Les symptômes : le langage subtil du corps

Notre monde est plein de subtilités à côté desquelles le tourbillon de la vie moderne nous fait souvent passer. La plupart du temps, nous ne voyons que le plus évident en pensant que cela suffit — et nous ratons l'enchevêtrement d'événements et d'objets plus subtils qui l'accompagnent mais qui n'apparaissent pas à l'observateur non averti. Nous estimons que ce qui est bien visible représente toute l'étendue du mal et nous commettons l'erreur d'ignorer « l'envers du décor ».

Cette approche s'avère suffisante pour la plupart de ce qui touche au vécu — elle nous permet de fonctionner dans ce monde sans nous enliser dans les questions existentielles.

Toutefois, en médecine et pour la compréhension du processus des maladies, je pense que cette conception de la vie nous a beaucoup induits en erreur en nous conduisant à prendre les symptômes visibles pour la pathologie dans son ensemble. Ce qui nous a fait aboutir à la conclusion qu'en supprimant l'expression desdits symptômes, nous viendrions à bout du mal.

Mais considérons un instant ce qui se cache derrière.

L'organisme, indépendamment de la race ou de l'espèce, est un phénomène complexe. Nous pouvons voir, sentir, toucher et mesurer le corps physique mais il ne représente qu'une partie de l'être dans sa totalité. La force vitale subtile, cette énergie qui sépare les vivants des morts, n'a rien de tangible ni de mesurable mais n'en est pas moins importante pour autant. C'est au niveau de cette base énergétique que l'on découvre les flux et reflux de la vie, les schémas qui finissent par affecter le corps physique en prenant une forme concrète. S'ils sont souples et harmonieux, ce dernier reflètera un état de santé positif. S'ils sont perturbés et chaotiques, il affichera toute une série de symptômes de « mal-être »1.

La plupart des techniques de guérison traditionnelles font état de cette force vitale et de son importance pour la santé. On l'appelle Qi, Ki, prana, inné ou force vitale selon les diverses disciplines de l'art de guérir.

La force vitale n'est pas prise en compte par la médecine conventionnelle parce qu'elle n'est ni mesurable en laboratoire ni visible sous un microscope. Au contraire, la conception réductionniste de cette dernière attribue ses fonctions à des processus physiologiques et biochimiques aléatoires qui sont, eux, quantifiables.

La raison pour laquelle il est important de regarder ce qui se cache derrière ces manifestations est qu'en traitant au niveau du symptôme, nous nous attaquons à l'effet de la maladie et non à sa cause. Une pathologie est avant tout une perturbation et une discordance de la force vitale qui s'extériorise sur le plan physique sous la forme de divers symptômes. Pour avoir un effet curatif et véritablement améliorer la santé et la vitalité du patient, nous devons agir à la source, à savoir au niveau des troubles de l'énergie fondamentale.

Plus concrètement, les symptômes ne sont rien de plus que le langage dont se sert le corps pour décrire la discordance invisible et impossible à évaluer de la force vitale. Nous devons revoir notre jugement : les symptômes ne sont ni bons ni mauvais, ils sont juste le meilleur mode de communication dont dispose l'organisme pour nous informer de son état d'équilibre et d'harmonie.

En traitant ces derniers de manière suppressive ou palliative sans nous attaquer à leur cause véritable, nous privons le corps de sa véritable expression de la maladie, de son conduit d'évacuation et permettons au mal réel, le déséquilibre de la force vitale, de perdurer. Interrompu, l'organisme se manifestera par une aggravation des symptômes à mesure que l'énergie ira en déclinant.

Il suffit de visiter n'importe quelle résidence pour personnes âgées ou presque pour constater les effets à long terme des maladies qui n'ont pas été guéries et auxquelles on a permis de se déclarer et de se développer tout au long de l'existence d'un individu.

La guérison effective passe par la restauration de l'équilibre et de l'harmonie de la force vitale et non par l'éradication artificielle des symptômes. C'est en cela que l'homéopathie excelle.

Notes et références

  1. ^ En anglais, maladie se dit « disease » et mal-être « dis-ease », ce qui est impossible à rendre en français.

Texte original de DR GLEN DUPREE traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Partager :

Aucun commentaire:

À l'affiche

La panthère du lac

À l'approche d'Halloween, je comptais publier un article d'Alanna Ketler sur la symbolique véritable du chat noir que je m'...

Derniers articles

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *