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À force d'entendre carillonner les cloches tout du long, la Fée Clochette s'est mue en Chapelier Fou chantant "Frère Jacques" à tue-tête — laquelle, pour le coup, demeurant toujours bien vissée à son cou, en dépit des piques et colegram de la Reine de Cœur, obsessivement entêtée à prendre (et avoir) celle de tout ciel et cieux osant lui tenir. Son cœur aurait-il perdu ses raisons que la raison ignore ? Nul ne sait. Et si nul n'a raison, c'est bien que tout le monde a tort. Je sais, c'est quelque peu retors mais peu importe, ça exporte beaucoup. Au bout du conte, au diable le coût, ce ne sont pas les têtes couronnées qui comptent. N'en déplaise aux gros glas tocsinnant à tout va, à l'Épiphanie, on ne va pas mettre de fèves. Ce sera la fin des haricots.
La fascinante interconnexion entre le rêve et l'intelligence artificielle enchevêtrée dans le mystère de la conscience.
Ancré dans le subconscient réside un univers de splendeurs énigmatiques dans lequel l'esprit déambule librement et l'imagination s'envole.
Tels des peintures éthériques sur les toiles de nos esprits, les rêves ont toujours fasciné l'humanité. Et si je vous disais qu'il existe des parallèles frappants entre ces visions nocturnes et le domaine de l'intelligence artificielle (IA) ?
Je suis du genre à prendre beaucoup de plaisir à apprendre — qu'il s'agisse de connaissances nouvelles ou anciennes.
Je suis toujours à l'écoute de la planète, surtout pour ce qui est des « tendances » faisant appel à de nouvelles technologies ou avancées en matière de conception, d'humanité et de conscience.
J'ai passé ma vie (et aujourd'hui plus de dix ans sur le plan professionnel) à focaliser mon attention sur deux choses : le rêve et l'éveil.
Ces deux sujets vont de pair mais en prenant du recul pour les observer séparément, il est important de souligner qu'il existe divers angles sous lesquels les considérer.
Par exemple, avec les rêves en particulier, nous pouvons parler de rêvasseries, de rêves lucides, de rêves éveillés ou tout simplement d'aspirations dont nous espérons prendre conscience et faire l'expérience un jour (buts, désirs, etc.) dans notre vie éveillée.
Aujourd'hui, j'aimerais parler d'un constat que j'ai fait au début de cette année et que j'ai affiné mentalement et avec mes pairs au cours de ces derniers mois.
Le sujet en question est : qu'ont en commun le rêve et l'IA ?
Lorsque l'on évoque l'IA, on peut songer aux questions éthiques potentielles à grande échelle qu'elle pourrait présenter pour notre avenir et pour la société dans son ensemble. Et bien qu'il s'agisse d'un débat important, aujourd'hui je voudrais juste me focaliser sur les parallèles entre ces deux domaines et leur lien commun avec le mystère de la conscience.
Du fait de mes intérêts et de mon domaine d'étude, j'ai ressenti une attirance naturelle pour l'IA quand elle a commencé à se développer et progresser de manière exponentielle toute cette année.
Ce qui m'a amenée vers divers programmes génératifs avec lesquels je me suis prise au jeu de l'apprentissage et de la création artistique par l'IA (ma préférence allant actuellement à Midjourney). En expérimentant dans ce domaine, j'ai commencé à noter certains parallèles étranges mais fascinants avec mon travail sur les rêves.
C'est quoi le problème avec toutes les mains ? Et pourquoi sont-elles toutes de travers ?
Une ancienne image de mains générée par l'IA.
Pour beaucoup, les mains déformées constituaient un signe révélateur de création artistique produite par l'IA par opposition à la réalité. Une manière simple d'indiquer à notre cerveau que ce graphisme, cette image, etc. n'était en fait pas réel mais créé par l'intelligence artificielle.
J'emploie le passé car aujourd'hui bon nombre de programmes populaire d'IA ont fait d'importants progrès dans ce domaine spécifique et le rendu des mains s'améliore de plus en plus. Comme vous le voyez dans l'image en tête d'article. Avez-vous noté comme elles sont superbes en dépit du fait qu'il y a un doigt en plus et que leur orientation n'a aucun sens ? Remontez en haut de la page et allez jeter un coup d'œil.
Traduction infidèle : mains évasives et texte illisible
N'avez-vous jamais remarqué que les mains étaient toujours en quelque sorte déformées dans les rêves ?
Lorsque vous rêvez et que vous regardez vos mains, vous pouvez voir qu'elles sont floues ou sans doute qu'elles ont un aspect curieux.
Image extraite du Docteur Strange des studios Marvel lorsqu'il se trouve dans l'astral.
Tout comme l'IA, nos rêves ont manifestement le même problème avec les mains.
Il en va de même avec les textes et les écrits bien connus pour leur apparence bizarre dans ces deux mondes.
N'avez-vous jamais essayé de lire un livre ou de regarder l'heure dans un rêve et de vous rendre compte que les mots ou les chiffres sont à fleur d'eau, instables ou flous ?
Là encore, ce phénomène ne se limite pas aux rêves. Les systèmes d'IA ont également du mal avec l'interprétation et la compréhension des textes.
Image générée par l'IA recréant le tristement célèbre logo de la Waffle House (chaîne de restaurant américaine spécialisée dans les gaufres). En zoomant, l'image en haut à droite affiche un texte « étranger ».
Lorsque vous créez via une plateforme comme Midjourney, si vous lui lancez une commande comportant une réitération ou une création de texte (comme une couverture de livre ou un logo textuel), l'AI produit quelque chose de visiblement étranger — parfois sous l'apparence de hiéroglyphes, de méli-mélo ou d'une autre planète.
À l'instar des rêves, les textes que vous voyez ne sont que de simples emplacements réservés à la perception et non aux mots concrets, et pour cette raison, ces derniers font figure d'« expédients » et ne sont que des éléments de substitution au texte en question.
Votre cerveau (par le biais des rêves) ou l'IA ne fait qu'alimenter une « mémoire fragmentée » ou une reproduction de ce qu'il croit, se souvient ou pense que vous voyez (ou souhaitez voir).
Parce que la conscience ne repose pas sur le cerveau mais sur quelque chose de plus profond, cette réminiscence (oud ans le cas de l'IA, cette création simulée) n'est que le souvenir d'un souvenir — une apparition lointaine et déclinante de ce qu'il fut jadis ou aurait pu être.
Ce qui m'amène à l'aspect de « confrontation à la réalité » du rêve et de l'IA…
Le test de réalité : l'ultime défi
Le réveil de l'illusion
Si vous ignorez ce qu'est un rêve lucide, pour faire simple, il s'agit de la prise de conscience (lucidité) que l'on rêve en se « réveillant » dans le rêve.
En matière de rêve lucide, j'apprends à mes clients à procéder à un test de réalité tout au long de la journée afin d'être plus en mesure d'activité leur lucidité en rêvant par le simple examen de leurs mains.
Par cette pratique, vous prenez l'habitude de vous souvenir de regarder vos mains et d'en noter les détails lorsque vous êtes éveillé. Ensuite, quand vous allez dormir et rêver, si vous parvenez à vous rappeler de regarder vos mains, vous aurez la possibilité de permettre à votre conscience de vous indiquer si vous êtes ou non en train de rêver.
Si vos mains ont une apparence normale, vous êtes bien réveillé. Si elles présentent un aspect anormal, il est probable que vous soyez endormi et en train de rêver.
J’émets quelques réserves car je suis persuadée que les gens peuvent pratiquer le rêve lucide et élargir leur prise de conscience durant la phase de rêve pour rendre les détails de leurs mains plus distincts et plus réalistes. Probablement de la même manière que l'IA a amélioré sa capacité d'apprentissage et à mieux percevoir les mains dans son travail par la pratique et l'expansion de ses capacités.
Pourrait-il un jour en être de même pour les textes dans les rêves et l'IA ? Difficile à dire. Seul et le temps (et la pratique) nous le dira.
Réalité ou fantasme ?
Le rêve tout comme l'IA a la faculté étrange de créer une illusion saisissante et plausible de de la réalité.
