

Écrivez de préférence au présent, à la première personne, et intercalez les points de vue de vos personnages. 

Même si l'idée de base n'est pas mauvaise, elle comporte néanmoins quelques écueils dès lors que le meurtrier participe lui-même au récit et qu'il faut alors occulter certains détails susceptibles de laisser deviner le retournement final. Et bien souvent, trop focalisés sur l'insertion de fausses pistes, les auteurs omettent de fournir également de réels indices ou certains détails psychologiques subtils. Et le lecteur attentif, qui ne pouvait évidemment rien voir venir (à moins d'avoir saisi les rouages sous-jacents), se sent invariablement trahi par l'effet deus ex machina tiré par les cheveux du dernier acte. Le cheveu sur la soupe. 

Bizarrement, dans La Serveuse, seul le personnage principal s'exprime à la première personne. Cela casse la fluidité du récit. Encore plus à l'oral où, en l'occurrence, la voix de la narratrice demeure la même, contrairement aux autres romans que j'ai pu écouter en version audio qui avaient recours à plusieurs comédiens.

Faites des phrases courtes comme pour un scénario ou un prompt. Oubliez les métaphores, les registres sémantiques, les tournures un peu littéraires : le lectorat cible risque de décrocher. Et puis, ce sera d'autant plus simple à adapter au cinéma ou à la télévision.

D'ailleurs, en passant, une série télé est prévue pour La Menteuse. Et Le Mariage parfait est en cours d'adaptation au grand écran.

3. Personnages

Vos protagonistes doivent impérativement se situer dans la même tranche d'âge que votre lectorat cible, à savoir autour de la trentaine bien installée. Ni trop avant, car beaucoup de tropes du genre comme le mariage, le patrimoine, la carrière, le divorce compliqué, le voisinage installé…  ne fonctionneraient pas ; ni trop après, car le propre de la culture du jeunisme consiste surtout  à piéger les consciences dans des bulles d'intemporalité illusoires qui finiront pourtant, tôt ou tard, par éclater à la surface. 

Le lecteur doit pouvoir se dire : « Ça pourrait être moi. » Ce qui est précisément le principe du thriller domestique : transformer le quotidien en source d'angoisse.

J’ai identifié les effluves de Chanel No 5, si classique, si prévisible. Ils vont avec la tenue monochrome qui souligne cette silhouette qu’elle entretient à merveille. Rien d’original dans son aspect : dès le premier regard, on sait tout ce qu’il y a à savoir sur la personne à qui on a affaire. Elle a des traits durs, admirablement redessinés par le chirurgien plasticien chez qui elle a ses habitudes. Il a des doigts de fée, cet homme, on peut en être certain, car seul un œil averti pourrait remarquer ses interventions. Les claquements des talons noirs Manolo Blahnik (jamais de Louboutin, le rouge est trop voyant !) ponctuent son entrée et clament sa présence.

Le Mariage parfait, Jeneva Rose (2020)

Introduisez du fantasme en insistant très lourdement sur le luxe et les apparences, plus importants que la profondeur des personnages. Ne lésinez pas sur le chic et choc et n'oubliez pas de rappeler combien les maris ou les amants sont hyper sexy. La faim justifie les moyens et les mœurs narcissiques ont besoin de l'entendre souvent.

Faites dans le caricatural : flics négligents, pas très fufutes ; légistes peu regardants, qui n'ont jamais entendu parler d'ADN ; enfants-objets qui font tout bien comme on leur demande...

4. Derniers conseils

Quand on dit la vérité — celle qui est barbante en tout cas —, les gens s’impatientent, leur regard se perd dans le vague à mesure que leur attention s’évapore. Au bout d’un moment, ils s’en rendent compte, se figent en marmonnant, penauds : « Qu’est-ce qu’on disait, déjà ? » Et ils tentent maladroitement de feindre l’intérêt.

La Menteuse, Sophie Stava (2025)

Une fois tous les ingrédients ajoutés, répartissez-les dans le moule et veillez à bien retourner en fin de cuisson. Si le mélange s'avère trop compact, diluez en incorporant des éléments de description inutiles. 

N'hésitez pas, non plus, à répéter les faits du point de vue des autres protagonistes. Ça donne l'impression qu'il y a des indices cachés et ça vous évitera aussi d'avoir à en trouver.

L'éthique est toc

Le persécuteur oublie toujours qu'il a persécuté. La victime n'oublie jamais ce qu'on lui a fait subir.

Amitiés assassines, Jeneva Rose (2023)

Comme je le soulignais dans un précédent article consacré à Freida McFadden, « le plus dérangeant, c'est certainement l'ambiguïté morale de tous ses personnages qui tend à normaliser les troubles borderline et la manipulation comme mode relationnel standard. » Et le trope « tous psychopathes » (ou « borderline ») se retrouve systématiquement, à différents degrés, dans toutes les œuvres précitées. Tout particulièrement chez Jeneva Rose qui semble prendre un malin plaisir à laisser triompher l'éthique déviante en toute impunité.

N'oubliez donc pas de mettre manipulateurs et psychopathes à l'honneur. Après tout, il faut bien contribuer à déplacer la fenêtre d'Overton en faveur d'une société de prédation totalement déshumanisée, gérée par l'intelligence ahrimanienne comme le prophétisait Rudolf Steiner. D'aucuns la qualifient plutôt d'« alternative », mais de quelle alternative parle-t-on au juste ?

Ce menteur, ce tricheur qui a tenté de ruiner ma vie. Tout est fini pour lui. Pour moi, ce n'est que le début.

La Serveuse, K.L. Slater (2024)

Finalement, si ce genre de roman plaît autant, c'est surtout parce que l'âme s'ennuie dans son quotidien répétitif anesthésiant et aspire à éprouver les frissons du danger et de l'imprévu sans conséquences. Saturés d'informations, nous n'avons plus envie de réfléchir car tout nous ramène à ce monde anxiogène. Alors nous aimons nous raconter des histoires et ces histoires se racontent à nous. Et la peur par procuration nous permet finalement de relativiser et d'exorciser nos angoisses. 

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Partager :

Je suis le Morse

Bienvenue en Absurdistan ! Vous vous égarerez dans ses dédales de contradictions et vous noierez dans la confusion en tentant de lui trouver un semblant de sens. Le bon sens n'est pas simplement mort, sacrifié sur l'autel de la perversion narcissique et de la sociopathie patentée, c'est toute la sémantique qui a passé l'arme à gauche — et tous les organes sensoriels. Tous les sens, au propre comme au figuré (et très salement), ont trépassé. L'essence, quant à elle, a pris un sacré coup de plomb dans l'aile et se négocie aujourd'hui à prix d'or. Reste le silence, indétrônable et non négociable, quand tout part à vau-l'eau.

C'est pourquoi je laisse la parole, cette semaine, à feu John Lennon, auteur de ce texte satirique à souhait, écrit dans l'intention de se moquer et confondre les érudits de l'époque (les « crânes d'œuf ») qui déjà cherchaient désespérément des sens cachés, des messages occultes et des structures mystiques dans les chansons des Beatles, là où il n'y avait qu'un assemblage absurde de phrases sans queue ni tête (humour anglais à la Monty Python). Ce qui n'a pas empêché "I Am the Walrus" d'être tout à la fois numéro 1 et interdit d'antenne au Royaume-Uni pour la phrase « T'as été vilaine, t'as baissé ta culotte ». Quand je vous dit et répète que ça fait des siècles que l'hôpital n'arrête pas de se foutre de la charité !

Dans ce texte savoureux que j'ai pris un très grand soin à traduire au mieux pour vous, en respectant le niveau de langue caustique de Lennon, on retrouve, pèle-mêle et entre autres, des références au poème de Lewis Carroll,  "Le Morse et le Charpentier" (« Je suis le Morse gou gou g'joub ») ; à "Lucy in the Sky with Diamonds", un autre morceau très controversé des Beatles (« Regardez-les planer comme Lucie dans les cieux ») ; à La Ferme des animaux de George Orwell (« Regardez-les sourire comme des porcs dans leur enclos ») ; à Edgar Allan Poe (« T'aurais dû les voir virer Edgar Allan Poe à coup de pompes dans le cul ») ; et au mysticisme hindou, bac à sable spirituel en vogue de l'époque hippie (« Hare Krishna »).

Certes, en 1967, les Beatles étaient à fond dans leur trip psychédélique orientalisant mais Lennon n'était pas encore totalement investi auprès du Maharishi Mahesh Yogi, ce qui peut expliquer son ton ironique envers tout phénomène de mode et le conformisme complaisant qui répète son mantra — autrement dit, l'exact inverse de « l'éveil ». 

Quant à Poe, il symbolise ici moins l'auteur de récits fantastiques que le créateur iconoclaste et satirique, longtemps méprisé par les critiques et les gardiens du bon goût. Lennon semble l'utiliser comme figure du génie que les « experts ès texte » préfèrent expulser plutôt que comprendre.

Ainsi, dans les deux derniers couplets, il tire sur tout le monde : les pseudo-intellos (« Hé, les experts ès textes ») ; lui-même, en se posant en bouffon fouteur de merde qui ne se prend pas au sérieux (« le Joker se fout de votre gueule ») ; et les pseudo-spirituels (« Pingouin du primaire scandant Hare Krishna »). Le pingouin n'est d'ailleurs pas sans évoquer un smoking et la mention du fameux mantra rend l'ensemble très comique. Tout comme l'image grotesque des « sardines panées en train d'escalader la tour Eiffel ». Tout est bon pour ascensionner au social comme au spirituel. La bien-pensance, en état de déstructuration avancée, dégouline comme une « espèce de crème anglaise jaunâtre ».

Ce qui est intéressant, c'est que Lennon ne construit pas un récit. Il aligne des archétypes grotesques comme dans un collage dadaïste. La cohérence ne vient pas de chaque image isolée, mais du climat général : un monde où les figures d'autorité, les intellectuels, les policiers, les gourous, les institutions et les symboles prestigieux sont tous ramenés au même niveau de farce. C'est probablement là que réside le fil conducteur le plus solide de la chanson.

Pour finir, signalons ce génial pied de nez sous forme d'interlude au climat britannique : « Si le soleil ne vient pas, tu bronzeras debout sous la pluie anglaise ». 

Pas en 2026, en tout cas !

I Am the Walrus

Je suis lui, tu es lui, tu es moi,
Et on est tous un.
Regarde-les s'enfuir comme des porcs devant un flingue.
Regarde-les détaler, c'est à pleurer.

Calé sur un cornflake,
Guettant le passage de la fourgonnette,
T-shirt d'entreprise,
Putain de mardi de merde,
T'as pas su te tenir,
T'as tiré la tronche.

Je suis le crâne d'œuf (Oh).
Ils sont les crânes d'œuf (Oh).
Je suis le Morse...
Gou gou g'joub

M'sieur le gardien de la paix tout bien calé,
P'tits agents bien alignés,
Regarde-les planer comme Lucie dans les cieux.
Regarde-les détaler, c'est à pleurer.

C'est à pleurer… à  pleurer… à pleurer…

Espèce de crème anglaise jaunâtre
Dégoulinant de l'œil d'un chien crevé,
Crabalocker, poissonnière,
Prêtresse du porno,
T'as été vilaine,
T'as baissé ta culotte.

Je suis le crâne d'œuf (Oh).
Ils sont les crânes d'œuf (Oh).
Je suis le Morse...
Gou gou g'joub

Assis dans un jardin anglais,
Attendant que le soleil se pointe.
S'il ne vient pas, tu bronzeras
Debout sous la pluie anglaise.

Je suis le crâne d'œuf (Oh).
Ils sont les crânes d'œuf (Oh).
Je suis le Morse...
Gou gou g'joub

Hé, les experts ès textes qui vous étouffez dans votre propre fumée,
Vous ne croyez pas que le Joker se fout de votre gueule ?
Regarde-les sourire comme des porcs dans leur enclos.
Regarde-les ricaner, c'est à pleurer.

Hé, sardines panées en train d'escalader la tour Eiffel,
Pingouins du primaire scandant Hare Krishna,
T'aurais dû les voir virer Edgar Allan Poe
À coup de pompes dans le cul.

Je suis le crâne d'œuf (Oh).
Ils sont les crânes d'œuf (Oh).
Je suis le Morse...
Gou gou g'joub
Gou gou g'joub
Gou gou g'joub
Gou gou g'joub

John Lennon, 1967

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Partager :

Avis au lecteur

L'appel du Réel
Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve. Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...

À l'affiche

Cœur de glace

Petite pause estivale : je vous propose une recette gourmande, saine et peu calorique, que vous pourrez réaliser vous-même sans sorbetière....

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *