Tournez manège !

La routourne tourne comme dirait ce brave Frankie. Pas toujours dans le bon sens, mais elle tourne. Bon sang, elle tourne tellement vite qu'elle me file le tournis ! Et même la gerbe aussi parfois. Nan, je ne vous cause pas des manèges mais de la roue du karma et accessoirement de celle du zodiaque. Alors comme c'est les vacances (enfin on fait comme si), je ne vais pas trop vous prendre la tête avec tous ces trucs philosophiques qui n'en sont pas vu que le karma et les vibrations, c'est bien réel. Même qu'il n'y a que ça de réel dans cette matrice d'illusion du monde physique.

Il y a tout juste deux mois, je faisais le point sur les énergies, évoquant la tourmente à la fois physique et émotionnelle que je traversais comme beaucoup d'entre vous actuellement. J'y parlais notamment du renforcement de mes intuitions qui se vérifiaient à chaque fois avec une acuité époustouflante. Et bien, c'est toujours le cas et malgré la tempête qui sévit encore à tous les niveaux, cela me sert de point d'ancrage. J'ai l'impression que petit à petit, l'air de rien mais au prix de grandes souffrances, j'apprends (enfin !) à me détacher du mental et de l'opinion des autres, à m'aimer et à accepter d'être la dingue de service, l'illuminée, l'« irresponsable ». Parce qu'au sens de la Matrice être irresponsable, c'est lorsque l'on ne fait pas ce qui est considéré comme « normal », à savoir accepter ce qui nous déchire sans poser de questions et se résigner à l'inacceptable parce que « c'est la vie », parce que « c'est comme ça », parce que « ça l'a toujours été » et parce que « regarde, ça finit toujours comme ça pour les gens comme toi, alors deviens adulte, fais comme tout le monde et perpétue la tradition de l'absurde où tu te sens mal comme les pierres et où tu dois te sentir pire encore si tu oses te sentir mal ». Cherchez l'erreur ou plutôt cherchez l'horreur. Mortelle. Parce ce n'est pas un hasard si le signe du Cancer est régit par la lune, maitresse des émotions et de ce qui nous nourrit.

Et le fou sur la colline
Regarde le soleil se coucher
Et dans sa tête, ses yeux
Voient le monde tourner en rond.

"The Fool On The Hill", The Beatles (1967)

Bref, désormais je m'en fous. Du moins, je m'y efforce. Je me fais carrément violence même. Je survis en n'écoutant que cette petit voix que je ressens plus que je ne l'entends derrière tout ce brouhaha incessant et inopportun de voix diverses et avariées qui me hurlent leurs doutes et leurs reproches et qui ne sont même pas les miennes. Je cesse d'engager la conversation avec ces voix d'outre-mesure qui ne cherchent qu'une chose : m'écœurer au propre (même si c'est bien crade) comme au figuré comme le soulignait fort justement Laura Marie dans un récent podcast sur les énergies — un terme plus qu'approprié puisque c'est exactement de cela dont il s'agit : nous sortir coûte que coûte de l'énergie du cœur (qui nous éloigne de l'ego négatif qui rend les humains manipulables) et de notre connexion à l'univers avant que nous ne contaminions les autres.

Donc j'adopte la Fuck-Off Attitude (allez vous faire f*** si vous préférez) et je leur fais un beau doigt mental qu'ils peuvent bien se fourrer où ils veulent tant qu'ils se servent du leur. Bon, je sais, ce n'est pas trop l'énergie du cœur qui s'exprime, mais on n'est pas des bisounours pour autant. Et la colère a du bon parfois. Pour rebondir. Tant que l'on n'y réside pas et que l'on saisit ce pic d'énergie pour passer du désespoir au moins négatif dans l'échelle vibratoire pour monter encore plus haut et sortir du cercle vicieux — la roue infernale des énergies anti-vie dont se nourrissent les instigateurs de cet élevage de volailles que nous sommes. L'effet yoyo (ou montagnes russes) vibratoire.

La roue tourne bien sûr et finit toujours par nous entrainer vers le bas quel que soit son sens giratoire. Un peu comme en politique. Un peu comme les cycles des planètes en astrologie. Il y a une permanence dans le changement. On appelle cela les cycles. Mais dans notre système actuel, les mécanismes des cycles naturels sont tellement volontairement grippés (et pervertis) que nous avançons comme avec une roue de vélo voilée. Le casse-gueule assuré.

Je reste assis là à regarder tourner les roues.
J'adore les observer,
Ne plus tourner avec le manège.
Il a juste fallu que je lâche prise...

"Watching The Wheels", John Lennon (1980)

Cessons donc de jouer les hamsters, nous ne sommes pas des cobayes mais des êtres divins qui s'ignorent et dont on a arraché les mémoires pour servir d'esclaves et alimenter en énergie ceux qui refusent les lois du karma — la loi des cycles.

Ne leur permettons plus de recycler nos âmes via leur tunnel de fausse lumière. Réveillons-nous !

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