L'IA a le potentiel de simuler les expériences humaines de manière si convaincante qu'il devient difficile de distinguer le réel de l'artificiel. C'est comme vivre en se demandant toujours si c'est « la vraie vie ou juste un fantasme » (comme dans les paroles de "Bohemian Rhapsody" de Queen), mettant au défi notre perception et nous invitant à nous interroger sur la nature de l'existence.
Dans le domaine du rêve, votre cerveau construit un univers qui a l'air aussi tangible que celui dans lequel vous vivez lorsque vous êtes éveillé. Nos esprits acceptent souvent les scénarios les plus bizarres comme réels. La réalité et l'illusion s'entrelacent, brouillant les frontières entre le réel et l'imaginaire.
L'un comme l'autre, le rêve et l'IA nous mettent face au défi de discerner la vérité de l'illusion.
Tout deux ont le pouvoir d'inspirer et de remettre en question notre perception de la réalité, de nous inciter à explorer les profondeurs de notre imagination et de repousser les frontières du possible tout en testant les limites de notre compréhension humaine.
Sans doute nous permettent-ils même une exploration plus profonde de l'esprit et de la conscience.
En somme, ils ébranlent notre compréhension de la manière dont notre esprit et notre conscience fonctionnent.
Qui sait quels rêves nous allons faire ou ce que va imaginez ensuite l'IA !
Donc la prochaine fois que vous plongerez dans les bras de Morphée ou que vous vous émerveillerez devant les capacités de l'IA, souvenez-vous de l'interconnexion surréaliste entre ces deux domaines extraordinaires.
Le voyage continue et les possibilités sont infinies.
Texte original de DULCE RUBY traduit de l'anglais par EY@EL
Lors d'une conférence TED, en mars 2015, Bill Gates a a montré une image du coronavirus en disant au public que c'était ce à quoi ressemblerait la plus grande catastrophe de notre temps.
Selon lui, ce ne sont pas les missiles qui constituent la véritable menace à nos vies mais les microbes. Cinq ans plus tard, lorsque telle un tsunami, la pandémie de coronavirus a balayé la planète, il a ressorti son langage guerrier, assimilant la pandémie à « une guerre mondiale ».
« La pandémie de coronavirus dresse toute l'humanité contre le virus » a-t-il déclaré.
En fait, la pandémie n'était pas une guerre mais plutôt la conséquence d'une guerre. En l'occurrence, une guerre contre la vie. L'esprit mécanique connecté à la machine à sous de l'extraction a créé l'illusion d'une humanité séparée de la nature et d'une nature comme matériau mort inerte à exploiter.
Mais en réalité, nous faisons partie du biome. Et du virome. Nous sommes le biome et le virome. Quand nous faisons la guerre à biodiversité de nos forêts, de nos fermes et de nos intestins, c'est contre nous-mêmes que nous livrons bataille.
L'urgence sanitaire du coronavirus est indissociable de celles de l'extinction, de la perte de la biodiversité et de la crise climatique. Lesquelles découlent toutes d'une vision du monde anthropocentrique militariste et mécanique qui considère l'humanité comme séparée (et supérieure) des autres êtres vivants. Des êtres que nous pouvons posséder, manipuler et contrôler.
Toutes ces urgences découle d'un modèle économique reposant sur l'illusion d'une croissance limitée et sur une cupidité infini qui viole les limites de la planète et détruit l'intégrité des écosystèmes et des espèces individuelles.
Les nouvelles maladies proviennent de l'agriculture industrialisée mondialisée inefficace qui envahit les habitats, détruit les écosystèmes et manipule les animaux, les plantes et autre organismes sans aucun respect pour leur intégrité ou leur santé. Nous sommes reliés à l'échelle mondiale par le biais de la propagation de maladies telles que le coronavirus parce nous avons envahi l'habitat d'autres espèces, manipulé les plantes et les animaux pour le profit commercial et la cupidité et pratiqué la monoculture.
Nous sommes connectés, en effet, par la déforestation et la transformation de fermes en monocultures industrielles qui produisent des denrées toxiques et vides sur le plan nutritionnel, par la dégradation de notre alimentation industrialisée, traitée avec des produits chimiques de synthèse et génétiquement modifiée, et par la perpétuation de l'illusion que la terre et la vie sont des matières premières à exploiter à des fins lucratives. Mais au lieu de nous raccorder à un continuum santé en protégeant la biodiversité, l'intégrité et l'auto-organisation de tous les êtres vivants, y compris les humains, nous sommes liés par la maladie.
D'après l'Organisation internationale du travail, « la capacité de subsistance d'1,6 milliards de travailleurs de l'économie informelle (représentant la catégorie la plus vulnérable sur le marché du travail), sur un total de deux milliards à l'échelle planétaire et un effectif mondial de 3,3 milliards, a subi de lourds préjudices à cause des mesures de confinement et/ou parce qu'ils travaillent dans les secteurs les plus touchés. »
Selon le Programme alimentaire mondial, un quart de milliard de personnes en plus seront poussées à la famine, avec 300.000 morts potentiels par jour. Ça aussi, ce sont des épidémies qui tuent les gens. Tuer ne peut pas être la solution pour sauver des vies.
La santé relève de la vie et du monde vivant. Il n'y aucune « vie » dans le paradigme sanitaire que Bill Gates et consorts promeuvent et imposent au monde entier. Gates a créé des alliances mondiales pour imposer une analyse descendante et des solutions aux enjeux sanitaires. Il verse de l'argent pour définir les problèmes et use ensuite de son influence et de ses capitaux pour imposer les solutions. Et du même coup, il s'enrichit. Son « financement » entraîne l'effacement de la démocratie et de la biodiversité, de la nature et de la culture. Sa « philanthropie » n'est rien d'autre que du philanthrocapitalisme. Du philanthro-impérialisme.
La pandémie de coronavirus et le confinement ont fait apparaître encore plus clairement la manière dont nous sommes réduits à l'état d'objets pour être contrôlés, nos corps et nos esprits étant les nouvelles colonies à envahir. Les empires créent des colonies, lesquelles ferment les terres communales des collectivités autochtones vivantes et les transforment en source de matières premières à extraire pour le profit.
Cette logique extractive linéaire est incapable de voir les rapports étroits qui entretiennent la vie en milieu naturel. Elle est aveugle à la diversité, aux cycles de renouvellement, aux valeurs du don et du partage, ainsi qu'au pouvoir et au potentiel de l'auto-organisation et de la mutualité. Elle est aveugle aux déchets qu'elle produit et à la violence qu'elle déclenche. Le confinement prolongé du coronavirus s'est avéré être une expérience de laboratoire pour un avenir sans humanité.
Le 26 mars 2020, en plein pic de pandémie de coronavirus et de confinement, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a délivré le brevet WO 060606 à Microsoft stipulant que « l'activité corporelle humaine associée à une tâche fournie à un utilisateur pourra être utilisée dans un processus de minage d'un système de cryptomonnaie… »
L'« activité corporelle » que Microsoft veut miner inclut les rayonnements émis par le corps humain, l'activité cérébrale, la circulation des fluides, le flux sanguin, l'activité des organes, les mouvements du corps tels que ceux des yeux, du visage et des muscles, ainsi que tout autre activité pouvant être détectée et représentée sous forme d'images, d'ondes, de signaux, de textes, de nombres, de degrés ou toute autre information ou donnée.
Ce brevet revendique la propriété intellectuelles de nos corps et esprits. Dans le colonialisme, les colons s'octroient le droit de confisquer les terres et les ressources des populations autochtones, d'anéantir leurs cultures et leur souveraineté, et dans le pire des cas, de les exterminer. Le brevet WO 060606 est une déclaration de Microsoft par laquelle nos corps et nos esprits sont ses nouvelles colonies.
Nous sommes des mines de « matières premières » — les données extraites de nos corps. Plutôt que des êtres spirituels souverains, intelligents et conscients, prenant des décisions et basant leurs choix sur la sagesse et les valeurs éthiques quant à l'impact de nos actions sur le monde naturel et social auquel nous appartenons et auquel nous sommes inextricablement liés, nous sommes des « utilisateurs ». C'est-à-dire des consommateurs sans choix au sein de l'empire numérique.
Mais la vision de Gates ne s'arrête pas là. En fait, elle est bien plus sinistre : il veut coloniser les esprits, les corps et les âmes de nos enfants avant même qu'ils n'aient eu l'opportunité de comprendre à quoi ressemblent la liberté et la souveraineté, en commençant par les plus vulnérables.
En mai 2020, Andrew Cuomo, le gouverneur de l'état de New York, a annoncé un partenariat avec la Fondation Gates pour « réinventer l'éducation ». Cuoma considère Gates comme un visionnaire et soutient que la pandémie a créé « un moment dans l'histoire où nous pouvons véritablement intégrer et faire progresser les idées [de Gates] … tous ces bâtiments, toutes ces salles de classe — pourquoi avec toute la technologie dont vous disposez ? »
En fait, depuis deux décennies, Gates essaie de démanteler le système d'enseignement public américain. Pour lui, les étudiants sont des mines de données. C'est pourquoi les indicateurs qu'il met en avant sont l'assiduité, l'inscription à l'université et les résultats obtenus aux épreuves de mathématiques et de lecture, parce qu'ils peuvent être facilement quantifiés et minés. En réinventant l'éducation, les enfants seront gérés par des systèmes de surveillance pour vérifier s'ils sont attentifs tout en les obligeant à prendre des cours à distance, seuls à la maison.
C'est une dystopie dans laquelle les enfants ne retournent jamais à l'école, n'ont pas la possibilité de jouer et n'ont pas d'amis. Un monde sans société, sans relations, sans amour et sans amitié.
En songeant à l'avenir d'un monde selon Gates et les barons de la technologie, je vois une humanité de plus en plus polarisée en nombre élevé de personnes « jetables » n'ayant pas leur place dans le nouvel Empire. Quant à ceux qui seront incorporés au nouvel Empire, il ne seront guère plus que des esclaves numériques.
Ou bien nous pouvons résister. Nous pouvons ensemencer un autre avenir, renforcer nos démocraties, reconquérir nos biens communs, régénérer la Terre en tant que membres vivants de l'Unique Famille terrestre, riches de notre diversité et de notre liberté, unis dans notre unité et notre interconnectivité. C'est là un avenir plus sain pour lequel nous devons nous battre. C'est cet avenir-là que nous devons revendiquer.
Nous nous tenons au bord du précipice de l'extinction. En tant qu'êtres autonomes, conscients et intelligents, allons-nous permettre à notre humanité de se laisser anéantir par une machine avide qui ne connaît aucune limite et est incapable de mettre un frein à sa colonisation et à sa destruction ? Ou allons-nous stopper cette machine et défendre notre humanité, notre liberté et notre autonomie afin de protéger la vie sur Terre ?
Nous vivons à une époque où il est dangereux de s'étiqueter les uns les autres. Le collage d'étiquettes est la pire chose que nous puissions nous faire les uns aux autres car cela rompt toute voie de communication. J'espère donc que les gens iront voir le film et que nous mettrons un terme à cette manière de penser collective — à cette opinion collective. Nous devrions avoir notre propre opinion. Je me suis retrouvé dans de nombreuses situations où les gens avaient déjà une opinion sur le film sans même l'avoir vu. Elle est simplement basée sur l'opinion d'autres personnes. Et j'espère qu'ici, en France, les gens iront voir le film pour eux-mêmes et se forgeront leur propre opinion sur la base de ce qu'ils pensent.
Alejandro Monteverde
Sound of Freedom (le son de la liberté), du réalisateur mexicain Alejandro Monteverde, est sans doute le film le plus controversé du moment. D'un côté, il cartonne au box-office américain où il est passé numéro un en un jour avec 14,3 millions de dollars de vente de billets dans 2634 salles devant Indiana Jones 5qui arrive deuxième avec 11,7 millions de dollars dans 4600 salles (soit le double), de l'autre, il se fait démonter par les médias occidentaux qui le qualifient de film « complotiste » affichant « des représentations erronées de la réalité du trafic d'êtres humains » (Wikipédia), quand ce n'est pas pour décréter tout bonnement que c'est un « navet » (BFMTV).
Les Malheurs du Sophisme
Tourné en 2018, principalement en Colombie avec quelques scènes au sud de la Californie, Sound of Freedom devait initialement être distribué par la 20th Century Fox qui, entre temps, s'est faite racheter par le groupe Disney qui a remisé le film au placard, son sujet « n’étant pas vraiment "raccord" avec la ligne éditoriale plutôt consensuelle du studio ». Racheté, quatre ans plus tard, par Angel Studios, une plateforme indépendante, il sort finalement aux États-Unis à l'occasion de la fête de l'Indépendance américaine, le 4 juillet dernier, et le 15 novembre chez nous en France (dans un nombre limité de salles) par le biais de Saje Distribution.
Notez qu'un des arguments qui alimentent la polémique chez les merdias repose sur les convictions chrétiennes des parties impliquées.
« Nous avons été sidérés de découvrir la polémique qui a entouré la sortie du film aux États-Unis en juillet dernier, tant l’écart avec le contenu du film était grand » déclare Saje Distribution dans un communiqué de presse suite à l'annonce de la sortie du film en France. « Pour l’essentiel, le film a vraisemblablement pâti des antagonismes politiques outre-Atlantique ».
Selon le Parisien, le film en lui-même n'aurait rien de complotiste mais son utilisation en tant que tel serait facile : « Les théories du complot sont toutes sous-entendues mais jamais clairement évoquées ». Pareil pour le Monde qui déclare que Sound of Freedom « n’est pas intrinsèquement un film conspirationniste » mais qu'il est « porté par un casting sensible à ce type de rhétorique ».
L'humainement correct
Ce qui est tout bonnement sidérant quand on regarde le film sans parti pris aucun. D'ailleurs quel parti doit-on prendre si celui de sauver les enfants n'est pas politiquement correct ?
C'est la question que se posent Karl Zéro et Alejandro Monteverde : « Ce sujet n'appartient à aucun parti politique. Ce sujet appartient à la race humaine et nous devons le transcender. »
« Je ne connais personne qui soit pour la maltraitance des enfants, déclare le réalisateur mexicain, du moins publiquement. Je pensais donc que ce serait quelque chose qui allait nous unir. Et c'est ce qui s'est passé avec le public. Il y a eu une division massive dans les médias et des attaques mais l'enjeu a toujours été de sensibiliser, car je crois que les enfants devraient être protégés par le monde entier. »
Adapté d'une histoire vraie
Sound of Freedom se présente comme un thriller basé sur l'incroyable histoire vraie de Tim Ballard, un ancien agent fédéral américain (brillamment interprété par Jim Caviezel) qui se lance dans une opération de sauvetage au péril de sa vie pour libérer des enfants prisonniers de trafiquants sexuels en Colombie.
À gauche: le vrai Tim Ballard. À droite : Tim Ballard dans le film
Père de famille nombreuse, Tim Ballard ignorait tout de la traite des enfants avant d'être affecté par la CIA à la lutte contre ce trafic. C'est là qu'il s'est rendu compte que les moyens alloués contre ce fléau (bien plus conséquent qu'on l'imagine) étaient bien trop insuffisants. Il a donc décidé, en 2013, de quitter ses fonctions officielles pour créer sa propre ONG à but non lucratif appelée Operation Underground Railroad (opération chemin de fer souterrain) synthétisée en O.U.R. Rescue (notre sauvetage).
Il s'est entouré à la fois d'anciens Marines et de gens de cinéma pour filmer ses opérations et faire des documentaires coup de poing. Il en a sorti trois, non disponibles en français, à part Opération Toussaint traduit et doublé par l'équipe TopGun.
« De là est née l'idée de faire un film de fiction qui toucherait encore plus de monde pour frapper un grand coup » explique Karl Zéro.
Sound of Freedom est donc un mélange entre différentes opérations en Haïti et en Colombie.
À la fin du film, on nous explique que :
Le témoignage de Tim [Ballard] sur l'opération colombienne a conduit le Congrès des États-Unis à adopter une législation renforçant la coopération internationale dans les affaires de trafic d'enfants.
La traite des êtres humains est une activité qui rapporte 150 milliards de dollars par an. Les États-Unis figurent parmi l'une des principales destinations pour la traite des êtres humains et parmi les plus gros consommateurs de relations sexuelles avec des enfants.
Il y a plus d'êtres humains pris au piège de l'esclavage aujourd'hui qu'à n'importe quel autre moment de l'histoire y compris lorsque l'esclavage était légal.
Des millions de ces esclaves sont des enfants.
Un film poignant et bouleversant
Pour avoir vu Sound of Freedom en version originale, je l'ai trouvé magnifique, poignant, bouleversant et qui oblige forcément à remettre beaucoup de choses en perspective. C'est un film pudique qui ne cherche pas à choquer par des images insoutenables et de la violence gratuite comme c'est malheureusement le cas avec la grande majorité des productions hollywoodiennes (et de télévision) de nos jours.
Le suspens est bien présent. Les images sont belles, les acteurs excellents y compris les enfants. Rien n'est montré, tout est suggéré et c'est ce qui rend le film finalement efficace.
Un film à plusieurs facettes qui donne matière à réfléchir. C'est sans doute ça qui dérange le plus. Car au-delà du message principal qui vise à sensibiliser le public sur la traite d'enfants, il y a aussi une notion de rédemption véhiculée par le personnage de Vampiro, également connu sous le nom de Batman (basé sur un personnage réel mais avec quelques modifications pour les besoins du scénario), ancien blanchisseur d'argent pour un célèbre cartel de drogue qui, après un retour de conscience, décide d'utiliser son argent mal acquis pour sauver des enfants.
Comme quoi il est toujours possible de changer de voie et sortir de l'engrenage du mal. Bien sûr, il faudra payer comme disait Omraam Mikhaël Aïvanhov, mais l'issue existe. On comprend pourquoi ça dérange.
Quand vous aurez appris à bien agir, lorsque toutes vos actions et paroles seront inspirées par la bonté, la pureté et le désintéressement, elles n'entraîneront aucun « karma » mais des conséquences bénéfiques. C'est ce qu'on appelle le dharma.
Aujourd'hui, dernier jeudi du mois de novembre, c'est fête nationale au pays de l'oncle Sam (et de l'oncle Picsou) où l'on y célèbre Thanksgiving autrement appelé « action de grâce ». L'idée du jour n'étant point de faire la grasse matinée ni de prendre soin de ses cactus ou de consommer beaucoup de matières grasses (quoique…) mais de remercier Dieu « de la qualité providentielle du Nouveau Monde et de la bonne entente avec les populations indigènes » (source).
Comme quoi un mauvais foie vous tuera certainement mais visiblement pas la mauvaise foi.
Coup de grâce
Après la célébration du génocide des Amérindiens à la grâce de Dieu, c'est le coup de grâce porté par le tristement célèbre Black Friday — ou « vendredi fou » au Québec (appellation que je plébiscite à 1000%) — à l'occasion duquel, se sacrifiant aux grâces, les ménagères américaines se précipitent dans les magasins pour s'y livrer à une foire d'empoigne digne d'une mêlée de rugby, si violente et si tonitruante que nul ne vous y entendra crier grâce.
Vendre dit noir, en effet, pour la police chargée de gérer le chaos des embouteillages monstres, accidents, vols à l'étalage et autres problèmes découlant de ces orgies consuméristes.
Et samedi, rien ?
Vade retro Jupiter
Planète du jeudi, symbolisant l'abondance, l'épanouissement social mais également les excès, Jupiter rétrograde nous invite, jusqu'à la fin de l'année, à nous tourner vers nous-mêmes, à être plus réceptifs à notre voix intérieure et au sens de notre vie en changeant ce qui ne va pas.
Faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur et laissons-nous toucher par la grâce.
Je me souviens quand je regardais le journal du soir avec mes parents, je devais avoir 11 ou 12 ans. Parfois on voyait des gens sans nourriture ou sans eau. Des problèmes financiers et des problèmes de pollution. Des pays dont les peuples étaient en grande souffrance alors je jouissais de tout le confort de mon propre foyer.
À l'école, j'entendais parler des milliards dans le monde entier galérant pour leurs besoins fondamentaux. À Halloween, avec nos boîtes UNICEF, nous allions faire de petites collectes de dons pour les gens de ces pays dans le besoin.
Mon enfance m'a montré que beaucoup de personnes dans le monde étaient en souffrance et que celles de mon entourage voulaient aider.
Devant ces problèmes, je demandais à mes parents :
« Pourquoi le monde ne peut-il simplement pas aider ces gens et leur donner de la nourriture et de l'eau pour de bon ? On a rendu notre monde ainsi, alors pourquoi ne pouvons-nous pas le rendre autrement ? »
Leur réponse (et celle de mes profs) était du style :
« Malheureusement, ce n'est pas comme ça que fonctionne le monde. C'est triste mais c'est compliqué. »
Au lycée, tandis que j'apprenais davantage de choses concernant le monde et à me forger des opinions personnelles, j'ai commencé à réaliser que pratiquement personne ne voulait vraiment des fruits de ce monde dans lequel nous vivions et pourtant nous continuions à les produire.
En effet, année après année, désespoir socio-économique, guerre, pénurie de nourriture, d'eau ou d'abri pour des milliards de gens se voient considérablement accentués avec des humains malades et une crise de santé mentale à l'échelle planétaire — tout cela demeure ou empire.
À quand remonte la dernière fois où vous êtes tombé sur quelqu'un vous faisant part qu'il voulait tout ça pour l'humanité ? Probablement jamais (ou peut-être une seule fois ?). Alors pourquoi ces choses occupent-elles une place aussi prépondérante dans notre monde ? Pourquoi sont-elles la résultante de nos systèmes existants si personne n'en veut ?
Ceci amène à conclure que la conception de notre système social produit non seulement de mauvais résultats mais est tellement rigide que nous ne avons du mal à résoudre ces problèmes même lorsque nous en sommes conscients.
En grandissant, je me suis pris à remarquer que beaucoup d'entre nous se battaient souvent pour protéger l'insanité de nos systèmes et ce, surtout parce que nous ignorons ce qu'il est possible autrement et quoi faire.
C'est à cette époque que j'ai commencé à me sentir anxieux et légèrement déprimé. Mais cette nuit noire de l'âme en fin d'adolescence m'a conduit à développer des compétences, des pratiques contemplatives et une quiétude qui m'ont apporté non seulement la paix mais également la curiosité et des idées sur ce qui pourrait s'avérer une solution à ce défi collectif.
Je voudrais ajouter que j'ai bien conscience qu'une grande part de la raison pour laquelle notre monde fonctionne ainsi est liée à la capture non élue de nos institutions par ceux qu'on appelle communément l'état profond. De la nature même de cette capture, les agendas et désirs d'une minorité sont mis en œuvre, le moins possible étant révélé aux masses pour les apaiser suffisamment afin qu'elles ne se révoltent pas. (La quantité étant déterminée culturellement et géographiquement).
Néanmoins, pour avoir un aperçu du système, nous devons quand même observer le rôle que nous y jouons et comment nous le préservons en tant que peuple. En rejeter toute la faute sur l'état profond ne fournirait pas une image claire de la question en jeu.
Une approche différente
Vous avez été nombreux à avoir l'amabilité de commenter l'image de l'iceberg que j'avais proposée dans un précédent article. Comme je disais alors, ce modèle est assez courant dans la pensée systémique mais je voulais fournir un contexte social plus complet afin d'explorer les facteurs sous-jacents de notre société.
En posant des questions à ce niveau, nous empruntons une approche différente. Au lieu d'examiner certains symptômes (problèmes) au sein de notre société et d'essayer de les solutionner, nous cherchons à comprendre leur origine et leurs interconnexions.
Dans le premier épisode de mon podcast (en anglais), j'évoque la problématique du moment à laquelle nous somme confrontés qui implique une crise systémique globale avec des méta-crises et une crise de l'objet et de la finalité. C'est-à-dire que nous en sommes au point où beaucoup de ce qui est en train de s'effondrer ou se désintégrer actuellement, qu'il s'agisse de l'environnement, des institutions ou de la santé mentale, est interconnecté.
