Les sorcières brûlent

Satanique pour les uns, païenne pour les autres, commerciale pour la plupart, la célébration de Halloween ne laisse personne indifférent. Ne serait-ce que parce qu'elle est devenue impossible à ignorer. Surtout dans les villes, où commerçants et particuliers participent à la création de ces mises en scène de plus en plus macabres (vu dans mon quartier : une porte maculée de faux sang ultra-réaliste). Les vitrines des boutiques et les façades des maisons s'ornent de toiles d'araignées, fantômes, chauves-souris et autres citrouilles aux visages grimaçants. Sorcières et démons sont de sortie, là où le mois suivant, ils céderont la place aux anges, pères Noël et santons. Les mêmes grimés différemment, pour honorer les polarités. « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »

Cette chanson est donc plus que parfaite pour l'occasion. Pile dans l'ambiance, poil dans le malaise. Car loin de jouer à se faire peur à coups de clichés éculés et de « bouh » complaisants, elle ouvre une fenêtre sur une réalité brutale qu'aucune foi ni allégeance hypocrite — côté culs bénis ou culs maudits, ascensionnés ou déchus — ne saurait occulter. Je me dois donc de vous mettre en garde contre le caractère violent et explicite de ces paroles. Âmes sensibles, vous pouvez bien sûr vous abstenir. Mais votre tour viendra quand même. Car nous sommes tous le carburant des dieux ou des démons.

Ey@el

Witches Burn

Nous revoilà au bon vieux temps
Où les hommes sont des hommes et les femmes vendues,
Sacrifiées contre leur gré — je te baiserai pour de l'argent
On les tue jeunes pour qu'elles ne vieillissent jamais

On verrouille les portes, on baisse les stores
Et à la nuit tombée, elles ont toujours peur
Moi, je sors le soir, je ne vais pas m'en excuser
Mais j'en paierai le prix

Pour ça, je finirai au bûcher
Pour ça, je finirai au bûcher
S'il y a bien une chose que j'ai retenue
C'est que ton tour viendra
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent

Je ne connais pas grand chose aux dieux païens
Si tu te crois supérieur à moi, je sais que tu ne l'es pas
Mais je ferai ce que tu dis, j'apprends à obéir,
À m'agenouiller quand tu me traites de chienne

Jusqu'à ce que je sois assez près
Pour t'enfoncer une lame et cracher sur ta tombe
Le sourire aux lèvres car tu ne seras pas présent au procès
Mais j'en paierai le prix

Pour ça, je finirai au bûcher
Pour ça, je finirai au bûcher
S'il y a bien une chose que j'ai retenue
C'est que ton tour viendra
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent

Toujours plus bas, on descend
Dispersant les cendres en forme d'âme
Les ténèbres auront leur heure
Mais j'en paierai le prix

Pour ça, je finirai au bûcher
Pour ça, je finirai au bûcher
S'il y a bien une chose que j'ai retenue
C'est que ton tour viendra
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent

Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent
Toutes les sorcières brûlent

Texte original de TAYLOR MOMSEN traduit par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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