Essayer de régler un problème en surface sans comprendre véritablement où ni comment nous exerçons des pressions, le laisse en suspens. C'est pourquoi la pensée et la politique dominantes échouent généralement à apporter des changements significatifs. Il leur manque une vision d'ensemble.
C'est également la raison pour laquelle on dit qu'il faut apporter un nouveau niveau de conscience à la situation pour relever efficacement les défis de notre période actuelle. Ce dont nous avons conscience, ce que nous pensons, ressentons, percevons et nos réalités sous-jacentes, doivent évoluer pour faire face aux problèmes à un niveau plus global.
À mon sens, une refonte complète du système est nécessaire mais cela, bien sûr, ne peut se faire en un jour. Cela prendra du temps, requiert des étapes de transition, et doit se fonder sur une évolution de la conscience collective. Des idées à ce sujet furent avancées dans un projet que nous avons lancé en 2010 et je vais d'ailleurs bientôt relancer ces structures alors restez à l'écoute !
Au fil des années, nos discussions sur la transformation complète des systèmes ont souvent donné lieu à des réactions comme :
« Le socialisme, le communisme et le marxisme, c'est mauvais ! Pas question ! »
Mais personne ne dit que nous devons partir de là où nous sommes pour aller vers ça. En fait, l'émergence d'une solution à venir n'est pas de RETOURNER vers quelque chose de notre passé mais de faire naître quelque chose de nouveau.
La meilleure façon d'y parvenir est d'explorer les idées de ce qui est possible, dans un espace de quiétude et de présence incarnée en co-créant des solutions dans une collectivité. Nous devons évoluer d'un mode de pensée fondé uniquement sur la connaissance (connaissance de base du passé) vers une intégration du savoir également créatif et axé sur le cœur.
C'est le type de créativité qui émerge de ce que l'on appelle communément l'état de fluidité qui semble émaner d'un champ ou d'un potentiel en dehors de notre cadre restreint existant.
Atteindre ces niveaux de solution est certes un processus mais sur lequel je pense que nous devons focaliser toute notre attention.
Pourquoi le faisons-nous ?
Pour moi, nous « continuons à le faire » (créer de tels systèmes) pour de nombreuses raisons. Je voudrais aussi faire remarquer que les choses sont en train de changer. Mais pour aborder quelques pensées qui me viennent immédiatement à l'esprit, nous continuons à la faire parce que :
On passe peu de temps à sortir de notre savoir actuel et de notre système de connaissances pour explorer les autres possibilités. Nous ne faisons, en général, que créer à partir du passé et du cynisme d'être « réalistes ». Nous sommes également enlisés dans la pensée combative à essayer de porter des accusations partout.
On accorde peu d'attention aux nouvelles possibilités émergentes. C'est quelque peu paradoxal parce que l'attention est détournée par des contenus plus dramatiques, plus polarisateurs ou qui distraient davantage. Ainsi les créateurs de contenu seront peu motivés à créer ce type de contenu déclassé dans les fils d'information des réseaux sociaux si, de surcroît, les gens ne s'impliquent pas autant.
Ce manque de motivation à créer ce type de contenu devient alors culture. Les « grands experts » à ce sujet ne sont jamais à court de débats astucieux, de pièges et d'arguments sous forme de clips sur Instagram et de « shorts » sur YouTube, tous conçus pour attirer votre attention plutôt que d'inviter à la réflexion.
Et ensuite nous avons tendance à accorder de la légitimité à ces voix plus influentes comme si elles devaient avoir raison parce qu'elles étaient devenues virales. Mais ce n'est que cela : elles deviennent souvent virales parce qu'elles polarisent, vainquent et dominent quelqu'un d'autre — symptômes caractéristiques de notre société déconnectée hyper individualiste qui incite à davantage du même acabit.
Nous ne cherchons pas à nous réunir, à écouter attentivement, à nous ressentir profondément les uns les autres et à co-créer un monde. Nous campons plutôt dans nos idéologies, cherchant à débattre et à détruire les idées d'autrui. Ce n'est pas de la co-création mais « ma voie à moi ou la voie rapide ».
Pour résumer, avec peu de motivation sur le marché pour présenter ce type de contenu, moins d'attention y sera accordée, laissant les gens dans l'ignorance de ce qui est possible.
On accorde pas suffisamment de temps en tant que collectivité à développer nos compétences et capacités à sentir et percevoir de nouvelles possibilités émergentes. Nos réagissons souvent à ce qui se passe, ce qui nous épuise et nous fait nous retirer pendant un temps. Avant de reproduire le même cycle à nouveau.
Pour moi, si nous voulons apporter du changement et devenir les créateurs de société que nous pouvons être, nous devons développer nos aptitudes aux prises de conscience, aux liens du cœur, à la présence, à la communication et à l'écoute active. Grâce à ces compétences, les conversations enlisées dans le débat et l'idéologie céderont leur place à des conversations basées sur la créativité et la collaboration.
C'est à nous qu'il incombe de nous montrer et de jouer un rôle, même si infime au départ pour évoluer doucement dans la bonne direction. Nous devons maintenir la vision et le potentiel d'un nouveau monde et non compter sur nos systèmes existants pour le produire.
En conclusion
Je suis convaincu qu'il existe de nombreuses autres raisons dont je n'ai pas parlé ici mais l'idée générale de ce que j'ai essayé de faire passer est que la plupart de nos entraves à aller de l'avant sont le fait de notre niveau de conscience actuel.
Il nous dit où nous devons porter notre attention, à l'intérieur comme à l'extérieur, et comment nous devons envisager ce qui est possible. Il y a certainement du vrai dans le fait d'être « réaliste » mais je pense que nous avons tendance à juger et démolir de bonnes idées bien trop vite, principalement par peur.
C'est pourquoi développer notre capacité à être forts, résilients et bien équilibrés mentalement et émotionnellement est important à ce stade. Cela maintient notre curiosité en éveil.
Ce que j'espère également que cet essai aura produit sur vous est de vous rendre curieux, que vous croyiez, exploriez et vous posiez des questions sur le domaine du possible. Il est facile de ne se pencher que sur le monde devant nous mais que pouvons-nous faire au quotidien pour voir et percevoir notre potentiel ne serait-ce que juste 10 minutes par jour ?
La grippe n'est plus là Est-ce que ça t'a foutu la trouille ? T'as cherché la contagion Dans le grand mensonge Tu t'es acoquiné Avec un milieu criminel
T'es tellement superficiel Et tu te crois exceptionnel Mais t'es un mouton Un vrai naze ! Putain, pourquoi tu vis dans la peur ? Mais c'est quoi ce bordel ?
Je m'en fous si ça fait mal T'as abandonné le contrôle Tu vas bousiller ton corps Et vendre ton âme ! J'espère que tu remarqueras Qu'on est tous encore là
T'es tellement superficiel Mais tu te crois exceptionnel Parce que t'es un mouton Un vrai naze ! Putain, pourquoi tu vis dans la peur ? Mais c'est quoi ce bordel ?
Oh... Oh... Il est en train de nous arnaquer à nouveau Il est en train de nous arnaquer C'est une arnaque... Une arnaque ! Une arnaque ! Une arnaque ! Une arnaque !
Avec ta couche sur la tronche T'auras ce que tu veux
T'es tellement superficiel Tu te crois vraiment exceptionnel ? Bah, t'es un mouton Un vrai naze ! Putain, pourquoi tu vis dans la peur ? Mais c'est quoi ce bordel ? Ouais, mais c'est quoi ce bordel ?
Je jouais beaucoup au tennis dans les parcs publics — des doubles réguliers avec les mêmes joueurs et beaucoup d'échanges verbaux. Mais je me suis toujours fait un devoir de déclarer les lignes telles que je les voyais.
La règle au tennis est que si l'on ne voit pas clairement la ligne franchie, on doit abaisser la main et la déclarer bonne. Ça peut faire mal mais si on ne le fait pas, techniquement c'est de la triche.
Parmi les habitués, il y avait ce type très haut en couleurs et plein de bravade qu'il était impossible de ne pas aimer. Il pouvait vous taper sérieusement sur les nerfs mais en y repensant plus tard, vous haussiez les épaules en riant.
Un jour, nous étions partenaires, comme c'était souvent le cas, dans un match très serré que tous les deux nous voulions vraiment remporter. Mais pour lui, il ne pouvait être question de perdre et sur un point important, il s'était tourné vers moi en me disant : « Si elle est limite, déclare-la hors jeu ».
J'étais scandalisé. C'était un sacrilège envers ce sport que j'aimais.
Je lui avais dit que je la déclarerais telle que je la verrais et ça l'avait beaucoup contrarié. J'ai oublié si nous avions gagné ou perdu mais cela avait mis en lumière un enjeu auquel nous sommes confrontés aujourd'hui.
Mon ami était-il une mauvaise personne ? Son intention était-elle en aucun cas mauvaise ? Ou, davantage dans ma ligne de pensée, était-il ignorant et conditionné à être oublieux de la manière dont les choses devraient être ?
Ou qui peut le dire ?
Quand on voit le sport professionnel, les commentateurs marquent leur appréciation en ricanant dès qu'un athlète joue un tour à l'autre équipe ou trompe les arbitres.
Ainsi les normes de notre époque changent constamment et beaucoup de personnes estiment également vivre dans un environnement hostile nécessitant d'avoir recours à certains expédients. Sans doute parce qu'ils ont une famille à nourrir.
Selon Eckhart Tolle, il n'existe pas de personnes malveillantes — juste des inconscients et c'est peut-être le cas.
Mais il est clair que certains actes font pourtant prendre conscience aux gens sains qu'il s'agit de mauvaise foi.
Je citerais l'hypocrisie comme indicateur qu'une personne n'agit pas de bonne foi. Au mieux, exprimer des croyances totalement contradictoires ne rend pas quelqu'un fiable. Laquelle de ces positions d'un tel individu doit-on croire ?
Il n'y a pas si longtemps, quand la presse exposait l'hypocrisie flagrante ou les actes de mauvaise foi d'un politicien ou d'un juge, ce dernier démissionnait. Mais plus maintenant ; ils ont des agences de com spécialisées dans la résurrection de réputation et font même souvent coup double.
Double jeu et conflits d'intérêts
Dans notre système capitaliste, il y avait des institutions qui essayaient de faire respecter l'éthique dans les affaires et la politique. Actuellement, nous avons été témoins de conflits d'intérêt manifestes au sein de la Cour suprême et pendant longtemps ce qu'on qualifie de « lobbying » et qui est en fait de la corruption.
Un ancien président américain est poursuivi devant quatre tribunaux différents pour avoir éviscéré le plus d'institutions législatives possible durant son mandat. S'agissait-il de mauvaise foi ? Notre système judiciaire va-t-il survivre afin que toute personne de n'importe quel bord politique doive répondre de ses actes ? Ou bien le système tout entier peut-il évoluer de manière consciente pour servir les intérêts de tous les individus ?
Comment est-on supposé se comporter avec les autres quand les normes changent tout le temps et en étant en conflit permanent avec leurs opinions et leurs croyances ?
Si c'est tout Un, c'est tout bien ?
La non-dualité résout (spirituellement ?) le problème en affirmant que nous sommes tous UN et qu'ainsi le jugement de mauvaise foi est le fruit d'un « individu » illusoirement séparé.
C'est bien beau mais qu'en est-il de celui qui s'est fait escroquer et qui compte sur la LOI pour régler les choses ?
Là encore, dans notre système, le jugement du tribunal risque de dépendre des talents de l'avocat que vous aurez les moyens de vous payer.
Mais sommes-nous vraiment condamnés à vivre dans un monde intégralement mercantile ?
La plupart de ce que les gens estiment comme « sacré » ou moral est lié aux religions organisées qui, des siècles durant, ont imposé leurs divers codes de conduite à leurs adeptes et souvent à leurs sujets conquis. Notre laïcité néo-libérale n'a fait que détruire ces croyances et normes.
J'estime, toutefois, que le problème de mauvaise foi chez les humains est désormais existentiel et doit être souligné et pris en considération.
La mauvaise foi nous a conduits au bord du gouffre
Comme exemple, je citerai l'évidence de la campagne médiatique fallacieuse menée par l'industrie des combustibles fossiles qui a eu recours à des « recherches » universitaires frauduleuses pour mettre un terme aux réglementations. Une autre évidence concerne la NRA (organisation américaine protégeant le droit de posséder et porter des armes à feu — N.d.T.) et l'industrie de l'armement qui a permis d'introduire des armes de guerres dans nos rues.
Le dénominateur commun à tous ces problèmes est que certains individus ont simplement ignoré les besoins d'autrui ou de la communauté et ont agi de mauvaise foi sans la moindre responsabilité aucune.
Comment aborder cet aspect fondamental de décence humaine alors qu'il fait défaut à ceux qui accèdent au pouvoir ?
« Nous sommes dans une démocratie et nous devons voter. » C'est un concept super mais qui ne fonctionne clairement pas.
C'est en lien direct avec le changement ou la transformation que beaucoup ont dépeint comme l'abandon de notre conditionnement égoïque intéressé et la reconnaissance de notre lien intime avec une intelligence supérieure — la vie, l'Être ou si vous voulez, Dieu.
En fait, nous avons identifié bon nombre des problèmes qui mènent à la mauvaise foi évidente : les traumas et abus générationnels et familiaux. Si vous avez été maltraité, le besoin de sécurité peut vous conduire à maltraiter les autres.
Mais tout le monde ne succombe pas à de telles forces instinctives et d'aucuns ont recours à la raison pour observer l'interconnectivité de tout au-delà des abstractions réductionnistes du langage de nos étiquettes et d'une science soi-disant « objective ».
La bonne foi est clairement évolutive
Beaucoup se servent de principes scientifiques pour remarquer la complexité et l'interdépendance de toute vie comme décrit dans un récent article sur les champignons extraordinaires — une forme de vie ni animale ni végétale mais comme le microbiome de la planète.
Et bien sûr, nombre d'organisations activistes essaient d'appuyer, par une multitude de moyens, la croyance de « l'unité » contre « la séparation » .
Eckhart Tolle, entre autres, a également affirmé que notre survie en tant qu'espèce n'était pas garantie. La science nous a permis d'avoir un aperçu de l'échelle véritable et de l'immensité de l'univers dans lequel notre planète a permis la vie.
William Shatner, l'interprète du Capitaine Kirk, a partagé son sentiment personnel de tristesse et de honte en regardant notre planète depuis l'immensité de l'espace et en réalisant la précarité de notre situation actuelle.
Les films et les médias n'ont pas transformé beaucoup d'esprits et ont souvent l'air d'œuvrer comme une résistance aux changements nécessaires, glorifiant les valeurs du consumérisme et de l'égoïsme.
Cela dépend de chaque individu
Comme l'ont découvert des organisations comme les Alcooliques anonymes, pour vraiment changer, il faut en reconnaître le besoin et personne ne peut le faire pour personne.
Pourtant, au minimum, notre société doit avoir recours à un système de justice juste et équitable, accompagné (malheureusement) d''une forme d'application énergique afin d'identifier et éradiquer les acteurs de mauvaise foi.
Et, d'une certaine façon, il nous faut restaurer les valeurs jetant une saine opprobre sur la mauvaise foi manifeste. Nous devons créer un sentiment de communauté où le lien humain est une valeur ressentie.
Des forces extérieures colossales semblent également à l'œuvre à des niveaux et dimensions que nous pouvons à peine imaginer, mais toutes les traditions de sagesse insistent sur une responsabilité personnelle envers autrui et également l'environnement et il s'agit-là de valeurs évidentes et sacrée que nous devons incorporer à notre système individualiste et capitaliste.
Au final, les actes de mauvaise foi mènent au chaos et à l'entropie et se mettent en porte-à-faux avec les forces évolutionnaires de la Vie qui cherche à évoluer en tant que Conscience. Le relativisme doit céder à un absolu qui est l'alignement avec les forces de la Nature et de la Vie elle-même.
Faisons la ronde des roses, Les poches pleines de bouquets. Atchoum ! Atchoum ! Nous tombons tous...
Comptine anglaise
Tu tousses, hein ?
Eh oui, on n'est pas tous sains en ce Bah Monde.
Dire qu'il y a des malsains qui se prennent pour des saints et qui veulent des hommes enceints et des femmes sans seins. L'ère qui veut ça sans doute.
Ah, tu doutes ?
C'est pourtant bien dans l'air vicié vicieux que tu inspires.
Voire les traînées toxiques qui tatouent le ciel H24, qu'on te vend pour de l'H2O et qu'on impute au CO2, l'air que tu expires.
Un pute, députés — que des putes ! Impôt, des potes — tous despotes !
Monde immonde où les anges trépassent et les démons passent par je ne sais quels tours de passe-passe. La vérité est au fond du gouffre.
Pouah ! Ça pue le soufre.
Et pendant ce temps, l'humanité souffre.
Parce que les hommes ont oublié la puissance du verbe. Il leur suffirait pourtant de dire NON. Haut et fort, avec détermination, dans le cœur et dans les actes.
Ce NON incorruptible qu'on l'inverse ou le renverse, vibré à l'unisson, détient les pleins pouvoirs de la Source divine incarnée en chacun de nous.
Le pouvoir de faire trembler les monstres et refermer à jamais les portes de l'enfer. Les portes du Bah Monde.
S'il y a bien une chanson qui n'a jamais cessé d'être actualité, c'est bien celle-ci. Écrite et composée pour le célèbre label Motown pour être originellement interprétée par les Temptations, ce morceau emblématique contre la guerre du Vietnam fut finalement enregistré par Edwin Starr et devint très vite un tube repris par de nombreux artistes au fil des décennies qui suivirent. Preuve que la musique n'adoucit pas vraiment les mœurs — du moins de tout le monde.Ey@el
War
La guerre, hein, À quoi ça sert ? Absolument à rien, La guerre, hein À quoi ça sert ? Absolument à rien, redites-le encore une fois vous tous La guerre, hein mon dieu À quoi ça sert ? Absolument à rien, écoutez-moi
Oh, la guerre, je la méprise Parce qu'elle implique la destruction de vies innocentes La guerre, ce sont des larmes dans les yeux de milliers de mères Quand leurs fils s'en vont au combat et y perdent la vie
J'ai dit La guerre, hein, mon dieu, vous tous À quoi ça sert ? Absolument à rien, redites-le encore La guerre, waouh Seigneur À quoi ça sert ? Absolument à rien, écoutez-moi La guerre n'est rien d'autre qu'une briseuse de cœurs La guerre n'a d'autre ami que le croque-mort
Oh la guerre est l'ennemie de l'humanité tout entière Rien que d'y penser, ça me dépasse La guerre a semé l'agitation au sein de la jeune génération La provocation puis la destruction — qui veut mourir ?
La guerre, hein, mon dieu, vous tous À quoi ça sert ? Absolument à rien, dites-le, dites-le, dites-le La guerre, hein À quoi ça sert ? Absolument à rien, écoutez-moi La guerre n'est rien d'autre qu'une briseuse de cœurs La guerre n'a d'autre ami que le croque-mort
Oh, la guerre a brisé les rêves de nombreux jeunes hommes En a fait des invalides, les a rendus méchants et amers La vie est bien trop courte et précieuse aujourdhui Pour la passer à se faire la guerre La guerre ne peut donner la vie, elle ne peut que l'ôter
La guerre, hein, mon dieu, vous tous À quoi ça sert ? Absolument à rien, redites-le encore La guerre, waouh Seigneur À quoi ça sert ? Absolument à rien, écoutez-moi La guerre n'est rien d'autre qu'une briseuse de cœurs La guerre n'a d'autre ami que le croque-mort
La paix, l'amour et l'entente, dites-moi Il n'y a donc aucune place pour cela aujourd'hui ? Ils disent que nous devons nous battre Pour garder notre liberté Mais Dieu sait qu'il doit y avoir un meilleur moyen
La guerre, hein, mon dieu, vous tous À quoi ça sert ? Absolument à rien, dites-le, dites-le, dites-le La guerre, mon dieu, heu À quoi ça sert ? Levez-vous et criez : « À rien » La guerre n'est rien d'autre qu'une briseuse de cœurs
L'existence humaine est une histoire. Il ne s'agit pas pour autant d'une simple histoire mais d'un livre évolutif regorgeant de récits surprenants, poignants et parfois dangereux. L'humanité vit littéralement ses propres Mille et Une Nuitsmais à travers les millénaires. Et à l'instar de ce remarquable livre de contes, certaines histoires incroyables sont venues imprégner les cœurs et les esprits de millions de personnes au fil des âges. D'aucunes sont plus importantes que d'autres — plus épiques, plus poignantes et plus influentes. D'autres relèvent du quotidien, remplissant nos poches et organisant notre temps. Mais au delà de nos petites histoires, il y a toujours eu une grande histoire. Et c'est cette grande histoire bouleversante qui raconte et influence l'orientation générale prise par l'humanité. Elle est souvent si convaincante, si riche en détails persuasifs que nous y adhérons avec ferveur. Comme ces contes merveilleux que l'on raconte aux enfants avant d'aller au lit et qui imprègnent nos rêves. Au réveil, le rêve a l'air si réel qu'il persiste au cours de la journée jusqu'à être réactivé à nouveau avant de dormir. Parfois même, dans certaines circonstances particulières, le rêve est si captivant et si convaincant que le rêveur ne se réveille jamais. Il continue de rêver ce qu'on lui a insufflé avant de s'endormir.
L'histoire de l'humanité est semblable à un rêve à l'intérieur d'un rêve — une inversion au sein d'une illusion. Et comme bon nombre de rêveurs le savent, les rêves sont constitués de plusieurs niveaux. À l'instar des poupées russes, on y trouve des strates d'histoires imbriquées contribuant toutes à la création d'un corps ou domaine de récit principal. Et comme tous bons rêveurs, la plupart des gens se retrouvent pris au piège d'une de ces strates dont il peut s'avérer pratiquement impossible de s'extraire. Car bien que nous soyons techniquement éveillés, nous rêvons aussi. Pourquoi ? Parce que nous vivons certaines histoires et récits qui ont été ensemencés, implantés ou enchevêtrés dans nos têtes. Ils ont pénétré notre subconscient et de cet emplacement privilégié en coulisses, influencent notre comportement et notre réflexion. Même lorsque nous nous croyons éveillés, nous ne sommes jamais libérés de ces histoires, narratifs et concepts qui gèrent nos perceptions et créent l'arc de nos vies rêvées. Pour être véritablement éveillé, il faudrait savoir comment abandonner toutes ces histoires et sortir du concept ; c'est-à-dire nous retourner vers le haut au sein de l'inversion. Une poignée de personnes ont beau y être parvenues, cela a toujours été considéré comme quelque chose de singulier, d'ésotérique ou de mystique. Parce que, pour les rêveurs, quiconque sort du rêve doit forcément être un excentrique bizarre, non ? Ou bien cela fait sans doute partie du récit principal.
Nous ne faisons pas les bons rêves.
Le narratif dominant n'aime pas beaucoup quand les rêveurs (pardon, les gens) tentent de partir. Pourquoi des gens voudraient-ils s'en aller quand le récit est si captivant ? Dans l'ensemble, toutefois, c'est rarement un problème car tellement peu de personnes se rendent compte qu'il s'agit d'un rêve dans un rêve que ça n'arrive pratiquement jamais. Revenons donc à nos moutons…
Dans la vie, les choses ne sont pas ce qu'elles ont l'air d'être. L'existence humaine est vécue comme une normalisation de ce concept de réalité inversée. C'est pourquoi la vie est remplie de tant d'irrégularités, de bizarreries et de pure folie. Nous savons tous, ou ressentons tous instinctivement, que quelque chose s'est perdu en route.
Nous croyons désormais n'importe quoi parce rien ne semble avoir de fondement. Nous nous sommes égarés dans les reflets de notre propre monde miroir. Nous sommes satisfaits de la distraction que nous procure la vue de nos reflets nous renvoyant nos sourires. Il faut que tout aille bien, leur disons-nous — les gouvernements ne nous mentiraient pas, hein ? Nous sommes protégés par des structures autoritaires bienveillantes qui prennent soin de nous comme nos propres mères. Mon dieu ! C'est le monde à l'envers.
Je vais vous révéler un petit secret : c'est comme ça depuis longtemps. C'est juste que depuis peu, le rêve éveillé de l'Inversion parvenait à maintenir tout le monde endormi (à l'exception de quelques rares personnes) parce que le filet de conscience à l'intérieur du concept de réalité était mince. Mais il s'est passé quelque chose — vous n'avez rien remarqué ? Le voile s'est fissuré et davantage de conscience a pu s'infiltrer et pénétrer dans nos têtes même si nous n'avons rien remarqué. Progressivement, les gens devinrent de plus en plus sensibles à cette chose qu'on appelle « condition humaine ». Chaque génération eut son rare lot d'individus exceptionnels qui parlèrent voire même écrivirent sur ces choses ; mais peu de gens les écoutèrent et encore moins lurent leurs écrits (parce qu'on les avait maintenus dans l'illettrisme). Pourtant, l'infiltration progressive de conscience dans ce concept de réalité se poursuivit. Et les intuitions continuèrent d'arriver. Certains furent inspirés ; d'autres eurent des révélations. Mais ils restaient peu nombreux. L'Inversion s'imposait toujours ; pour maintenir les œillères sur les yeux des rêveurs tout en augmentant le volume de la musique. De plus grandes distractions furent proposées ; un feu d'artifice de divertissements apparut. Et on encouragea ceux qui commençaient à ouvrir juste un œil. Ces rares individus qui se doutaient de quelque chose furent rapidement détectés et propulsés en haut de la hiérarchie de la « pyramide du peuple » pour les faire bénéficier de la plupart des joies et profits de l'Inversion. Ces instances supérieures voudraient ensuite se consacrer à maintenir le système exactement comme il était : une protection d'intérêts personnels. La masse des rêveurs — la masse endormie comme on les appelait — continuait d'osciller au son de la berceuse. Mais peu à peu, la fréquence de cette berceuse fut modifiée. Une nouvelle vibration lui fut ajoutée. Je pense que vous saisissez l'essentiel d'où je veux en venir.
Et nous y voilà : exactement là où vous vous trouvez à présent.
Cette histoire, que j'ai traduite il y a bien une vingtaine d'années, fait partie d'un des nombreux recueils de récits autobiographiques de la vie d'un vétérinaire anglais du Yorkshire dans les années 40. Il s'agit donc d'une histoire vraie qui, à ma connaissance, n'a jamais été publiée en langue française et que j'ai trouvée particulièrement attachante pour la partager avec vous sous forme audio.
J'espère de tout cœur qu'elle vous plaira et vous permettra de vous détacher un peu de cette actualité terriblement anxiogène.
Voici la femme Avec cette expression dans le regard. Harnachée de cuir, La chair à l'esprit, Ses paroles en guise d'armes Plus aiguisées que des couteaux, À se demander comment meurent les laissés-pour-compte.
Voici l'homme Avec cette expression dans le regard. Nourri de rien Mais gonflé d'orgueil. Regardez-les faire, Regardez-les donner des coups de pied, À se demander comment vivent les laissés-pour-compte.
Le diable au corps... Le diable au corps... Chacun de nous abrite le diable en lui.
Le diable au corps... Le diable au corps... Chacun de nous abrite le diable en lui.
Voici le monde Avec cette expression dans le regard. L'avenir est incertain mais certes insignifiant. Regardez leurs visages, Écoutez les cloches, Difficile à croire qu'on ait besoin d'un endroit appelé l'enfer.
Le diable au corps... Le diable au corps... Chacun de nous abrite le diable en lui.
Le diable au corps Le diable au corps Chacun de nous abrite le diable en lui.
Jusqu'à présent, j'étais obligée de stocker mes quelques livres audio dans la médiathèque de Kodi faute d'avoir la possibilité de les intégrer à mes autres formats de livres (numériques et papier) dans Calibre, ce qui, avouons-le n'était pas très pratique pour tout centraliser. D'autant que j'avais acquis certains livres à la fois au format papier ou numérique et audio. Désormais, cet inconvénient est de l'histoire ancienne puisque Kovid Goyal, le développeur de Calibre, a finalement pourvu à cette fonctionnalité manquante.
Comment cataloguer vos livres audio avec Calibre
Cliquez sur Ajouter des livres - Ajouter un livre vide (CTRL+MAJ+E).
Là vous devez indiquer le nombre de livres que vous voulez ajouter, le nom de l'auteur, de la série et le titre (ces options sont utiles si vous avez toute une série ou une collection de livres d'un même auteur et voulez vous épargner de devoir renseigner ces champs manuellement pour chaque livre) puis validez.
Votre livre apparaît maintenant dans le navigateur de couvertures (ou la liste selon le mode d'affichage que vous aurez choisi) et vous pourrez renseigner les champs manquants en cliquant sur Éditer les métadonnées (un livre à la fois) en procédant comme pour les livres numériques.
Après l'édition des métadonnées, cliquez sur Ajouter des livres - Ajouter des fichiers de données aux enregistrements de livres sélectionnés puis sélectionnez tous les fichiers audio de votre livre audio puis validez.
Sélectionnez à nouveau votre livre dans le navigateur de couvertures et d'un clic droit, cliquez sur Ouvrir le dossier du livre - Ouvrir le dossier de données du livre.
Dans le dossier data qui s'ouvre dans votre gestionnaire de fichier, sélectionnez tous les fichiers audio que Calibre a copié ici à l'étape précédente et ouvrez-les avec votre lecteur multimédia pour créer une liste de lecture au format m3u que vous pourrez enregistrer dans un dossier temporaire.
Revenez à la fenêtre de Calibre. Cliquez sur Éditer les métadonnées (un livre à la fois) puis sur Ajouter un format pour ce livre et sélectionnez la liste de lecture que vous venez de créer à l'étape précédente et validez.
Vous pouvez désormais lire votre livre audio comme vous faites avec les livres numériques en cliquant sur le format choisi dans les détails du livre.
NOTE : Comme pour les livres numériques, vous pouvez supprimer les fichiers originaux et la liste de lecture que vous aviez créée car Calibre a tout copié dans sa bibliothèque.
Méthode simplifiée pour cataloguer vos livres papier
Il y a six mois, je vous expliquais ma méthode pour ajouter des livres physiques en créant et important autant de fichiers TXT vierges que de livres, ce qui était assez fastidieux (voir Comment ajouter des supports physiques à une bibliothèque ou vidéothèque numérique). Désormais il y a beaucoup plus simple comme nous avons pu le constater en ajoutant des livres audio puisqu'il suffit de cliquer sur Ajouter des livres - Ajouter un livre vide puis d'éditer les métadonnées comme je l'avais déjà expliqué.
Si vous avez utilisé ma méthode, vous pouvez supprimer les fichiers textes vides qui occupent inutilement votre disque dur en sélectionnant les livres concernés et en cliquant sur Supprimer les fichiers d'un format spécifique pour les livres sélectionnés.
Là une liste de formats s'affiche en fonction de ce que contient la sélection de livres et vous n'aurez qu'à cocher TXT avant de valider. Et voilà !
NOTE : Si comme moi vous avez des livres au format papier et numérique à la fois, inutile de créer plusieurs entrées pour le même ouvrage. Créez plutôt une colonne personnalisée pour les formats papier que vous pourrez renseigner manuellement s'il y a lieu. J'ai même ajouté un champ durée pour les livres audio.
En espérant que ce petit tutoriel vous aura été utile.
L'appel du Réel Le réel ne s’atteint pas en ajoutant du sens, mais en laissant mourir le rêve.
Les lecteurs attentifs auront sans doute remarqué une diminution progressive ...